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dimanche 7 juillet 2013

L'escadre à Casablanca

Dans notre rubrique Curiosités


L'escadre à Casablanca : Le débarquement… L'embarquement ou retour plein d'émotion !

Nous avons déjà rencontré, ce vendredi 5 juillet, le dessinateur Carlos Abascal à propos de la panne du Béarn à Casablanca. Voilà comment il croquait nos marins descendus à terre à la même époque… 

vendredi 5 juillet 2013

La panne du porte-avions Béarn à Casablanca


Notre ami Alain nous a largement détaillé les caractéristiques du premier porte-avions français, le Béarn (pour en savoir plus, cliquez ici). Il nous a parlé, entre autres, des réparations faites à Casablanca en 1945. Voici une vision humoristique de cette "panne" que nous devons à la Marcophilie Daniel.


Le Béarn en panne à Casablanca "On a souvent besoin d'un plus petit que soi"
"Les travaux sont menés sans empressement à Norfolk, en mars 1945. Quand ils sont enfin achevés, Béarn appareille de New York le 7 mars 1945, chargés d’avions à destination de la Grande Bretagne. Durant cette traversée Le 31 mars 1945, il aborde le transport américain USAT J. W. McAndrew. Sa plage avant est enfoncée et il perd quatre hommes d’équipage (le transport américain déplorera 70 morts). Il doit relâcher aux Açores puis est dérouté sur Casablanca pour réparations jusqu'au 19 juillet 1945 quand il reprendra sa route."
USAT J. W. McAndrew à Casablanca en 1942.

mercredi 13 mars 2013

A propos du du Croiseur Primauguet en 1942 à Casablanca


« Bonjour, suite à votre article ... 
(il s'agit d'une série d'articles publiée par notre ami Alain en juillet 2011, cliquez ici)
je vous adresse une petite partie des photos prises par mon père, marin sur le Jean Bart, lors du bombardement et du débarquement américain à Casablanca en 1942.
Cordialement Yves GAREL
PS: il y a une anecdote terrible notée par mon père derrière une photo "Croiseur Primauguet Casablanca 1942, commandant blessé et mangé par deux cochons se trouvant au bord" 

«La première série de photo est prise à bord du Primauguet incendié apres les combats; la seconde série montre le bombardement du port de Casablanca. Le père de votre lecteur à bord du Jean Bart a été aux premières loges. Le Jean Bart à lui aussi été sérieusement touché. Voici un lien vers l'histoire du Jean Bart également, puisqu'il est question là aussi de cette attaque américaine. Cliquez ici
Cordialement
Alain

  












lundi 4 juillet 2011

L'épave du croiseur Primauguet...suite.

Pour la bonne compréhension,voici le plan des épaves dans le port de Casablanca, après l'opération Torch au soir du 8 novembre 1942, l'épave du Primauguet se trouve à droite près de la jetée transversale.

Une vue aérienne récente du port de Casablanca, on voit qu'un grand terre- plein a été gagné sur la mer;au milieu de ce terre- plein à droite, l'espèce de lac rectangulaire est l'emplacement de l'épave du Primauguet.
Comme suite à mon article sur le renflouement de l'épave du croiseur Primauguet, sur la foi d'une information trouvée sur internet, mais intrigué par le fait que cette affaire ressorte presque 70 ans après le naufrage, j'ai voulu en savoir plus sur cette épave; et je vous livre le résultat de mes recherches.
Le 9 mai 1951 l'administration française des Domaines a mis en vente les restes du croiseur; il semble que les superstructures aient été arasées à ce moment la; seule subsiste la partie submergée de la coque.
Dans un article intitulé" Ignorance,Epaves et Ports du Maroc", Monsieur Najib Cherfaoui, Ingénieur des Ponts et Chaussées, expert maritime, donne une réponse à mes interrogations. Voici quelques extraits de son article, relatifs à l'épave du Primauguet .
L'épave se trouve à 150 mètres du trait de cote par des fonds de 4 mètres.
Les responsables du port de Casablanca croient" naïvement" selon Monsieur Cherfaoui, qu'il s'agit "d'un bateau plein de munitions",d'où cette épave qui va pendant 60 ans contrarier le développement du port.
Un terminal est construit de 1991 à 1997 sur un terre plein, qui englobe l'épave du Primauguet; mais craignant toujours de toucher celle ci, l'épave est laissée dans un "étang intouchable de 10 ha" au milieu du terre plein .
Cette" tombe" comme l'appelle Monsieur Cherfaoui, n'aurait été comblée qu'en 2008.
Ne me demandez pas pourquoi cette affaire, ressort en 2011, il est bien évident que ces assertions n'engagent que Monsieur Cherfaoui.
Alain

vendredi 1 juillet 2011

L'épave du croiseur Primauguet renflouée à Casablanca


Le croiseur Primauguet en 1937



Scène pathétique le 8 novembre 1942, le Primauguet tente d'échapper aux attaques de la Task Force 34, mais succombera à des forces infiniment supérieures. (photos collection Alain V)


Une information qui interpelle les amateurs d'histoire maritime de la Seconde Guerre mondiale.
Le renflouement de l'épave du croiseur Primauguet a été annoncé ce 29 juin 2011 sur internet, suite aux travaux d'aménagement du quai à conteneurs du port de Casablanca.
Cette nouvelle qui est passée inaperçue intéressera certainement les passionnés d'histoire. Ce croiseur de 8000 tonnes du type Duguay-Trouin (voir sur notre blog) avait été coulé par la Task Force 34 de l'US Navy lors de l'opération Torch le 8 novembre 1942, comptant 90 morts dont son commandant et 200 blessés.
Vu l'état de l'épave et le temps passé, je pense qu'il ne doit plus rester grand-chose de notre ancien croiseur, il serait intéressant de trouver des photos de ce renflouement, si un lecteur de Casablanca nous lit, merci d'avance pour toute collaboration.
Alain

mercredi 8 juin 2011

La vie un peu chahutée du Ville de Marseille

Arrivée à Casablanca du paquebot Ville de Marseille de la CGT
Ville de Marseille (deuxième du nom à la CGT), sister-ship du Ville de Tunis (1952). Prévu pour desservir les lignes d’Afrique du Nord, il est modifié en cours de construction pour être affecté à la ligne Bordeaux-Casablanca en juin 1951. Il effectue la traversée en 48 heures et une traversée aller-retour chaque semaine. C'était le début prometteur d'une vie chahutée.
Sur le pont arrière du Maroc sur la ligne Bordeaux-Casablanca en1955
Maroc à quai à Casablanca
En décembre, il est rebaptisé Maroc. Au printemps 1953, en remplacement du De Grasse, vendu à la Canadian Pacific, il fait une rotation vers les Antilles et la Côte ferme.
En janvier 1956, il est transformé pour être reversé sur les lignes d’Afrique du Nord, son affectation prévue à l'origine mais il sera remplacé par un plus petit paquebot, Ville de Bordeaux, ex-Saga.


Ville de Marseille
Paquebot acier construit en 1949 aux forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur mer. Longueur (ht): 142m Longueur(pp): 136m Largeur: 19,45m Jauge brute: 9576 tx.
Port en lourd: 1865 ts. Type de moteur: 2 groupes de turbines Parsons à engrenages simple réduction, 2 hélices Puissance: 14500 cv Vitesse en service: 23 nœuds


Toutefois, en février 1956, on le retrouve sur ces mêmes lignes. Il est réquisitionné en août 1956 pour l’opération de Suez.


16 janvier 1959, Le paquebot Ville de Marseille arrive au port de la Joliette. Il revient d'Algérie avec à son bord des libérés du contingent.

Début 1960, il se signale par une collision avec le sous-marin Laubie (voir ci-dessous) auquel il enlève les gouvernails et cinq mètres de coque! (Vraiment porte-poisse, le Laubie était entré en collision avec la frégate La Surprise en 1950 et enlèvera aussi l'avant du sous-marin Espadon en 1961).
Il est transféré en janvier 1969 à la CGTM. Il sera démoli en 1973 à Bilbao, en Espagne.
Curiosité: Le Ville de Marseille, l'un des quatre sister-ships de 1910-1911 de la Compagnie havraise péninsulaire (CHP) était lui-aussi un fameux porte-poisse à la vie chahutée

Mai 1960: scène de réconfort au mess des officiers après l'abordage du Ville de Marseille.