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vendredi 19 février 2010

Tartane à Marseille en 1904

Tartane rentrant au port de Marseille vers 1904 (collection Adhémar)

La tartane est un bateau à voile de type méditerranéen servant à la pêche mais également au transport de tuiles et malons en Provence, et plus spécialement entre L'Estaque (les tuileries de Saint Henri) et le Vieux-Port de Marseille. Elles servirent aussi en Italie et en Afrique du Nord.
Les dimensions moyennes d'une tartane sont de 14 à 25 m de long sur 5 m de large.
Elle est pourvue d'un grand-mât généralement à pible (fait d'une seule pièce), portant une voile latine appelée mestre et un foc appelé polacre. Ce type de bateau a disparu vers le milieu du XXe siècle avec l'apparition des transports routiers et ferrés.
Il n'existe à l'heure actuelle qu'une seule tartane qui navigue : il s'agit de La Flâneuse au port du Prado à Marseille. (source Wikipedia)


mercredi 17 février 2010

La goélette québécoise MP Émélie

Notre ami Langis Lizotte parle d'une goélette chère à son cœur sur le forum Marine marchande.

MP Émélie tout juste après son lancement en 1957

Naviguant dans la baie des Chaleurs avec un chargement de tuyaux de ciment

L'Accalmie en 2005, le navire prend de l'âge

Avance du navire plus à terre pour passer l'hiver, il est trop tard pour le mettre en dehors de l'eau pour cet hiver...

La goélette MP Émélie fut construite en 1957 à l'Ile-aux-Coudres pour et par le capitaine Éloi Perron et sa famille. Elle est le dernier type d'évolution de la goélette québécoise, un voilier au début de la colonie française qui se transforma peu à peu en caboteur motorisé. Dans les années 50, ils y en avaient plus de 150 à sillonner le fleuve et le golfe St-Laurent. En 1968, il n'en restait que 24. En 1974, pour des raisons très longue à expliquer (concurrence déloyale, pavillon de complaisance, sourde oreille des gouvernements, puissance des compagnies des Grands-Lacs), la plupart perdirent leurs contrats de transport. Le MP Émélie fut vendu dégréé et échoué dans l'embouchure de la rivière du Gouffre dans la baie St-Paul la même année. Elle changera de nom pour L'Accalmie. Elle y restera plus de 30 ans à l'abandon.
Longueur environ 115 pied, largeur 32 pieds, 13 pieds de tirant d'eau en charge pour un port en lourd approximatif de 500 tonnes, deux mâts simple de charge de 1 tonnes de charge pratique utile, un moteur Caterpillar de 280 forces qui fut remplacer plus tard par un de 500 forces, vitesse 10 nœuds, une cale cloisonné par la salle des machine et la cloison d'abordage, deux écoutilles avec prélarts. Équipage 5 à 8 personnes. Coque à fond plat et bordé à franc-bord. Renfort d'acier un peu partout. Bordé en chêne de 5 pouces d'épais, membrure double en cèdre.

Site de l'actuel propriétaire qui décrit son projet pour conserver le navire:
http://www.laccalmie2.com/
Documentaire télévision communautaire : http://www.tvco.qc.ca/videos/laccalmie-vers-le-large-749

samedi 27 juin 2009

Bateau-pompe à New York

Il est plus fréquent de voir les bateaux-pompes célébrer un événement que lutter contre un incendie. Ce cliché nous montre un bateau-pompe new-yorkais saluer les navires de l'US Navy lors de la Fleet Week New York 2006.

Photo US Navy

vendredi 19 juin 2009

Bateau-pompe Lieutenant Gillet

Olivier Gabriel, du site netpompiers.fr nous adresse cette photo du bateau-pompe Lieutenant Gillet du SDIS 78, prise lors de la fête du Pardon des bateliers à Conflans Ste Honorine. Merci de cette participation.

mercredi 4 février 2009

Bateau-pompe Lacydon

Image de saison mais image rare néanmoins : le bateau-pompe Lacydon du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille sous la neige. Ce bateau-pompe fait partie des nombreux bateaux évoqués dans le livre consacré aux navires-spécialisés publié en 2006.


C'est à Raphaël Pierrot que nous devons les images de cet article ; nous le remercions très sincèrement. Vous pouvez retrouver d'autres de ses photographies sur le site des bateaux-pompes et autres engins de pompiers du monde entier.

dimanche 12 octobre 2008

La fin du Portzic


Le 10 septembre 2008, faute de repreneur et après 44 ans de carrière, le Portzic a été coulé aux abords de l’Ile de Sainte-Hélène par 24 mètres de fond à 13h11, heure locale. C’était le dernier langoustier mauritanien de Camaret encore en activité.
Le Portzic fut construit en 1964 sur coque bois par le Chantier Péron à Camaret. Long de 27 m pour 7,12 m de large, il jaugeait 164 tonneaux et était propulsé par un moteur de 400 cv. Il était équipé d’un vivier et d’un congélateur pour le produit de la pêche. Les langoustes se pêchaient au filet, aux casiers et au chalut latéral.
Le Portzic, qui fut immatriculé CM 231633, a été sorti de flotte de pêche nationale en 1993 et vendu. Durant plusieurs années, l’ancien langoustier a été basé à l'Ile de Sainte-Hélène, en Atlantique Sud, pratiquant la pêche à partir de là. Il a également fréquenté le port de Walvis Bay sur la côte de Namibie. Fin 2007, l'ancien langoustier est à vendre et ne trouve pas preneur. Son sort est scellé.
Peut-on encore voir des langoustiers mauritaniens bretons? A Camaret, sur le Sillon, quelques exemplaires finissent leur vie loin de leur lieu d'aventure. A Douarnenez, on peut visiter le Notre Dame de Rocamadour au Musée du bateau à Port Rhu. C’est la dernière unité de ce type encore existante. Ce mauritanien avait débuté sa carrière à Camaret.
Cette pêche fit la renommée des ports de Camaret et de Douarnenez dans les années 1950 et 1960. Les premiers langoustiers étaient à voiles puis on arriva à une forme de bateaux motorisés qui fut certainement une des plus abouties et une des plus belles qui soient. Mais, à cause du changement de la réglementation et de la diminution de la ressource, les flottilles de langoustiers mauritaniens vont s’étioler. Les dernières unités seront sorties de flotte au début des années 1990. Si Camaret n’eut pas vraiment d'alternative, le port de Douarnenez va parallèlement se reconvertir au chalutage semi-industriel avec succès durant une trentaine d'années. Ce sera l'épopée de l'Armement coopératif finistérien (ACF), jusqu’à la fin des années 1990 (lire à ce propos le livre de Philippe Madiot et de Philippe Malpertu, Histoires d’armements à la pêche hauturière, de l’ACF à la Scapêche, paru aux éditions MDV Maîtres du Vent).
Un grand merci à Bruce Salt (de l'Ile Sainte-Hélène) pour les infos et photos.
Pour en savoir un peu plus sur les langoustiers mauritaniens, visiter le site http://www.bateauxdepeche.net/ et en particulier les pages : http://www.bateauxdepeche.net/langmaurcm.htm et http://www.bateauxdepeche.net/langmaur.htm
Sur le Portzic : http://www.bateauxdepeche.net/langmaurcm2.htm

dimanche 14 septembre 2008

Avez-vous lu Men Glaz ?

A gauche, sans doute le Men Glaz (A1130). A droite, le Hortense-Yolande (EL 5067). Les deux thoniers sont tirés par un remorqueur pour franchir la passe d’Etel. Ce serait l’unique photo du Men Glaz

… Ce qui explique que sur la couverture du livre Men Glaz, dans son édition de 1999, c’est un autre thonier, l’Avenir de Famille (CC2186) qui est représenté.

Jean Lemasson (à gauche), à 36 ans et Loïck Fougeron, à 28 ans, à bord de Nausicaa, à Dakar en 1954.

En rangeant quelques dossiers, je suis tombé sur un article de Laurent Charpentier, paru dans Voiles et voiliers n°423 de mai 2006 et intitulé «Jean Lemasson, marin lettré». Il m’est alors venu l’envie de relire Men Glaz. Quel plaisir rare ! Celui de lire un récit de mer qui se dévore comme un roman. Tout sonne juste dans cette histoire d’un thonier à voile que l’auteur a destiné au cabotage sur les côtes d’Afrique du Nord. On y retrouve l’esprit qui devait régner à l’époque où les voiles de travail étaient encore fréquentes (goélettes, mahonnes, kamakis et gangaviers). C’est aussi une histoire d’hommes, jamais niaise ni nombriliste, écrite avec vigueur et style. «Ici, tout était simple, nous n’avions qu’une seule chose à faire, conduire le navire, l’aider : nous étions un équipage à la mer, un seul corps au service du bateau, sans autre choix que celui de la route, toute notre volonté tendue pour déjouer les caprices du vent et la souveraine indifférence de la mer. […] je comprenais mieux la parole de Gus : A la mer, je sais ce que j’ai à faire ; à terre, ça ne va plus. Je ne sais pas marcher seul.» La vie de Jean Lemasson est un roman rocambolesque, c’est elle que l’on retrouve entre les lignes de Men Glaz.

BIOGRAPHIE : Jean Lemasson était né en 1918 en Ille-et-Vilaine.
En 1934, première campagne de pêche à Terre-Neuve et début d’une vie consacrée à la mer. En 1936, il s’engage pour cinq ans dans le Royale.
C’est en 1946 qu’il achète Men Glaz, un thonier d’Étel, construit dans les années trente. Il cabotera dessus trois ou quatre ans avant qu’un incendie détruise le bateau.
En 1954, il fait la traversée vers les Antilles sur Nausicaa avec Loïck Fougeron*.

A bord du Nausicaa, à Casablanca, en 1954, Jean Lemasson (à droite) et Loïck Fougeron discutent avec le Captain Brown, l’un des personnages haut en couleur que Jean avait rencontré en 1951 au cours de ses pérégrinations. Cet excentrique vieillard, ex-contrebandier et gardien d'une armada de yachts à l’abandon, avait gagné ses galons de commandant lors de la guerre hispano-américaine de 1898 ! Il séduira tant Loïck qu’il donnera son nom au voilier qu'il utilisera pour la première course en solitaire autour du monde, en 1968.

En 1960, Jean Lemasson est l’un des premiers à faire du charter de voiliers sur Maylis de Loïck Fougeron. La première saison, le bateau accueille Martine Carol.
En 1961, il publiera Pêcheurs d’éponge et chiens de mer et c’est en 1963 qu’il publiera Men Glaz
(toujours disponible aux éditions MDV Maîtres du Vent)
Jean Lemasson est décédé en 1991.

*Loïck Fougeron est l’auteur de Si près du Cap Horn et Rayon vert au Cap Horn (toujours disponible aux éditions MDV Maîtres du Vent)