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mercredi 30 avril 2014

30 avril 1940 perte accidentelle du contre-torpilleur français Maillé-Brézé

                                                   

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé de la classe Vauquelin est mis sur cale en 1930 aux chantiers de Penhoët à Saint Nazaire;. Lancé le 9 novembre 1931, il entre en service en 1932. Il déplace 2441 t w ; long de 129 mètres; il est armé de 5 canons de 138 mm; 4 x 37 mm; 4 x 13 mm et 7 tubes lance -torpilles.
Au début de la guerre, le Maillé-Brézé appartient à la 9e division de contre-torpilleurs basée en Méditerranée; le 1er avril 1940 il appareille de Toulon pour participer à la Campagne de Norvège.
Il se dirige alors vers Scapa flow ou il arrive le 8 avril, avec le croiseur Emile-Bertin portant la marque de l'amiral Derrien, ils rallient la Home Fleet, ils recherchent les convois allemands naviguant près des cotes norvégiennes; le Maillé-Brézé rejoint Greenock sur l'estuaire de la Clyde; il escorte les convois vers Namsos.

                                         Le contre-torpilleur Maillé-Brézé en feu 

Le 30 avril,  en début d’après-midi, le Maillé-Brézé est embossé dans la Clyde, feux bas; il effectue un exercice de mise de feu au mouillage pour le lancement à la poudre du tube lance -torpilles n°1; après cet exercice, la plate forme de tubes lance- torpilles latérale tribord est remise dans l'axe; alors qu'un quartier-maître procède à des graissages; dans des circonstances inexpliquées, la gargousse de poudre du tube n°1 qui est restée à poste, est mise à feu, provoquant la chasse de la torpille, laquelle pénètre sous la teugue; sous le choc le réservoir d'air comprimé éclate, causant des avaries considérables aux superstructures avant et la destruction de la chaufferie n°1.  Le cône de combat explose, provoquant un incendie qui se propage à tout l'avant du bâtiment ; le Maillé-Brézé prend de la bande; malgré l'aide des bâtiments britanniques sur rade; le feu ne peut être maîtrisé; les soutes à munitions risquant d'exploser le bâtiment est évacué à 15 h 15; le feu est enfin maîtrisé par les pompiers de Greenock vers 19 h ; à 20 h l'épave coule par 12 mètres de fonds; seuls émergent les vestiges du bloc passerelle et de la mature et 3 des cheminées; la quatrième s'étant effondrée lors de l'incendie. Il y aura 27 morts et 47 blessés dans cet accident; l'épave du Maillé-Brézé ne sera relevée qu'en août 1954 pour être ferraillée à Greenock.

Alain

jeudi 16 septembre 2010

Quand nos navires de guerre sont devenus des musées

Arrivée du Maillé-Brézé à Nantes en 1988 (collection Alain V)

A l'occasion des journées du Patrimoine, je rappelle le nom des navires de guerre français conservés et qui peuvent en principe être visités:
L'escorteur d'escadre Maillé-Brézé du type Surcouf (T47) lancé en 1954 à Lorient refondu AS M en 1968, qui se trouve à Nantes depuis l'été 1988.

Le Redoutable devant la Cité de la Mer à Cherbourg (coll agence Adhémar)
Le sous-marin Le Redoutable, premier submersible nucléaire français, lancé en 1967 à Cherbourg, qui se trouve dans la Cité de la Mer de sa ville de naissance depuis 2002. (voir ci-dessus)
Le sous-marin Alose du type Naïades de 1904, renfloué et classé monument historique, qui se trouve à Marseille au siège de la Comex.
Le sous-marin Espadon du type Narval lancé en 1958 au Havre, qui se trouve à Saint-Nazaire depuis 1986.
Le sous-marin Argonaute du type Arethuse, lancé en 1957 à Cherbourg, qui se trouve à Paris à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette depuis 1991.
Le sous-marin Flore du type Daphné lancé en 1960 à Cherbourg, qui se trouve à Lorient dans l'ancienne base de Kéroman, ouverte au public depuis mai 2010
Alain