Affichage des articles dont le libellé est Suffren (croiseur). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Suffren (croiseur). Afficher tous les articles

vendredi 16 décembre 2011

L'arsenal de Toulon en 1963

Voici une de mes photos préférées.
Elle retrace à elle seule plus de 30 ans de l' histoire de la Royale. On voit de gauche à droite, l'Escorteur d'Escadre d'Estrées, entré en service en 1957; le cuirassé Jean-Bart, dont l'histoire mouvementée vous a été longuement décrite sur ce blog; le croiseur lourd Suffren, entré en service en 1930, il a été un temps le doyen des navires de la Royale à flot, ne naviguant plus depuis 1947, il sert de caserne à l'école de canonnage; le croiseur Montcalm, entré en service en 1937, après une carrière bien remplie, il est désarmé en 1959, sert de ponton à l'école ASM; à droite le croiseur antiaérien Colbert, est en cours d'accostage, entré en service en 1959, il entrera en refonte en 1970, pour être aménagé en lance-missiles; enfin à l’extrême droite on devine le bassin Vauban qui avec ses 442 mètres fut un temps le plus grand du monde, on distingue à l'intérieur de celui-ci, le porte-avions Arromanches, prêté par les britanniques en 1946 et acheté en 195, dont on aperçoit l’extrême arrière.
Alain

Anonyme a dit : L’escorteur à gauche, ce serait plutôt le Bouvet
(s. Fondudaviation)

dimanche 4 juillet 2010

Alexandrie ou le Gentlemen's agreement

Croiseur Tourville et navires français à Alexandrie (collection Alain V)

ALEXANDRIE OU LE GENTLEMEN 'S AGREEMENT

A Alexandrie, où se trouvait la Force X, les Anglais avaient reçu consigne de s'emparer des navires français. La situation aurait pu tourner au drame comme à Mers el Kebir, l'amiral anglais Andrew Cunningham ayant reçu les mêmes instructions de l'Amirauté britannique.
L'amiral Godfroy commandait la Force X composée du cuirassé Lorraine, des croiseurs Suffren, Duquesne, Tourville et Duguay-Trouin, de 3trois torpilleurs et d'un sous-marin.
L'amiral Cunnigham disposait des cuirassés Warspite, Malaysia, Ramillies, Royal Sovereign et du porte-avions Eagle, de 5 croiseurs et 5 sous-marins, en outre, il est chez lui dans sa base, il disposait donc d'une supériorité écrasante.
Godfroy reçu l'ordre de l'amirauté française d'appareiller au besoin en combattant. Cunnigham s'y opposa en raison des instructions formelles de l'amirauté britannique. Godfroy n'a pas insisté, les deux amiraux avaient convenu d'attendre, lorsque la nouvelle de l'attaque de Mers el Kebir fut reçu par les Français, tendant au plus haut point la situation. Le 4 juillet au matin, les navires de la force X trouvèrent les pièces des bâtiments anglais braqués sur eux. La remarque en fut faite à Cunnigham qui fit remettre les canons dans l'axe. Le sang froid des commandants français se mettant ostensiblement à procéder à l'entretien des navires sous les yeux des Anglais détendit l'atmosphère. Les Anglais firent savoir qu'ils ne feraient rien pour s'emparer par la force des bâtiments français, ceux-ci débarquaient leur mazout et entreposaient au consulat de France obturateurs de canons et pointes percutantes des torpilles.
Le 7 juillet un accord écrit est signé par les deux amiraux:
-Les navires seront maintenus dans leur état présent et ne seront pas sabordés.
-Aucune tentative ne sera faite par les Britanniques pour s'en emparer.
-Débarquement d'une partie du personnel à rapatrier vers la France.
-Le personnel restant n'entreprendra aucun acte hostile contre les Britanniques.
-Prescriptions diverses concernant la vie matérielle des marins français à Alexandrie.
-Dans le cas ou des bâtiments de guerre français seraient pris et utilisés par les Italiens ou les Allemands l'accord serait rediscuté.
L'accord bien que déplaisant à la fois à l'amiral Darlan et à Churchill fut scrupuleusement observé jusqu'en 1943.
Toutefois l'amiral Godfroy dut faire face pendant cette longue période à pas mal de désertions.
Il faut citer notamment parmi l'équipage du Duquesne qui quitta l'amiral français pour rejoindre les Forces navales françaises libres, le capitaine de frégate Auboyneau qui deviendra amiral et le lieutenant de vaisseau Honoré d'Estienne d'Orves, mort en martyr de la Résistance.
Alain

vendredi 4 juin 2010

La tourelle de 305 mm du cuirassé Suffren


Passerelle avant du cuirassé Suffren et sa tourelle de 305 mm. Lancé en 1899, il sera coulé le 16 novembre 1916. Il n'y aura pas de survivant.

jeudi 4 juin 2009

Vaisseau amiral "Suffren"


Voici une photographie du vaisseau amiral Suffren. Ce cuirassé de 12800 tonnes, entré en service en 1904, s'est surtout illustré pendant la Première Guerre mondiale. Sous le commandement de l'amiral Guépratte, il participe aux combats des Dardanelles et reçoit sa première citation à l'ordre de l'Armée. En 1916, Suffren est torpillé par le sous-marin allemand U52.

Ce navire est le cinquième à avoir porté le nom de Pierre André de Suffren, bailli de l'ordre de Malte. Par la suite, deux autres navires ont été baptisés en l'hommage du célèbre vice-amiral : un croiseur (1926-1963) et une frégate lance-missiles (entrée en service en 1968).

Pour plus d'informations :

www.netmarine.net