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samedi 31 mai 2014

Le 31 mai 1916 La bataille du Jutland

La bataille du Jutland, ou bataille du Skagerrak pour les Allemands, est la plus grande bataille navale de la Première Guerre mondiale et probablement l'une des plus complexes de l'histoire. Elle opposa pendant deux jours, la Royal Navy britannique à la Marine impériale allemande en mer du Nord, à 200 km au nord-ouest de la péninsule danoise du Jutland en mai-juin 1916.



Les forces en présence
le Royaume- Uni:
28 navires de ligne; 9 croiseurs de bataille; 8 croiseurs cuirassés; 26 croiseurs légers; 78 destroyers
Les allemands:
16 navires de ligne; 5 croiseurs de bataille; 6 pré -dreadnought; 11 croiseurs légers; 61 torpilleurs

Après plus de deux ans d'attente et plusieurs occasions manquées, la Grand Fleet britannique, commandée par l'amiral Sir John Jellicoe, réussit à contraindre la Flotte de haute mer de la Marine impériale allemande, aux ordres de l'amiral Reinhard Scheer, à une grande confrontation au milieu de la mer du Nord. La bataille générale, impliquant au total 250 navires de tous types, commença à 18 h 30, le 31 mai 1916 et dura deux heures. Suite aux mauvaises conditions de visibilité et à des erreurs des Britanniques, elle ne fut pas décisive, malgré la supériorité numérique de ces derniers. Cependant, Jellicoe réussit à couper la route de repli des navires allemands vers leurs ports, et était persuadé d'avoir l'occasion d'une bataille décisive pour le lendemain matin. Mais Scheer, déterminé à sauver sa flotte à n'importe quel prix, traversa le dispositif britannique à la faveur de la nuit et regagna ses bases de Wilhemshaven, à l'abri des champs de mines allemands.
L'affrontement a coûté quatorze bâtiments aux Britanniques : les croiseurs de bataille, Indefatigable,    Queen Mary, Invincible; les croiseurs cuirassés, Defence, Black Prince,Warrior et 8 destroyers; et onze navires aux allemands: le croiseur de bataille, Lutzow , le cuirassé pré-dreadnought, Pommern, les croiseurs légers, Frauenlob, Rostock, Elbing,Wiesbaden et 5 torpilleurs, ainsi que des milliers de victimes humaines.

  La fin du croiseur de bataille britannique Indefatigable 
                                       

                                               L'explosion du croiseur de bataille Invincible 

Les deux camps revendiquèrent chacun la victoire. Même s'il est vrai que les pertes des Britanniques en vies humaines et en navires ont été les plus importantes, les marins allemands n'étaient pas dupes et avaient conscience d'avoir échappé de peu à un désastre. La flotte de haute-mer allemande resta dès lors dans ses ports, hormis quelques brèves sorties en août 1916 et avril 1918. Certes, elle continuait de constituer une menace, obligeant les Britanniques à maintenir de nombreuses unités en mer du Nord, mais jamais plus elle ne tenta de disputer la maîtrise des mers à son adversaire. Au contraire, la Marine allemande allait consacrer ses principaux efforts à la guerre sous-marine.

Alain









mercredi 29 janvier 2014

Le parcours semé d'embûches du SMS Olga

Nous avons déjà parlé du SMS Olga à propos des ouragans d'Apia de 1889. Cliquez ici. Le sujet, méconnu, valait qu'on y revienne avec l'un des navires ayant échappé à la catastrophe. 

SMS Olga à Kiel vers 1880.
Le SMS Olga est une corvette de la Marine impériale allemande qui a été lancée à Stettin le 11 décembre 1880. Ses sister-ships sont les corvettes SMS Carola, SMS Marie et SMS Sophie. Elle a été baptisée du nom de la reine de Wurtemberg, née Olga Nikolaïevna de Russie (1822-1892), sœur de l'empereur Nicolas Ier.
La corvette a été construite au chantier naval de la compagnie AG Vulcan de Stettin. Elle est affectée en 1884 à la nouvelle escadre d'Afrique occidentale, commandée par l'amiral Knorr, et fait partie avec les SMS Bismarck, SMS Möwe, SMS Gneisenau et SMS Ariadne des navires défendant les intérêts coloniaux et diplomatiques de l'Empire allemand face aux grandes puissances coloniales de l'époque, la Grande Bretagne en premier lieu, et ensuite la France. L'Allemagne s'intéresse alors à la région comprise entre le delta du Niger et le Gabon. Un traité de coopération est signé en 1884 pour la zone qui devient le Cameroun allemand. La corvette y est affectée, car les Britanniques ont fomenté, en septembre 1884, une rébellion locale contre les intérêts allemands. Les SMS Bismarck et SMS Olga débarquent un contingent de fusiliers-marins qui ramène l'ordre le 22 septembre.

Les deux sisters-ships SMS Carola et SMS Olga en cale sèche à Singapour.
Quatre ans plus tard, la corvette est envoyée aux îles Samoa où des troubles ont lieu. Elle y retrouve le SMS Eber qui combat le 18 décembre 1888 autour d'Apia. Deux officiers et quatorze hommes de troupe sont tués, tandis qu'un officier et trente-huit hommes de troupes sont blessés. Le SMS Adler est aussi en renfort, tandis que des navires américains, les USS Trenton, USS Vandalia et USS Nipsic et un navire britannique, la corvette HMS Calliope arrivent à Samoa.
Ces sept navires jettent l'ancre le 13 mars 1889 dans le port d'Apia, alors qu'une tempête menace. Elle est si forte qu’un cyclone tropical se forme et parvient sur les lieux les 15 et 16 mars, le SMS Adler, le SMS Eberet le USS Nipsic sont projetés au loin. Le SMS Eber heurte le SMS Olga et ensuite le USS Nipsic, avant de s'écraser sur la barrière de corail. Seuls quatre hommes d'équipage du Eber survivent à cette catastrophe. Le Nipsic heurte aussi le SMS Olga, tandis que le SMS Adler, projeté, se couche sur la plage, ne sauvant de la mort que vingt membres de l'équipage. Le USS Vandalia est endommagé, le bateau de transport de marchandise allemand, Peter Godeffroy et le bateau danois Azur sont sérieusement atteints et doivent être détruits. Quant au HMS Calliope, il parvient à mettre la vapeur de front contre les vagues, afin de sortir de la baie et d'éviter la destruction. Le SMS Olga parvient, lorsque la tempête s'apaise, à gagner Matautu et à sauver l'équipage et le navire. Le USS Trenton est détruit. Le 17 mars, le bilan est de sept navires anéantis et de deux cents morts chez les marins.

SMS Olga, devenu navire-école, vers 1902
Après réparations, le SMS Olga est à Sydney pour des travaux complets, puis retourne en Allemagne. La corvette subit encore en chemin des dommages pour être entré en collision avec un navire de marchandises dans le canal de Suez. Elle est transformée en navire-école à son retour.
La corvette entreprend un voyage à l'île aux Ours pendant l'été 1898. 
Elle est vendue en 1906 et démolie en 1908.

vendredi 3 janvier 2014

Les précurseurs : Le porte-avions à catapulte Schwabenland, de la marine allemande

Un hydravion Dornier a décollé du porte-avions à catapulte Schwabenland, de la marine allemande. Collection agence Adhémar 
La poste paraguayenne a édité en 1983 une série de timbres célébrant les premiers porte-avions, dits «les précurseurs». L'un d'entre-eux, ci-dessus, présente le porte-avions à catapulte Schwabenland, de la marine allemande. Voir Dedalo, autre précurseur, dans cette collection, cliquez ici
La catapulte du Schwabenland
En fait, loin d'être un porte-avions, Schwabenland était un cargo mixte équipé d'une catapulte à vapeur et de moyens de levage pour les dix tonnes de ses deux hydravions Dornier Do J, le Passat et le Boreas. Il sera utilisé dans l'expédition antarctique allemande de 1938.


Photo aérienne du trois-mâts de 46m Gausspris dans les glaces, pendant la première expédition antarctique allemande.
Comme beaucoup d'autres pays, l’Allemagne lança plusieurs expéditions dans la région antarctique à la fin du XIXe siècle. La première expédition est menée par le professeur de géologie Erich Dagobert von Drygalski en 1901. L’expédition composée de 27 hommes dure plus de deux ans car le navire, le Gauss, reste bloqué plus de 14 mois dans la banquise. Ils étudient entre autres le climat, la géographie et le magnétisme et on leur doit la découverte de la terre Guillaume II.


Deutschland
Meteor 
La deuxième expédition officielle (1911-1912) est menée par Wilhelm Filchner. Il veut vérifier que l’Antarctique est bien constitué d'une seule terre. Il n’atteint pas son objectif principal, mais son navire, le Deutschland, pénètre en mer de Weddell, qui était alors inexplorée.
En 1925, une autre expédition a eu lieu sous la direction d'Albert Merz avec le Meteor


Schwabenland en 1938
La quatrième expédition (1938-1939), menée par Alfred Ritscher, a pour principal objectif de sécuriser une zone en Antarctique pour la pêche à la baleine. A cette époque, l'huile de baleine était la principale matière première pour la fabrication de margarine et de savon, et l’Allemagne en achetait 200 000 tonnes/an aux Norvégiens.
Le 17 décembre 1938, le cargo mixte Schwabenland part de Hambourg avec 33 personnes à bord. Le bateau accoste en janvier 1939 (4° 15´O-69° 10´S) et la reconnaissance commence. Les semaines suivantes, les deux hydravions Dornier Do J du navire, le Passat et le Boreas effectuent un quinzaine de vols, quadrillant la zone et réalisant plus de 11 000 photographies aériennes. Une base temporaire est installée et trois drapeaux nazis sont plantés. Au mois de février, le bateau repart pour l’Allemagne.

Deux autres expéditions étaient planifiées pour les étés 1939-1940 et 1940-1941 mais elles furent annulées. La deuxième expédition devait étudier la faisabilité de l’implantation de bases navales, probablement en vue de s'imposer sur le continent et de contrôler une partie de l’océan Indien et du passage de Drake.


Carte de la Nouvelle Souabe (Neu Schwabenland) revendiquée par les Allemands.
Aucun pays ne reconnut les revendications allemandes et le traité sur l'Antarctique suspend toujours toutes les revendications territoriales. Aujourd'hui, la base antarctique Neumayer est située sur la banquise, à proximité de cette zone.

mardi 17 décembre 2013

17 décembre 1939, sabordage du cuirassé de poche allemand Admiral Graf Spee

L'Admiral Graf Spee était le troisième cuirassé de poche de 10 000 t de la classe Deutschland dont il différait un peu par les superstructures; mis sur cale à Wilhelmshaven en octobre 1932; il est lancé le 30 juin 1934 et entre en service en janvier 1936; il est armé de 6 canons de 280mm; 8 x 150mm; 6 x 105mm; 8 x 37mm; 8 tubes lance torpilles; 1 catapulte et 2 avions.
Il est propulsé par des moteurs Diesels de 54 000 cv; vitesse 28 nœuds; il avait une ceinture cuirassée de 127mm.

Origine des cuirassés de poche: 
Le traité de paix de 1919 avait imposé aux allemands que les cuirassés à construire ne pourraient dépasser 10 000 tonnes, on pensait qu'avec un si faible tonnage, ils ne pourraient construire que des genres de garde-côtes cuirassés, ne représentant pas un danger véritable pour les grandes nations maritimes; ceux ci ont relevé le défi en construisant des cuirassés de poche de 10 000 tonnes; en réalité de près de 12 000 tonnes, mais cela on ne le saura qu'après la guerre; mieux armés que les croiseurs lourds des autres marines; plus rapides que les cuirassés, à l'exception toutefois des trois croiseurs de batailles britanniques; et auquel une propulsion par diesel donnait un grand rayon d'action idéal pour la guerre de course; trois seront construits:le Deutschland lancé en 1931 qui fait grande impression et sera la cause notamment de la construction de cuirassés rapides comme notre Dunkerque; le Deutschland sera suivi par l'Admiral Scheer lancé en 1933 et l'Admiral Graf Spee.

L'Admiral Graf Spee à gauche et son ravitailleur l'Altmark en 1939

Pour ravitailler les cuirassés de poche durant leur longue croisière les allemands construisent cinq grands ravitailleurs rapides de la classe Dithmarschen ; le troisième affecté au Graf Spee est l'Altmark; mis sur cale au chantier howaldswerke de Kiel, le 15 juin 1936, lancé le 13 novembre 1937, entré en service le 14 août 1939.
Des son entrée en service l'Altmark est envoyé sur les côtes espagnoles pour ravitailler le cuirassé de poche Admiral Graf Spee qui opérait en soutien des troupes du général Franco pendant la Guerre civile espagnole.
Le 5 août 1939, l'Altmark quitte l'Allemagne pour ravitailler l'Admiral Graf Spee dans l'Atlantique Sud, il fait le plein de fuel à Port Arthur au Texas, et rejoint sa zone d'attente au milieu de l'Atlantique, à mi-chemin entre Dakar et Trinidad.
Durant le mois de septembre 1939, il suit de loin le cuirassé de poche le long de la côte africaine, et dans l'Atlantique Sud. Après avoir coulé plusieurs cargos, l'Admiral Graf Spee ne sachant que faire de ses prisonniers les transfèrent sur l'Altmark qui dispose de plus de place. En octobre et novembre 1939, le Graf Spee fait une incursion dans l'océan indien, toujours suivi à distance par l'Altmark. Il en fut ainsi jusqu'au 6 décembre; le cuirassé de poche se ravitaillait et transférait les nouveaux prisonniers sur l'Altmark.
L'Admiral Graf Spee à Montevideo avant son sabordage

Le 13 décembre, se déroule la bataille du Rio de la Plata au lage de l'Uruguay mettant aux prises l'Admiral Graf Spee, et un force britannique composée du croiseur lourd Exeter, et des croiseurs légers Achilles et Ajax. Suite à des avaries de combat, le Graf Spee se réfugie à Montevideo, en Uruguay, pays neutre pour réparer. Soumis à la pression diplomatique des Britanniques, les autorités uruguayennes accordent un délai maximum de 48 heures d'escale, au cuirassé de poche. Celui-ci se sachant attendu dans les eaux internationales par l'escadre britannique qui s'est renforcée du croiseur lourd Cumberland. En outre, le temps joue contre le capitaine Langsdorff, commandant du Graf Spee, en effet d'autre navires britanniques appelés en renfort se rapprochent; l'Admiral Graf Spee se saborde à la limite des eaux uruguayennes, le 17 décembre 1939.
Le sabordage de l'Admiral Graf Spee
Après la disparition de l'Admiral Graf Spee, la traque de la flotte britannique se reporte sur l'Altmark, dont les Britanniques savaient qu'il transportait les prisonniers des cargos coulés par le cuirassé ; le 14 février 1940 l'Altmark est à la hauteur de Trondheim en Norvège, alors pays neutre, lorsqu'il est repéré par des torpilleurs norvégiens, qui tentent de l'inspecter. Il est aussi repéré par un avion de la RAF qui donne sa position; le croiseur britannique Arethusa et le destroyer Cossack tentent de l'intercepter, mais il est toujours dans les eaux norvégiennes; les Anglais ne peuvent donc intervenir, l'Altmark pénètre dans le Jossingfjord, à 22 heures, le destroyer britannique Cossack pénètre lui aussi dans le fjord à la faveur de la nuit, le commandant de l'Altmark tente d'aborder le destroyer pour le faire échouer, le commandant du Cossack manoeuvrant habilement évite le coup, et c'est l'Altmark qui s'échoue; l'équipe d'abordage du destroyer monte à bord de l'Altmark et libère les prisonniers qui sont embarqués sur le destroyer. Le Cossack quitte ensuite le fjord ; cette opération est effectuée en violation de la neutralité de la Norvège, les navires norvégiens présent ne sont pas intervenus; c'est ce qui servit de prétexte à Hitler pour envahir ce pays.
L'Altmark fut réparé sur place, puis rallia le port de Kiel le 28 mars 1940 ; le 6 août 1940, il est renommé Uckermark ; le 24 novembre 1942, il arrive au Japon, il devait être le ravitailleur du croiseur auxiliaire Thor dans l'océan indien et le Pacifique; mais le 30 novembre 1942, l'Uckermark est détruit à Yokohama par une explosion.
Alain

vendredi 22 novembre 2013

Quand les navires de la Kriegsmarine traversaient le centre de la France

D’avril à juillet 1943, les habitants d'Avallon – à 400 kilomètres de la mer la plus proche! – voient passer dans les rues d’imposants convois transportant des péniches de débarquement et des dragueurs de mines allemands qui rejoignent la côte méditerranéenne.

                                  Une péniche de débarquement allemande dans le centre d'Avallon.
Dans l'impossibilité de faire passer ses péniches de débarquement et ses dragueurs de mines par le détroit de Gibraltar, tenus par les Alliés, La Kriegsmarine (marine de guerre allemande) décide de rejoindre la côte méditerranéenne par la voie terrestre. Partis du Havre, les navires sans signes militaires distinctifs remontent la Seine, puis l'Yonne jusqu'au port d'Auxerre. Là, ils sont tirés de l'eau et chargés sur d'énormes remorques. « Il fallait deux remorques avec six essieux chacune pour transporter une péniche de débarquement, les fameux MFP, le tout était tracté par trois tracteurs à l'avant et quatre à l'arrière. Les convois mesuraient 90 mètres de long. »

Une vedette allemande, lors de son passage sur la RN 6 près de Cussy-sur-Forge. Trois camions étaient nécessaires à l’avant et à l’arrière, pour véhiculer ces bateaux de 50 m de long et 7 m de large. Photo DR
D'avril à juillet 1943, les Avallonnais vont voir passer en centre-ville 58 bateaux. Les convois rejoignaient la RN6 à Avallon après avoir traversé Saint-Bris-le-Vineux, Nitry, Joux-la-Ville et Lucy-le-Bois. Dans le mois précédant le transport des navires de guerre jusqu'à Chalon-sur-Saône, près de 5000 personnes ont été réquisitionnées afin de détruire sur le parcours tout ce qui pouvait entraver le passage des imposants convois : arbres, poteaux, signalisation et maisons. « Début avril 1943, les maires des villages traversés sont prévenus par la préfecture des destructions programmées. Les habitants disposent de deux jours pour quitter les lieux. »
À Avallon, deux pompes à essence sont ainsi démolies à coups de pioche. Mais l'événement qui marque le plus les esprits est la destruction à l'explosif de la façade de l'hôtel L'Escargot, rue de Lyon, lors du passage du premier convoi. « L'organisation Todt, en charge des travaux préparatoires, n'avait pas pris en compte cet obstacle. Le convoi a été stoppé pendant trois heures, le temps que les déblais soient enlevés par la main-d'œuvre réquisitionnée sur place. »
À chaque passage, la foule se presse sur le bord de la route pour observer ces scènes insolites. Ils étaient autorisés à regarder, mais pas à prendre de photos.

Alain

vendredi 28 juin 2013

SMS Vaterland, canonnière fluviale allemande en Chine

Vaterland en 1908, remontant le Yang tsé Kiang, en escale à Tchongking (Chongqing).
Canonnière du Yang-Tsé fait immanquablement penser à Steve McQueen dans le film éponyme retraçant la vie à bord d'un bateau américain sur le fleuve dans une Chine en pleine mutation entre les deux guerres mondiales. Ce que l'on sait peut-être moins, c'est que ce grand fleuve chinois était depuis déjà longtemps sillonnés par des unités des grandes puissances occidentales. 
SMS Vaterland est une canonnière fluviale de la marine impériale allemande (sister-ship SMS Tsingtau), affectée de 1904 à 1914 à des missions de surveillance sur le Yang-Tsé-Kiang et rattachée à l'escadre d'Extrême-Orient (Ostasiengeschwader).
La canonnière est construite par les chantiers Schichau d'Elbing en 1902-1903 et lancée le 26 août 1903. Elle a un tirant d'eau extrêmement bas. C'est le Guillaume II lui-même qui décide de son nom de baptême afin de donner confiance aux résidents allemands de Chine, et aux concessions commerciales allemandes, et de faire démonstration de force, comme les autres canonnières britanniques ou françaises, alors que le souvenir de la guerre des Boxers était encore récent. La canonnière est acheminée en plusieurs sections par le paquebot de la Hapag, Belgravia, jusqu'à Shanghai, où elle est  remontée en février 1904 et mise en service le 28 mai.
Lorsque des troubles éclatent à Shanghai le 18 décembre 1905, elle patrouille avec la SMS Tiger et débarque un détachement. Elle navigue sur le cours supérieur du fleuve en avril 1907 lorsqu'elle rencontre le 4 mai les canonnières anglaises HMS Woodlark et HMS Woodcock et la canonnière française Olry devant Tchongking. Elle continue à patrouiller avec la Woodlark, car des émeutes font rage à Wanshien. En juillet 1907, elle s'arrête à Tchongking pendant vingt-deux mois, pour surveiller la zone (voir photo ci-dessus). 


Elle s'arrête à Itchang en mai 1910, à cause de troubles liés à la chute de l'Empire et à la guerre larvée dans la région. Les troubles s'étendent surtout à partir de 1911, et la canonnière reçoit l'ordre en janvier de se rendre à Hankéou avec les canonnières SMS Jaguar et SMS Taku, ainsi qu'avec le torpilleur SMS S 90. Hankéou abrite en effet plusieurs concessions étrangères, dont l'allemande. Elle y demeure jusqu'en mai. Mais en octobre 1911, la révolution chinoise éclate et la République est proclamée. La canonnière retourne donc à Hankéou. Elle mène ses missions de surveillance sur zone, jusqu'en 1914, avec des arrêts à Shanghai pour révisions.
La SMS Vaterland se trouve à Nankin lors de la déclaration de guerre, en août 1914. Une partie de l'équipage reste à bord tandis que le reste des hommes est envoyé à Tsingtao (Tsingtau en allemand), concession allemande et port d'attache de l'escadre d'Extrême-Orient, où ils rejoignent le croiseur auxiliaire SMS Cormoran. La canonnière est rachetée par une société écran et parvient à se cacher à l'intérieur du pays, renommée Landesvater.


Lorsque la Chine entre en guerre à son tour en 1917, la canonnière est capturée par la flotte chinoise, le 20 mars. Il est renommé Li-Sui et affecté avec le Li-Tsieh (l'ancienne SMS Otter) à la surveillance du fleuve Amour. Le navire subit plusieurs transformations et son armement est modifié. Il finit par être réquisitionné à son tour par les autorités de la marine du Mandchoukouo où s'arrête probablement son histoire.

vendredi 24 mai 2013

24 mai 1941 : destruction du croiseur de bataille britannique Hood par le Bismarck


24 mai 1941 destruction du croiseur de bataille britannique Hood par le Bismarck

Le Hood
27 mai 1941 destruction du cuirassé Bismarck par la flotte britannique

                                                                    Le Bismarck

Il s'agit d'un simple rappel tant l'affaire est connue.
En trois jours, les deux plus grandes unités des marines britannique et allemande sont détruites.

Cela commence par la décision de l'amirauté allemande d'engager le cuirassé de 41700 tonnes Bismarck et le croiseur lourd Prinz Eugen dans une guerre de course destinées à détruire les flottes marchandes alliées dans l'Atlantique ; l'opération baptisée «Rheinubung» commence le 18 mai 1941 ; les deux navires quittent le port de Gotenhafen, le 21 mai ils entrent dans le fjord norvégien de Grimstadt pres de Bergen. Là, ils sont repérés par un Spitfire britannique, c'en est fait du secret de l'opération. Ils quittent le lendemain les eaux norvégiennes pour remonter le détroit du Danemark entre le Groenland et l'Islande à la limite des glaces ou ils espères échapper à la surveillance des Britanniques, peine perdue le croiseur anglais Suffolk les repèrent, et les suit de loin, il est rejoint par le croiseur Norfolk; le même jour, les Britanniques envoient le croiseur de bataille Hood de 42600 tonnes et leur cuirassé Prince of Wales à peine terminé et pas encore totalement au point à la recherche des navires allemands. Les navires britanniques rejoignent le 24 mai les allemands; le Hood ouvre le feu le premier sur le Prinz Eugen qu'il a pris pour le Bismarck, le Prince of Wales engage directement le Bismarck; à la cinquième salve du Bismarck, un coup au but dans une soute à munitions des 102mm provoque l'explosion du Hood qui, coupé en deux, coule immédiatement entraînant dans la mort 1418 hommes; il n'y aura que trois survivants.
Le Prince of Wales manquant d’entraînement se replie prudemment.

Le choc est profond en Grande Bretagne, le Hood fierté de la Royal Navy coulé, l'affront doit être vengé, l'ordre est alors donné; il faut couler le Bismarck.
L'amiral Lutjens, à bord du Bismarck, décide de séparer les deux navires; le croiseur Prinz Eugen continuera la guerre de course dans l'atlantique, alors que le Bismarck qui a subi quelques avaries de combat rejoindra le port de Brest pour réparer, mais pour cela il faut semer les Britanniques qui gardent le contact;. Profitant du brouillard, le Bismarck change brusquement de direction; les Britanniques perdent alors le contact.
                              Carte de l'opération "Rheinubung" et de la traque du Bismarck  

Le 26 mai un hydravion Catalina retrouve le Bismarck, les avions torpilleurs du porte-avions britannique Ark Royal qui participe maintenant à la chasse attaquent le cuirassé allemand; à la deuxième attaque des Swordfish, une torpille touche le gouvernail du Bismarck le rendant ingouvernable, c'est inespéré car cela donne du temps au gros des forces britanniques de l'amiral Tovey pour converger vers le Bismarck. Une attaque de destroyers britanniques est repoussée; les cuirassés britanniques Rodney et King Georges V engagent à leur tour le Bismarck. Sous le feu des cuirassés et des croiseurs britanniques des incendies ravagent le cuirassé allemand, le croiseur Dorsetshire lance trois torpilles et donne le coup de grâce, le Bismarck coule, il y eut 115 survivants, recueillis par les Anglais, sur un équipage de 2092 hommes. Ils déclareront par la suite que le cuirassé allemand s'est en réalité sabordé. L’état de l'épave lors de sa découverte le 14 juin 1989 reposant par 4700 mètres de profondeur, et son exploration, donne un certain crédit à cette affirmation.
Alain

lundi 26 novembre 2012

8 décembre 1914 : L'autre bataille des Falklands

 Le Scharnhorst, ayant encaissé au moins quinze obus de 305 mm, est en feu, prend du gîte et, à 16 h 04, il chavire, puis coule à 16 h 17. Tout sauvetage rendu impossible par le combat qui continue, il n'y a aucun survivant… Pendant ce temps, le reste de la flotte de Sturdee donne la chasse aux croiseurs légers allemands. Le Leipzig, en queue, est la première victime. Ralenti par les tirs du Glasgow, il finit par être à portée du Cornwall et, à 19 h, il est en feu, deux cheminées et son mât principal abattus, à court de munition, il tente une attaque à la torpille contre le Cornwall et son équipage se prépare à l'évacuation. Le Glasgow se rapproche alors et lui donne le coup de grâce.
Le Leipzig chavire et coule à 21 h 20 ; seuls 18 survivants seront repêchés.
Le Nurnberg (quatrième perte allemande, ne figure pas sur le timbre) est parti seul vers le sud-est avec dix milles d'avance sur son poursuivant, le HMS Kent, théoriquement moins rapide que lui. Mais, à force de prodiges, les mécaniciens britanniques, brûlant tout le bois disponible à bord, arrivent à lui faire donner 25 nœuds et le navire allemand, à la mer depuis plusieurs mois, ne peut donner sa vitesse maximum. À 17 h, le duel d'artillerie s'engage, dans un premier temps à l'avantage du Nurnberg, mais la distance faiblissant, le britannique mieux armé et mieux blindé prend l'avantage et, vers 17 h 30, deux chaudières du Nurnberg explosent, le laissant à la merci de son ennemi maintenant très supérieur en vitesse. À 19 h 26, il finit par chavirer, laissant seulement douze survivants.
Le Dresden parvient à échapper aux poursuites jusqu'au14 mars 1915. 
Nous avons déjà rencontré, dans ces pages, une guerre des Malouines, mais ces îles avaient déjà été le lieu d'une grande bataille que commémore ce timbre en forme de tableau de chasse. En effet, au cours de cette confrontation, le 8 décembre 1914, la Royal Navy ne perdit pas de bateau (10 morts et 19 blessés) alors que la marine impériale allemande fut anéantie perdant deux croiseurs cuirassés et deux légers ainsi que 1871 marins.
La bataille des Falklands est une bataille navale de la Première Guerre mondiale qui eut lieu au large des îles Malouines (Falkland Islands en anglais). L'escadre des croiseurs est-asiatique allemande, aux ordres du vice-amiral Maximilian von Spee, victorieux le mois précédent à la bataille de Coronel, y fut anéantie par les forces de l'amiral Frederick Charles Doveton Sturdee. Cette victoire écrasante de la Royal Navy mit fin à tout espoir allemand de menacer la navigation commerciale dans l'Empire britannique, autrement qu'avec des moyens sous-marins.
Des cinq navires allemands engagés, un seul survit à la journée, le Dresden. Il parvient à échapper aux poursuites jusqu'au14 mars 1915, quand le HMS Kent de la classe Monmouth et le Glasgow le découvrent avec ses machines en panne, dans l'archipel Juan Fernández. Le dernier navire allemand opérant outre-mer à cette époque, est le Königsberg, enfermé dans l'estuaire du fleuve Rufiji en Tanzanie.

samedi 11 février 2012

Aviso-dragueurs allemands de la Seconde Guerre mondiale

L'aviso Meuse en 1950 ex dragueur de mines M28 du type M35 allemand

Le M321 en 1943 du type M40 allemand

Le M601 l'un des rares dragueurs du type M43 terminé

-Au cours de la Première guerre mondiale les allemands avaient mis au point des dragueurs de mines de 500 tonnes environ, armé de 2 canons de 88mm, très réussis un certain nombre existaient encore lors de la Seconde guerre mondiale.
- En 1935 lors de la reconstitution de la Kriegsmarine, les allemands s'inspirent de ces dragueurs pour étudier un nouveau type d'aviso- dragueur pouvant également faire office d' escorteur côtier; connus sous le nom de M35; ils déplacent 717 tonnes et sont armés de 2 canons de 105mm; la construction de ces navires se poursuivra sans interruption de 1937 à 1942; ils portaient les N°M1 à M260; très réussis également, ils sont particulièrement connus; d'une part parce que beaucoup sillonneront les cotes de France durant toute l'occupation allemande, qu'un certain nombre y seront détruits lors des combats de la libération en 1944/1945 et que 8 d'entre eux seront armés par notre Marine de 1945 jusqu'en 1956; 5 seront ensuite rendus à la Bundesrepublik en 1957, lors de la reconstitution de la marine allemande, ou ils resteront en service jusqu'en 1964.
- En 1940 les allemands décident de construire une nouvelle série de dragueurs de mines, un peu plus petits en plus faciles à construire en grand nombre que les M35; ce sera les M40 déplaçant 543 tonnes et armés également de 2 canons de 105mm, ils avaient la particularité de chauffer au charbon pour pallier la pénurie de mazout; ils ont été construits de 1942 à 1945; ils portaient les N° M261 à M501, beaucoup de numéros n'ont pas été construits; quelques exemplaires ont été également armés en France et en Allemagne de 1945 jusqu'aux années 1950; il convient d'ajouter une dizaine de M40 trouvés dans les ports français libérés en 1945; armés par des équipages allemands et utilisés jusqu'en 1947, pour draguer les nombreux champs de mines longeant nos cotes; en mauvais état, ils ont été rapidement rayés des les campagnes de dragage terminés.
- En 1943 une nouvelle série de dragueurs de taille intermédiaire entre les M35 et les M40 est mise au point, les M43; d'un déplacement de 605 tonnes, armés de 2 canons de 105mm; ils chauffaient également au charbon; la construction démarra en 1944; les N°M601 à M1050 étaient prévus; mais en réalité une vingtaine seulement étaient terminés à la fin de la guerre; 3 ont été armés après la guerre, en Allemagne et en Italie jusque dans les années 1960.
Alain



jeudi 22 septembre 2011

Le 21 juin 1919 : sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow

Le Bayern, le cuirassé de 28 600 tonnes, 8 canons de 380 mm, le plus moderne de la flotte allemande est entré en service en 1916. Il se saborde le 21 juin 1919, il ne sera renfloué qu'en septembre 1934 pour être démoli.

Le croiseur de bataille Derfflinger de 26 600 tonnes, 8 canons de 305 mm, est entré en service en 1914, coulant le 21 juin 1919, il sera lui aussi renfloué en 1934.


Le croiseur de bataille Hindenburg de 27 000 tonnes, 8 canons de 305 mm, entré en service en 1916, sabordé il repose sur le fond, il sera renfloué en 1930 pour être démoli à Rosyth.


Le croiseur de bataille Moltke de 23 000 tonnes, 10 canons de 280 mm, sabordé le 21 juin 1919. La photo montre la coque renversée en cours de renflouement en 1927, il sera lui aussi conduit à Rosyth pour y être démoli.

En application des termes de l'Armistice du 11 novembre 1918, signé à Compiègne, la flotte de haute mer allemande devait être internée le temps que des négociations s'engagent sur le sort des navires. Ceux-ci devant ensuite être répartis entre les vainqueurs. Pendant que les négociations se poursuivaient, l'amiral Ludwig von Reuters, commandant la flotte allemande, qui n'acceptait pas de livrer ses navires, préparait dans le plus grand secret (d'autant que le sabordage était formellement interdit par les termes de l'Armistice), le sabordage des bâtiments de la flotte. Le 21 juin 1919, 72 navires étaient internés à la base britannique de Scapa Flow dans les Iles des Orcades. Toutes ces grandes unités modernes (11 Dreadnoughts, 5 croiseurs de bataille, 8 croiseurs, et 48 destroyers) se sabordaient en même temps, à la stupeur et la colère des Britanniques qui ne purent rien faire contre, à part obliger quelques destroyers à s'échouer sur la plage. Le renflouement de la plupart des grandes unités dura tout l'entre-deux-guerres. Les navires renfloués par des entreprises spécialisées étant envoyés dans des chantiers de démolition. Les quelques unités restées au fond, font maintenant de Scapa Flow, un haut lieu de la plongée.

Alain

jeudi 18 août 2011

Quand un U-boot allemand devient espagnol

U573 en méditerranée avant son transfert à l'Espagne.


Le sous marin espagnol S-01 ex-G7 ex-U573 à Carthagène. (photos collection Alain V)

Je vous ai conté dans ce blog l'histoire d'un U-boot qui devient anglais, après avoir été capturé par un avion, voici celle d'un autre U-boot qui devient espagnol, également à la suite d'une attaque aérienne.

l'U 573 est un sous-marin du type VII C ; il est mis sur cale le 8 juin 1940 aux chantiers Blom & Voss de Hambourg; lancé le 17 avril 1941, il entre en service le 5 juin 1941. Sous le commandement du capitaine Heinrich Heinsohn, il effectue quatre patrouilles au cours de laquelle il coule le navire norvégien Hellen de 5289 tonnes. Lors de la dernière effectuée en Méditerranée, il est attaqué par un avion britannique Lookheed Hudson de la RAF, au nord ouest d'Alger, le 29 avril 1942. Les charges anti-sous marines lancées par l'avion lui cause de graves avaries, qui l'oblige à rejoindre Carthagène en Espagne pour réparer ou il arrive le 2 mai 1942.
L'Espagne est neutre au cours de la Seconde Guerre mondiale. Or,e n vertu des accords internationaux un navire de guerre d'une nation belligérante ne peut stationner dans un port neutre plus de 24 heures pour effectuer des réparations urgentes avant d’être interné. C'est ce délai qui avait été la cause du sabordage en 1939 du cuirassé de poche allemand Graf Spee endommagé, après la bataille du Rio de la Plata et qui n'avait pu réparer avant d'affronter la Royal Navy dans les eaux internationales. Or les graves avaries du sous-marin U 573 nécessitent de longues réparations. Les excellentes relations que Franco entretien avec les Allemands depuis la guerre civile, font que le délai pour réparer est porté exceptionnellement à trois mois. Cette dérogation, contraire au accords internationaux, fait l'objet de protestations de l'ambassade britannique à Madrid. Toutefois, ce délai même prolongé reste insuffisant pour réparer le sous-marin; le 19 mai le commandant Heinsohn rentre à Berlin pour y recevoir des ordres de ses supérieurs. Après négociations, le sous-marin est finalement vendu à l'Espagne le 2 août 1942 pour 1 500 000 reichsmarks. Le pavillon espagnol est hissé a bord, juste la veille de la fin des trois mois. Le U573 est renommé G7 dans la marine espagnole.
Quant à Heinsohn, il prendra en mars 1943 à Brest le commandement de l'U 438 et meurt deux mois plus tard. Les réparations du G7 ex U573 sont achevées en 1947. entre temps les Espagnols avaient procédés à une étude approfondie du navire, avec l'intention de construire une série de sous-marins dérivés du G7 ; ce projet sera annulé en 1960; il est vrai que le type VII C commençait à dater; que les sous-marins avaient fait d'énormes progrès depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1958, le G7 est utilisé dans un film retraçant l'épopée du U47 et du commandant Prien coulant le cuirassé Royal Oak, à Scapa Flow en 1939, ( histoire retracée dans un article de ce blog).
Le G7 est rebaptisé S-01 en juin 1961; le 2 mai 1970, le S-01 ex G7 ex U573 est rayé; il était alors le dernier U-Boot de la Seconde Guerre mondiale encore en service.
Caractéristiques du type VIIC.
C'est le type de U-boot construit en plus grand nombre au cours de la seconde guerre mondiale, 654 ont été produits; 568 sont entrés en service et 492 ont été perdus au cours de la guerre.
Déplacement: 769 t en surface/871 t en plongée,
dimensions: 67,20 m x 6,22 m x 4,60 m,
machines: 2 diesels 2800 cv/2 moteurs électriques 750 cv,
vitesse: 17 n / 7,6 n,
rayon d'action 3 450 miles à 17 n / 80 miles à 4 n,
armement: 1 x 105 mm; 1 x 37mm; 5 tubes lance torpilles,
effectif : 44 h
Alain

samedi 9 avril 2011

Le croiseur Colmar était, lui aussi à Tokyo en septembre 1923


Le croiseur Colmar en 1922

A propos du séisme de septembre 1923 au Japon et de la présence sur place du paquebot André Lebon (voir notre blog), il est aussi question du croiseur Colmar de la division navale d'Extrême-Orient. Je vais vous présenter ce navire assez peu connu, qui nous a été cédé en 1920, en application du traité de paix.
Le Colmar était l'ex-croiseur léger allemand Kolberg, appartenant à une série de quatre; Kolberg, Mainz, Koln et Augsburg. Le Mainz et le Koln ont été coulés à la bataille d'Héligoland le 28 aout 1914 et l'Augsburg a été démoli en 1922 .
Caractéristiques du Colmar: déplacement 4 350 tonnes - dimensions:L.130 m l. 14 m; tirant d'eau 5,1 m machines: turbines de 30 000cv; vitesse 26 noeuds; équipage 366 h.
Le Kolberg est mis sur cale en 1907. Il est lancé le 14 novembre 1908 aux chantiers Schichau de Danzig. Il est terminé en 1910, en 1916-1917 il est refondu à Kiel, les 12 canons de 105mm d'origine sont alors remplacés par 6 canons de 150 mm; son armement comprend également 2 canons de 75 mm et 2 tubes lance-torpilles.
Il se rend le 5 novembre 1919 et est intégré dans la marine française le 29 avril 1920 à Cherbourg ou il prend le nom de Colmar. Il est affecté à la division d'Extrême-Orient en mer de Chine et du Japon. Le 21 juillet 1927, il est rayé et est démoli en 1929 à Brest.
Alain

jeudi 10 février 2011

Le croiseur protégé Herta de la marine impériale allemande

Le croiseur protégé Herta de la marine impériale allemande.
Le croiseur protégé est un type de croiseur de la marine de la fin du XIXe siècle. Les parties vitales (essentiellement la salle des machines et les soutes à munitions) sont recouvertes d'un blindage en dos d'âne de 30 à 80 mm. C'est le précurseur du futur croiseur léger et croiseur lourd. Très vite obsolète, le cuirassé protégé est remplacé par le croiseur cuirassé, pré-Dreadnought puis Dreadnought.
Herta appartient, avec Freya, Vineta et Hansa à la classe Victoria Louise (1897-1898) de la marine impériale allemande.
La seconde classe de croiseurs-cuirassés allemands fit suite au Kaiserin Augusta. Il s'agissait de navires plus ramassés, donc plus maniable bien que plus lourds. Les cinq cuirassés protégés de la classe Victoria Louise, entamée en 1896 à Weser, Vulcan et Dantzig, est entrée en service en 1898-99. Ils étaient puissamment armés de pièces de 210 mm en tourelles simples et d'une batterie de 150 mm. Les pièces de 105 mm étaient bannies de ce type de navire. Leur proue caractéristique combinait les avantages d'une proue de clipper et de l'éperon. La protection n'était guère élevée, mais ils étaient rapides, et servirent de base aux développements qui allaient suivre. Arborant de massifs mâts militaires, trois cheminées, ils étaient trop lourds dans les hauts et furent reconstruits (nouvelles chaudières, mâts simples, deux pièces de 150 mm et 10 mitrailleuses lourdes enlevées, un 88 mm ajouté). En 1914, ils constituaient la Ve escadre d'éclairage, le Freya servant de son côté de navire-école dans l'escadre de l'Est. Par la suite, en 1915, les quatre unités furent à leur tour reclassées comme navires-école, dans la même escadre, puis en 1916 désarmés (à part le Freya) et utilisés comme navires utilitaires. Ils furent démolis entre 1919 et 1922.

The Victoria Louise class of protected cruisers was Germany's last class of ships of that type. They were designed for overseas cruiser duties. The class design introduced the clipper bow and blocky sides that typified later German armored cruisers. There were five ships of the class, Victoria Louise, Hertha, Freya, Vineta, and Hansa. They were laid down between 1895 and 1898, and completed between 1898 and 1900.

mercredi 19 janvier 2011

Graf Zeppelin, le porte-avions allemand inachevé.

Lancement du Graf Zeppelin le 8 décembre 1938 à Kiel

Le Graf Zeppelin en juin 1940,on distingue les catapultes à l'avant du pont d'envol

Le Graf Zeppelin en 1945 semble presque terminé

Une des dernières photos du Graf Zeppelin en 1947 à Swinemunde (photos collection Alain V)


En 1935, le III ème Reich décide d'inscrire un porte-avions au programme naval, et d'en confier l'étude à l'ingénieur Wilhelm Hadeler, l’Allemagne n'ayant aucune expérience de ce type de navire, il essaye d'obtenir des renseignements sur les réalisations étrangères, notamment sur le USS Lexington, le HMS Courageous, mais sans beaucoup de succès; le réarmement allemand étant suivi avec suspicion; certains de ses collaborateurs se rendent au Japon plus réceptif, pour y étudier le porte-avions Akagi.
Des essais de catapultes sont réalisés en avril 1937.
La mise sur cale du porte-avions "A", a lieu le 28 décembre 1936, au chantier Deutsche Werke de Kiel, sur la cale laissée libre par le lancement du cuirassé Gneisenau.

Les caractéristiques sont à l'origine:
déplacement: 23 200 tonnes, 33 550 tonnes en pleine charge
dimensions: L: 257,20 m; l: 31,50 m; tirant d'eau 7,30 lège
pont d'envol 242 m de longueur, sur 30 m de largeur
2 hangars superposés de 185 m, et 172 m
des systèmes de propulsion Voith-Schneider (voir sur ce blog, le Marcel le Bihan pour la description), sont installés à l'étrave, pour faciliter les manœuvres portuaires et maintenir le navire dans le vent pendant l'envol des avions.
Une ceinture cuirassée de 100 mm à 80 mm longue de 135 mètres, et un pont blindé de 60 mm, le protège.
Propulsion:16 chaudières alimentent quatre turbines qui développent 200 000 cv, vitesse 33,8 nœuds
4 hélices et 2 gouvernails, rayon d'action 8 000 miles à 19 nœuds.
Armement: 16 canons de 150 mm en casemates
12 canons de 105 mmAA à tribord
22 x 37 mmAA
28 x 20 mmAA
40 avions; des essais furent faits avec des avions Messerschmitt bf109, des Arado 197, et des Ju 87 Stuka navalisés pour être employés sur le porte-avions.
2 catapultes pneumatiques à l'avant du pont d'envol.

Le Graf Zeppelin est lancé le 8 décembre 1938; à la déclaration de guerre, le Graf Zeppelin est achevé à 85%.
En mars 1940, une proue Atlantique est installée, comme sur toutes les grandes unités allemande portant la longueur totale à 262,50 mètres; le 29 avril, l'amiral Raeder commandant en chef de la flotte allemande demande d’arrêter les travaux; les patrouilleurs et dragueurs étant plus utiles pour protéger les cotes.
l'armement déjà installé est débarqué, pour être utilisé en Norvège.
Le 12 juillet 1940, le Graf Zeppelin quitte Kiel pour Gotenhafen en remorque, pour le soustraire aux attaques aériennes.
Le 19 juin 1941, il est remorqué à Stettin, pour le protéger des bombardiers soviétiques.
Le 17 novembre 1941, il retourne à Gotenhafen toujours en remorque, puisque ses machines ne sont pas terminées.
L'évolution de la guerre sur mer et notamment les succès des portes-avions japonais à Pearl Harbour et dans la guerre du Pacifique, convainquent les allemands de l'utilité du porte-avions; l'amiral Raeder revisant son jugement, demande la reprise des travaux sur le Graf Zeppelin, le 13 mai 1942.
Les britanniques inquiets de l'avancement du Graf Zeppelin, déclenchent un raid aérien contre lui, le 27 août 1942, sans succès.
Le Graf Zeppelin doit subir des travaux importants, renforcement de la DCA, installation de radars, un capot de cheminée, des projecteurs, une passerelle aviation, des bulges pour assurer sa stabilité, il est donc renvoyé à Kiel, pour ces travaux, le 25 novembre 1942.

Mais il allait subir la mainmise d'Hermann Goering sur les avions, qu'il ne veut pas céder à la marine! en outre,l'échec de l'amiral Kummetz le 31 décembre 1942, devant une escadre britannique moins importante que la sienne provoqua la colère d'Hitler contre sa marine, déclarant que les gros navires ne servaient à rien, provoquant la démission de l'amiral Raeder, remplacé par le chef de l'arme sous-marine, l'amiral Donitz.
Le 30 janvier 1943, les ouvriers quittaient définitivement le Graf Zeppelin.
Le 20 avril, le Graf Zeppelin quitte son chantier pour Stettin, les reconnaissances aériennes britanniques, constatent qu'il n'y avait plus de travaux à bord, il fut petit à petit oublié jusqu'en 1945.
Le 25 avril 1945, à l'arrivée des soviétique le Graf Zeppelin fut sabordé, et coula en eau peu profonde.

Les russes le renflouèrent en mars 1946, il aurait été utilisé comme cible et coulé au large de Swinemunde le 18 juin 1947; toutefois des divergences existaient, selon les sources, sur la fin du Graf Zeppelin; le 26 juillet 2006, le navire spécialisé polonais Arctowski a identifié formellement l'épave du Graf Zeppelin par 80 mètres de fond, près du port de Leba mettant fin au mystère, et confirmant la thèse ci dessus.
Alain

vendredi 5 novembre 2010

12 novembre 1944, destruction du cuirassé Tirpitz par des bombes géantes

Cuirassé Tirpitz en 1943
Épave retournée du Tirpitz après le bombardement du 12 novembre 1944
(collection Alain V)
Le 12 novembre 1944 le cuirassé Tirpitz est coulé par des bombes géantes larguées par des bombardiers Lancaster britanniques.
Le cuirassé Tirpitz était semblable au Bismarck.
Ses caractéristiques étaient:
Déplacement 42900 tonnes; 52890 tonnes en pleine charge
Longueur 253,60 mètres hors tout, largeur 36mètres, tirant d'eau arrière 10,61 mètres
Protection: ceinture cuirassée de 315 mm au plus fort; pont blindé de 145mm
Armement: 4 tourelles doubles de 380 mm tirant des obus de 800 kg à 35 550 mètres
6 tourelles doubles de 150mm
8 affûts doubles de 105mm AA
12 canons de 20mm AA à l'origine; 17 affûts quadruples de 20mm supplémentaires à partir de 1944.
8 tubes lance torpilles de 533mm.

Le Tirpitz fut mis sur cale à Wilhelmshaven le 2 novembre 1936, lancé le 1er avril 1939, il est entré en service le 25 février 1941; après une période d'entraînement en mer Baltique; il est envoyé en Norvège en janvier 1942, pour s'attaquer aux convois destinés à ravitailler l'URSS.
Il y subit plusieurs attaques aériennes; le 9 mars 1942 sans résultat, le 27 avril 1942 idem, il participe à l'attaque du convoi PQ17 vers l'URSS, mais rentre à sa base sans avoir agressé le convoi qui toutefois désorganisé par sa présence, sera la proie des U-boots et des avions de la Luftwaffe.
En octobre 1942, il est attaqué par des hommes grenouilles chevauchant des torpilles humaines britanniques (chariots); sans résultat; le 22 septembre 1943 nouvelle attaque, par 6 sous-marins de poche midgets X, remorqués par des sous marins classiques; seul quatre arrivèrent près de leur cible; deux X5 et X6 purent après être passés sous les filets de protection, déposer leurs charges sous la coque du Tirpitz qui fut avarié, il fut réparé sur place, ce qui l'immobilisa pendant 6 mois. Une attaque aérienne baptisée Tungsten fut mise au point par les britanniques au départ des portes-avions Victorious et Furious et de quatre portes-avions d'escorte, le 2 avril 1944; avariant à nouveau le cuirassé allemand; nouvelle attaque aérienne le 18 juillet 1944 toujours sans résultat tangible; en août 1944 plusieurs attaques aériennes également sans résultat.
Désireux d'en finir avec le Tirpitz, Les britanniques décident alors d'utiliser les grands moyens; larguer des bombes géantes de 5443 kg; 6,35 mètres de longueur, et un diamètre de 0,95 mètre, baptisées Tallboy; ces bombes devaient être portées par des avions Lancaster partant d'Angleterre après escale en Russie pour ravitaillement, l'autonomie des Lancaster étant insuffisante pour un vol aller- retour d'une seule traite; l'opération baptisée Catéchism se déroula le 12 novembre 1944; 5 bombes Tallboy touchèrent le Tirpitz, dont une entre les tourelles C et D (arrières) de 380 mm, les soutes à munitions de la tourelle Caesar explosèrent à 9 h 52 le Tirpitz chavire; il y eu 596 survivants et environ un millier d'hommes perdirent la vie.
La coque retournée sera démolie par une société norvégienne récupérant l'acier de 1947 à 1957.

Alain

dimanche 10 octobre 2010

Le 14 octobre 1939 le cuirassé Royal Oak est torpillé dans sa base de Scapa Flow

U47, on devine sur le kiosque le taureau qui valu à Gunther Prien le surnom de "Taureau de Scapa Flow"

Cuirassé HMS Royal Oak

Le 14 octobre 1939, le cuirassé britannique HMS Royal Oak est torpillé dans sa base britannique de Scapa Flow. L'amiral Donitz, commandant en chef des sous-marins allemands, et stratège de leur utilisation dans une guerre totale, pense des le début de la guerre entrer dans la base britannique de Scapa Flow, située dans l'archipel des Orcades au nord de l'Ecosse. Il s'agit d'un abri disposant d'une protection naturelle d'îles et d'îlots, que les Britanniques ont aménagé. Ainsi, les chenaux ont été encombré d'épaves diverses et de blockships pour interdire le passage. C'était à l'époque l'une des bases de la Home Fleet. Puissamment protégée, son accès n'est en principe possible que par un chenal gardé en permanence.
Du 14 au 16 septembre 1939, Winston Churchill en avait inspecté les installations. Le 26 septembre, la Lufwaffe prend des photographies aérienne et Donitz charge un de ses meilleurs commandant de sous-marin, Gunther Prien, de tenter de pénétrer dans Scapa Flow, avec son U47, en dépit de la muraille de bateaux coulés. Prien, après avoir étudié les photos et les plans du site, décide de tenter de passer par le Kirk sound, un étroit chenal encombré d'épaves et soumis à de forts courants.
Il part le 13 octobre 1939 au soir et s'approche de l'ancrage. Les courants dans les chenaux menant à Scapa Flow étant violents, il dut attendre l'étale de marée. Après avoir dépassé avec précautions les navires coulés, et s'être glissé le long de la côte dans le chenal, le 14 octobre après minuit, l'U47 arrive à l'intérieur de la base de la Royal Navy. La visibilité est excellente, Prien repère deux cuirassés. Il s'approche et attaque à 3000 mètres en surface. A 1h16, il tire trois torpilles sans résultat, il recharge ses tubes et en tire trois autres à 1h21. Trois minutes après, une forte explosion indique qu'il a atteint sa cible. Le cuirassé Royal Oak coule. Ses tubes lance-torpilles vides, Prien décide de s'en aller, d'autant qu'il craint d'avoir été repéré. Malgré de forts courants contraires, il arrive à quitter la base et à se glisser entre les épaves, et rentre en Allemagne. L'attaque s'est déroulée en surface, par suite de la présence des épaves et de hauts fonds interdisant la plongée, ce qui dénote un sang-froid étonnant de la part de Gunther Prien. Il a en outre été gêné par la clarté d'une aurore boréale, dira-t-il dans son rapport à l'amiral Donitz.
Le Royal Oak aura disparu en 13 minutes, atteint par trois torpilles, laissant 833 morts sur un équipage de 1234 hommes.
Il s'agit de l'un des exploits les plus spectaculaires d'un sous-marin pendant la Seconde Guerre mondiale. Gunther Prien a été surnommé "le taureau de Scapa Flow" dans la marine allemande parce que l'emblème figurant sur le kiosque de son sous-marin était un taureau furieux.
Son U47 était un sous marin du type VII B construit à 24 exemplaires, mais qui préludait la version suivante le type VII C, construit en 568 exemplaires, ce qui constitue le type de U-boot produit en plus grand nombre.
U47 a été construit dans les chantiers Germania Werft à Kiel, mis sur cale en 1936, lancé le 29 octobre 1938, il est entré en service le 17 décembre 1938.
Il déplaçait: 753 t en surface, 857 t en plongée
dimensions: longueur 66,50 mètres,largeur 6,20 mètres
machines des diesels de 2 800 cv donnant 17 nœuds en surface
des moteurs électriques de 750 cv donnant 8 nœuds en plongée
armement: 1 canon de 88 mm
5 tubes lance-torpilles, 4 à l'avant et 1 à l'arrière
12 torpilles
équipage: 44 hommes
plongée maximum à 220 mètres

L'U 47, toujours sous les ordre de Gunther Prien, accompli par la suite dix patrouilles, au cours desquelles il coula 30 navires et en endommagea huit autres avant d'être coulé le 8 mars 1941 par les grenades anti sous-marines du destroyer britannique HMS Wolverine, entraînant avec lui la mort de son capitaine.

Sa victime, e cuirassé HMS Royal Oak était un navire ancien du type Royal Sovereign, appartenant à une série de cinq navires comportant en outre les Revenge, Resolution et Ramillies.
Le Royal Oak à été mis sur cale à l'arsenal de Devonport en janvier 1914, lancé le 17 novembre 1914, et est entré en service en mai 1916. Il avait été modernisé de 1934 à 1936, toutefois cette série a subi une refonte beaucoup moins importante que la série précédente des Queen Elizabeth, car elle était pénalisée par sa faible vitesse de 21-22 nœuds.
Caractéristiques du Royal Oak:
Déplacement: 29 150 tw; 33 500 t en pleine charge
dimensions: longueur 190 ,35 m; largeur 31,1 m; tirant d'eau 10,10 m
machines 8 chaudières Yarrow; turbines Parsons; puissance 40 000 cv; vitesse 22 nœuds (21 en pratique); 4 hélices
armement: 8 canons de 381 mm
12 canons de 152 mm
8 canons de 102 mm AA
8 affûts doubles de 40 mm AA
1 catapulte; 2 avions
Alain