dimanche 15 juillet 2007

Claude Molteni de Villermont

Nous apprenons le décès de Claude Molteni de Villermont survenu hier dans les suites d'un accident cardiaque à l'âge de 78 ans. Claude n'était pas seulement notre ami ; il était l'un des plus grands connaisseurs des paquebots et de leur histoire. C'est vers lui que se tournaient ses amis lorsqu'ils avaient besoin d'une précision au sujet d'un navire. Le voici lors de l'un de nos voyages au Havre en 2006 :

Il était également un grand collectionneur de cartes postales et de photos de navires. C'est dans cette extraordinaire collection de plusieurs milliers de clichés qu'il avait puisé des documents pour illustrer ses livres Un siècle de paquebots français par la carte postale et Un siècle de paquebots du monde par la carte postale, publiés par MDV.


Nous ne pourrons plus écrire sans avoir une pensée pour lui.

We are in sadness because of the death, following cardiac failure, of our friend Claude Molteni de Villermont, one of the most famous French ship lover. He was an author too and you can see above covers of some of their books. He will always stay in our mind. GB

Voici le texte publié en juin 2010 par Gilles Barnichon dans la plaquette du trentenaire de l'Association des Amis des paquebots en mémoire de Claude Molteni de Villermont, disparu en juillet 2007 :
«Tous les domaines de la connaissance humaine (même ceux qui paraissent les plus reculés) ont leurs passionnés. Parmi ceux-ci, certains font figure d'experts. C'était le cas de notre ami Claude Molteni de Villermont. Toute sa carrière professionnelle s'est déroulée dans le milieu du tourisme. Il en avait connu tous les rouages et toutes les évolutions, la fin des lignes maritimes régulières et le début de l'engouement pour les croisières avant d'occuper des postes importants chez Costa. Sa retraite fut par la suite l'occasion pour lui de se consacrer exclusivement à sa passion : les paquebots. Il la concrétisa, entre autre, par l'écriture de plusieurs livres, aidé par Cécile, son épouse tendrement aimée qui disparaîtra avant lui, ce dont Claude ne se remettra jamais complétement. Aucun de ceux qui lui ont rendu visite (tout le monde n'avait pas ce privilège) n'oubliera son bureau, son lieu de travail. Tout y était consacré aux paquebots. On y trouvait de nombreux livres, traitant de toutes les époques de la navigation, des tableaux, de fabuleuses maquettes, des objets évoquant paquebots et compagnies, célèbres ou non… Car Claude s'intéressait à tous les paquebots sans exclusive de taille, de nationalité ou de géographie. Lui poser une question concernant l'un de ces navires, c'était la certitude d'obtenir une réponse. Lui montrer une carte postale ancienne où figurait un navire inconnu de vous, c'était se préparer non seulement à voir l'inconnu perdre son anonymat mais aussi à entendre Claude vous conter l'histoire de la compagnie et à la replacer dans son contexte. (Car la culture de Claude ne se limitait pas au domaine maritime. Il connaissait parfaitement l'Histoire.) Puis, invariablement, il se dirigeait vers ses albums de photos et de cartes postales et commençait à en rechercher une parmi plusieurs milliers. Pas pour impressionner son visiteur mais simplement pour lui montrer un cliché rare. Et la conversation rebondissait, de navires en anecdotes pendant des heures qui ne semblaient jamais longues…»