Affichage des articles dont le libellé est Courbet (1914). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Courbet (1914). Afficher tous les articles

mercredi 1 septembre 2010

Il y a cent ans… Coubet, le premier dreadnought français

1911 Courbet en achèvement à Lorient

Courbet à son entrée en service en 1913

Courbet aprés sa première refonte en 1924



Juin 1944 Courbet sabordé sur les plages du débarquement en normandie 
(photos collection Alain V)

Il y a 100 ans était mis sur cale le Courbet, premier dreadnought français.
Le premier septembre 1910 était, enfin, mis sur cale le premier dreadnought français; enfin car c'était 5 ans après le Dreadnought britannique, prototype d'une nouvelle classe de cuirassés qui surclassait et rendait obsolète toutes les constructions antérieures. Le Dreadnought se distinguait par l'unité de calibre de l'artillerie principale permettant un tir groupé facilitant le réglage du tir; une bordée nettement plus conséquente; une vitesse de 20 nœuds minimum pour engager le combat dans les meilleures condition. En France, on ne suivit pas tout de suite cette voie, en 1906 soit alors même que le Dreadnought entrait en service, on mis sur cale une série de cuirassés de 18 000 t mais avec dualité de calibre: 4 canons de 305mm ,et 12 canons de 240 mm, qui atteignirent péniblement 20 nœuds aux essais, ce fut les six Danton qui lorsqu'ils entrèrent en service en 1911 étaient dejà dépassés.
L'ingénieur en chef H. Lyasse dés son arrivée à la direction des constructions navales en 1910 jeta les bases d'un programme de cuirassés de 23 500 t soit un accroissement de 30% par rapport aux Danton armés de 12 canons de 305mm ; ce fut les Courbet premiers dreadnought français.

Caractéristiques des Courbet :
-Longueur 166 mètres, largeur 27 mètres, tirant d'eau moyen arrière 9,04 mètres
-protection: ceinture cuirassée de 270 mm à 180 mm aux extrémités; tourelles blindées à 320 mm
-propulsion 24 chaudières chauffant au charbon alimentant 4 turbines développant 28 000 cv 4 hélices,vitesse 21 nœuds
-Armement 12 canons de 305mm portée 13 500 m, 22 canons de 138,6 mm en casemates, 4 canons de 47mm, 4 tubes lance-torpilles sous marins. Équipage 1115 hommes

Les Courbet seront construits en quatre exemplaires:
Courbet construit par l'arsenal de Lorient; sur cale le 1er septembre 1910; lancé le 23 septembre 1911; en service le 19 novembre 1913.
Jean-Bart construit par l'arsenal de Brest; sur cale le 15 novembre 1910;lancé le 22 septembre 1911;en service le 19 novembre 1913
Paris construit par FCM à La Seyne sur Mer;sur cale le 10 novembre 1911;lancé le 28 septembre 1912;en service le 1er aout 1914
France, construit par ACL à Saint-Nazaire;sur cale le 30 novembre 1911;lancé le 7 novembre 1912;en service le 10 octobre 1914

A l'exception du France disparu prématurément ces cuirassés feront l'objet de deux refontes qui modifieront considérablement leur aspect.
Courbet refonte de 1923/1924: chauffe au mazout; 305 mm accroissement de la portée à 26 000 m;installation d'un tripode et d'une direction de tir; les deux cheminées sont réunies en une seul haute et plus grosse; et refonte de 1927/1931 appareil propulsif rénové;direction de tir modernisée
Paris refonte de 1922/1923:chauffe au mazout partielle;305 mm portée à 26 000 m;installation d'un tripode et d'une direction de tir;première cheminée reculée;cheminées plus hautes;et refonte de 1927/1929 conduite de tir modernisée
Jean Bart refonte de1923/1925 ;et refonte de 1929/1931 identiques au COURBET

HISTOIRE DES COURBET

Pendant la Première Guerre mondiale, les COURBET sont affectés en méditerranée à la première armée navale commandée par l'amiral Boué de Lapeyrère,à l'exception en juillet 1914 d'une visite en Russie du Président de la République, Raymond Poincaré sur FRANCE, escorté par le JEAN BART.
En 1919 JEAN BART et FRANCE sont en mer noire
une mutinerie éclate à bord du FRANCE à Sébastopol le 19 avril 1919,le 25 juillet il rentre à Toulon ou un conseil de guerre juge les mutins.
Le 26 aout 1922 le FRANCE est perdue par accident de navigation au large de Quiberon il s'échoue sur une roche inconnue et chavire.
1923 COURBET est école de canonnage
A partir de 1934 les trois cuirassés sont affectés aux écoles en méditerranée:
-COURBET toujours école de canonnage
-PARIS école de timonerie et des chauffeurs
-JEAN BART école des électriciens et torpilleurs
1937 le JEAN BART est rebaptisé OCEAN;le nom de JEAN BART étant réservé au nouveau cuirassé de 35 000 t mis sur cale;il est désarmé en décembre 1937 est utilisé comme caserne à Toulon.
En juillet 1939. COURBET et PARIS toujours écoles rallient Brest
En mai 1940, COURBET et PARIS sont réarmés à effectif de guerre
Avec l'invasion allemande le 18 juin 1940 les deux cuirassé se réfugient en Angleterre
-COURBET à Portsmouth
-PARIS à Plymouth
Les deux cuirassés sont saisis par les britanniques le 3 juillet 1940 lors de l'opération Catapult
PARIS est utilisé par les britanniques comme base pour les patrouilleurs de Plymouth
COURBET est remis aux Forces Navales Françaises Libres le 10 juillet,est utilisé comme dépôt des équipages et participe à la défense anti- aérienne de Porsmouth
1942 le COURBET est désarmé
1942 L'OCEAN ex JEAN BART est à Toulon lors du sabordage de la flotte le 27 novembre 1942,il n'est pas sabordé mais remorqué à Saint- Mandier, il est touché par les bombardements américains de 1944 précédant la libération de Toulon.
l'épave sera démolie en 1945
1944 le 9 juin 1944, le COURBET remorqué depuis Portsmouth est sabordé comme bockship du port artificiel à Hermanville;lors du débarquement de normandie,l'épave sera démolie après la guerre.
1945, le PARIS est restitué à la France et remorqué à Brest, ou il sert de bâtiment base pour la flotte de la IIèm région maritime jusqu'en 1955.
Il sera démoli en 1956 à la Seyne sur Mer ou il a été remorqué.

Alain

mercredi 25 août 2010

Le 26 août 1922, France, un cuirassé moderne, coule devant la presqu'île de Quiberon

Le cuirassé France en 1920 (collection Alain V)

Le 26 août 1922 le cuirassé France coule devant la presqu'île de Quiberon, après avoir heurté une roche inconnue.
Le cuirassé France a été construit à Saint-Nazaire aux chantiers de la Loire en 1911 et a été lancé le 7 novembre 1912. Il mesurait 165 mètres de longueur pour 27 mètres de largeur, avec un tirant d'eau de 9,60 mètres, son tonnage était de 23500 tonnes. Ses machines étaient quatre turbines Parsons alimentées par 24 chaudières Belleville. L'ensemble développait environ 28000 cv. Il possédait un important armement de 12 canons de 305 mm, 22 de 138 mm et 4 tubes lance-torpilles.
Entré en service en octobre 1914, c'était le dernier des quatre dreadnought du type Courbet.
Le 26 août 1922 à 0h 57, revenant d'une campagne d'exercices devant Belle-île, il talonne une roche dans le passage de la Teignouse.
Le commandant ordonne de stopper les machines. Mais voyant que le navire parait déséchoué, et qu'il conserve son erre, il fait remettre les machines à 10 nœuds et poursuit sa route sur l'alignement du feu blanc de Port-Navalo. En même temps, il fait inspecter le fond du navire.
Vers 1h10, les machines et dynamo stoppent faute de vapeur, privant le navire d'énergie et de lumière. Il ne peut même plus mettre les embarcations à l'eau. Le courant pousse le cuirassé vers les hauts fonds de la Basse nouvelle. Pour éviter toute nouvelle voie d'eau, le commandant Guy ordonne de mouiller. Le cuirassé ne peut plus manœuvrer se remplit rapidement d'eau, et prend de la bande sur bâbord. Il est 1h49 quand le cuirassé Paris vient mouiller à proximité. A 2h 30, l'entrepont est envahi par l'eau. L'évacuation commence dés l'arrivée des premières embarcations du Paris. A 3h15, les autres navires de l'escadre arrivent sur zone et mettent également leurs embarcations à l'eau.
France chavire sur bâbord et fait un tour en quelques secondes. Il n'y aura que trois disparus dans le naufrage.
La commission d'enquête nommée par le vice-amiral commandant en chef l'escadre de la Méditerranée, exonère la responsabilité du commandant en concluant: Que les routes données et les manœuvres faites sont conformes à celles prévues par les instructions; Que les feux ont été exactement identifiés; Que les indications du compas ont été bonnes.
On peut conclure à une différence d'au moins 1,50 mètre entre le tirant d'eau du bâtiment 9,60 mètres et la cote de l'obstacle au dessous du niveau de la mer environ 8 mètres, cet obstacle ne figurant pas sur la carte.
La démolition de l'épave va durer 23 ans.
En mai 1935, la Cie Neptune achète l'épave, l'exploite en 1938-1939; reprend les travaux de démolition en 1952,vend les restes de l'épave à la société Atlantique qui achèvera de remonter l'acier immergé; fin avril 1958, le chantier est fermé définitivement.

Alain

jeudi 20 mai 2010

La marine nationale de la Première guerre mondiale en vignette

Nous avions déjà publié en clin d'œil cette carte postale postée en 1917. Il s'agit en fait d'une carte à système, c'est-à-dire qu'en haut à gauche un dépliant présente de manière plus sérieuse les principaux cuirassés de La Royale dans un format timbre-poste. Voici les vignettes en question (très grandement élargies). (coll agence Adhémar)

Croiseur d'escadre Danton

Croiseur cuirassé Edgard-Quinet

Croiseur cuirassé Ernest-Renan

Cuirassé d'escadre Voltaire
Croiseur Cuirassé Waldec-Rousseau

Cuirassé d'escadre dreadnought Courbet