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jeudi 20 février 2014

Jour tranquille dans le port de Honfleur

Honfleur est mentionné dans des documents dès le XIe siècle. Elle y figure parmi les importantes bourgades du duché de Normandie. Sa situation géographique privilégiée, de port d’estuaire et de port de mer lui confère de nombreux avantages et détermine sa double vocation, défense du fleuve royal et départ des grandes aventures océanes.
Ville fortifiée par Charles V au XIVe siècle, elle joue un rôle défensif important contre les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans puis participe activement aux voyages de découverte entrepris aux XVIe et XVIIe, dont la célèbre expédition de Samuel de Champlain, en 1608, qui aboutit à la fondation de Québec…
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le port intensifie son activité commerciale vers le Canada, les Antilles, les côtes africaines et les Açores. C’est un centre très actif de pilotes, d’armateurs, de négociants et même de corsaires. Parmi eux, Pierre Berthelot, “pilote major et cosmographe du Roi du Portugal”, devenu moine sous le nom de “Denis de la Nativité” et Jean-François Doublet, “officier de la Royale”, corsaire et compagnon du dunkerquois Jean Bart.
Photos : Collection agence Adhémar

Le chalutier de fond P'tite Chine CN 238289, ex-La Confiance de Cancale, dans le Vieux Bassin, devant la Lieutenance. Caractéristiques, cliquez ici

Honfleur accueille ses plaisanciers au coeur même de son Vieux Bassin. Un cadre unique dans la région qui attire de nombreux yachts et voiliers en saison. En bordure du bassin, les hautes maisons étroites essentées d’ardoises datant des XVIIe et XVIIIe siècles offrent, en effet, un décor exceptionnel aux visiteurs en escale dans la petite cité maritime.




Le musée de la Marine est situé dans l’ancienne église Saint-Etienne, édifiée au XIVe siècle, en bordure du Vieux Bassin.


L’ensemble formé par le Vieux Bassin, les pittoresques maisons du quai Sainte-Catherine, la Lieutenance et l’église Saint-Etienne est ce qui frappe certainement le plus lorsque l’on visite Honfleur pour la première fois.
Ce bassin à flot fut créé, sur les instances d’Abraham Duquesne, et par ordre de Colbert, en 1681, en remplacement de l’ancien havre d’échouage ou “havre du dedans”, qui était beaucoup plus étroit, ce qui nécessita la destruction de la partie ouest des remparts.
C’est sur ce bassin que Frédéric Sauvage fit ses premiers essais de bateau à hélice en 1832.
A l’extrémité du Vieux Bassin se dresse la Lieutenance, ainsi appelée parce que ce monument servait à partir du XVIIe siècle de logis au Lieutenant du Roi. C’est le seul vestige important des fortifications de la ville, remanié au cours des siècles, surtout au XVIe et XVIIe siècles. 


Le Vieux Bassin accueille tout au long de l’année des vieux gréements. Certains en ont fait leur port d’attache. On peut ainsi y voir :
- Le Marie-Madeleine, Bautier de Barfleur (1934), “Monument Historique”
- Le Dehel, barque chalutière (1931) de l’association Amerami, “Monument Historique” depuis 1986
- La Sainte-Bernadette, crevettier de Honfleur, monument historique
- La Roche Bleue, barque chalutière
- Le Sheena, voilier de course (1916) de l’association Amerami en cours de classement “Monument Historique”
- Le Garmouth, le Rose de Savanah, le Fides, le P’tit Gros

Côte d'Azur CN 162632, chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin Carnot. Caractéristiques, cliquez ici
L’avant-port de Honfleur, les bassins de l'Est et Carnot, construits sur la Morelle, est réservé à la flotille de pêche qui s’amarre le long de ses quais et y décharge la pêche journalière. Une dizaine d’unités sont en activité et pratiquent la pêche côtière, appelée aussi pêche fraîche. Les bateaux sortant le temps d’une marée, les poissons ou crustacés ne subissent alors aucun traitement de conservation.
Les espèces capturées sont la sole, la roussette, le grondin, le chinchard, le maquereau, le cabillaud, le turbot, l’anguille, la barbue ou tacaud, la plie, la limande, le merlan, la seiche. Les pêcheurs de Honfleur ont cependant deux spécialités : la crevette grise qui est vendue vivante au débarquement et d’octobre à avril la coquille Saint-Jacques.

Petit Bambino CN 711191, Chalutier de fond, à quai dans le bassin Carnot. Caractéristiques, cliquez ici.
Aurélie CN 711191, vedette du Port de Rouen.
«La nouvelle vedette du port de Rouen, Aurélie, a accosté à Honfleur. Elle effectuera des missions de sondage et de prélèvements dans le cadre de l'approfondissement du chenal de la Seine. Nouveau né de la société MSI solutions et des chantiers Allais de Cherbourg, Aurélie, un joli bébé de 26 tonnes pour 16,4 mètres de long a pris ses quartiers à Honfleur, après dix mois de gestation. Surdouée des travaux océanographiques, la vedette remplace le catamaran Maimiti qui continuera son travail plus en amont.» (Ouest France septembre 2012).




La Persévérence CN 900059, chalutier de Trouville, à quai dans le bassin Carnot.

Jolie France CN 389934, vedette coque bois pour la promenade en estuaire de Seine et la découverte du pont de Normandie dont on voit les haubans en arrière-plan. Caractéristiques, cliquez ici


Sheriff CN 303500, Chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin de l'Est. Caractéristiques, cliquez ici
Retour de pêche d'Obeline CN 660498, chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin de l'Est. Caractéristiques, cliquez ici












Coeur de marin CN 626609, Chalutier crevettier, à quai dans l'avant-bassin. Caractéristiques, cliquez ici


vendredi 2 avril 2010

Terre-neuviers en rade de Fécamp

Nous avions publié dans un précédent article une carte postale montrant les navires terre-neuvas sortant des jetées de Fécamp au début du XXe siècle. En voici une autre montrant les mêmes navires (où leurs semblables) en rade devant les jetées dans l'attente d'un remorqueur.

vendredi 19 février 2010

Tartane à Marseille en 1904

Tartane rentrant au port de Marseille vers 1904 (collection Adhémar)

La tartane est un bateau à voile de type méditerranéen servant à la pêche mais également au transport de tuiles et malons en Provence, et plus spécialement entre L'Estaque (les tuileries de Saint Henri) et le Vieux-Port de Marseille. Elles servirent aussi en Italie et en Afrique du Nord.
Les dimensions moyennes d'une tartane sont de 14 à 25 m de long sur 5 m de large.
Elle est pourvue d'un grand-mât généralement à pible (fait d'une seule pièce), portant une voile latine appelée mestre et un foc appelé polacre. Ce type de bateau a disparu vers le milieu du XXe siècle avec l'apparition des transports routiers et ferrés.
Il n'existe à l'heure actuelle qu'une seule tartane qui navigue : il s'agit de La Flâneuse au port du Prado à Marseille. (source Wikipedia)


lundi 18 janvier 2010

Les amis du Tarzan

L'Association Les amis de Tarzan a réussi en fin d'année à faire inscrire cette goélette italienne à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques pour son intérêt historique et ethnologique. Ce gangavier a été construit en 1950 à Sfax au chantier Pierre Manno.
La remise en état de ce pêcheur d'éponges a fait que les recherches de son propriétaire, William Cherino, l'ont amené à lire l'expérience de Jean Lemasson et de son Men Glaz dont l'ouvrage éponyme a été publié aux éditions MDV Maîtres du Vent. A lire également, si vous le trouvez, Pêcheurs d’éponges et chiens de mer de Jean Lemasson.
Tarzan portant son gréement actuel

mercredi 5 août 2009

Bijou en mer à La Réunion (le ketch aurique Hnoss de 1937)

Hnoss est gréé en ketch aurique (foc, trinquette, grand-voile, artimon, et flèche de grand-voile).


Hnoss (prononcer "noss") est un robuste voilier de pêche norvégien. Son nom lui vient d' un personnage de la mythologie scandinave et signifie bijou (" le précieux "). C' est un deux mâts à voiles à corne (gaff ketch) construit sur des plans anglais adaptés par les Norvégiens. Fabriqué en 1937 en charpente classique à partir de pins du Grand Nord arctique. Ce bois dense et homogène a fait la réputation de robustesse de ces bateaux. Armé à la pêche, il menait campagne dans les eaux polaires de la mer de Barents. Ses oeuvres surdimensionnées (d’où son poids de 40 tonnes) résistaient aux glaces arctiques. Il utilisait voiles et moteur. Six à sept marins travaillaient à bord
Durant la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de ces bateaux a été détruite par les Allemands. Mais quelques navires purent continuer à pêcher. Certains, dont Hnoss, prirent une part active à la résistance, convoyant discrètement munitions et maquisards entre la Norvège et l'Angleterre. Après ces années de guerre, il reprit la pêche, changeant plusieurs fois de nom et de propriétaires pour finalement en 1987 être remisé au fond d'un port.
Six étudiants de l'université de Bergen, déterminés à accomplir un tour du monde, décidèrent de le restaurer. Le chantier débuta en 1990, sous les conseils d’un architecte naval réputé, Cecil Stephansen, alors âgé de 80 ans. Plus de 7000 heures de travail leur furent nécessaires. Ils travaillaient souvent en compagnie d'anciens marins du bateau. Leur rêve commença le 14 août 1994 et dura plusieurs années. Le voyage se termina à la Réunion en décembre 1996. La rudesse de la mer avait usé navire et équipage.
A La Réunion, après une nouvelle réfection, Hnoss a repris sa fière allure. Il navigue dans les eaux abritées de la côte ouest de La Réunion Il est régulièrement entretenu par une équipe de passionnés. En 2002, il est classé navire d'intérêt patrimonial par la Fondation nationale du patrimoine maritime et fluvial présidée par Gérard D'Aboville. Actuellement il est proposé à la location avec un équipage et fait désormais partie du paysage réunionnais.
(Pour plus d'info, cliquez ici)

vendredi 1 mai 2009

Mutin, le plus ancien bâtiment de la Royale


Le Mutin est le plus ancien bâtiment de la Marine Nationale à flots. Ici, sur la Penfeld, à Brest. Le site Net-Marine nous donne toutes les précisions à son sujet. Parmi celles-ci, Net-Marine nous rappelle qu'il a fait partie de la flotte du SOE, le service secret britannique, dont l'histoire est racontée par Sir Brooks Richards dans son livre "Flotilles secrètes" publié aux éditions MDV.
Photo © Agence Adhemar

mercredi 11 mars 2009

Sortie des navires terre-neuviers à Fécamp

A la suite de leurs pilotes à vapeur, les navires terre-neuvas sortent des jetées de Fécamp.

samedi 27 décembre 2008

A la recherche de France II

Daniel Hillion recherche tout document sur la construction, entre 1911 et 1913, aux chantiers de Gironde, à Bordeaux, de France II, le plus grand voilier français. Merci d'avance.
Répondre à editionsmdv@yahoo.fr qui transmettra.

samedi 15 novembre 2008

Marie-Fernand, un cotre-pilote du Havre de 1894



Longueur coque 15,90 m - Longueur d’encombrement 24 m
Largeur 4,25 m - Tirant d’eau 2,5 m - Tirant d’air 21 m

Pour ses amoureux, Marie-Fernand aurait eu quatre vies. Sa première vie de cotre-pilote, il la mène, après son lancement le 7 juillet 1894, du Nord jusqu’au cap Gris-Nez que dans l’ouest, passé les roches des Casquets. Il est ensuite vendu à la pêche. En octobre 1922, il passe entre les mains d’un plaisancier britannique. Pendant sa carrière touristique, il fait un court passage dans la Navy. Il est racheté en 1984 par l’association Hirondelle de la Manche et entame sa dernière carrière de voilier du patrimoine.
Pour plus d’informations, voir la partie «Historique» du site.

vendredi 31 octobre 2008

Le cinq-mâts barque France (1890) à Dunkerque




Le France fut l’un des plus grands cinq-mâts barques, à coque et mâts d’acier, de son temps. Il fut construit en 1890 dans le chantier naval écossais de Glasgow pour l’armement Bordes et fils de Dunkerque, premier armement français de voiliers-cargos et deuxième mondial à cette époque.
Le France, premier du nom, servait entre l’Europe et le Chili. Lors de son premier voyage, il a transporté 5000 tonnes de charbon à Iquique au Chili pour repartir avec 5500 tonnes de nitrate. Grâce à ses quatre grues à vapeur le déchargement et rechargement n’ont duré que onze jours.
Ce cinq-mâts rapide a enregistré un record aller-retour de seulement soixante-trois jours.
Le 27 janvier 1897, le France est heurté par HMS Blenheim. Cette nuit-là, le croiseur britannique avait vu deux lumières et supposé qu’elles appartenaient à deux navires séparés. Voulant passer entre les deux, il comprit trop tard sa méprise.
En 1901, lors d'une traversée vers Valparaiso, avec une cargaison de charbon, le France a subi une violente tempête. L’équipage dut abandonné le bateau et fut recueilli par le quatre-mâts allemand Hebe.

Le France II fut, quant à lui, construit par les chantiers navals de la Gironde à Bordeaux en 1911, sous la direction de Gustave Leverne (1861-1940), pour l’armateur rouennais Société anonyme des navires mixtes Prentout-Leblond. Il était le plus long voilier jamais construit jusqu’à décembre 1988 où il a perdu son titre au profit des Club Med 1 et Club Med 2 (187,2 m). Ce cinq-mâts barque fut également équipé en appoint de deux moteurs Schneider de 900 chevaux, installés au cours de l’été 1919.
Le 11 juillet 1922, par temps calme, le France II s’échoue sur le récif de Ouano en Nouvelle-Calédonie.
Ce géant des mers est largement décrit, avec plan de voilure et de pont et illustrations, dans Grands voiliers français de Jean Randier (disponible aux éditions MDV-Maîtres du Vent)

jeudi 16 octobre 2008

Balclutha, dernier voilier de la flotte du cap Horn

Balclutha est le dernier voilier de la flotte du cap Horn. Construit pour le prospère commerce du grain depuis la Californie, il passa dix-sept fois le cap Horn, desservant la plupart des grands ports du monde. Il fut ensuite pendant vingt-cinq ans affecté à la ligne du nord sous le nom de Star of Alaska. Il devait finir ses jours tranquillement sous le nom de Pacific queen, bateau pirate d’un parc d’attraction, mais vingt ans plus tard, le Musée maritime de San Francisco l’acheta et le fit restaurer pour l’ouvrir aux visiteurs. Informations (en anglais).et ici (en français).

mardi 5 août 2008

Vieux gréements et paquebots


Une fois de plus, le site L’internaute Mer et Voile mérite d’être cité dans nos colonnes. Au programme cette semaine : L’Armada de Rouen vue par les lecteurs. Petit rappel : en ce moment, vous pouvez aussi découvrir Les voiliers admirables de Brest 2008, Les affiches anciennes célébrant les paquebots… et bien d'autres articles concernant notre passion.

samedi 26 juillet 2008

Tante Fine et Vierge de Lourdes

Retour à Fécamp du voilier traditionnel Tante Fine, vainqueur de la course Cutty Sark 2002, avec accueil de la caïque Vierge de Lourdes.

Suite à notre article sur Fécamp et particulièrement sur les bateaux réhabilités (voir ci-dessous), on nous a fait parvenir cette magnifique carte postale.

Le bassin Bérigny abrite également plusieurs réhabilitations de bateaux anciens, supports de projets éducatifs ou/et touristiques.

Le langoustier Tante Fine (diminutif de tante Joséphine), a été construit en 1960 à Plouhinec (Bretagne). Il a pêché le long des côtes de Mauritanie et dans le golfe de Gascogne jusqu’en 1986.
Il était dans un piteux état quand l’association A.F.D.A.M. (aujourd’hui I.S.M.M./A.F.D.A.M.) de Fécamp en a fait l’acquisition en 1991. Association fécampoise ISMM-AFDAM -Voiles de l’espoir (Association d’insertion de jeunes et d’adultes en grande difficulté sociale)
Le chantier local s’est mis immédiatement au travail pour rendre au voilier ses formes et sa gloire d’antan. Plus de 8 000 heures de travail ont été nécessaires pour le remettre en état !
Lire la suite sur le blog dans l’article Fécamp port de mer qui entend le rester.