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mardi 24 décembre 2013

Décembre 1840 : La Belle Poule arrive à Dunkerque avec les cendres de l'Empereur

Le transfert des cendres de Napoléon à bord de la Belle Poule, le 15 octobre 1840
par Eugène Isabey
Pour redresser le prestige du roi Louis-Philippe 1er, en 1840, le président du Conseil Adolphe Thiers négocie avec le gouvernement anglais le retour des cendres de Napoléon 1er à Paris. 
Gourgaud, un ancien général de l'Empire, prend en main l'opération avec le prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe. Leur navire, la Belle-Pouleescortée de la corvette La Favoriteatteint le 8 octobre 1840, l'île de Sainte-Hélène où est mort l'empereur près de vingt ans plus tôt. Ils trouvèrent dans la rade le brick français L'Oreste


Le transbordement du cercueil de la Belle Poule sur le vapeur Normandie
par Léon Morel-Fatio, 1841, château de Versailles.
A Dunkerque, l'auguste cercueil est chargé sur la Normandie qui rallie Le Havre et remonte la Seine jusqu'au Val de la Haye, à quelques kilomètres à l'ouest de Rouen. Là, il est transféré sur un bateau à plus faible tirant d'eau, la Dorade, et, le 14 décembre, atteint enfin Courbevoie, où il est veillé la nuit entière par d'anciens grognards. C'est le «dernier bivouac».


L'arrivée de la Dorade à Courbevoie
par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux (château de Malmaison).
Le lendemain, 15 décembre 1840, au cours d'une cérémonie populaire et grandiose, le char funèbre entre à Paris et se dirige vers les Invalides où il est accueilli par le roi en personne. (source Hérodote)

mardi 31 mars 2009

Matelot de la Marine impériale (1806)

Suite amusante à notre article d'hier sur les uniformes de marine, voici un curieux timbre tiré d'une série émise par la Guinée équatorial et consacrée aux uniformes militaires du Premier Empire.

vendredi 27 février 2009

Marin de la Garde impériale

Marin de la garde impériale

La publication de cette image me rappelle que je voulais vous signaler en son temps la sortie, chez l'éditeur régionaliste Princi Negue, d'un livre ayant trait à la marine impériale (celle de Napoléon Ier). Il s'agit d'Aventures d'un marin de la garde impériale prisonnier sur les pontons espagnols dans l'île de Cabrera d'Henri Ducor*.
Lors de l’intervention française en Espagne, la reddition suite à la bataille de Bailén, en 1808, livre 15.000 soldats français prisonniers aux Espagnols. D’abord internés sur des pontons à Cadix (en 1809, il ne reste déjà plus que 5 500 rescapés de l’enfer des pontons !), ils sont ensuite internés sur l’îlot de Cabrera dans les Baléares, sorte de camp de concentration avant la lettre où les prisonniers sont laissés à l’abandon et en butte au dénuement le plus total. Les rescapés ne seront délivrés qu’en 1814 à la chute de Napoléon Ier. Un récit saisissant sur un épisode des moins connus de la guerre de la Péninsule qui opposa si durement Français et Espagnols entre 1808 et 1813.
*Henri Ducor, né en 1789, s’engage comme marin dès 1801, est fait prisonnier à Cadix en 1808, déporté à Cabrera en 1809, il s’évade en 1811 et entre dans le corps des marins de la Garde impériale et fait la campagne de Russie. Prisonnier des Russes, puis des Autrichiens, il ne sera libéré qu’en 1814.

Autre lieu, même sujet, Mes Pontons de Louis Garneray, paru également chez Princi Negue, raconte le calvaire d'un officier sur un ponton anglais.
Louis Garneray, connu au cours du XIXe siècle comme peintre de la marine et comme écrivain d'épopées maritimes, commença sa carrière comme marin, sous le Premier Empire. En 1806, jeune officier sur le vaisseau La Belle Poule, il est, suite à un combat naval malheureux, transféré, avec son équipage, en Angleterre sur les fameux pontons, navires réformés qui servent de prison aux prisonniers de guerre français. Durant neuf années, Louis Garneray va rester enfermé dans ces fameux pontons, en butte à la cruauté ou l’indifférence de ses geôliers, avec des épisodes d’évasion à répétition et d’un rocambolesque inégalé.
Saluons ces deux rééditions.

dimanche 22 février 2009

Redoutable à la bataille de Trafalgar

La bataille de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres de l'amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, à la flotte anglaise du vice-amiral Horatio Nelson qui devait y trouver la mort. Mais la tactique par lui mise en œuvre valut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique (25 navires contre 33 à la coalition). Au lieu de respecter la traditionnelle bataille en lignes, il partagea sa flotte en deux colonnes qui enfoncèrent la ligne des vaisseaux ennemis. Les deux tiers des navires franco-espagnols furent détruits. Cette défaite mit fin aux projets français de conquête du Royaume-Uni. L'Histoire a retenu le comportement héroïque de Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Jean Jacques Étienne Lucas.

Victory, vaisseau amiral de Nelson, essaie de couper la ligne française à l'arrière de Bucentaure, vaisseau amiral de l'amiral de Villeneuve. Lucas, voyant le danger, serre son amiral avec son Redoutable et empêche la manœuvre.

Victory aborde brutalement Redoutable et s’en suit une furieuse bataille de plus de deux heures à bout portant. Nelson, en grand apparat sur le pont de son bateau et facilement repérable, est tué par un tireur français perché dans la mâture.

Bien que moins armé que Victory, 74 canons contre 104, Redoutable ne faiblit pas. Il faut l'intervention de deux autres vaisseaux anglais, Temeraire et Neptune, pour le réduire.

Temeraire (98 canons) achève Redoutable (à gauche ), vaisseau de 74 canons qui vient de combattre durant deux heures Victory, vaisseau amiral de 104 canons de Nelson. (peinture d'Auguste Mayer)

Redoutable n'était plus qu’une épave surflottante quand les Anglais le capturèrent. Il fut coulé la nuit suivante.
(source Napoléon, éditions Rencontres)