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jeudi 24 janvier 2013

Voiliers long-courriers à quai à Nantes

Voiliers long-courriers à quai à Nantes. Coll agence Adhémar
Il s'agit sans doute de trois-mâts barques cap-horniers construits à la fin du XIXe siècle pour les nombreuses compagnies de navigation nantaises. Voir le site Voiliers nantais.

dimanche 7 mars 2010

Franck Cammas en tête dans le trophée Jules Verne

Revue de presse


«Moi Franck Cammas, cap-hornier, (peut-être) en route pour la gloire avec mon équipage de briscards» titre le site Voiles et voiliers qui suit à la trace tous les grands événements et compétitions concernant la voile.
«À 37 ans, Franck Cammas vient de réaliser un rêve de gosse, devenir cap-hornier. Qui plus est au milieu d’un équipage de briscards dont la plupart ont déjà le Horn à leur tableau de chasse. Cependant, l’ambition des dix hommes de Groupama 3 ne s’arrête évidemment pas au cap Dur. Le Trophée Jules Verne est à portée d’étraves mais l’Atlantique s’annonce tortueux...»

jeudi 10 septembre 2009

Amiral Cécille, trois-mâts carrés vracquier de 1901

Amiral Cécille est un trois-mâts carrés vraquier construit en 1901 (lancement 22 janvier 1902) par les Chantiers de Normandie pour la nantaise Compagnie française de navigation et de construction navale (qui deviendra Société générale d'armement), grand pourvoyeur de voiliers à prime. il fait partie d'une série de huit (Léon Blum, Amiral Cécille, Ernest Reyer, Rancagua, Quillota, Bérengère, Madeleine, André Théodore).
Construction acier, rivée. Longueur 86m, largeur 13,35m, tirant d'eau 6,32m, jauge brute 2733 tonneaux, voilure 2600m2. Toute la série Léon Blum (proche du dernier type produit à Penhoët, dit à baignoire), représente des voiliers très larges et assez peu rapides. Les marins disaient d'eux «grosses joues, larges fesses». Ils se caractérisent par une longue dunette et un très long roof.
Après 20 années de service sur les lignes traditionnelles du Chili et de l'Australie, l'Amiral Cécille qui avait été lancé sous le nom de Duchesse d'Uzés est désarmé en 1921 à Saint-Nazaire. Un incendie se déclare dans le salon, il n'y aura rien à sauver du navire qui est dépecé en 1925.

vendredi 24 juillet 2009

Olinda par Charles Viaud


Un de nos lecteurs, Gérard Meunier, nous envoie cette photographie d'un tableau représentant le cargo Olinda. Voici les précisions qu'il donne : "Depuis mon enfance j'ai toujours connu ce tableau depuis 1945, soit à l'age de 6 ans. Dernièrement, dans un article de la revue Chasse-Marée sur la vie du cap hornier Louis Lacroix que mon père connaissait bien et dont je possède la collection originale de ces livres, il était indiqué que Charles Viaud était le principal illustrateur des pages de gardes plus particulièrement du Derniers voyages du bois d'ébène. Ayant ce tableau sous les yeux, je remarquais la similitude des signatures. Je pense donc que c'est par l'intermédiaire de Louis Lacroix que ce tableau à été commandé par mon père qui renflouait le cargo Olinda coulé par les bombardements le long d'un quai de Nantes. L'entreprise Gaston Meunier était spécialisée en renflouement et travaillait sur de nombreuses épaves encombrant l'accès des chenaux entre Nantes et Saint Nazaire ainsi que sur le littoral. Je me souviens qu'après sa sortie de l'eau, Olinda fut un des premiers cargos de la Delmas."

Merci à Gérard Meunier de sa contribution à notre blog. N'hésitez pas à faire comme lui : si un sujet maritime vous tient à coeur, faites-nous en part.

mercredi 25 février 2009

Journal d'un lieutenant de cage à poules

Les souvenirs de Francis Roger, embarqué comme lieutenant chargé des vivres sur deux grands voiliers cap-horniers de la compagnie Bordes, pieusement conservés par son fils le docteur Roger, sont un extraordinaire témoignage de la voile au travail à la veille de la Première Guerre mondiale. Des détails inédits sur la vie à bord des long-courriers et de nombreuses anecdotes émaillent son récit. Des notes en bas de pages et un lexique des termes techniques permettent de suivre ce récit palpitant marqué par les embruns et le souffle du grand large.

Jacqueline et Claude Briot, chercheurs en histoire des transports maritimes, sont aussi les auteurs notamment de Clippers Français et de Cap-Horniers Français. Histoire de l'armement Bordes et de ses navires parus aux éditions du Chasse-Marée en 1993 et 2003.
Disponible chez BoD, Books on Demand.
Retrouvez Jacqueline et claude Briot sur leur site.


mardi 16 décembre 2008

Cap Horn… le film

Cap Horn (titre original Cabo de Hornos), film mexicain de 1957 de Tito Davison, avec Emilio GAETE, Jorge MISTRAL, Carlos MORRIS, Angela PINAL, Silvia PINAL. Drame en noir et blanc Durée : 1h23. D’après un recueil de nouvelles de l'écrivain chilien Francisco Coloane. Filmé au Chili.
Antonio est chasseur de baleines. Au repos dans le port de Valparaiso, il rencontre Jimena dans un bar. Ils vivent une histoire d’amour éphémère avant qu’elle ne disparaisse. Son armateur, Roberto, lui confie la responsabilité d'une nouvelle campagne de pêche. Antonio retrouve la mer avec plaisir mais le souvenir de la femme ne l’a pas quitté. A Punta Arenas, il retrouve Roberto et sa femme… Jimena! Une violente tempête à l'approche du Cap Horn, réunira à jamais Antonio et Jimena.

lundi 24 novembre 2008

"Les Cap-Hornières" d'Etienne Bernet

Les Cap-Hornières d'Etienne Bernet
vient de paraître aux éditions MDV Maîtres du Vent.
Il est disponible dans toutes les bonnes librairies.

Dans l’ancienne marine, celle de la voile, on sait qu’une femme à bord n’était pas considérée comme un bon présage. C’était le "lest du diable" disait-on. Mais, depuis des temps très anciens, en dépit des croyances ou superstitions, des femmes suivaient leurs maris-capitaines dans leurs interminables navigations autour du monde. C’est aux femmes de capitaines à bord des voiliers long-courriers, au tournant du XXe siècle quEtienne Bernet s’intéresse surtout. L’auteur a pu identifier quarante-cinq épouses autorisées à embarquer entre 1897 et 1921. Le phénomène n’est donc pas marginal et, comme beaucoup de leurs ancêtres, la plupart d’entre elles embarquent pour leur voyage de noces, voyage qui tournait parfois au cauchemar.

Un étude originale, fortifiée par de nombreux et passionnants témoignages et illustrée d'une cinquantaine de documents rares, rassemblés pour la première fois. 128 pages, 16,5 x 23,5 cm, couverture souple à rabats quadri péliculée, cousu fil, dos carré. Prix public : 21 euros

jeudi 13 novembre 2008

Voilier Bordes du XIXe siècle par A. Sebille

Cette aquarelle d’Albert Sebille représente un voilier de la compagnie Bordes*. Cette série de cartes postales des œuvres du peintre de la marine a été éditée pour le compte du Comité national de l’enfance.

*A 18 ans, Antoine-Dominique Bordes s'embarque vers l’Amérique du Sud afin de travailler dans une agence maritime. A 30 ans, en 1847, il passe un accord avec le capitaine Le Quellec pour commercer entre le Chili et la France. En 1849, une ligne est crée par les deux associés entre Valparaiso et Bordeaux (170 jours de mer). A la formation, la société possédait un voilier en fer Blanche et Louise de 800 tx et neuf bâtiments en bois. En 1869, Le Quellec meurt. Bordes se rend à Bordeaux et rachète sa part à son fils. Il s’établit à Paris, rue du conservatoire jusqu’à sa mort en 1881. En 1869, la compagnie Bordes commande aux chantiers écossais de la Clyde, 14 trois-mâts en fer, des trois-mâts barques et trois-mâts carrées de 1200 tx. En 1870, la compagnie Bordes transporte également les nitrates chiliens sur Liverpool et Glasgow. En 1880, une crise grave met des voiliers sur le marché, Bordes rachète 11 navires. A la mort du fondateur, la compagnie possédera 41 navires, ses fils Adolphe, Alexandre et Antonin reprendront la suite. En 1905, avec ses 33 voiliers, l’armement Bordes était placé premier mondial. En 1914, ses 46 navires transportant du nitrate furent primordiaux pour l’effort de guerre, le nitrate entrant dans la composition de la poudre. Pendant le conflit, 122 voyages approvisionnèrent les ports français et 18 voiliers seront coulés. En 1925, la compagnie Bordes abandonna le transport par voiliers. De 1848 à 1925, la compagnie Bordes employa 127 navires. (source François Del Boca)

vendredi 31 octobre 2008

Le cinq-mâts barque France (1890) à Dunkerque




Le France fut l’un des plus grands cinq-mâts barques, à coque et mâts d’acier, de son temps. Il fut construit en 1890 dans le chantier naval écossais de Glasgow pour l’armement Bordes et fils de Dunkerque, premier armement français de voiliers-cargos et deuxième mondial à cette époque.
Le France, premier du nom, servait entre l’Europe et le Chili. Lors de son premier voyage, il a transporté 5000 tonnes de charbon à Iquique au Chili pour repartir avec 5500 tonnes de nitrate. Grâce à ses quatre grues à vapeur le déchargement et rechargement n’ont duré que onze jours.
Ce cinq-mâts rapide a enregistré un record aller-retour de seulement soixante-trois jours.
Le 27 janvier 1897, le France est heurté par HMS Blenheim. Cette nuit-là, le croiseur britannique avait vu deux lumières et supposé qu’elles appartenaient à deux navires séparés. Voulant passer entre les deux, il comprit trop tard sa méprise.
En 1901, lors d'une traversée vers Valparaiso, avec une cargaison de charbon, le France a subi une violente tempête. L’équipage dut abandonné le bateau et fut recueilli par le quatre-mâts allemand Hebe.

Le France II fut, quant à lui, construit par les chantiers navals de la Gironde à Bordeaux en 1911, sous la direction de Gustave Leverne (1861-1940), pour l’armateur rouennais Société anonyme des navires mixtes Prentout-Leblond. Il était le plus long voilier jamais construit jusqu’à décembre 1988 où il a perdu son titre au profit des Club Med 1 et Club Med 2 (187,2 m). Ce cinq-mâts barque fut également équipé en appoint de deux moteurs Schneider de 900 chevaux, installés au cours de l’été 1919.
Le 11 juillet 1922, par temps calme, le France II s’échoue sur le récif de Ouano en Nouvelle-Calédonie.
Ce géant des mers est largement décrit, avec plan de voilure et de pont et illustrations, dans Grands voiliers français de Jean Randier (disponible aux éditions MDV-Maîtres du Vent)

mercredi 22 octobre 2008

Le cap-hornier Antoinette

Grand prix de l’art philatélique 1971 à Claude Durrens (le graveur) et Roger Chapelet (peintre de la marine) pour ce timbre en l'honneur du cap-hornier Antoinette.
En second plan, la Tour Solidor à Saint Servan (Saint-Malo) qui héberge le musée des cap-horniers.

jeudi 16 octobre 2008

Balclutha, dernier voilier de la flotte du cap Horn

Balclutha est le dernier voilier de la flotte du cap Horn. Construit pour le prospère commerce du grain depuis la Californie, il passa dix-sept fois le cap Horn, desservant la plupart des grands ports du monde. Il fut ensuite pendant vingt-cinq ans affecté à la ligne du nord sous le nom de Star of Alaska. Il devait finir ses jours tranquillement sous le nom de Pacific queen, bateau pirate d’un parc d’attraction, mais vingt ans plus tard, le Musée maritime de San Francisco l’acheta et le fit restaurer pour l’ouvrir aux visiteurs. Informations (en anglais).et ici (en français).

vendredi 3 octobre 2008

Le cap Horn par temps calme

Le cap Horn est souvent évoqué pour ses tempêtes et la difficulté à le passer. Nombreux sont les navigateurs qui s’y sont frotter en vain. Fort heureusement, certains ont plus de chance. C’était le cas ce jour-là pour l’équipage de Kriter.


Trouvée dans un Paris Match du 4 janvier 1975, cette photo de Kriter passant le cap Horn par très beau temps, pendant la course «du siècle» autour du monde.
Kriter, ketch de 20,21 mètres construit chez Nautic Saintonge à Royan, participa en 1973-1974 à la Whitbread Round the World Race sous le commandement de Jack Grout, Alain Gliksman, Michel Malinovsky et Gilles Vaton.

mardi 30 septembre 2008

La vie à bord des cap-horniers (2/2)

«Souvent pour s'amuser, les hommes d'équipage prennent des malamoks…»
Dans les parages du cap Horn, capture d'un malamok (sorte de petit albatros) à bord de l'Union.
(© Musée international du long-cours cap hornier, Saint-Malo)

Signaux au pavillon à bord du Cassard. (© Musée international du long-cours cap hornier)
Entre deux quarts sur le pont, la fidèle compagnie du petit modèle (bateau en bouteille).

Dimanche à bord de Françoise-dAmboise. Dans les grands beaux temps, la danse entre marins au son de l’accordéon (à droite).

En "hôtesse" à Nantes : quinze jours de liesse contre six mois de solde…
et un embarquement assuré pour le cap Horn.

Une vieille tradition long-courrière : l’embarquement entre les "brasse-carré".*

*Le terme "brassé Carré" désignait les gendarmes dans l'argot maritime. Ce surnon vient du temps où ils étaient coiffés du bicorne, porté perpendiculairement au visage (et non dans l'axe avant-arrière comme les marins en tenue officielle jusqu'à la guerre de 40). Leur bicorne était " brassé carré " comme les vergue des grands voiliers. Une chanson de marin dit : «et brassons bien partout carré, nous serons vent arrière». Un navire "brassé-carré" avance par vent arrière, avec les vergues perpendiculaires à l'axe du bateau.

lundi 29 septembre 2008

La vie à bord des cap-horniers (1/2)

Ce recueil de cartes postales a été publié par les Editions de l’Albatros, il y a quelques années. Il était composé de photos extraites du livre de Jean Randier Hommes et navires au Cap Horn (toujours disponible aux éditions MDV Maîtres du Vent).

Une exceptionnelle revue d'armement en tenue avant le départ à bord du Léon-Blum.

La toilette matinale du navire à bord de l’Union. (© Musée international du long-cours cap hornier)

Une énorme daurade pêchée dans le sillage. A bord du Tijuca. (© Lecoq)

Midi à bord de La Rochefoucault. Un triple coup de sextant pour la méridienne. (© Sauce)

A enverguer les voiles de gros temps aux approches du cap Horn. A bord de Suzanne. (© Fouquet)
Plein vent arrière dans les grosses brises d’ouest, le moment délicat de la relève de barre.
A suivre…

dimanche 28 septembre 2008

Congrès des cap-horniers

Dans la foulée de nos recherches sur les cap-horniers, ce timbre en hommage au Congrès des cap-horniers à Åland, en Finlande, juin 1992. L’Amicale internationale des capitaines cap-horniers a été crée en 1937 et s’est autodissoute en 2006. (www.caphorniers.com/web)

vendredi 26 septembre 2008

En hommage aux cap-horniers

Au cours de nos recherches sur le thème des cap-horniers, en préparation du livre d’Etienne Bernet, Les Cap-Hornières, à sortir en octobre chez MDV Maîtres du Vent, nous sommes tombés sur cette série de timbres émis en hommage aux cap-horniers par les îles Fakland (Las Malvinas pour les Argentins qui les revendiquent, les Malouines en français).