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lundi 12 août 2013

Le voilier-école Amerigo-Vespucci devant le château de Brest, à l'entrée de la Penfeld

Le voilier-école Amerigo-Vespucci devant le château de Brest, à l'entrée de la Penfeld.
 
Coll agence Adhémar
L’Amerigo Vespucci est un voilier-école italien. Il appartient à la Marina militare, la marine militaire italienne, utilisé à la formation des élèves officiers. Il est actuellement l'un des plus ancien trois-mâts carré à naviguer, le plus ancien navire-école de la marine italienne en service et un des plus grands voiliers école militaire du monde.
Le voilier porte le nom du célèbre navigateur italien Amerigo Vespucci (de qui l'on tiendrait le mot Amérique). Il est basé à Gênes.
Équipage 16 officiers et 70 marins - Gréement trois-mâts carré - Lancé le 22 février 1931
Longueur hors-tout 100,50m - Longueur de coque 82,38 m - Maître-bau 15,50 m - Tirant d'eau 7 m -Voilure 2824 m² (26 voiles) - Déplacement 4150 tonnes - Capacité 200 cadets - Tonnage 3545 tonneaux - Vitesse 10 nœuds (sous voile).
Ce voilier est la copie d'une frégate militaire de la deuxième moitié du XIXe siècle, le Re Galantuomo. Construit à Naples à la demande de Benito Mussolini, il est issu du projet de Francesco Rotundi, lieutenant colonel du Génie naval et a été entièrement construit aux chantiers navals de Castellammare di Stabia en 1930.
Sa mission était de former le officiers de la Regia Marina avec le Christophe Colomb, son sister-ship. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Christophe Colomb a été cédé à l'URSS en indemnisation de dommages de guerre. De 1946 à 1952 il a donc été l'unique navire voilier école de la marine militaire italienne. Ceci jusqu'à la mise en service de l’Ebe, une goélette brigantine construite en 1921 et achetée par la marine militaire en 1952.

jeudi 1 août 2013

Remorqueurs dans le port militaire de Brest, devant le château, dans les années cinquante


Les remorqueurs à quai devant le château de Brest. Coll agence Adhémar.
Sur la carte postale ci-dessus, à côté des remorqueurs, on reconnaît le bâtiment hydrographique L'Espérance (A756), le chasseur de mines Dompaire (M616), ex-dragueur océanique de type MSO et deux gabares de mer de type Cigale à couple.


Remorqueurs d'hier… 
… et d'aujourd'hui.
Le château de Brest est un château-fort qui domine la ville au-dessus l'embouchure de la Penfeld et de la vaste rade qui s'étend à l'ouest du Finistère. Plus ancien monument de la ville, il conserve depuis dix-sept siècles sa vocation originelle de forteresse militaire (préfecture maritime, musée, commandement de la Force océanique stratégique) dans un site d'une grande importance stratégique. Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1923.


«C'est le seul port naturel que le roi ait en mer océane. Il est si avantageusement disposé de toutes façons que s'il avait été au choix de sa Majesté d'en régler la situation et la forme, elle n'aurait pu le vouloir autrement.» 
Vauban, lettre à Louis XIV lors de sa venue à Brest.

La rade de Brest, abri naturel bien protégée par un goulet étroit, est suffisamment large pour permettre l'évolution des navires. Cette petite mer intérieure est capable d’accueillir les plus grandes flottes. Trop vaste pourtant, il lui fallait un port plus encaissé pour assurer une vraie protection aux navires, ce sera la rivière Penfeld qui descend du nord, des plateaux du Léon. Son cours sinueux casse les lames et ses hautes rives brise les rafales de vent. Ses fonds importants permettent le mouillage d'unités de fort tonnage. Là où la Penfeld rejoint la rade, elle forme un cap protégé sur trois côtés. Cette situation géographique confère à l'endroit son intérêt stratégique. Le château est construit sur cet éperon rocheux d'où il contrôle l’accès à la Penfeld et la remontée de l’Élorn vers Landerneau, et d'où il surveille une grande partie de la rade et le goulet.




mardi 26 février 2013

Le croiseur léger Jeanne d’Arc dans l'Arsenal de Brest

Deux vues de «La Jeanne» dans l'Arsenal de Brest. Pour plus d'information sur l'histoire des "Jeanne", cliquez ici.

Le croiseur léger Jeanne d’Arc amarré rive gauche de la Penfeld, en aval du pont de l’Harteloire. Les fonds sont trop faibles pour que les navires puissent être amarrés au plus près des quais, qui courent pourtant tout le long de la rivière. En service de 1931 à 1964, les photos le montre dans l'arsenal de Brest entre deux campagnes d'école d'application vers 1959-1960, donc après les modifications qui lui ont été apportées pendant la guerre. Ci-dessus, le pont de Recouvrance. (infos Alain)


L’arsenal de Brest est un ensemble d’installations militaires et navales situé dans la rivière Penfeld, à Brest, dans le Finistère, en Bretagne. Il s’agit de la seconde base navale principale française, après celle de Toulon. Dans le langage populaire ouvrier brestois, l’arsenal de Brest est aussi appelé l’arsouil.

1631-1635 Début des bases de l’infrastructure portuaire.
1674 Apparition des Magasins aux poudres, de la Cordellerie et de l’Hôpital militaire.
1683 Création de la forme de Troulan.
1746 Création des trois formes de Pontaniou à proximité des forges des ancres et des constructions navales.
1750-1751 Construction du bagne, détruit en 1947.
1807 Construction du bâtiment aux Lions abritant les magasins de l’arsenal.
1822-1827 Construction du Bassin 6 au Salou.

1858 Appropriation par la Marine nationale des quais Tourville et Jean Bart.
1864-1865 Construction du Bassin 7 au Salou.
1865 Fermeture du port de la Penfeld aux bâtiments de commerce : le port devient militaire.
1889-1896 Construction de la Jetée sud (1 500 m).
1895-1900 Construction de la Jetée ouest (200 m).
1899-1902 Transformation des quatre formes de Pontaniou en deux larges bassins, actuellement dénommés Bassin 2 et Bassin 3.
1900-1905 Prolongement de la Jetée sud sur 750 m.
1905 Construction du Quai d’Armement.
1910 Installation de la Grande Grue.

1910-1916 Creusement des deux bassins de construction et de radoub de Laninon, actuellement dénommés Bassin 8 et Bassin 9.
1911 Comblement du terre-plein du château.
1918 Construction du Quai des flottilles.
1931-1933 Fermeture de la passe ouest.
1938 Début des travaux de construction du Bassin 10 de Laninon (travaux abandonnés pendant la guerre).
1940 Construction de la base sous-marine durant l’occupation allemande. Le port militaire devient une importante base stratégique du Reich.
1963-1964 Élargissement de la jetée.
1969-1970 Construction des épis porte-avions 3 et 4.



Plus d'infos sur Brest dans ce blog, cliquez ici.

dimanche 4 septembre 2011

Une autre vue de Brest en 1903.

J'ai envie de répéter pour Brest ce qui je disais hier pour Toulon. C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo. Pourquoi faut il que nos ports de guerre aient perdu à la fois ce qui faisait leur âme et qu'ils aient subi la double peine en étant reconstruits de manière aussi vilaine?

Voici à nouveau la Penfeld vers 1903, ( une autre vue vous a déjà été présentée sur ce blog).
Le cuirassé Formidable vient de passer sous le pont national inauguré en 1861. Ce pont sera détruit en 1944 et remplacé par le pont levant de Recouvrance actuel inauguré en 1954. A droite, Brest même. A gauche, le quartier de Recouvrance et, au milieu, la Penfeld qui grouille de vie et de navires. Heureux temps! Le voilier sur la droite pourrait être l'aviso transport La Saône, école des gabiers; derrière l’hôpital maritime; à gauche les garde-côtes cuirassés Tonnerre et Fulminant, l'aviso torpilleur Fleurus, les bâtiments du 2e dépôt des équipages qui ont disparu pendant la guerre dominent Recouvrance, et au fond les ateliers du plateau des Capucins dominant la courbe de la Penfeld à cet endroit. Il ne reste pratiquement rien des bâtiments magnifiques en apparence, qui bordaient les rives de la Penfeld mais il faut mettre un bémol à mon enthousiasme, puisqu'il est dit, par ailleurs, qu'ils étaient insalubres.
Comme quoi, le pittoresque ne rime pas forcément avec le fonctionnel.

Caractéristique du cuirassé Formidable que l'on voit au premier plan:
Lancé à Lorient en 1885; en service en 1888; il sera comdamné en 1911.
Déplacement: 11910 t
dimensions: 102m x 21,24 m x 7,98 m
3 canons de 370 mm en barbettes
12anons de 140 mm en batteries
8 canons revolvers
6 tubes lance torpilles
ceinture cuirassée de 550mm
2 machines compound 3 cylindres; 12 chaudières; 8 320 cv; vitesse 15,2 n
Sister-ship à la mode du XIXe, c'est-à-dire mêmes caractéristiques générales mais silhouette assez différente: l'Amiral Baudin

Alain

mardi 6 avril 2010

Le navire-école égyptien Mahroussa à Brest

Le navire-école égyptien Mahroussa à Brest (collection Adhémar)

Mahroussa (renommé Al Horrya en 1952), construit en Grande-Bretagne par Samuda Brothers, a été lancé en 1865. Déplacement : 3762 tonnes ( 3417 lège) Dimensions : 145,72 x 13 x 5,30 de tirant d'eau. (initialement sa longueur était de 128, 5m, il fut ralongé en 1905) Motorisation : Turbine à vapeur, trois hélices. Vitesse : 15 nœuds.

Destiné au khédive d'Égypte Ismail Pasha qui le reçoit en 1868, ce yacht transporte les rois et princes d'Europe pour l'inauguration du canal de Suez, le 17 novembre 1869. Il est d'ailleurs le premier bateau à le franchir.
En 1879, il transporte Ismail Pasha vers l'exil en Italie. En 1899, le Yacht a navigué d'Alexandrie à Port Saïd pour les festivités du dévoilement de la statue de De Lesseps. En 1913, Mahroussa est utilisé pour transporter les immigrés turques, de Turquie à Alexandrie. En 1914, il transporte le dernier Khédive, Abbas Helmi II, vers l'exil imposé par les Britanniques. En 1930, c'est à bord de Mahroussa que le Roi Fouad I inaugure le port pétrolier de Port Taoufik. Le 16 Juillet 1952, après la révolution, il transporte le dernier roi Farouk et sa famille en Italie.
Bien que renommer El Horrya sous Nacer, il est toujours connu sous le nom de Mahroussa.
Le rais l'utilise dans ses voyages officiels, en Yougoslavie et aux USA par exemple.
Mahroussa est toujours utilisé comme yacht présidentiel et comme navire-école pour la marine égyptienne.

The yacht El Horriya survives in magnificent condition at Alexandria where she serves as a training ship but also has hosted the Egyptian President on occasion. She was originally built in 1865 by Samuda Brothers at Wapping, London, as the paddle steamer Mahroussa for the Khedive Ismail Pasha. The vessel, which remained in royal service until 1952, is much changed from the ship originally delivered. Lengthened by 40 ft in an Italian yard in 1872 then again by 16 ft at Inglis' yard in Glasgow in 1905, she was also converted to screw propulsion and fitted with steam turbines, which, in 1905 were still a new form of marine engineering. She has had an interesting history, being the first vessel to sail through the Suez Canal when officially opened in 1869, escorted royalty into exile, including ex-King Farouk in 1952 (at the time the ship was renamed) and even went to the United States for that country's bi-centennial celebrations in New York in 1976.

vendredi 1 mai 2009

Mutin, le plus ancien bâtiment de la Royale


Le Mutin est le plus ancien bâtiment de la Marine Nationale à flots. Ici, sur la Penfeld, à Brest. Le site Net-Marine nous donne toutes les précisions à son sujet. Parmi celles-ci, Net-Marine nous rappelle qu'il a fait partie de la flotte du SOE, le service secret britannique, dont l'histoire est racontée par Sir Brooks Richards dans son livre "Flotilles secrètes" publié aux éditions MDV.
Photo © Agence Adhemar