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mercredi 29 janvier 2014

Le parcours semé d'embûches du SMS Olga

Nous avons déjà parlé du SMS Olga à propos des ouragans d'Apia de 1889. Cliquez ici. Le sujet, méconnu, valait qu'on y revienne avec l'un des navires ayant échappé à la catastrophe. 

SMS Olga à Kiel vers 1880.
Le SMS Olga est une corvette de la Marine impériale allemande qui a été lancée à Stettin le 11 décembre 1880. Ses sister-ships sont les corvettes SMS Carola, SMS Marie et SMS Sophie. Elle a été baptisée du nom de la reine de Wurtemberg, née Olga Nikolaïevna de Russie (1822-1892), sœur de l'empereur Nicolas Ier.
La corvette a été construite au chantier naval de la compagnie AG Vulcan de Stettin. Elle est affectée en 1884 à la nouvelle escadre d'Afrique occidentale, commandée par l'amiral Knorr, et fait partie avec les SMS Bismarck, SMS Möwe, SMS Gneisenau et SMS Ariadne des navires défendant les intérêts coloniaux et diplomatiques de l'Empire allemand face aux grandes puissances coloniales de l'époque, la Grande Bretagne en premier lieu, et ensuite la France. L'Allemagne s'intéresse alors à la région comprise entre le delta du Niger et le Gabon. Un traité de coopération est signé en 1884 pour la zone qui devient le Cameroun allemand. La corvette y est affectée, car les Britanniques ont fomenté, en septembre 1884, une rébellion locale contre les intérêts allemands. Les SMS Bismarck et SMS Olga débarquent un contingent de fusiliers-marins qui ramène l'ordre le 22 septembre.

Les deux sisters-ships SMS Carola et SMS Olga en cale sèche à Singapour.
Quatre ans plus tard, la corvette est envoyée aux îles Samoa où des troubles ont lieu. Elle y retrouve le SMS Eber qui combat le 18 décembre 1888 autour d'Apia. Deux officiers et quatorze hommes de troupe sont tués, tandis qu'un officier et trente-huit hommes de troupes sont blessés. Le SMS Adler est aussi en renfort, tandis que des navires américains, les USS Trenton, USS Vandalia et USS Nipsic et un navire britannique, la corvette HMS Calliope arrivent à Samoa.
Ces sept navires jettent l'ancre le 13 mars 1889 dans le port d'Apia, alors qu'une tempête menace. Elle est si forte qu’un cyclone tropical se forme et parvient sur les lieux les 15 et 16 mars, le SMS Adler, le SMS Eberet le USS Nipsic sont projetés au loin. Le SMS Eber heurte le SMS Olga et ensuite le USS Nipsic, avant de s'écraser sur la barrière de corail. Seuls quatre hommes d'équipage du Eber survivent à cette catastrophe. Le Nipsic heurte aussi le SMS Olga, tandis que le SMS Adler, projeté, se couche sur la plage, ne sauvant de la mort que vingt membres de l'équipage. Le USS Vandalia est endommagé, le bateau de transport de marchandise allemand, Peter Godeffroy et le bateau danois Azur sont sérieusement atteints et doivent être détruits. Quant au HMS Calliope, il parvient à mettre la vapeur de front contre les vagues, afin de sortir de la baie et d'éviter la destruction. Le SMS Olga parvient, lorsque la tempête s'apaise, à gagner Matautu et à sauver l'équipage et le navire. Le USS Trenton est détruit. Le 17 mars, le bilan est de sept navires anéantis et de deux cents morts chez les marins.

SMS Olga, devenu navire-école, vers 1902
Après réparations, le SMS Olga est à Sydney pour des travaux complets, puis retourne en Allemagne. La corvette subit encore en chemin des dommages pour être entré en collision avec un navire de marchandises dans le canal de Suez. Elle est transformée en navire-école à son retour.
La corvette entreprend un voyage à l'île aux Ours pendant l'été 1898. 
Elle est vendue en 1906 et démolie en 1908.

mardi 14 février 2012

Navires-écoles brésiliens par le timbre

Deux timbres célèbrent les navires-écoles brésiliens (coll agence Adhémar)



Cisne Branco (Cygne blanc) est un trois-mâts à voiles carrées de 1038t construit à Amsterdam par les chantiers Damen SY, Gorinchen and Nista BV. Lancé le 4 août 1999, il est livré à la marine brésilienne le 4 février 2000. Ce sera le troisième navire-école brésilien à porter ce nom. Il effectuera son voyage inaugural à travers l'Atlantique pour le 500e anniversaire de la découverte du Brésil par Pedro Alvares Cabral. S'il sert d'école aux cadets des différentes écoles navales du Brésil, il participe aussi aux grandes réunions internationales comme représentant du pays.

Le navire-école Brasil en visite au Havre en août 2010.
Plus de photos sur Paris-Normandie.
Voir vidéo de la visite à Toulon sur defense.gouv.
La frégate Brazil  (U27) a été mise en service en aout 1986. Longueur : 130,25 mètres
équipage : 429 marins. 3400t. Construit à l'arsenal de la Marine à Rio de Janeiro d'après frégate type Niteroi Mk10.

vendredi 8 octobre 2010

La courte vie du navire-école Comte de Smet de Naeyer I

Le navire-école Comte de Smet de Naeyer I au quai Van Dyck à Anvers.
Le voilier-école belge Comte de Smet de Naeyer I sombra le 19 avril 1906 dans le nord du golfe de Gascogne après six jours de mer depuis un départ de Flessingue. Les naufragés furent recueillis par le quatre-mâts Dunkerque, beau voilier de la compagnie A.D. Bordes de Dunkerque sous le commandement du capitaine Augustin Morfouace. Dunkerque venait du Chili et faisait route pour Falmouth pour ordres. Vers 17h, 26 rescapés y furent recueillis.
A bord du voilier-école, le commandant Fourcault et les officiers mirent tout en œuvre pour sauver le navire, mais on ne découvrit pas la voie d'eau mystérieuse. Les pompes à main ne parvinrent pas à empêcher l'eau de monter de manière angoissante. On ne réussit pas à actionner les pompes à vapeur. Le 19 avril 1906, le capitaine Fourcault annonça à l'équipage épuisé que le navire sombrait. Les chaloupes furent mises à l'eau, mais dans la tension de cet instant fatal, elles chavirèrent l'une après l'autre.
Seul le canot de sauvetage n° 4 pu déborder avec 22 hommes à bord pour recueillir ensuite un matelot et un cadet. Et, au moment de s'écarter du navire, les hommes du canot aperçurent deux têtes d'hommes à la surface de la mer. C'était les 1er et 2e lieutenants qui furent ainsi, in-extremis, les deux seuls rescapés de l'Etat-Major du navire-école.



Pour plus d'informations, voir l'excellent site Marine belge.

jeudi 16 septembre 2010

Le navire-école Jacques-Cartier de la CGT

Le navire-école Jacques-Cartier de la CGT (coll. agence Adhémar)

Deux navires de la Compagnie générale transatlantique ont porté ce nom et servi de navire-école pour la formation des officiers. Jacques Cartier, ci-dessus, premier du nom, cargo mixte, construit aux Ateliers et chantiers de France à Dunkerque fut lancé le 24 avril 1918. Il effectua son premier voyage sur New York en mai 1919 et fut transformé en novembre pour servir de navire-école. A partir de 1920, au cours de ses différents voyages, il recueille des observations météorologiques qu'il transmet à terre et aux navires. Jacques Cartier fut retiré du service en 1929 et renommé Winnipeg (coulé le 22 octobre 1942). Il fut remplacé en 1930 par Caroline – cargo-mixte, construit aux Chantiers et ateliers de Provence et lancé le 14 juin 1908 à Port-de-Bouc – qui reprit le nom.
Lignes desservies: New York, Mexique. Pouvait accueillir 150 élèves. 2 hélices - 4 mâts - 1 cheminée - Longueur: 143,36 m; Largeur: 18,20 m; Creux: 12,02 m; Jauge brute: 9717 tx; Port en lourd: 12843 t; Déplacement: 19164 t; Tirant d'eau: 9,31 m; 2 machines à pilon, triple expansion, 3 cylindres; 5400 cv; 5 chaudières; Vitesse 13,5 noeuds.
Pour plus d'informations sur les navires-écoles de la CGT, voir Mérite maritime 29.

dimanche 15 août 2010

Le 15 août 1908, Pourquoi pas? IV quitte le Havre pour la deuxième expédition polaire de Charcot


En 1907, Jean-Baptiste Charcot lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas?, le quatrième du nom, bateau d'exploration polaire de 40 mètres gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier.
Il quitte le Havre le 15 août 1908 pour aller hiverner sur l’île Petermann pour une deuxième expédition polaire qui sera fructueuse. Il est de retour en France en juin 1910. Le tracé de la Terre Alexandre est accompli et une nouvelle terre est découverte, la Terre de Charcot. En 1912, le Pourquoi-Pas? IV devient le premier navire-école de la marine française.
Navigazette Hebdomadaire n° 1314, jeudi 2 juillet 1914, p. 6, en rubrique Chronique maritime – Navigation:
« Le Pourquoi-Pas ? vient de reprendre armement à Saint-Servan afin de continuer les campagnes scientifiques méthodiquement poursuivies depuis quelques années. A bord de ce navire embarquent également un certain nombre de lieutenants au long-cours qui, sous la direction de M. le professeur d’hydrographie Ch. Bertin, préparent leur examen pratique de capitaine au long-cours dans des conditions particulièrement favorables. Deux séries de quinze officiers de la marine marchande prendront ainsi successivement passage à bord du Pourquoi-Pas? Grâce à ces heureuses dispositions, le Pourquoi-Pas? rend aussi des services très utiles tant en ce qui concerne les recherches océanographiques, dirigées par le docteur Charcot, qu’en ce qui concerne l’instruction professionnelle des états-majors de notre marine marchande. »
Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 7073, vendredi 13 décembre 1918, p. 3, en rubrique Nouvelles maritimes:
«Paris, 11 décembre 1918. Après avoir porté le pavillon français jusqu'aux abords du Pôle Sud, sous le commandement du docteur Charcot, le petit voilier mixte Pourquoi-Pas ? était devenu la propriété du ministère de l'Instruction publique. Il servait d'école pratique pour les candidats au brevet de capitaine au long-cours. En octobre 1916, il fut mis à la disposition de la Marine, qui embarqua à son bord les officiers mariniers se préparant aux fonctions de chef de quart. Les circonstances permettant de rendre le Pourquoi-Pas? à sa destination normale, M. G. Leygues vient d'en informer son collègue de l'Instruction publique, en le remerciant d'avoir prêté à la Marine militaire un navire qui lui a été extrêmement utile. »

De 1918 à 1925, Charcot effectue, avec le Pourquoi-Pas? IV, des missions scientifiques en Atlantique nord, en Manche, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes. À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, Charcot perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire effectue de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas? IV part à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Umberto Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on était sans nouvelle, sans parvenir à le retrouver. En 1934, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l’Islande mais le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer sa chaudière. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes à Myrar. Le naufrage fait 23 morts, 17 disparus et un seul survivant (Eugène Gonidec, un maître timonier) qui rédige le dernier rapport sur le naufrage. Jean-Baptiste Charcot y périt à l'âge de 69 ans.

mercredi 4 août 2010

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol
Training ships Etoile and Belle Poule in the dock
Die Schulschiffe Etoile und Belle Poule im Hafenbecken

La Belle Poule et l’Etoile ont été construites en 1932 par le Chantier naval de Normandie à Fécamp.Toutes deux identiques, elles sont les exactes répliques des goélettes à hunier du type Paimpolaise qui, jusqu’en 1935, faisaient la pêche à la morue sur les bancs d’Islande. Seuls les aménagements intérieurs ont été modifiés pour l’hébergement de l’équipage, des élèves en instruction et pour l’installation des machines. L’Etoile est le 15e bâtiment de ce nom et la Belle Poule, le 3e*. 
Derniers bâtiments de la Marine nationale à avoir effectivement fait partie des Forces navales françaises libres (FNFL), elles arborent à ce titre au beaupré le pavillon à la croix de Lorraine.
Basées à Brest, les goélettes participent à la formation et à l’entraînement des officiers et officiers-mariniers élèves chefs du quart, ainsi que des élèves des différentes écoles d’équipage de la Marine nationale. A côté de cette mission principale de formation, les goélettes sont présentes dans toutes les manifestations nautiques de la façade atlantique, en France comme à l’étranger.
DÉPLACEMENT : 225 tonnes (275 tonnes en charge) DIMENSIONS : longueur : 37,50 mètres largeur : 7,40 mètres tirant d’eau : 3,65 mètres VOILURE : 450 m2 Clin foc et grand foc, Petit foc et trinquette, Misaine, hunier et étai, Grand-voile et flèche de grand-voile ÉQUIPAGE : 16 membres d’équipage (commandant, 5 officiers mariniers, 10 quartiers-maîtres et matelots) 15 à 25 élèves suivant le type de navigation (source Ecole navale)

*La première fut une frégate de 30 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d'indépendance des États-Unis. La deuxième portait 40 canons et fut construite à Nantes entre 1801 et 1802. Capturée en 1806 par les Anglais, elle fut débaptisée pour servir dans la Home Fleet. La troisième a été lancée en 1834. Ce fut elle qui ramena les cendres de l'Empereur de Sainte-Hélène en 1840. Le nom Belle Poule est probablement une altération de Belle Paule.

A voir : une belle galerie de photos de Jean-Yves Béquignon

Alain a dit : Je précise qu'elles ont quand même un moteur, à l'origine un Sulzer de 125cv permettant une vitesse de 6 noeuds, remplacé en 1975 par un diésel Baudouin DNP8 de 285 cv. La Belle Poule à depuis 2006,un diesel de 300 cv. Elles ont une hélice et naviguent à 9 noeuds avec leur nouvelle motorisation.

jeudi 22 juillet 2010

Le voilier-école Juan Sebastian de El Cano


Voilier espagnol Juan Sebastián de El Cano à Brest en 1961. (coll agence Adhémar)

Le Juan Sebastián de El Cano est une quatre-mâts goélette à hunier en acier qui est le voilier-école de la marine espagnole.
 C'est actuellement le troisième plus grand voilier du monde après le Sedov et le Kruzenshtern.
Pour plus de précision concernant ce magnifique navire, voir ce blog consacré aux grands voiliers.

jeudi 17 juin 2010

La colonie agricole et maritime de Belle-Ile en mer


La colonie agricole et maritime de Belle-Île et son navire école


En 1902, le ministère de la Justice achète les bâtiments de la ferme de Bruté et l’on fonde la colonie agricole et maritime de Belle-Île.
Dans Les Enfants en prison, Henri Rollet écrit : « Reste Belle-Île. Là, un enfant peur recevoir un commencement d’éducation professionnelle, contracter à dix sept ans un engagement dans les équipages de la flotte, entrer dans la marine comme novice et, un ans plus tard, devenir matelot. Malheureusement cet établissement est sujet à bien des critiques. D’abord ce n’est pas à proprement parler une école, mais un pénitencier. On n’y envoie en principe que les enfants qui ont subi des condamnations. Le premier grief à faire valoir, c’est cette promiscuité qui rassemble des petits voleurs, des petits sodomites et des assassins en herbe qui se sont déjà exercés au maniement du couteau. Le second reproche, c’est que Belle-Île, où nous désirons envoyer nos assoiffés de plein air, a l’aspect d’une prison »

lundi 14 juin 2010

Bateau école de pilotage Le Chamois à Paimpol

Bateau école de pilotage Le Chamois à Paimpol

Le décret ministériel, portant institution d'école de pilotage et de pilotes brevetés fut signé le 14 juillet 1865. Une école de pilotage était créée dans chacune des divisions navales de la Manche et de l'Océan Atlantique, sous le direction des commandants de ces divisions.
En 1882, une quarantaine de pilotes avaient été formés par les deux écoles. Le décret du 11 juillet 1882 porta création d'une école de pilotage unique sur proposition de l'amiral Jaureguiberry alors ministre de la Marine. La durée des cours était portée de trois à cinq ans. L'école de l'Ouest fut supprimée. Les instructeurs et les élèves embarquèrent alors sur l'Elan qui resta affecté à l'école de pilotage de la Flotte jusqu'en 1906, date à laquelle il fut remplacé par Chamois, aviso mixte à deux mâts. Le fonctionnement de l'école fut interrompu en raison de la Première Guerre mondiale. d'août 1914 à août 1919. A sa réouverture, l'école se vit réaffecter Chamois et ses deux cotres Mutin et Railleur, plus un vieux torpilleur, Audacieux, remplacé en 1920 par Alerte, navire plus rapide qui permettait de développer l' enseignement de la navigation pratique plus loin de la côte. Chamois commençait à vieillir et nécessitait des réparations de plus en plus fréquentes. A la demande du capitaine de frégate Darlan, alors commandant de l'école, il fut remplacé en 1924, par l'aviso Ancre, navire plus rapide et tenant bien la mer.

mardi 8 juin 2010

Le navire-école norvégien Christian Radich


Le navire-école norvégien Christian Radich
(collection agence Adhémar)
Christian Radich, trois-mâts carré, a été construit à partir de 1935 par Framnæs shipyard à Sandefjord (Norvège) grâce au mécénat d’un homme d’affaires sans héritier qui lui donnera son nom. A sa mort en 1889, il légua 50000 couronnes à l’association Christiana school-ship pour la construction d’un trois-mâts. Conçu pour servir de navire-école de la marine marchande norvégienne, il est livré le 17 juin 1937.
Il est basé à Oslo et navigue sous l'immatriculation OMI 5071729. Depuis 1999, il est exploité dans le cadre de croisières payantes et participe à de nombreux événements maritimes européens comme la Cutty Sark, Tall ships Race ou les Armadas.
Christian Radich a une longueur hors-tout de 73 mètres (62,5 mètres pour la coque), un maître-bau de 9,7 mètres et un tirant d'eau de 4,7 mètres pour un déplacement de 1050 tonnes. Il peut atteindre 14 nœuds sous voiles, 10 nœuds au moteur. Son équipage se compose de 18 hommes et il embarque 88 passagers.


Christian Radich is a Norwegian full rigged ship, named after a Norwegian shipowner. The vessel was built at Framnæs shipyard in Sandefjord, Norway, and was delivered on 17 June 1937. The owner was The Christian Radich Sail Training Foundation established by a grant from an officer of that name.
The vessel is a full rigged three masted steel hull, callsign is LJLM, its homeport is Oslo, and the IMO number is 5071729. The class society is Det Norske Veritas, DNV, and its built to +1A1, E0. The vessel is 62.5 m long, with an overall length of 73 m including the bowsprit and a maximum width of 9.7 m. She has a draught of about 4.7 meters and a displacement at full load of 1050 tons. Under engine power, the
Christian Radich reaches a top speed of 10 knots, while she can make up to 14 knots under sail. The crew is 18 all together. It can accommodate 88 passengers. The Christian Radich is well known through the international release in 1958 of the Cinemiracle widescreen movie Windjammer. The Christian Radich sailed to the United States in 1976 as part of the Bicentennial Celebration, and partook in the Operation Sail parade in New York Harbor on July 4, 1976.
The vessel was built for training sailors for the Norwegian merchant navy, and did so for many years. From 1999 and on, the ship has been on the charter market as well as sailing with paying trainees to foreign ports on summer trips, participating in the Cutty Sark Tall Ships' Race and large sail events in various European ports. She won on corrected time in Class A and overall the tall ship in total in 2007, and became the only class A vessel that crossed the finish line. (source Wikipedia)

vendredi 4 juin 2010

La campagne d'application des aspirants de marine autour du monde sur Duguay-Trouin en 1901

Duguay-Trouin à Brest, passant le pont National.

Le navire-école Duguay-Trouin était à l'origine un transport de la série Bien-Hoa, Shamrock
Déplacement 5340 t, longueur 105 m, largeur 15,33 m, tirant d'eau 6,27m, vitesse 13 nœuds, rayon d'action 3 150 milles à 10 nœuds. Armement: 2 canons de 140 mm modèle 1858. Effectif: 298 hommes. Aménagements: transporte 950 hommes dont 100 en hôpital.
Mis sur cale à La Seyne en 1876 et admis au service actif trois ans plus tard. Entre 1879 et 1899, il effectue des rotations de transport vers l'Indochine. Il est navire école d'application des aspirants de 1900 à 1912. il remplace le Borda comme école navale en 1913 puis sert de navire-hôpital pendant la guerre de 1914 et jusqu'à 1927 sous le nom de Moselle. Il est ensuite affecté à Toulon comme ponton à l'école des apprentis mécaniciens. En 1936, il est remis aux Domaines puis vendu après 35 ans de service actif.
Pour connaître en détail toutes les campagnes de ce précurseur de la Jeanne, se reporter à l'excellent site Campagnes du Duguay-Trouin.


Duguay-Trouin Cruiser-school for application (1900-1914). She was transformed into ship hospital (1914-1927).

Curiosité de l'histoire, le Duguay Trouin capturé à Trafalgar en 1805 et devenu Implacable, était encore en 1901 un navire école de la Royal Navy. The old Implacable (Duguay-Trouin), captured from the French in 1805 was still a boys training ship in 1901.

Duguay-Trouin dans la baie de Bahia au Brésil pendant la campagne de 1901-1902

Cette prestigieuse campagne de 1901-1902 fut illustrée par une série de 480 cartes issues notamment du fonds photographique de Monsieur Mercier, photographe embarqué. La plupart des clichés sont touristiques et n'intéressent donc pas l'amoureux des bateaux mais certains, comme celui ci-dessus sont d'un grand intérêt. Beaucoup sont en vente actuellement sur Internet (site Delcampe), avis aux collectionneurs!

mercredi 28 avril 2010

Dans le port de Hambourg, le bateau-école Libertad et le paquebot Uganda

Port de Hambourg, le bateau-école Libertad
et le paquebot
MS Uganda
Hamburg Uberseebrucke mit Segelschulschift Libertad
und
MS Uganda
In Hamburg harbor, the school ship Libertad and MS Uganda
(collection agence Adhémar)

- Libertad ( ou ARA Libertad (Q-2) est un trois-mâts carré qui sert, depuis 1960, de navire-école à la marine argentine. Il est l'un des voiliers les plus grands du monde. Bien que sa quille ait été finie en 1953, il n'est lancé qu'en 1956. Il détient le record mondial de vitesse de la traversée transatlantique Nord à la voile entre le Canada et l'Irlande (Île de Dursey) avec 6 jours 4 heures, en 1966. Libertad possède quatre canons de 47 mm (modèle 1891), transférés de l'ancien navire-école ARA Fragata Presidente Sarmiento, qui sont utilisés comme batterie de salut.
- SS Uganda (1952 - 1986), paquebot de la British-India Steam Navigation Company, puis de la P and O. En service sur les lignes de l'Est africain jusqu'en 1968. Il fut ensuite navire de croisière scolaire basé à Hamburg pendant quatorze ans. En 1982 et 1983, il est réquisitionné comme navire-hôpital puis comme transport de troupes pendant la guerre des Malouines. Une réquisition expéditive car les écoliers anglais qui étaient en croisière seront débarqués à Naples sans autre forme de procès. Peu rancuniers, les enfants entonnèrent en chœur Rule Britannia au départ d'Uganda. En 1985, il part pour Taiwan sous le nom de SS Triton pour être démoli. Il est jeté à la côte par le typhon Wayne le 22 août 1986. Il sera démantelé en 1992.

- La fragata (Q-2) ARA Libertad, construida en el Astillero Río Santiago, es una fragata con gavias dobles (cinco vergas por palo que puede bracearse hasta 45°) y cuatro palos cruzados (bauprés, trinquete, mayor y mesana). La altura máxima del palo mayor es de 49,8 m y tiene seis guinches eléctricos para maniobra de velas. Tiene 27 velas de Dacron, son 15 cuadras, 5 foques, 6 cuchillas y una cangreja, con una superficie total de 2.652 m2, siendo éste un buque escuela para la armada argentina.
- Uganda, barco de vapor de la British-India Steam Navigation Company pues de la P&O, fue barco hospital en la Guerra de Malvinas.

- ARA Libertad (Q-2) is a tall ship which serves as a school ship in the Argentine Navy. She was built in the 1950s at the Río Santiago Shipyard near La Plata, Argentina. Her maiden voyage was in 1962, and she continues to be a school ship with yearly instruction voyages for the graduating naval cadets.
- Uganda operated as a liner of the British-India Steam Navigation Company (BI), between London and East Africa, calling at Gibraltar, Naples, Port Said, Aden, Mombasa, Dar-es-Salaam and Tanga, between 1952 and 1967. The Uganda's sister ship was the SS Kenya, which continued on the East Africa route until 1968. The round trip took about 60 days. When the Suez Canal was closed, the route of the ships was Gibraltar, Las Palmas de Gran Canaria, Cape Town, Durban and East Africa. Uganda was converted to an educational cruise ship at Howaldtswerke-Deutsche Werft at Hamburg. In her new role she sailed her maiden voyage on 27 February 1968 and delighted school children for 14 years cruising mainly Scandinavia and the Mediterranean, together with her company consort SS Nevasa. By this time, the British-India Steam Navigation Company had been totally absorbed into the Peninsular and Oriental Steam Navigation Company.
In 1982 the ship served as a hospital ship in the Falklands War with the affectionate call sign of "Mother Hen" and in January 1983, she took the Queen's shilling a second time and returned to duty as a troop ship serving between Ascension Island and the Falkland Islands.

Two years later, rebadged as the SS Triton, she was taken on her final voyage to Taiwan. She was driven ashore by Typhoon Wayne on 22 August 1986 near Kaohsiung, Taiwan and there she lay until broken up in 1992.

lundi 26 avril 2010

Navire-école Borda à Cherbourg au début du vingtième siècle

La Basse-Normandie pittoresque (sic) Cherbourg : La grande jetée et Borda, navire-école à sa "dernière escale" après 1914.
(
Coll. Agence Adhémar)

Il s'agit du quatrième et avant-dernier Borda.
La construction d'un navire rapide, Intrépide, débute le 2 septembre 1853. Cela dure si longtemps que ce modèle est vite dépassé et qu'il sera transformé en transport pour être mis à flot le 17 septembre 1864. Ce navire à voile et à hélice effectuera le rapatriement du corps expéditionnaire du Mexique puis il participera à la prise de Sfax (Tunisie).
Baptisé Borda en 1890, prenant la suite de deux autres navires-écoles de même nom, il commence une nouvelle carrière à Brest. Il sera retiré du service en 1914 puis démoli en 1921-1922.
Pour la petite histoire, en 1914, on découvrit de l'eau dans la cale. On crut à une voie d'eau. Comme il était vieux, qu'il avait la réputation d'être sale et mal tenu (d'où son surnom de Baille qui désignait un bâtiment quelconque), il fut retiré du service. On s'aperçut un peu tard que c'était un des tonneaux entreposés qui fuyait. Mais le mal était fait, le bateau réformé sera ancré et laissé à l'abandon le long de la grande jetée à Cherbourg en attendant sa démolition. (source Maxence)

lundi 12 avril 2010

Le navire-école Jeanne d'Arc

Suite à notre article philatélique sur un timbre en hommage aux marins de La Jeanne, Jean-Claude M. de Reims nous a fait parvenir cette carte postale brestoise que nous avons le plaisir de présenter à nos lecteurs.

lundi 25 mai 2009

Navire-hôpital "Duguay-Trouin"


Il s'agit du navire-hôpital Duguay-Trouin (ex Tonkin) de la marine militaire française. En service de 1879 à 1927, il fut navire-hôpital, transport de troupes et navire école. Le Duguay-Trouin est particulièrement connu pour sa participation active à la Grande Guerre. Entre juin-juillet 1915 et le 31 décembre 1918, il a effectué 147 voyages et a évacué 31504 malades. En 1922, le Duguay-Trouin prend le nom de La Moselle. Après avoir servi en tant que caserne flottante pour l'école des mécaniciens de Toulon, il est finalement détruit en 1937.
Pour plus d'informations, vous pouvez consulter l'ouvrage de Gilles Barnichon: Les navires hôpitaux français au XXe siècle