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jeudi 13 février 2014

13 février, Il y a un an nous quittait Loïck Fougeron

Jean Lemasson (à gauche), à 36 ans et Loïck Fougeron, à 28 ans, à bord de Nausicaa, à Dakar en 1954
13 février, Il y a un an nous quittait Loïck Fougeron… 
Le meilleur hommage est de revoir cette vidéo réalisée par Sailing News. Cliquez ici

Loïck Fougeron : Mémoires du Cap Horn
le 13 février 2013, Loïc Fougeron est reparti en Solitaire pour son ultime traversée. SI nous sommes tristes de le voir s'éloigner, nous savons qu'il nous laisse en héritage une heureuse et totale complicité avec les océans et les bateaux. La porte qui s'est ouverte sur la mer pour Nicole Van de Kerchove vient à nouveau de s'ouvrir pour Loïck. Je suis sûr que tous ces marins, nos héros, se retrouvent ensemble pour naviguer au delà du Rayon Vert.
A Anne, son épouse
A sa famille et aux amis
Olivier Champeaux


Pour mieux connaître Loïck Fougeron. cliquez ici

samedi 16 février 2013

Hommage à Loïck Fougeron


Loïck Fougeron : l'obsession du cap Horn (rediffusion)
Né en 1926 à Saint-Marc-sur-Mer près de Saint-Nazaire, Loïck Fougeron pratique la voile dès son plus jeune âge. Marqué par sa rencontre avec un capitaine au long cours à la retraite, il ressent l’appel du grand large au point d’être le second français avec Bernard Moitessier à participer au Golden Globe Challenge en 1968. Son rêve : passer le Horn. Un but ultime qu’il finira par atteindre en 1976 après plusieurs tentatives à bord de Captain Browneson ketch en acier. Il s’est éteint exactement 37 ans plus tard, le 13 février 2013. Ce portrait vidéo lui rend hommage.

dimanche 14 septembre 2008

Avez-vous lu Men Glaz ?

A gauche, sans doute le Men Glaz (A1130). A droite, le Hortense-Yolande (EL 5067). Les deux thoniers sont tirés par un remorqueur pour franchir la passe d’Etel. Ce serait l’unique photo du Men Glaz

… Ce qui explique que sur la couverture du livre Men Glaz, dans son édition de 1999, c’est un autre thonier, l’Avenir de Famille (CC2186) qui est représenté.

Jean Lemasson (à gauche), à 36 ans et Loïck Fougeron, à 28 ans, à bord de Nausicaa, à Dakar en 1954.

En rangeant quelques dossiers, je suis tombé sur un article de Laurent Charpentier, paru dans Voiles et voiliers n°423 de mai 2006 et intitulé «Jean Lemasson, marin lettré». Il m’est alors venu l’envie de relire Men Glaz. Quel plaisir rare ! Celui de lire un récit de mer qui se dévore comme un roman. Tout sonne juste dans cette histoire d’un thonier à voile que l’auteur a destiné au cabotage sur les côtes d’Afrique du Nord. On y retrouve l’esprit qui devait régner à l’époque où les voiles de travail étaient encore fréquentes (goélettes, mahonnes, kamakis et gangaviers). C’est aussi une histoire d’hommes, jamais niaise ni nombriliste, écrite avec vigueur et style. «Ici, tout était simple, nous n’avions qu’une seule chose à faire, conduire le navire, l’aider : nous étions un équipage à la mer, un seul corps au service du bateau, sans autre choix que celui de la route, toute notre volonté tendue pour déjouer les caprices du vent et la souveraine indifférence de la mer. […] je comprenais mieux la parole de Gus : A la mer, je sais ce que j’ai à faire ; à terre, ça ne va plus. Je ne sais pas marcher seul.» La vie de Jean Lemasson est un roman rocambolesque, c’est elle que l’on retrouve entre les lignes de Men Glaz.

BIOGRAPHIE : Jean Lemasson était né en 1918 en Ille-et-Vilaine.
En 1934, première campagne de pêche à Terre-Neuve et début d’une vie consacrée à la mer. En 1936, il s’engage pour cinq ans dans le Royale.
C’est en 1946 qu’il achète Men Glaz, un thonier d’Étel, construit dans les années trente. Il cabotera dessus trois ou quatre ans avant qu’un incendie détruise le bateau.
En 1954, il fait la traversée vers les Antilles sur Nausicaa avec Loïck Fougeron*.

A bord du Nausicaa, à Casablanca, en 1954, Jean Lemasson (à droite) et Loïck Fougeron discutent avec le Captain Brown, l’un des personnages haut en couleur que Jean avait rencontré en 1951 au cours de ses pérégrinations. Cet excentrique vieillard, ex-contrebandier et gardien d'une armada de yachts à l’abandon, avait gagné ses galons de commandant lors de la guerre hispano-américaine de 1898 ! Il séduira tant Loïck qu’il donnera son nom au voilier qu'il utilisera pour la première course en solitaire autour du monde, en 1968.

En 1960, Jean Lemasson est l’un des premiers à faire du charter de voiliers sur Maylis de Loïck Fougeron. La première saison, le bateau accueille Martine Carol.
En 1961, il publiera Pêcheurs d’éponge et chiens de mer et c’est en 1963 qu’il publiera Men Glaz
(toujours disponible aux éditions MDV Maîtres du Vent)
Jean Lemasson est décédé en 1991.

*Loïck Fougeron est l’auteur de Si près du Cap Horn et Rayon vert au Cap Horn (toujours disponible aux éditions MDV Maîtres du Vent)