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vendredi 2 mai 2014

La construction navale italienne par le timbre, série 3-4


De 1977 à 1980, la Poste italienne publia quatre séries annuelles de quatre timbres commémorant la construction navale italienne à travers le temps par des exemples de nouveautés pour chaque époque.
Voici la troisième série composée du croiseur Dandolo (Corazzata "Dandolo"), du sous-marin Carlo Fecia di Cossato (Sommergibile "Carlo Fecia di Cossato"), du trois-mâts Cosmos (Nave "Cosmos"), du traversier Deledda (Traghetto "Deledda"), 

jeudi 1 mai 2014

La construction navale italienne par le timbre, série 2-4


De 1977 à 1980, la Poste italienne publia quatre séries annuelles de quatre timbres commémorant la construction navale italienne à travers le temps par des exemples de navires significatifs pour chaque époque.
Voici la deuxième série composée de la corvette Benedetto Brin (Corazzata "Benedetto Brin"), de la frégate Lupo (Fregata "Lupo"), du brigantin ligure Fortuna (Brigantino Fortuna) et du porte-conteneurs Africa (Nave porta container "Africa"), .

vendredi 25 avril 2014

mercredi 23 avril 2014

Les British antarctic territory honorent par le timbre les présidents de la Royal Geographical Society

Des présidents de la Royal Geographical Society ont fait l'objet d'une série de timbres postes émis pour célébrer les cent cinquante ans de la société géographique par les territoires britanniques de l'Antarctique (British Antarctic Territory). Nous avons souvent parlé de ces territoires arctiques dans ce blog (cliquez ici).
Si les décors évoquent les campagnes de découverte de l'Antarctique, les présidents célébrés n'ont que peu ou rien à voir avec les British Antarctic Territory, ainsi de Lord Curzon, vice-roi des Indes et spécialiste de l'Asie centrale !
John Barrow (1764-1848), président en 1835 de la Royal Geographical Society. 
Sir John Barrow obtient en 1804 le poste de deuxième secrétaire de l'Amirauté par le vicomte Melville, un poste qu’il occupe durant quarante ans. Grâce à sa position à l’Amirauté, Barrow est un grand promoteur des voyages d’explorations en Arctique dont ceux de John Ross (1777-1856), de Sir William Edward Parry (1790-1855), de Sir James Clark Ross (1800-1862) et de Sir John Franklin (1786-1847). Le Point Barrow, le point le plus septentrional de l’Alaska, lui a été dédié.
Sir Clement Markham (1830-1916), président en 1893 de la Royal Geographical Society.
Sir Clements Robert Markham est un explorateur, écrivain, géographe et officier britannique. En 1844, il entre à la Royal Navy, où son navire est envoyé à la recherche de l'expédition Franklin.
En 1874, il assiste George Nares lors d'une de ses expéditions dans l'Arctique et l'accompagne jusqu'au Groenland, où il prônera toujours des méthodes comme le manhauling (halage des traîneaux à force d'homme), alors que d'autres (comme Roald Amundsen) s'inspireront des peuplades du Grand Nord comme les Inuits habituées à dresser des chiens de traîneaux.
De 1863 à 1888, il est secrétaire de la Royal Geographical Society, dont il sera président pendant douze ans à partir de 1893.
En plein âge héroïque de l'exploration en Antarctique (1895-1922), il organise des levées de fonds pour y envoyer un digne représentant de l'Angleterre. Protecteur du jeune officier Robert Falcon Scott à qui il confie l'expédition Discovery en 1911, il dénigre Ernest Shackleton lieutenant de la Marine marchande. L'expédition Discovery marque sa présidence à la Royal Geographical Society, et celle du Terra Nova confiée une fois encore à Scott sera la tragédie polaire historique à laquelle son nom sera attaché à jamais, même s'il avait quitté la Royal Geographical Society en 1905.
Lord Curzon (1859-1925), président en 1911 de la Royal Geographical Society.
 George Nathaniel Curzon, 1st Marquess Curzon of Kedleston, vice-roi des Indes de 1899 à 1905, ministre des Affaires étrangères de 1919 à 1924. Cet explorateur obtient la médaille d'or de la Royal Geographical Society pour l'exploration des sources de l'Amu Darya. Ce spécialiste de l'Asie centrale n'a aucun lien avec l'antarctique.


Admiral Sir William Edmund Goodenough (1867-1945), président en 1930 de la Royal Geographical Society.
L'amiral Sir William Edmund Goodenough est un des héros de la Première Guerre mondiale. Il participa à tous les grands combats de celle-ci. En revanche, pas de trace de lui en Antarctique de près ou de loin.

Admiral James Wordie (1889-1962), président en 1951 de la Royal Geographical Society.
Sir James Mann Wordie était un géologue et explorateur polaire écossais. Ses travaux le mirent en relation avec Frank Debenham et Raymond Priestley, qui étaient membres de la seconde expédition en Antarctique de Robert Falcon Scott.
En 1914, James Wordie se joignit à sir Ernest Shackleton pour son expédition en Antarctique au cours de laquelle il officia comme géologue et chef de l'équipe scientifique. Malgré l'échec final de l'expédition, Wordie réussit à entretenir le moral du groupe et à faire des observations scientifiques en matière d'océanographie et de ice pack. Il récolta aussi d'importants spécimens géologiques.
Wordie a navigué dans neuf expéditions polaires dont celle de l'Endurance. Au cours des années 1920 et 1930, il a effectué de nombreux voyages en Arctique et a contribué à faire éclore une nouvelle génération de jeunes explorateurs comme Vivian Fuchs, Gino Watkins et August Courtauld. Il devint le plus vieux vétéran de l'exploration britannique des pôles, et peu d'expéditions quittaient la Grande Bretagne sans le consulter. Il était membre du conseil d'administration du Scott Polar Research Institute (SPRI) et président de la Royal Geographical Society. À la SPRI, il assista Fuchs dans la première traversée de l'Antarctique, ce qui était le but premier de Shackleton en 1914.

Sir Raymond Edward Priestley (1886-1974), président en 1961 de la Royal Geographical Society.
Sir Raymond Edward Priestley était un géologue et géographe britannique. Il participa à l'expédition Nimrod d'Ernest Shackleton (1907-1909) où il travailla avec Edgeworth David, puis à l'expédition Terra Nova de Robert Falcon Scott (1910-1912) en remplacement de Allan Thomson. Il cofonda avec Frank Debenham le Scott Polar Research Institute.


vendredi 28 mars 2014

Honneur philatélique à Révolution d'Octobre


En 1973, la Poste d'Union soviétique édita tout une série de timbres en hommage à ses grands navires dont Révolution d'Octobre. Collection agence Adhémar.

Révolution d'Octobre après la mise à niveau de 1934.
Gangut est un cuirassé de la classe éponyme qui servit dans la marine impériale de Russie de 1911 à 1917 puis dans la marine Soviétique de 1917 à 1956. Le 27 juin 1925, il est rebaptisé Révolution d'Octobre. Il prit part à trois conflits: Première Guerre mondiale, Guerre d'Hiver (1939-1940) et Seconde Guerre mondiale. Pour en savoir plus sur Gangut et les derniers cuirassés du tsar, cliquez ici.
Gangut, cuirassé de la classe éponyme lancé en 1911 aux chantiers de l'Amirauté à Saint-Pétersbourg pour la flotte de la Baltique.
En raison de son comportement héroïque lors de la défense de Léningrad, Révolution d'Octobre reçut l'ordre du Drapeau rouge.

mardi 18 mars 2014

La grande Armada de Rouen au tournant du XXIe siècle

La troisième édition de la grande Armada de Rouen date de 1999 et porte le nom d'Armada du siècle. La manifestation a commémoré la fin du deuxième millénaire. Elle s'est déroulée du 9 juillet au 18 juillet 1999. Une émission de timbres-poste de France est émise le 12 juillet à cette occasion, dans la Collection Jeunesse ; elle représente dix des voiliers participants.
L'Armada est un large rassemblement de grands voiliers organisé à Rouen, en Seine-Maritime. Il est un des évènements importants du monde de la mer. Il a lieu tous les quatre à cinq ans sur les quais de la Seine, au sein même de la métropole normande.

Cette manifestation dure en général une dizaine de jours. Au terme de ces dix jours, les navires descendent la Seine les uns à la suite des autres. Cette «parade de la Seine» s'achève au large de Honfleur et du Havre et les navires retrouvent alors la mer.
L'Armada du Siècle a reçu les grands voiliers suivants : Antigua (Pays-Bas), Aphrodite (Pays-Bas), Asgard II (Irlande), Belem (France), Belle Poule (France), Capitan Miranda (Uruguay), Christian Radich (Norvège), Dar Młodzieży (Pologne), Étoile (France), Étoile Molène (France), Europa (Pays-Bas), Fryderyk Chopin (Pologne), Frya (Royaume-Uni), Iskra II (Pologne), Kaskelot (Royaume-Uni), Khersones (Ukraine), Loth Lorien (Pays-Bas), Libertad (Argentine), Lord Nelson (Royaume-Uni), Mary-Anne (Allemagne), Mir (Russie), Oosterschelde (Pays-Bas), Palinuro (Italie), Pogoria (Pologne), La Recouvrance (France), Shabab (Oman), Sagres II (Portugal), Simon Bolivar (Venezuela), Sorlandet (Norvège), Statsraad Lehmkuhl (Norvège), Sawn (Pays-Bas), Thalassa (Pays-Bas), Zénobe Gramme (Belgique).

lundi 17 mars 2014

Cinquantenaire du lancement du schooner Resolution en 1925

En décembre 1975, l'île de Norfolk (pour en savoir plus sur Norfolk, cliquez ici) a édité deux timbres commémorant le cinquantième anniversaire du lancement du schooner Resolution, sans doute nommé ainsi en hommage à James Cook qui découvrit l'île de Norfolk en 1774, à son second voyage vers le Pacifique Sud à bord du HMS Resolution.
De 1923 à 1925, de nombreux îliens furent engagés dans le projet un peu fou de construire une goélette de 61 pieds à partir de bois locaux. Resolution, construit à Emily Bay, était l'accomplissement d'un rêve, celui des habitants de Norfolk de posséder leur propre navire pour relier la Nouvelle Zélande. Le lancement eut lieu en décembre 1925, il avait fallu pour ça creuser un canal à travers les récifs. Sa première cargaison de fruits locaux fit le voyage au nouvel an sous le commandement de George P. Christian. Le trajet dura plus que prévu et une partie de la cargaison fut perdue. Resolution reçut par la suite un moteur mais cela n'arrangea guère ses affaires… Racheté par Burns Philp and company Ldt en 1927, il servit au commerce dans les îles Tonga, Fidji et aux Nouvelles Hébrides. Il disparut mystérieusement de son amarrage à Port Vila Harbor (Nouvelles Hébrides).



Cinquantenaire du lancement de Resolution en 1925, célébré par deux timbres émis par l'île de Norfolk. Collection agence Adhémar

lundi 10 mars 2014

Les îles Salomon commémorent la fin de la Guerre du Pacifique par quatre timbres de porte-avions

Le Japon fit officiellement sa reddition aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne et à l'Union soviétique le 2 septembre 1945. En 1995, les îles Salomon ont commémoré le cinquantenaire de la fin de la guerre dans le pacifique par une série de quatre timbres représentant des porte-avions (dont un japonais) ayant participé au conflit.
Les Îles Salomon (en anglais Solomon Islands) forment un État situé dans le Sud-Ouest de l’océan Pacifique, et à l'Est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. C'est une monarchie membre du Commonwealth of Nations. De très durs combats eurent lieu dans ces îles entre États-Unis et Japon durant la Seconde Guerre mondiale, rappelez-vous des Diables de Guadalcanal !
Sur ces timbres sont représentés les vice-amiral Chuichi Nagumo et son navire Akagirear-amiral Franck J. Fletcher et l'USS Yorktownvice-amiral Robert L. Ghormley et l'USS Waspvice-amiral William F. Halsey et l'USS Enterprise.
L'Akagi est lancé en avril 1925 et entre en service en mars 1927. Il déplaçait 36500t. L'Akagi et le Kaga formaient la première division de l'amiral Chuichi Nagumo. Ils seront tous les deux coulés en juin 1942 durant la bataille de Midway.Pour en savoir plus sur Akagi, voir ce blog.




mercredi 5 mars 2014

Fortune et Gros Ventre honorés par les Taaf

Les trois-mâts La Fortune et Gros Ventre honorés par des timbres édités par les Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) en 1988. Flûte La Fortune de 24 canons et 200 hommes d'équipage et gabarre Gros Ventre de 16 canons et 100 hommes.
Les Iles Kerguelen sont officiellement françaises depuis la prise de possession effectuée en janvier 1893 par l'aviso l'Eure, commandé par le capitaine de frégate Lieutard. 


Cartes premier jours avec tampons de Port-aux-Français.
A la recherche du fameux continent austral, le chevalier et lieutenant de vaisseau Yves Joseph de Kerguelen Trémarec découvrit le 12 février 1772 une terre nouvelle lors d’une expédition ordonnée par le roi Louis XV à bord de deux navires, le Gros Ventre et La Fortune. Le 13 février 1772, l’enseigne de vaisseau de Boisguehenneuc en prit possession au nom du roi de France.
Un second débarquement eut lieu le 6 janvier 1774 sur cette terre qu’il croyait être une avancée du continent austral. C’est James Cook qui, lors de son troisième voyage de circumnavigation, prouva l’insularité de cette terre qu’il baptisa « Iles de la Désolation » avant de lui donner l’appellation d’« archipel de Kerguelen » en l’honneur de son découvreur.

jeudi 23 janvier 2014

Les ouragans d'Apia (Samoa) de 1889

En 1984, la commémoration de la 250e année d'édition de la Lloyd's List a donné lieu à l'émission d'une série de timbres par la poste de Nauru (Micronésie). Nous avons déjà évoqué cette série de timbres. Cliquez ici. Sur le même modèle et à la même occasion, voici une série de timbres éditée par les îles Samoa. 
Les Samoa, État indépendant de Polynésie, comprenant quatre îles habitées (Upolu, Savai'i, Manono et Apolima) et six îlots inhabités, dans le sud de l'océan Pacifique. Cet État constitue la partie occidentale de l'archipel des Samoa, la partie orientale est sous administration américaine. 



Pour commencer, ce timbre évoquant les ouragans de 1889, un épisode particulièrement dramatique de l'histoire du port d'Apia, capitale des Samoa…
La baie d'Apia est le théâtre d'une catastrophe navale le 15 mars 1889, quand sept navires militaires allemands, britanniques et américains refusent de quitter le port à l'approche d'un ouragan. Ils sont tous coulés ou échoués à l'exception du croiseur britannique HMS Calliope, qui parvient avec peine à quitter le port et à échapper à la tempête, et de la corvette de la Kaiserliche Marine, SMS Olga qui, après avoir s'être échoué, est réparée et gagne Matautu. Près de 200 marins perdent la vie ce jour-là et six navires sont perdus.

…et un timbre montrant Apia aujourd'hui.


Apia est une ville du Pacifique, capitale des Samoa. Elle se situe sur l'île d'Upolu, l'une des deux principales îles de l'archipel. Apia est située sur la côte nord de l’île Upolu, dans un port naturel à l’embouchure de la rivière Vaisigano. 


Apia aujourd'hui (environ 40000 habitants), les bâtiments officiels de la capitale.
Apia au début du XIXe siècle.

lundi 20 janvier 2014

HMS Imperieuse saluant le drapeau, centième anniversaire de l'annexion de l'île Christmas

HMS Imperieuse saluant le drapeau. HMS Imperieuse saluting the flag
Le territoire de l'île Christmas* a édité le timbre ci-dessus le 8 juin 1988 pour le centenaire de son annexion par les Britanniques, le 6 juin 1888. C'est le Captain William H. May à bord de son cuirassé HMS Imperieuse qui prend possession du caillou inhabité au nom de Sa Gracieuse Majesté au son des 21 coups de canon réglementaires. 
«The island is of little or no strategic value, though it might be irritating to have any other flag over it than our own.» L'annexion avait été demandée par White Hall qui s'irritait que cette île de peu ou pas d'intérêt stratégique porte un autre drapeau que l'Union Jack ! O tempora, o mores…
*L'île Christmas est une île et un territoire extérieur australien situé dans l’Océan Indien, à environ 350 km de l'île de Java, à moins de 1 600 km des côtes australiennes.

HMS Imperieuse a été construit sur les chantiers de Plymouth et lancé le 18 décembre 1883. Ce croiseur-cuirassé servit d'abord comme navire-amiral de la flotte de Chine avant d'être affecté à la flotte du Pacifique. Il fut utilisé comme dépôt à Portland en 1905 sous le nom de HMS Sapphire puis repris son nom en 1909. Il sera démoli en septembre 1914.

On doit à HMS Amethyst la première exploration sérieuse de l'île Christmas (ce qui nous fournit un autre timbre). C'est en 1857 que le capitaine Grenfell, escalada le plateau de 400m de haut qui domine l'île. HMS Amethyst est un 26 canons (22 de 9 livres, 4 de 3 livres) de la classe Spartan, déplacement 924t, 39,93m de long, maître-bau de 12,5m, équipage de 240 hommes. Ce voilier a été construit sur les chantiers de Plymouth et lancé le 7 décembre 1844. Il fut ensuite vendu pour être transformé en navire-câblier en octobre 1869. Collection agence Adhémar


HMS Imperieuse, Royal Navy armoured cruiser built at Portsmouth Dockyard and launched on 18th December 1883. HMS Imperieuse served as flagship to the China Station 1889-1894 and moving to the Pacific Station 1896 -1899. She became a destroyer depot ship at Portland in 1905 and was renamed HMS Sapphire but reverting to HMS Imperieuse again in 1909. She was finally scrapped on 24th September 1914. 
Displacement 8,400 tons, Length. 315 feet. beam 62 feet.  Draught 27.33 feet.   Horsepower 10,000 giving 16.75 knots. Armament. Four 9.2 inch guns,  six 6-inch guns. and six 14-inch torpedo Tubes.  Armour. Belt amidships 10 inches. with 9 -inch Bulkheads. 8 inch Barbettes, No armour on Lesser Guns. 3 inch protective deck for and aft and on top of belt. 9 inch Conning tower.





Pour plus d'infos sur ce cuirassé (en anglais), cliquez ici.

jeudi 9 janvier 2014

Bateaux pour les îles Fidji 2/2

Suite du 8 janvier 2014…
A l'occasion de l'International Stamp Exhibition de Londres en 1980, les îles Fidji ont émis quatre timbres de bateaux représentant Southern Cross de 1873, Levuka de 1910, Matua de 1936 et Oronsay de 1951. (collection agence Adhémar)



Dans les années 1930, les touristes commencent à fréquenter les îles du pacifique. C'est pour eux et le transport des îliens que les cargos sont aménagés, cabines et pont. Le plus célèbre de ces navires fut le bananier MV Matua – lancé en mars 1935 pour l'Union Steamship Cy d'Auckland sur le chantier R. and W. Hawthorn Leslie and Co. Ltd. à Hebburn-on-Tyne, Angleterre –, qui eut les faveurs de Sa Majesté Salote Tupou, reine de Tonga. Il desservait depuis la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji, Tonga et Samoa. Il pouvait recevoir 39 passagers en cabines de deux couchettes avec hébergement complet alors que la centaine de voyageurs du pont devait pouvoir à tous (couchages et nourriture). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il poursuit son service mais devient vite un auxiliaire précieux pour le transport de troupe. Il est alors repeint en gris. Il traverse la guerre sans encombre et est récompensé pour sa bravoure par une plaque commémorative et de l'argent pour l'équipage.
En 1952, il est transféré au service de traversier inter-îles Wellington - Lyttelton pendant l'hiver, tandis que Rangatira et Hinemoa subissent des révisions.
En 1968, MV Matua est remplacé par Taveuni. Il est moué puis vendu à E. K. Litojua de Manille et renommé Sultan K.L. En 1969, un typhon le jette à la côte dans la baie de Manille. En 1970, il est démoli à Kaohsiung,Taiwan.



Matua dans le port de Christchurch, au sud de la Nouvelle-Zélande.
Matua seen in Lyttelton being port of Christchurch in the South Island of New Zealand
© Dave Edge
Matua portant les couleurs de l'Union Steamship Cy sur sa coque, verte, liserée d'un ruban jaune. Matua is seen here with her traditional Union Steamship Green Hull and yellow ribbon around her hull.
Length/longueur 355.2 feet (108,26m) Beam/maître-bau 50.5 feet (15,39m) Craft/tirant d'eau 21.75 feet (6,63m) Displacement 4166 tons - Propulsion Two sets of Armstrong-Sultzer six cylinder diesel engines - Speed/vitesse 16.6 knots/nœuds max, vitesse de service 15.1 knots/nœuds -Cargo capacity 2,500 tons, partially refrigerated.
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SS Oronsay est le deuxième paquebot de l'Orient Line construit après la Seconde Guerre mondiale. C'est le sister-ship d'Orcades. Il a été terminé en 1951 au chantier Vickers-Armstrongs de Barrow-in-Furness mais il faudra plusieurs mois avant de la mettre en service à cause d'un incendie. Oronsay a été en service sur les lignes australienne depuis la Grande-Bretagne en passant par le canal de Suez Canal jusqu'à 1953. Sa décoration intérieure et son confort en faisaient l'un des plus beaux de l'époque. En 1960, l'Orient Line a été absorbée par la P and O et Oronsay a été reconverti en navire de croisière jusqu'à sa démolition en 1975.


RMS Oronsay à quai à Auckland (Nouvelle-Zélande) en août 1958. RMS Oronsay seen at Princess Wharf Auckland New Zealand in August 1958. © Roger Eastwood
Oronsay et le Chusan à Ténérife dans les années 1970.Oronsay and PandO liner Chusan meet up in Tenerife in the 1970’
Pour en savoir plus sur Chusan et la P and O, cliquez ici.

mercredi 8 janvier 2014

Bateaux pour les îles Fidji 1/2



La République des Fidji est un pays d'Océanie situé dans l'océan Pacifique sud, à l'est du Vanuatu, à l'ouest des Tonga et au sud des Tuvalu. Les Fidji se composent de 322 îles, dont environ un tiers sont habitées. Les deux îles les plus importantes sont Viti Levu et Vanua Levu. Viti Levu accueille la capitale Suva et presque les trois quarts de la population y habite. La République est indépendante depuis 1970. Suite au coup d'Etat de 2006, elle a été exclue du Commonwealth.
A l'occasion de l'International Stamp Exhibition de Londres en 1980, les îles Fidji ont émis quatre timbres de bateaux représentant Southern Cross de 1873, Levuka de 1910, Matua de 1936 et Oronsay de 1951. (collection agence Adhémar)



Le SS Southern Cross (Croix du Sud) est un baleinier norvégien de 45m et 520t, à l'origine appelé Pollux, qui a été reconverti en navire océanographique avant d'être réutilisé pour la chasse aux phoques.
Construit à Arendal, en Norvège, par l'armateur Colin Archer, il fut racheté par Carsten Borchgrevink pour l'expédition Southern Cross en Antarctique qui reconnut la mer de Ross.
Il a ensuite été racheté par Baine Johnston qui l'envoya à la chasse aux phoques vers Terre-Neuve à partir de 1901.
Il fut perdu en mer le 31 mars 1914, au retour d'une campagne de chasse, en même temps que SS Newfoundland, pendant une tempête au large de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce furent les pires pertes maritimes de la région avec 173 membres d'équipage d'un côté et 78 de l'autre. 
Le trois-mâts barque mixte voile/vapeur SS Southern Cross utilisé par l'expédition antarctique britannique de 1898-1900. Il est ici, en 1898, dans l'estuaire de Derwent, en Tasmanie. C'était un baleinier construit en 1886 sous le nom de Pollux et reconverti pour l'expédition de Carsten E. Borchgrevink.  
Expedition ship SS Southern Cross in the Derwent, Tasmania, used at The British Antarctic Expedition 1898–1900. She was built in Norway in 1886 as whaling ship Pollux.


Le paquebot Levuka, construit au chantier Alexander Stephen and Sons de Glasgow, porte le nom de la première capitale coloniale des Fidji, cédée aux Britanniques en 1874.
Levuka, vapeur quadruple expansion, double hélices, 15 nœuds, lancé le 2 octobre 1910 - 6129 grt - 400.3 feet - 55.1 feet, appartenait à l'Australasian United Steam Navigation Company de Sydney. Racheté en 1926 par la Lloyd Brasileiro de Rio de Janeiro sous le nom de Pedro II. Il est démoli au Brésil en juillet 1963. 
Suite demain 9 janvier 2014…

vendredi 3 janvier 2014

Les précurseurs : Le porte-avions à catapulte Schwabenland, de la marine allemande

Un hydravion Dornier a décollé du porte-avions à catapulte Schwabenland, de la marine allemande. Collection agence Adhémar 
La poste paraguayenne a édité en 1983 une série de timbres célébrant les premiers porte-avions, dits «les précurseurs». L'un d'entre-eux, ci-dessus, présente le porte-avions à catapulte Schwabenland, de la marine allemande. Voir Dedalo, autre précurseur, dans cette collection, cliquez ici
La catapulte du Schwabenland
En fait, loin d'être un porte-avions, Schwabenland était un cargo mixte équipé d'une catapulte à vapeur et de moyens de levage pour les dix tonnes de ses deux hydravions Dornier Do J, le Passat et le Boreas. Il sera utilisé dans l'expédition antarctique allemande de 1938.


Photo aérienne du trois-mâts de 46m Gausspris dans les glaces, pendant la première expédition antarctique allemande.
Comme beaucoup d'autres pays, l’Allemagne lança plusieurs expéditions dans la région antarctique à la fin du XIXe siècle. La première expédition est menée par le professeur de géologie Erich Dagobert von Drygalski en 1901. L’expédition composée de 27 hommes dure plus de deux ans car le navire, le Gauss, reste bloqué plus de 14 mois dans la banquise. Ils étudient entre autres le climat, la géographie et le magnétisme et on leur doit la découverte de la terre Guillaume II.


Deutschland
Meteor 
La deuxième expédition officielle (1911-1912) est menée par Wilhelm Filchner. Il veut vérifier que l’Antarctique est bien constitué d'une seule terre. Il n’atteint pas son objectif principal, mais son navire, le Deutschland, pénètre en mer de Weddell, qui était alors inexplorée.
En 1925, une autre expédition a eu lieu sous la direction d'Albert Merz avec le Meteor


Schwabenland en 1938
La quatrième expédition (1938-1939), menée par Alfred Ritscher, a pour principal objectif de sécuriser une zone en Antarctique pour la pêche à la baleine. A cette époque, l'huile de baleine était la principale matière première pour la fabrication de margarine et de savon, et l’Allemagne en achetait 200 000 tonnes/an aux Norvégiens.
Le 17 décembre 1938, le cargo mixte Schwabenland part de Hambourg avec 33 personnes à bord. Le bateau accoste en janvier 1939 (4° 15´O-69° 10´S) et la reconnaissance commence. Les semaines suivantes, les deux hydravions Dornier Do J du navire, le Passat et le Boreas effectuent un quinzaine de vols, quadrillant la zone et réalisant plus de 11 000 photographies aériennes. Une base temporaire est installée et trois drapeaux nazis sont plantés. Au mois de février, le bateau repart pour l’Allemagne.

Deux autres expéditions étaient planifiées pour les étés 1939-1940 et 1940-1941 mais elles furent annulées. La deuxième expédition devait étudier la faisabilité de l’implantation de bases navales, probablement en vue de s'imposer sur le continent et de contrôler une partie de l’océan Indien et du passage de Drake.


Carte de la Nouvelle Souabe (Neu Schwabenland) revendiquée par les Allemands.
Aucun pays ne reconnut les revendications allemandes et le traité sur l'Antarctique suspend toujours toutes les revendications territoriales. Aujourd'hui, la base antarctique Neumayer est située sur la banquise, à proximité de cette zone.

mardi 31 décembre 2013

Les précurseurs : Le porte-avions puis porte-hélicoptères Dedalo (ex-USS Cabot), de la marine espagnole

Un Harrier AV-8A Matador décolle du porte-avions Dedalo de la marine espagnole. Collection agence Adhémar 
La poste paraguayenne a édité en 1983 une série de timbres célébrant les premiers porte-avions, dits «les précurseurs». L'un d'entre-eux, ci-dessus, présente Dedalo de la Marine espagnole, ex-USS Cabot de l'US Navy.
Le porte-avions Dedalo était un porte-avions léger, lancé en tant que USS Cabot CVL-28 pour l'US Navy. Il est entré au service de l'Armada espagnole en 1967.

 Le porte-avions USS Cabot CVL-28 de l'US Navy en mer le 26 juillet 1945, en route pour l'atoll d'Eniwetok, dans les îles Marshall. Appartenant à la Task Force 12.3, il est parti deux jours plus tôt de Pearl Harbour.
USS Cabot, porte-avions léger de la classe Independence, convertis à partir de croiseurs légers de la classe Cleveland pour la Seconde Guerre mondiale. Mis en chantier sous le nom de Wilmington (CL-79) en mars 1942 au New York Shipbuilding Company de Camden, New Jersey. Reclassé en porte-avions léger en juin 1942. Lancé en avril 1943 et opérationnel en juillet 1943. 
Aéronefs en octobre 1944: 24 F6F Hellcat 9 TBF Avenger
En service dans le Pacifique, le 25 novembre 1944 pendant la bataille de la Mer des Philippines, il est touché sur le pont d'envol par un avion kamikaze qu'il venait d'abattre. Il lui faudra quelques réparations avant de reprendre ses activités le 11 décembre 1944.

Après la guerre, il est placé en réserve en février 1947, mais il est remis au service actif en tant que support ASW (guerre anti-sous-marine). Revenu à la réserve en 1955, il a été relancé en 1965 et préparé pour son entrée dans la marine espagnole.

Vue aérienne du porte-avions espagnol Dédalo. A sa poupe, quatre avions Harrier sont prêts, disposés en "Croix magique". Cette façon de garer les avions permet le décollage rapide de quatre avions contrairement à la position classique du garage en épis.
An aerial port bow view of the Spanish aircraft carrier Dedalo (R01) underway.
Vista aéra del
Dédalo (R-01); a popa cuatro Harrier matador preparados para efectual el "cruzado mágico", que permitía poner en el aire 4 aviones alargando la carrera al hacer esta en diagonal.
Dédalo est d'abord loué à l'Espagne pour cinq ans mais sera finalement acheté. En octobre 1969, il participe aux manœuvres franco-espagnol Faron IV, près de Barcelone, ayant à son bord l'alors prince Juan Carlos de Borbón y Borbón. 
En octobre 1977, il participe aux exercices militaires "Sea Canaries" aux Canaries. Le 9 août 1978, c'est un exercice anti-sous-marin dans les eaux de Cartagena avec les frégates Baleares (F-71) et Estrémadure (F-75), les destroyers Lépante (D-21) et Roger de Lauria (D-42) et le sous-marin américain USS Shark. A Cadix, en novembre, avec d'autres unités, il intègre les manœuvres ARDEX-78 qui consistaient en l'assaut de la plage de Carboneras. 
En avril 1980, il a participé à des manœuvres navales dans les eaux de la baie de Palma de Mallorca.
Le 20 janvier 1983, ses hélicoptères réussissent à sauver 8 membres de l'équipage du cargo  polonais Kudowa Zdroj, qui coulait à sept miles d'Ibiza suite à un déplacement de sa cargaison.
Dédalo sera le navire amiral de l'Armada espagnole jusqu'à l'entrée en service du Príncipe de Asturias (R-11). Le Prince des Asturies avait d'ailleurs parfait sa formation militaire à bord du porte-hélicoptères pendant les Fleet-87, exercices navals dans les eaux de l'Atlantique. 

Bien que d'abord utilisé comme porte-hélicoptères de lutte anti-sous-marine, il est le premier porte-avions au monde a avoir été équipé d'avions Harrier, à décollage court et atterrissage vertical ou STOVL (Short Take-Off and Vertical Landing) – dont huit avaient été achetés aux Etats-Unis en décembre 1973.

Après avoir été retiré du service en 1988, il part de Rota le 13 juillet 1989 pour la Nouvelle-Orléans et être remis à une organisation américaine d'anciens vétérans de l'USS Cabot qui voulait en faire un musée flottant. Mais, faute de moyens, le projet n'aboutit pas et il finit ses jours chez un ferrailleur de Brownsville, au Texas. Des parties de l'île et du pont d'envol sont exposées au Musée de l'aviation navale au Naval Air Station de Pensacola (Floride, USA).

Le porte-avions espagnol Dédalo en 1968. Sur le pont, on distingue trois Sikorsky Sea KIng, deux Bell 205 et trois Bell 47. Il servit de porte-hélicoptère jusqu'au 8 novembre 1972.The Spanish aircraft carrier Dédalo (R01), in 1968. Visible on deck are three Sikorsky Sea King helicopters, two Bell 205 and three Bell 47. Portaeronaves de la Armada Española Dédalo (R01), sirvió como portahelicópteros hasta el 8 de noviembre de 1972.
Dédalo Déplacement 13000t/16185t - Longueur 189,9m - Largeur 22m - Tirant d'eau 8,50m Armement 26 canons antiaériens Bofors de 40mm - Propulsions 4 chaudières B&W, 4 turbines GE, 4 hélices - Puissance 100000cv permettant 31 nœuds - Autonomíe 7500 miles a 12 nœuds - Equipage 1112 hommes. 
Jusqu'à 33 avions (VSTOL Harrier AV-8A et AV-8S) et hélicoptères (AB-212, Sea King et H-500)