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jeudi 6 février 2014

Les vies multiples de Mona Lisa

1966-1979 Kungsholm 1979-1995 Sea Princess 1995-2002 Victoria 2002-2007 Mona Lisa 2007-2008 Oceanic II et, à partir de 2008, de nouveau Mona Lisa.
Quille posée en janvier 1964, lancement le 14 avril 1965, mis en service le 22 avril 1966.
Longueur 201,33m - Maître-bau 26,57m - Tirant d'eau 8,56m - 28891tonnes -2 moteurs Gotaverken - Puissance 25200kW - Vitesse 20 nœuds - 8 ponts - 782 passagers pour un équipage de 417.
Collection agence Adhémar
Mona Lisa (ex-Kungsholm, ex-Sea Princessex-Victoria et ex-Oceanic II) est un navire de croisière appartenant aujourd'hui à Lord Nelson Seereisen. Il a été construit en 1966 par la John Brown and Co. au chantier Clydebank en Écosse sous le nom de MS Kungsholm pour la compagnie suédoise Swedish American Line.
Le Kungsholm a été officiellement construit comme un paquebot transatlantique, mais aussi pour passer une partie de l'année comme navire de croisière.
En 1975, la compagnie Swedish American Line fait faillite et le Kungsholm est vendu à la Flagship Cruises qui l'utilise pour des voyages vers les États-Unis sous le même nom. 
Il est racheté par P and O Cruises en 1978. Il va considérablement changer son apparence et être rebaptisé Sea Princess. La société le base en Australie pour y développer le marché de la croisière. En 1995, Sea Princess est rebaptisé Victoria afin de laisser le nom à un nouveau paquebot des Princess Cruises.
En 1999-2000, Victoria est affrété par Union-Castle Line.
En 2002, il est vendu à la Holiday Kreuzfahrten. Redevenu Mona Lisa, la cheminée porte une reproduction du célèbre tableau. La société fait faillite en septembre 2006.
Royal Caribbean Cruise Line affrète alors le navire et le rebaptise Oceanic II.

Du 30 avril au 28 mai 2007, il est sous-affrété par la Louis Cruise Lines pour remplacer MV Sea Diamond, échoué en Grèce. Il est ensuite exploité par Pullmantur Cruises, filiale de Royal Caribbean Cruise Line, pour la saison d'été 2007 dans l'hémisphère nord.
Il est ensuite réaménagé en navire d'éducation (Scholar Ship) pour le programme d'éducation international, collaboration entre sept grandes universités et Royal Caribbean Cruise Line.
L’Oceanic II redevient le Mona Lisa en 2008 pour le voyagiste Lord Nelson Seereisen.

SS Oceanic à Yokohama le 17 novembre 2009, loué par Peace Boat.
A l'achèvement du contrat avec la Lord Nelson, le navire démarre un nouvelle carrière avec la Peace Boat pour la saison 2008-2009 dans l'hémisphère Nord.
Une lettre d'intention a été signé entre le propriétaire suédois actuel Lars entrepreuner Hallgren pour l'acquisition du navire en 2010. Il est prévu que certains éléments d'origine du navire seront modifiés afin de le reconvertir en hôtel flottant.

mardi 16 avril 2013

Lyubov Orlova, le navire dont on ne veut pas


«Aux beaux temps de l’URSS (sic), tandis que les chantiers soviétiques construisaient navires de guerre sur navires de guerre, les pays satellites recevaient commandes de paquebots, navires de charge et navires citernes. Les chantiers Yougoslaves Titovo Brodogradiliste Kraljevica mirent en service entre 1974 et 1977 une série de huit petits paquebots affectés à trois compagnies soviétiques : Alla TarasovaKlaudiya YelanskayaMariya Yermolova pour la compagnie Murmansk Shipping Co ; Antonia Nezhdanova, pour la Baltic Shipping Co ; Lyubov OrlovaMariya SavinaOlga Sadovskaya qui devient en 1995 l’Ocean Star et Olga Androvskaya pour la Far Eastern Shipping Co. 

On remarquera que leurs noms sont tous féminins, probablement des héroïnes comme on les honorait sous le régime communiste d'URSS. 
Lyubov Orlova (voir timbre ci-contre publié en 2001) qui nous intéresse était une star adulée (même par Staline) : chanteuse, danseuse, pianiste et actrice du cinéma, elle est décédée en 1975, à 73 ans. 
Le MV Lyubov Orlova (en hommage à une actrice russe des préférées de Joseph Staline),

est un brise-glace de classe Mariya Yermolova construit en Yougoslavie en 1976. Autrefois affrété pour des croisières en Antarctique, abandonné à quai à St. John's (Terre-Neuve), il est devenu une épave à la dérive dans l'océan Atlantique.
3900 tonneaux de jauge brute, 206 passagers pour un équipage de 100 membres, 100 mètres de long, 16,2 mètres de large, une puissance sur deux moteurs Burmeister de 3886 kw (5280cv). Rien d’extraordinaire pour des paquebots dont on ne sait ce que l’URSS au travers de ses trois compagnies en a fait sinon sur des liaisons courtes. 
La plupart de ces navires a disparu sans laisser de grand souvenir dans le monde de la croisière (sans doute parce que desservant la route du Nord, dans l'océan arctique, destination assez confidentielle à l'époque! ndlr). Seul le Alla Tarasova est devenu le Sea Adventurer (ex-Clipper Adventurer) et continue à naviguer tandis que le Lyubov Orlova fait parler de lui…. mais en mal. En effet l’ancien paquebot soviétique sous pavillon de l’île de Cook est resté amarré depuis septembre 2010 dans le port de Saint John (Newfoundland). Il a été vendu pour le prix de la ferraille (275 000 $) à un armateur iranien basé à Saint John. Pris en remorque par Charlene Hunt pour être tiré jusque vers un port Dominicain, le navire rompt sa remorque le lendemain de son appareillage en raison du mauvais temps. Laissant le navire livré à lui-même, le remorqueur revient à Saint John. Le 31 janvier, le navire off shore Atlantic Hawk retrouve l’Orlova et s’amarre sous la raison que la coque constitue un danger pour les installations pétrolières. Le 4 février, le ministère canadien du Transport fait couper la remorque sous prétexte que le navire ne pose aucun problème vis-à-vis des installations et du personnel off shore et qu’il est alors en eaux internationales. 
Depuis, le navire sans équipage dérive à 250 milles dans l’est de Newfoundland, soit 50 milles hors des eaux canadiennes. Il est surveillé pour prévenir une collision. Il dérivera ainsi libre tant qu’une nation ne considèrera pas qu’il est devenu un danger pour ses côtes ou qu’il ne coulera de lui-même. Bel exemple d’une lacune dans le droit maritime qui n’oblige pas à tirer un navire dangereux des eaux internationales vers un port refuge. L’affaire fait grand bruit au Canada. Elle rappelle celle toute récente du pétrolier Canadian Miner qui, en septembre 2011, rompit sa remorque alors qu’il était destiné à un chantier de démolition turc et finit par s’échouer sur la côte de la Nouvelle Ecosse où il est toujours. Pour nous, cela a un petit air d’Erika et de Prestige qui nous ont coûté très cher. Depuis on est sans nouvelles du navire épave.»
Source: La Lettre des paquebots n°85

MV Lyubov Orlova is a 1976 Yugoslavia-built ice-strengthened Mariya Yermolova class cruise ship. Once known for Antarctic cruises, the ship made headlines after it was abandoned dockside in St. John's, Newfoundland and then became a floating derelict in the North Atlantic Ocean in 2013.

Lyubov Orlova abandonné à quai à St. John's de Terre-Neuve en octobre 2012 après avoir été saisi pour dettes de son armateur Cruise North Expeditions.
The cruise ship Lyubov Orlova sitting derelict at dockside in St. John's, Newfoundland and Labrador, October 2012. © Dan Conlin


mercredi 2 novembre 2011

Le dos de baleine du vapeur Christopher Colombus

Le dos de baleine du vapeur Christopher Colombus.
SS Christopher Colombus, bateau d'excursion dans la région des Grands Lacs en Amérique du Nord, est resté en service entre 1893 et 1933 pour différentes compagnies: Columbian Whaleback Steamship Company (1893-1906) - Milwaukee et Chicago Transportation Co. (1906-1909) - Goodrich Transit Co. (1909-1933) - William F. Price (1933-1934) et Chriscarala Corp (1934-1936). C'est le seul "Whaleback" (navire "dos de baleine") jamais construit pour le service passagers. Conçu par Alexander McDougall*, développeur et promoteur de ces coques originales à l'origine destinées à des barges en acier. Il a été construit entre 1892 et 1893, à Superior (Wisconsin) par l'American Steel Barge Co, principal chantier naval de la région jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Avec ses 362 pieds (110 m), c'était le plus grand navire des Grands Lacs où il a été lancé. Après une carrière qui dure quatre décennies, il prit sa retraite pendant la Grande Dépression.
SS Christopher Colombus avait été baptisé ainsi pour le quatrième centenaire du premier voyage du grand découvreur.
*McDougall a développé le Whaleback comme un moyen d'améliorer la capacité des barges de suivre un navire de remorquage par mer forte. Ces coques sont caractérisées par des stries aux arêtes arrondies qui avalent la vague.

mercredi 18 mai 2011

Les voyages croisières de la compagnie Fabre dans les années 1920

Nous avons parlé hier, dans ce blog, des voyages organisés de la Transat dans les années de l'immédiat après-Première-Guerre-mondiale. Peut-être y avons-nous mis un peu trop d'enthousiasme aux yeux de certains de nos lecteurs, aussi allons-nous rappeler que pour nous toutes les compagnies sont intéressantes en présentant cette réclame pour des Voyages croisières en Méditerranée de la compagnie Fabre publiée dans L'Illustration du 19 novembre 1927. Comme, on pourra le constater, la compagnie marseillaise avait, elle aussi, pris le train en marche du voyage organisé "tout compris".


Dans L'Illustration du 19 novembre 1927, on pouvait lire cette réclame (que nous appellerions maintenant publi-rédactionnelle) qui nous remet à l'esprit que la publicité pourrait être aussi de l'information.
"Dès avant la guerre, certaines compagnies de navigation étrangères, frappées de cet état de choses (tous les détails qui, par leur minutie et leur aridité voilent en quelque sorte une partie du plaisir de la croisière), avaient essayé d'y remédier en organisant des voyages accompagnés autour du monde; ce fut le début du tourisme maritime, début difficile et onéreux, mais qui ouvrait déjà des perspectives pleines d'espoir.
L'idée fut reprise après la guerre par une compagnie marseillaise qui s'était acquis dans le transport des passagers en Méditerranée et dans l'Atlantique une réputation méritée. Il s'agissait de savoir si le public français, attiré par une organisation sérieuse et des prix modérés s'intéresserait à cette initiative.
Dès la première année, la Compagnie Fabre rencontra le succès le plus complet. Il est juste de dire qu'elle n'avait rien négligé pour donner satisfaction à ses voyageurs : confort à bord, confort à terre, intérêt partout. Plus de souci d'aucune sorte, plus de ces appels constants au porte-monnaie qui finissent par être plus odieux par leur répétition que par leur importance.
Son billet une fois payé, le voyageur trouve à bord du navire une cabine confortable, une table choisie, des divertissements quotidiens au milieu d'une société agréable et cultivée, un service plein d'attention et, à terre, le guide qu'il lui faut, l'automobile pratique, les places dans le train et sa chambre d'hôtel réservée d'avance. Ce qui paraissait irréalisable est chose banale maintenant, ce qui n'était qu'un rêve inaccessible pour la plupart est maintenant offert à tous pour une somme relativement modique, puisque le prix minimum offert ne dépasse pas 10000 francs de notre monnaie, soit 2000 francs d'avant guerre.
Il faut louer cette initiative et se féliciter gu' elle soit française. Chaque année la compagnie Fabre recommence ses croisières en Orient, et chaque année le succès s'affirme plus éclatant, si bien que les places sitôt offertes au public sont immédiatement enlevées et on ne saurait trop recommander à ceux qui désirent y participer de demander à la compagnie et à ses Agents des renseignements et de se faire inscrire au plus tôt."
ITINÉRAIRE: Marseille, Villefranche, Naples ou Alger (croisière A), Le Pirée (Athènes), Constantinople, Beyrouth, Caïffa (Jérusalem), Le Caire (Louqsor), Alexandrie, Chypre, Malte, Tunis, Messine, Ajaccio, Marseille.
Le paquebot Canada de la compagnie Cyprien Fabre (voir sur ce blog), affecté avec le Patria et le Providence au service des croisières en Méditerranée (coll. agence Adhémar)

mardi 2 novembre 2010

Publicités dans la presse pour les croisières de 1934 de la CGT et des Messageries maritimes


 Publicités dans la presse pour les croisières de 1934 de la CGT à bord de Lafayette, Colombie (voir notre blog), Mexique, De Grasse (voir notre blog) et Champlain (voir notre blog)…
 

…et des Messageries maritimes (coll agence Adhémar)