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mercredi 15 janvier 2014

Le cargo vraquier Rimja Dan passant l'écluse JB Trystram à Dunkerque

Le cargo vraquier Rimja Dan passant l'écluse JB Trystram à Dunkerque. 
Collection agence Adhémar
Rimja Dan est un vraquier construit par Fr. Lürssen (Bremen-Vegesack) en 1959 pour J. Lauritzen à Esbjerg (Danemark). Il est lancé sous le nom de Kollja Dan le 10 novembre 1959 et mis en service le 18 mars 1960. Il porte ensuite le nom de Rimja Dan jusqu'à 1968 quand il est repris par Lovisa Angfartygs A/B. Il garde le nom de Lovisa jusqu'à 1971 bien que repris en 1969 par Oy R.Nordstrom and Co. Ab, Lovisa, Finlande, puis ce sera Finnrose jusqu'à 1974 pour le même armateur, Carmencita (1974-1979) pour Maylie Cia de Nav. SA., Panama et Gelinda pour le même armateur jusqu'au 25 avril 1983, quand il sombre.


Rimja Dan sur la rivière Avon le 5 juin 1962 en route pour Bristol en provenance de Mantyuoto avec une cargaison de pulpe de bois. © Ray Perry (www.shipspotting.com)
Rimja Dan seen negotiating the Horseshoe Bend in the River Avon 5 June 1962 inward bound from Mantyuoto to Bristol with a cargo of Woodpulp.
GT 3.407 | NT 1.971 | dwt 4.20710 | Grain 218.000 ft³ - Bale 198.000 ft³
L 99,70 m | 90,00 m | l 14,60 m | T 6,74 m | 8,20 m 
Machine B and W Frd. Krupp A.G., Essen – 2890 BHP– 13,5 nœuds

jeudi 6 juin 2013

Les phosphatiers de Nauru

L'île de Nauru a acquis sur ce blog (cliquez ici) une visibilité hors de mesure par rapport à son importance mondiale, même de notre point de vue maritime. Elle la doit aux timbres publiés par sa poste et qui concerne notre intérêt pour la marine marchande. Le sujet de ces émissions est souvent le transport de la principale, sinon la seule, production du pays, le phosphate. Voici un autre bloc philatélique qui montre, sur une carte de l'Australie, principal partenaire commercial de Nauru, les ports destinataires du phosphate de 1907 à 1982. 
This souvenir sheet (below) issued on the occasion of ANPEX '82 National Stamp Exhibition at Brisbane, Australia celebrating 75 years of Phosphate Industry in Nauru, which is the primary economic activity since 1907 by exporting phosphate mined from the island.
Nauru was one of three great phosphate rock islands in the Pacific Ocean (the others are Banaba (Ocean Island) in Kiribati and Makatea in French Polynesia); however, the phosphate reserves are nearly depleted. 

MV. Eigamoiya: A bulk carrier named after Queen consort of Nauru, wife of King Aweida. Her current deployment is Melbourne-Nauru - Majuro - Tarawa – Nauru-Melbourne, where she delivers cargo on a monthly basis. This route provides Majuro (in the Marshall Islands, part of the U.S. Trust Territory of the Pacific) with its principal sea link with Australia.
MV. Kolle D: A bulk carrier, used in the phosphate trade from Nauru to Australia and New Zealand.


Emis pour l'exposition philatélique de Brisbane en 1982, le timbre de ce bloc présente les trois principaux phosphatiers de l'île de Nauru. Coll agence Adhémar

MV Eigamoiya (dont nous avons déjà parlé ici) cargo de 4425t construit aux chantiers de Leith (Robb's) en Ecosse, en 1969 et appartenant à la Nauru Pacific Line.
MV Eigamoiya (© Stuart Glen)
MV Rosie D cargo de 17412t construit à Imari en 1977. En 2004, il était encore en service sous le nom de Ji Mei Da.
MV Kolle D cargo de 19500t (175m x 25m) construit à Osaka par Namura Zosensho K.K en 1972. Il s'est appelé Popi (sous pavillon grec) puis Ioannis V et Ana II (les deux sous pavillon panaméen) avant d'être détruit en 1999. 

L'extraction du phosphate se fait à ciel ouvert sur le plateau central de Nauru qui occupe 80 % de l'île. Une fois la végétation et la terre enlevées, le phosphate est directement accessible entre des pitons de calcaire corallien hauts de plusieurs mètres. Le minerai est ensuite transporté par camion (le train, mis en service en 1907, ne fonctionnant plus) qui l'achemine jusqu'à l'usine de traitement au pied du plateau. Là, il est raffiné puis chargé sur des phosphatiers par des bandes transporteuses qui accèdent au point d'ancrage des bateaux, Nauru ne disposant pas de port en eau profonde.



Son économie basée sur le phosphate, aujourd'hui pratiquement épuisé, a conduit à la pollution et la mort des récifs de corail. Aujourd'hui, Nauru est payé pour accueillir sur son territoire les demandeurs d'asile, en attendant que l'Australie examine leur dossier. Afin d'éviter la faillite, le pays s'adonne au blanchiment d'argent. Pour seulement 25 000 dollars, on peut lancer une banque au Nauru. Ainsi, dans une cabane délabrée on retrouve 400 sièges sociaux de banques. (source Wikipedia)