Blog consacré à la mer et aux navires, du plus beau paquebot à la plus modeste barque et plus généralement à tout ce qui flotte sur océans, fleuves ou lacs… Histoire de la marine et des compagnies de navigation, histoire des hommes, marins et explorateurs, histoire des représentations de la mer, philatélie et marcophilie maritimes…
mercredi 25 septembre 2013
25 septembre 1911, le cuirassé Liberté explosait en rade de Toulon
lundi 16 septembre 2013
Bien Hoa, navire-hôpital, à l'entrée de la rade de Toulon pendant la Première Guerre mondiale
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| Bien Hoa 5445t, 105 x 15 x 6,7 m, 2600cv, 13 nœuds, coque en fer |
Bien Hoa a déjà été vu sur ce blog (cliquez ici).
1882 affecté aux rotations Toulon - Extrême Orient.
20 février 1884 au 31 mars 1884 transporte de Toulon en baie d'Along les canonnières Mitrailleuse et Révolver. 09 avril 1884 débarque le Révolver par les bigues du Bayard.
1895 campagne de Madagascar
1898 campagne de Chine
Septembre 1898: refonte à Marseille
1899 mouillé entre Toulon et La Seyne, sert de dépôt d'explosifs.
1914 ravitailleur de l'Armée navale
Mars 1916 a effectué sept voyages sanitaires entre la Méditerranée orientale et Toulon. S'implique alors dans les transports des réfugiés serbes. 11 mars 1916 - 08 avril 1916 trois rotations sanitaires pour évacuer de Corfou les soldats serbes vers l'hôpital Sidi Abdallah de Bizerte.
Avril 1916 période d'inactivité à Salonique.
Juillet 1916 reprise d'activité due au nombreux cas de paludisme observés.
10 octobre 1916 recueille 16 naufragés du vapeur anglais Cross HW qui vient d'être torpillé.
05 décembre 1916 recueille 207 naufragés du vapeur anglais Caledonia torpillé
05 décembre 1916 quelques heures après, recueille 73 personnes du vapeur Algérie III.
01 janvier 1917 aura rapatrié 9558 blessés du front oriental, reste à Toulon pour réparations.
Mars 1917 - mai 1917 rotations au départ de Salonique vers Bizerte pour les Serbes, et vers Toulon pour les Français.
16 novembre 1918 - 03 avril 1919 Toulon.
Avril 1919 - début 1920 diverses rotations de rapatriement en Méditerranée (Cdt Trubert).
1923 condamné, réutilisé comme ponton pour sous-marins.
(Source : Les navires-hôpitaux français au XXe siècle du docteur Gilles Barnichon)
Nous recevons en janvier 2014 le mail suivant qui précise certains points de l'histoire de ce bâtiment et dont nous remercions l'auteur :
Bonsoir,
je me permet de vous contacter concernant la page consacrée au Bien Hoa sur le blog MDV
J'ai noté quelques imprécisions, en particulier dans le fait que ce navire n'a jamais participé à la Campagne de Madagascar en 1895. (Est-ce pour cela que certaines dates sont en rouge ?)
Mes informations proviennent en grande partie des sources suivantes :
vendredi 13 septembre 2013
13 septembre 1944, l'escadre française est de retour à Toulon après cinq ans de guerre
Ayant trouvé quelques photos de l'entrée en rade de Toulon
le 13 septembre 1944 de l'escadre française de retour après
cinq ans de guerre, c'est l'occasion de vous rappeler ce jour
mémorable.
Toulon a été libéré le 23 août 1944. La Task Force 86 placée sous les ordres de l'amiral américain Davidson est chargée de soutenir les troupes au contact des allemands et de bloquer les navires ennemis dans les ports du golfe de Gênes, outre le croiseur américain Philadelphia et quelques destroyers elle est formée principalement des unités françaises. Les bâtiments français sont regroupés le 12 septembre en baie de Saint Tropez.
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mardi 11 juin 2013
Le croiseur-cuirassé Latouche-Treville, fin de parcours
Pour compléter son excellent article, j'ajouterai que de 1920 à 1925, la coque du Latouche-Tréville désarmé sera utilisée par l'entreprise chargée du renflouement de l'épave du cuirassé Liberté (voir sur ce blog, cliquez ici) coulé par l'explosion de ses soutes à munitions en rade de Toulon le 25 septembre 1911.
jeudi 18 octobre 2012
Quand les contre-torpilleurs portaient des noms d'armes
Voici deux contre-torpilleurs de la classe Arquebuse, Arbalète et Mousquet.
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| Arbalète (M 15), lancé au chantiers Augustin Normand du Havre le 18 avril 1903 et Mousquet (M 16), lancé au chantiers de la Loire de Nantes le 7 août 1902. Ils sont ici au quai du petit-rang à Toulon. (Coll agence Adhémar) |
Equipage de 52 membres.
Cette série de vingt contre-torpilleurs a servi jusqu'à 1921 sauf les deux pertes dont le Mousquet ci-dessus, coulé par le croiseur léger allemand SMS Emden à l'entrée du port de Penang (Malaisie) le 28 octobre 1914.
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| Obusier (M 35), lancé au chantiers de l'arsenal de Rochefort le 23 mars 1906 et Francisque (M 22), lancé également à l'arsenal de Rochefort le 2 mars 1904. (Coll agence Adhémar) |
L'autre est Obusier (M35) de la classe Claymore (grande épée écossaise à double tranchant), également construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 23 mars 1906. Il sera également rayé en 1921.
Les contre-torpilleurs de la classe Claymore de 58 m, maître-bau 6,53m, tirant d'eau 2,95m, ont un déplacement de 356t. Leur puissance de 6800cv est obtenue par deux machines à vapeur alternatives (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 28 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds. Equipage de 60 membres.
vendredi 16 décembre 2011
L'arsenal de Toulon en 1963
Voici une de mes photos préférées.Elle retrace à elle seule plus de 30 ans de l' histoire de la Royale. On voit de gauche à droite, l'Escorteur d'Escadre d'Estrées, entré en service en 1957; le cuirassé Jean-Bart, dont l'histoire mouvementée vous a été longuement décrite sur ce blog; le croiseur lourd Suffren, entré en service en 1930, il a été un temps le doyen des navires de la Royale à flot, ne naviguant plus depuis 1947, il sert de caserne à l'école de canonnage; le croiseur Montcalm, entré en service en 1937, après une carrière bien remplie, il est désarmé en 1959, sert de ponton à l'école ASM; à droite le croiseur antiaérien Colbert, est en cours d'accostage, entré en service en 1959, il entrera en refonte en 1970, pour être aménagé en lance-missiles; enfin à l’extrême droite on devine le bassin Vauban qui avec ses 442 mètres fut un temps le plus grand du monde, on distingue à l'intérieur de celui-ci, le porte-avions Arromanches, prêté par les britanniques en 1946 et acheté en 195, dont on aperçoit l’extrême arrière.
Alain
Anonyme a dit : L’escorteur à gauche, ce serait plutôt le Bouvet…
(s. Fondudaviation)
samedi 17 septembre 2011
1870 La darse de Castigneau et le bassin Vauban à Toulon

Sur cette photo prise de la darse de Castigneau, on aperçoit au premier plan, l'aviso à roues Phénix; au fond le parc de l'artillerie entre les bassins de Castigneau et Vauban; des vaisseaux sont à quais dans le canal des subsistances; l'un a sa mature complète alors que les trois autres sont utilisés comme pontons; à droite la darse Vauban avec les cales couvertes et les bâtiments pour abriter le bois pour la construction des navires datant de 1768; au quai des subsistances bordant la darse de Castigneau, un voilier genre cap hornier; toujours à droite, mais au premier plan on voit deux machines à mater.
Alain
samedi 3 septembre 2011
Toulon en 1900,un brin de nostalgie.
C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.
De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.
A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.
lundi 4 avril 2011
Confrontation dans la Vieille Darse de Toulon
Bien entendu, nous laissons modestement à notre ami Alain, notre spécialiste de la Royale, le soin de nous raconter les cuirassés à quai. Merci d'avance.
Et nous ne pouvons pas dire grand-chose du paquebot sous la cheminée jaune à bande noire ressemblant à celles de la White Star Line. Dans ces années-là, seuls les sister-ships Georgic (1932) et Britannic (1930, troisième du nom) porteront encore – respectivement jusqu'à 1956 et 1960 –, les couleurs de la compagnie qui avait fusionné avec la Cunard depuis 1949. Mais que faisait ce paquebot dans la Vieille Darse?
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| Georgic (1932-1956) |
samedi 12 mars 2011
Le 12 mars 1907, le cuirassé Iéna explosait à Toulon
Iéna était un cuirassé d'escadre pré-Dreadnought de 12 750 tonnes, mis en chantier le 3 avril 1897 à Brest, lancé en septembre1898, il entre en service le 14 avril 1902, c'est une modification du type Charlemagne.
Les toitures des ateliers sont soufflées. Des éclats sont projetés à des centaines de mètres, blessant des passants. Les dégâts sont considérables. Des débris humains sont dispersés dans un rayon de 200 mètres.
Sur un équipage de 630 hommes, 118 sont morts, et 33 sont blessés.
Le ministre de la Marine, Gaston Thomson est à Toulon dés le lendemain, les messages de sympathie affluent du monde entier. Le roi d'Angleterre, et l'Infant d'Espagne se rendent sur les lieux.
Les obsèques nationales eurent lieu le 23 mars 1907 sur la place d'armes à Toulon, en présence du président de la République, Armand Fallières.
Un enquête parlementaire sur l'origine de la catastrophe fut immédiatement ouverte. La commission scientifique mis en cause la poudre B qui était utilisée par la marine parce qu'elle ne produisait pas de fumée gênant la cadence et la conduite du tir; mais qui en vieillissant devenait instable et s'auto-enflammait; en 1911 dans l'explosion du cuirassé Liberté, c'est encore cette poudre qui sera mise en cause. D'autre part le navire étant en cale sèche, le noyage des soutes n'a pu être effectué; suite à cette catastrophe, il a été prescrit de débarquer les munitions d'un bâtiment entrant au bassin.
Le bassin ou se trouvait l'Iéna a été noyé par un tir effectué par le cuirassé Patrie pour détruire le bateau-porte.
En 1909, l'épave du Iéna servit de cible de tir pour la marine à Porquerolles, en baie d'Alycastre, elle fut utilisée pour la mise au point d'obus perforants, devant exploser après avoir traversé le blindage de la cible. Ce qui restait de l'Iéna fut par la suite vendu en 1912 à la démolition.
Alain
mardi 1 février 2011
Cartes thématiques maritimes de la collection Hugo d'Alési
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Le paquebot montré dans le cercle est peu-être La Marsa. Lancé le 29 Octobre 1891 au chantier Napier de Govan (Grande-Bretagne), pour le compte de la Khedivial Administration d’Alexandrie, il s’appelait alors Tewfik Rabbani.
Il fut acheté en 1900 par la Compagnie de navigation mixte (NM), compagnie créée en 1850 par Louis Arnaud et les frères Touache (un nom qui apparaîtra longtemps à côté de celui de la compagnie). Il était destiné au trafic avec l’Afrique du Nord et rebaptisé La Marsa.
Navire à une hélice, de 91 m de longueur et 2027 tx.
En 1923, il sera vendu en Italie (rebaptisé Miliana) et démoli à Savone en 1931.

jeudi 18 novembre 2010
Le 25 novembre 1906 incendie de l'Algésiras
L'Algésiras était un un vaisseau mixte de 90 canons du type Napoléon, construit sur les plans de Dupuy de Lôme le célébre ingénieur des constructions navales, déplaçant 5 040 tonnes; 71,46 m de longueur sur 16,86 m de largeur, une machine indret de 900 cv; vitesse 12 noeuds.
Il fait pratiquement toute sa carrière dans la flotte de Méditerranée de 1857 à 1865.
En 1869, il est réarmé en transport, et rehaussé d'un pont-abri.
En 1888 il devient navire école de torpilleurs.
Il coule le 25 novembre 1906, suite à un incendie accidentel, à Toulon.
mardi 26 octobre 2010
4 septembre 1911, revue navale à Toulon. Le 25 septembre 1911, le cuirassé Liberté explosait
Revue navale du 4 septembre 1911 à Toulon, la photo est prise du cuirassé Voltaire qui est suivi des Condorcet, Diderot, Danton et Mirabeau tous du type Danton en ligne de file, passant devant le cuirassé Masséna que l'on aperçoit à gauche au dessus des tourelles du Voltaire sur lequel se trouve le président de la République.
Le 25 septembre 1911, tout ce qu'il reste du cuirassé Liberté. L'explosion à complètement retourné le navire sur lui-même, on aperçoit une tourelle de 194mm qui se trouvait sur le pont supérieur, au milieu de l'épave.Le 4 septembre 1911 se déroulait en rade de Toulon une grande revue navale de la flotte de Méditerranée, en présence du président de la République, Armand Fallières, qui se trouvait à bord du cuirassé Masséna. La flotte, commandée par le vice-amiral Jaureguiberry ayant sa marque sur le croiseur-cuirassé Jules Ferry, comprenait quatre-vingts unités, dont 19 cuirassés, et 10 croiseurs-cuirassés. Les bâtiments défilaient en ligne de file impeccable devant le cuirassé Masséna.
Hélas, trois semaines plus tard, le 25 septembre 1911, les soutes à munitions du Liberté, l'un des cuirassés présents à cette revue navale, explosaient suite à un incendie provoqué par la poudre utilisée, dans une épouvantable catastrophe faisant près de 300 morts, dont certains ne furent retrouvés qu'en 1921, lors des travaux préalables au renflouement de l'épave.
Pour plus de détail se reporter à l'article de notre blog : La tragédie du cuirassé de 1er rang Liberté.
Alain
lundi 27 septembre 2010
27 septembre 1748, abolition des galères comme châtiment
Ce bâtiment n'a jamais été construit mais ses plans ont servi à Colbert à montrer au roi l'avancement de la construction des vaisseaux de second rang (longueur 39,75m, largeur 12,9m, creux 10,87m - Armement batterie basse 28 canons de 36, deuxième batterie 26 canons de 18, troisième batterie 26 canons de 8, gaillard 6 canons de 4 - Equipage de 600 hommes). Jaugeant 1500 tonneaux, percé de 86 canons, le navire est un trois-ponts sans gaillard d'avant mais avec un d'arrière et une dunette. Le gréement comporte une voile d'orse, au mât d'artimon, et, sur le beaupré, un mât de perroquet et une vergue de civadière. La décoration de la coque est fastueuse suivant la mode du temps et l'étrave fort élancée supporte une figure de proue en forme de phénix, oiseau fabuleux dont le nom a été donné au vaisseau pour symboliscr la marine puissante et magnifique que Colbert mit a la disposition de Louis XIV.
Naissance de la Royale
Les galères s'étaient multipliées au siècle précédent, sous le règne de Louis XIV. Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise. Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même. Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6000 canons.
Galère La Réale de France.La galère est la forme dernière du navire de guerre à rames, dérivé des
types gréco-romains. Les galères du XVIIe siècle comportaient trois catégories: les senzilles
(ordinaires), les patronnes et les réales. Ces dernières, destinées au général des galères, armaient 32 bancs et étaient abondamment ornées. Leur faible valeur militaire les a fait peu a peu abandonner au début du
XVIIIe siècle. La Réale de France est un splendide exemple de ces navires élégants. Ses sculptures sont attribuées à Puget. Longueur 55,95m, largeur 7,74m, tirant d'eau 2,54m, 315 rameurs (5 par aviron). Armement: 1 coursier de 36, 2 bâtardes de 8, 2 moyennes de 6, 12 pierriers.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine. Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant. À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers. Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes). Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers. Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées. Les rameurs étaient des... esclaves des turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun. À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel. Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable. Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes. Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la «Royale», surnom toujours actuel de la marine française. Source Hérodote.net
samedi 14 août 2010
15 août 1944, Opération Dragoon
Cuirassé La Lorraine tirant sur la batterie de Cépet lors du débarquement en Provence(photo collection Alain V)
Les raids aériens vont également viser les batteries côtières, et en particulier les deux tourelles doubles de 340mm du cap Cépet.
Le débarquement proprement dit a lieu entre Théoule et la baie de Cavalaire; le choix de ces sites et des plages de Provence pour effectuer le second débarquement en France, résulte de fonds descendant beaucoup plus rapidement que sur la cote du Languedoc, ce qui limite le risque des champs de mines, et permet aux grands bâtiments de combat de s'approcher beaucoup plus prés du rivage pour l'appui de feu; la proximité des ports de Toulon et Marseille principales cibles des Alliés pour pouvoir approvisionner les troupes lors de leur progression à l'intérieur des terres; tout en restant toutefois hors de portée de la batterie de 340 mm de Cépet sur la presqu'île de Saint- Mandrier au sud de la rade de Toulon.
Trois zones de débarquement ont été définies; elle sont appelées:
Alpha: de Cavalaire à Saint- Tropez - Delta: plage de la Nartelle, à l'est de Saint-Tropez - Camel: région d'Agay, Saint- Raphaël
La participation de la marine française au débarquement est conséquente:
Le cuirassé LORRAINE sera chargé de l'attaque de la batterie de Cepet
Les croiseurs GEORGES LEYGUES; MONTCALM; GLOIRE; EMILE BERTIN; DUGUAY TROUIN; les croiseurs légers, ex contre torpilleurs LE FANTASQUE; LE TERRIBLE; LE MALIN tirent sur les batteries côtières ;
15 torpilleurs,destroyers d'escorte ou avisos; 6 escorteurs côtiers du type PC transférés par les américains, escortent les convois de la 1ère armée.
La batterie de Cépet demanda cinq jour pour être réduite au silence.
Le 28 août, l'amiral allemand Rufhus capitule; Toulon est libéré; le même jour le général Schaeffer capitule, libérant Marseille.
Le 7 septembre, le transport Quercy fut le premier navire à entrer à Toulon.
Le 13, pour la première fois depuis le sabordage, une escadre française pouvait mouiller sur rade, flamme de guerre traînant dans l'eau. Il est de tradition qu'au retour de campagne, les bâtiments arborent une flamme de guerre longue d'un mètre pour chaque mois d'absence. Tous ceux qui rentraient, avaient quittés la France depuis plus de quatre ans.
Alain
vendredi 18 juin 2010
Les bagnes flottants de Toulon
En 1748, Louis XV décréta la suppression du corps des galères et le rattachement de celles-ci à la Marine royale. Toulon, choisi comme port militaire alors que le commerce était réservé à Marseille, devint la base des galères qui quittèrent définitivement Marseille dont le bagne fut supprimé. Toulon dut dès lors loger les forçats. On le fit d'abord sur les galères auxquelles on adjoignit des vaisseaux qui prirent le nom de bagnes flottants ; puis il fallut procéder à des installations à terre. A la fin du XVIIIe siècle, on ne construisit plus de galères mais on continuait à envoyer des forçats à Toulon. L'état sanitaire n'était guère brillant, de sorte que, dès le début, on avait dû se préoccuper de loger les malades à terre et d'aménager un hôpital du bagne. Celui-ci fut installé en 1777 dans les casemates du rempart sud-est de la darse Vauban, où des constructions supplémentaires furent édifiées, adossées au rempart. Puis l'hôpital se transporta en 1797 dans un immense bâtiment de 200 mètres de long, orienté nord-sud, construit en 1783 le long du quai ouest de la vieille darse, appelé Grand Rang. Ce bâtiment avait un vaste rez-de-chaussée voûté à trois travées. L’hôpital occupa le premier étage. Deux tours d'angle carrées à toit pyramidal le terminaient au nord et au sud. Dans celle du nord fut installée la chapelle des forçats. Le reste du bâtiment était occupé par les services administratifs. Quant aux forçats valides, on les avait logés là où se trouvait antérieurement l’hôpital mais en 1814, ils furent installés dans un bâtiment est-ouest de 115 mètres de long, perpendiculaire à l’hôpital, bâti en 1783 sur le quai sud-ouest de la vieille darse, entre la chaîne vieille de la passe et le Grand Rang. Près de là se trouvait amarré un navire dit "Amiral" qui gardait la passe et tirait le coup de canon du matin et du soir. Dés le début du Second Empire, la suppression des bagnes des ports militaires, peu désirables et peu rentables, avait été envisagée mais elle ne fut effective que le jour où Cayenne et Nouméa furent prêts à recevoir tous les condamnés. C'est en 1873 que le bagne de Toulon cessa d'exister. Il avait comporter jusqu'à 4000 condamnés.
dimanche 30 mai 2010
Le cuirassé Jean-Bart en rade de Toulon
Jean Bart et son jumeau Richelieu sont les unités les plus lourdes, les plus puissantes et les mieux armées construites par la marine nationale à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. Ces deux cuirassés sont l'amélioration de leurs aînés, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, mais plus lourds, plus rapides, plus puisamment armés et, surtout, mieux protégés. Pour les caractéristiques techniques, voir Alabordache.
Derived from the Dunkerque class, Jean Bart (and her sister ship Richelieu) were designed to counter the threat of the heavy ships of the Italian Navy. Their speed, shielding, armament, and overall technology were state-of-the-art, but they had a rather unusual main battery armament arrangement with two 4-gun turrets to the bow and none to the stern. Jean Bart was laid down in December 1936, and she was launched on 6 March 1940. Barely 75% completed, her steam engines never having been worked before, she was taken of St. Nazaire's dry dock by Captain Ronach and steamed to Casablanca, Morocco, in June 1940 in order to escape the advance of the German army in France. Only one of her two 380 millimetres (15 in) main turrets had been installed by then. The second turret, with only two of its four naval guns, was loaded onto a cargo ship. This ship was torpedoed and sunk by a German U-Boat. Her 152 millimetres (6.0 in) secondary battery was also non-installed, and it was replaced by anti-aircraft guns. Like other French naval and military forces in North Africa, the Jean Bart was under the control of the Vichy French government. On 8 November 1942, during Operation Torch, the French fleet in Casablanca was attacked by American warships and warplanes from the aircraft carrier USS Ranger (CV-4). The Jean Bart went into a gunbattle with the battleship USS Massachusetts (BB-59). The Jean Bart suffered hits from several aerial bombs and 16 inch (406 mm) shells. On the 10th, the Jean Bart opened fire again onto the cruiser USS Augusta, much to the surprise of the American naval officers - who thought that the Jean Bart had been silenced by her heavy damage. This gunfire drew action from the warplanes of the USS Ranger, and the Jean Bart suffered two more hits by 500 lb bombs. These opened a leak in her hull, forcing her to be run aground by her Captain. Combat was over by that evening, and along with the rest of French forces in North Africa, she surrendered and then took sides with the Allies of the United States and the United Kingdom.
Soon, it was suggested that the Jean Bart be towed to the USA and completed there (her sistership, Richelieu, had already undergone a refitting there), but that proved to be impossible. The notion of converting the Jean Bart into an aircraft carrier were studied, but they were found to be impractical. For the next two years, the unfinished battleship remained stranded in Casablanca harbor. The Jean Bart returned to France in 1945, and she was completed in 1949, under an updated design influenced by lessons from experience with battleships in the previous war. The Jean Bart took her part in the Suez Canal Crisis off Egypt in 1956, but engaged in no ship-to-ship combat. She was put into reserve in 1957, and then she was decommissioned in 1961. The hulk of the Jean Bart was scrapped in 1969.
lundi 3 mai 2010
Bateau-pompe Aiguière, basé à Toulon
Bateau-pompe Aiguière, construit par la Société française de construction navale pour la 4e compagnie de marins-pompiers de Toulon (collection agence Adhémar)Mis en service le 29 octobre 1969, il vient prêter main forte à l'Oued en service depuis 1958 (et réformé en 1995). Aiguière (Y745) de type Cascade, a eu comme sister-ship Embrun (Y746) basé à Brest.
23,80 m de long sur 5,26 m de large, tirant d'eau 1,7 m, tirant d'air 9,7 m (5,10 m avec mâture rabattue), déplacement 70 tonnes (85 t en pleine charge), vitesse 11 nœuds, autonomie 950 nautiques à 9 nœuds, 2 moteurs Diesel Pouaud-Wartsila, 2 hélices 415 ch 305 kW, puissance électrique 200 kW, équipage de sept hommes. Il est équipé de deux pompes de 280 m3/heure et 4 lances Monitor de 380 m3/heure.
Aiguière est peint d'un beau rouge (pour le voir en couleur se rendre sur le site Net pompiers) alors que son sister-ship brestois Embrun est rouge et blanc.
jeudi 6 août 2009
Le cuirassé russe Orel est transformé en navire-hôpital en 1904 à Toulon
Le cuirassé russe Orel à Toulon où il a été transformé en navire-hôpital en 1904 avant de partir avec la flotte de la Baltique rejoindre la flotte du Pacifique pour la guerre russo-japonaise (voir en fin d'article).
La gouttière Auffret (sic) qui permet aux blessés de prendre l'air sur le pont. Photos Bougault pour La vie illustrée
Merci à Marc Hoffmann (Artop) qui nous a gentiment envoyé ce document.
Dans la nuit du 26, la quarantaine de navires russes s’avance dans le détroit de Tsushima. Le navire-hôpital Orel était éclairé conformément aux lois internationales (et au code de la Croix-Rouge), ce qui permit à un navire japonais de repérer l’escadre russe un peu avant le lever du soleil, vers 4 h 45.
Ce n’est pourtant qu’à 14 h que le cuirassé russe Souvaroff ouvre le feu. Les japonais répliquent avec un feu plus précis et plus intense. En moins d’une heure le cuirassé russe Oslabia était coulé. A la nuit, les Russes avaient perdu la moitié de leurs cuirassés. A la faveur de l’obscurité, les torpilleurs japonais font une hécatombe. Au petit matin, les Russes n’avaient plus que cinq navires en état de combattre, encerclé par les 27 navires japonais. Nebogatoff (qui avait remplacé Rozhestvenskii, blessé sur le Souvaroff) décida de se rendre. 26 navires russes avaient été coulés, six pris par les Japonais (dont le navire-hôpital Orel*), six autres se réfugièrent dans des ports neutres et trois parvinrent à rejoindre la flotte du Pacifique à Vladivostok.
Au cours de la bataille de Tsushima, Orel fut atteint par 5 obus de 300mm, 2 de 250mm, 9 de 200mm, 28 de 150mm. Au terme de la bataille, l'Orel fort endommagé rejoignit le groupe naval du contre-amiral Nikolaï Ivanovitch Nebogatov, les équipages appartenant aux bâtiments de guerre de ce groupe (les cuirassés Orel, Empereur Nicolas Ier, Amiral général Apraxine, Amiral Senyavine et le croiseur Izumud) furent retenus en captivité.
*Le navire-hôpital russe Orel fut condamné par une Cour des prises japonaise pour avoir transporté des prisonniers de guerre valides et du matériel militaire.
























