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mardi 25 mars 2014

Trois-mâts baleiniers du Pacifique Sud (suite)

Nous avions déjà rencontré cette série de timbres de baleiniers éditée par Norfolk Island, dont nous avions publié trois, cliquez ici.
L'île Norfolk se situe dans l'océan Pacifique entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. La capitale est Kingston et elle compte environ 2 000 habitants. C'est un territoire autogouverné associé à l’Australie(anciennement un territoire extérieur australien jusqu’en 1979), mais dont les relations externes sont administrées par l’Australie. Longtemps colonie pénitentiaire britannique, sa situation change quand, le 8 juin 1856 accostèrent 194 habitants de Pitcairn, des descendants des mutinés du Bounty. Les nouveaux venus occupèrent les anciens bâtiments de la colonie pénitentiaire et y poursuivirent les deux activités principales qu’ils menaient à Pitcairn, l’agriculture et la pêche à la baleine. C'est en l'honneur des baleiniers qui ont fait sa richesse que l'île de Norfolk a édité tout une série de timbres montrant ces grands voiliers. En voici quatre autres… Deux américains et deux australiens de Tasmanie.


Le baleinier California, construit à New Bedford (Massachusetts). © Freshwater and Marine Image Bank



mardi 25 février 2014

Trois-mâts baleiniers du Pacifique sud

L'île Norfolk se situe dans l'océan Pacifique entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. La capitale est Kingston et elle compte environ 2 000 habitants. C'est un territoire autogouverné associé à l’Australie (anciennement un territoire extérieur australien jusqu’en 1979), mais dont les relations externes sont administrées par l’Australie. Longtemps colonie pénitentiaire britannique, sa situation change quand, le 8 juin 1856 accostèrent 194 habitants de Pitcairn, des descendants des mutinés du Bounty. Les nouveaux venus occupèrent les anciens bâtiments de la colonie pénitentiaire et y poursuivirent les deux activités principales qu’ils menaient à Pitcairn, l’agriculture et la pêche à la baleine. C'est en l'honneur des baleiniers qui ont fait sa richesse que l'île de Norfolk a édité tout une série de timbres montrant ces grands voiliers. En voici trois… 


Costa Rica Packet, baleinier de Sydney (Nouvelle Galles du Sud). Il eut un petit moment de célébrité en 1891 quant son équipage fut détenu pour piraterie par les autorités néerlandaises des Moluques. Ils avaient en fait récupérer un canot qui prenait l'eau. Cependant leur détention couta cher à la compagnie qui perdit une saison de pêche et dut réparer le voilier laissé à l'abandon. L'affaire fit grand bruit et agita les colonies australiennes. D'intenses échanges diplomatiques menèrent au versement d'une compensation importante.
Built from wood by J Sebire of Guernsey for Le Lacheur and Co, Guernsey.
Tonnage 531 tons gross and net, with an underdeck tonnage of 503 tons. Dim. 162 x 28.6 x 17.7ft. July 1861 completed.
Dépeçage d'une baleine à bord du Costa Rica Packet.

Costa Rica Packet vers 1890.



Le baleinier néo-zélandais Splendid.
« La barque Splendid de Dunedin (Nouvelle-Zélande) a battu tous les records de récolte d'ambre gris avec 983 livres en 1883.»


Le baleinier australien Onward de Sydney (Nouvelle Galles du Sud). Il aurait naufragé le 15 septembre 1878 à l'île Chesterfield (Nouvelle Calédonie).
«On signale qu'en 1876, année du deuxième grand désastre de la flotte américaine de baleiniers en Arctique (14 de ses 18 navires furent rapidement saisis par les glaces), l'Arctic fut jeté à la côte à Point Franklin mais son équipage fut récupéré par Onward.» 

jeudi 3 octobre 2013

En balade du côté du Spitzberg




Spitzberg ou Svalbard ?
Vers la fin du XIIe siècle, les Vikings aperçoivent une terre qu'ils nomment dans leur langue, en vieil islandais, «Svalbard» («côtes froides»). 
400 ans plus tard, vers la fin du XVIe siècle, le navigateur hollandais Willem Barents découvre une île qu'il baptise «Spitsbergen» («montagnes pointues»). 



Un peu plus tard les chasseurs de baleines, pensant qu'ils abordaient une partie du Groenland, utiliseront le même terme «Groenland». 



Pour les Pomores, chasseurs et trappeurs du Nord de la Russie, cette terre s'appelait «Grumant», un mot emprunté probablement à «Groenland». 
Pendant longtemps on utilisera les termes Spitsberg (orthographe hollandaise et scandinave) ou Spitzberg (orthographe allemande), pour désigner ces îles qui n'appartenaient à personne. 

Bateau de croisière dans le Gronfjord de Green Harbor, futur site de Barentsburg.
Quand en 1925 cet archipel est placé sous la souveraineté de la Norvège, (ratification du traité du Svalbard de 1920), le gouvernement norvégien saisit sa chance et réintroduit le vieux nom viking Svalbard, qui désignera dorénavant officiellement l'ensemble de l'archipel. L'appellation «Spitsberg» continuera à désigner un groupe d'îles comprenant l'île principale, Nordaustland, Edgeøya et Barentsøya, mais sans Kvitøya, Kong Karls Land, Hopen et Bjørnøya. 
Pour désigner l'île principale on inventera aussi le terme officiel «Vestspitsbergen» (Spitsberg occidental), lequel sera abandonné dans les années 60, car prêtant à confusion. 
Ainsi donc et depuis la régulation officielle de 1969, le nom Spitzberg désigne l'île principale et le nom Svalbard l'ensemble de l'archipel, incluant Kvitøya, Kong Karls Land, Hopen et Bjørnøya. 
L'archipel du Svalbard est administré par la Norvège, représentée par un gouverneur, le Sysselman, qui assure le respect de la législation et de la réglementation en vigueur sur tout le territoire et dont le siège se trouve dans la capitale, Longyearbyen.
Le paquebot Mainz à Advent Bay. 
Le paquebot de croisière et bateau postal Atlantis au Spitzberg. 
Publicité pour des croisières au Spitzberg à bord du yacht Vectis de la P and O.  
Depuis des siècles le Svalbard est l'objectif de voyageurs, d'explorateurs, d'aventuriers qui partent à la découverte de l'Arctique. Les premiers touristes à la fin du XIXe siècle se sont frayés un chemin vers l'extrême Nord de l'Europe et jusqu'à aujourd'hui de plus en plus de gens ont la possibilité de découvrir des paysages variés, modelés et ciselés par les glaces, une histoire dense, un monde minéral fascinant, une flore et une faune riches, aux adaptations étonnantes. L'accessibilité du Spitzberg et les infrastructures touristiques qui s'y sont développées contribuent bien sûr à son pouvoir d'attraction.