Affichage des articles dont le libellé est Navigateurs solitaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Navigateurs solitaires. Afficher tous les articles

mercredi 20 octobre 2010

Vito Dumas, le plus grand des navigateurs solitaires

Le 27 juillet 1968, la poste argentine émettait un timbre en l'honneur de Vito Dumas, qualifié de "plus grand des navigateurs solitaires". 
(Coll. Agence Adhémar)
Vito Dumas (1900-1965). Le navigateur argentin fut un des précurseurs des grandes traversées à la voile en solitaire autour du monde. Il s’est rendu notamment célèbre pour sa circumnavigation par les océans de l’hémisphère sud, en 1942, en passant par les trois grands caps (Horn, Leeuwin, Bonne-Espérance), seul à bord de son ketch marconi de 9,55 mètres (Lehg II)* qu'il avait fait construire... Il a réalisé ce tour du monde contre vents et courants en plein conflit mondial par «la route impossible». Il se maintiendra au niveau du 40e degré de latitude sud, où se déchaînent quasi en permanence les tempêtes. **
Blessé au bras droit et malgré les piqûres pour soulager sa souffrance, il envisage l’auto-amputation quand un coup de roulis fait se cogner le bras malade contre le bateau, la plaie se vidant alors de son pus. Il est sauvé et boucle son tour du monde en 272 jours de navigation…
« Quatre planches pourries ont fait de moi un héros national. Je voulais davantage. J’ai choisi les mers les plus dures, les océans sauvages, pour aller où aucun homme ne s’était risqué seul, pour écouter enfin mon chant intérieur. J’ai été le premier à sauver mon âme dans les quarantièmes rugissants. »
*Le nom de Lehg signifie : lucha, entereza, hombría, grandeza (lutte, fermeté, honnêteté, grandeur). A moins que ce ne soit les initiales de ses maîtresses!
** Vito Dumas est le premier navigateur solitaire à avoir doublé le cap Horn et à avoir survécu. Son seul prédécesseur, le norvégien Al Hansen, a fait naufrage peu de temps après son exploit. Joshua Slocum a contourné l'Amérique, avec de grosses difficultés, par le détroit de Magellan.


Vito Dumas, "El navegante solitario" nació el 26 de septiembre de 1900 en Palermo (Buenos Aires). pasó su infancia en un campo de Trenque Lauquen, provincia de Buenos Aires. Fue boxeador, nadador, aviador y navegante solitario siendo esta última su especialidad. También se destaco como artista platico. La sola referencia a sus raids es más que suficiente para comprender la dimensión que alcanza su figura.  Curiosamente, su vinculación con la náutica presenta intervalos que no son sino la prueba de la atracción que el mar ejercía sobre él, más allá de las decisiones obligadas por las circunstancias, que podrían mantenerlo alejado. La formación de Vito Dumas está enraizada con la actividad deportiva.  En su adolescencia no discrimina y vuelca su fortaleza en la gimnasia, el atletismo, la lucha, el boxeo incipiente, la natación... En su juventud, a partir de 1923, hizo cinco intentos por cruzar a nado el Río de la Plata, en las que no logró su objetivo pero sí fortaleció, templó su espíritu.
 Pero el legado que dejaría Vito Dumas para la posteridad, serían sus navegaciones en solitario, marcando un hito en la historia de la Náutica nacional e inernacional.
El 28 de marzo de 1965, Vitto Dumas falleció víctima de un derrame cerebral.

Vito Dumas (September 26, 1900 - March 28, 1965) was an Argentine single-handed sailor. In 1942, while the world was in the depths of World War II, he set out on a single-handed circumnavigation of the Southern Ocean. He left Buenos Aires in June, sailing Lehg II, a 31-foot ketch named for the initials of his mistress. He had only the most basic and makeshift gear; he had no radio, for fear of being shot as a spy, and was forced to stuff his clothes with newspaper to keep warm. He made the first single-handed passage of the three great capes, and the first successful single-handed passage of Cape Horn. With only three landfalls, the legs of his trip were the longest that had been made by a single-hander, and in the most ferocious oceans on the Earth; but most of all, it was a powerful retort to a world which had chosen to divide itself by war.

mardi 28 juillet 2009

Sept fois le tour du soleil de Nicole van de Kerchove est de nouveau disponible

Le très attendu Sept fois le tour du soleil de Nicole van de Kerchove est de nouveau disponible dans toutes les bonnes librairies et sur Internet.


C'est à bord de l'Alouette que Nicole commence à naviguer. Elle a 15 ans. Et alors que tout semble la destiner à une carrière de pianiste, obstinée, elle choisit le chemin de l'aventure. À 20 ans, le rêve devient réalité lorsqu'elle rencontre Bernard Moitessier et Loïck Fougeron. Ils l'adoptent aussitôt et sans réserve dans la famille des premiers coureurs des mers.

Nicole fait construire l'Esquilo, petit cotre de 9 mètres avec lequel elle part pour un voyage de cinq mois. La terre fera «sept fois le tour du soleil» pendant qu'Esquilo accomplira son tour du monde dont elle reviendra avec Don et une adorable petite Sabrina, née à Tahiti.

Trente ans après sa première publication qui remporta un grand succès jamais démenti depuis, cet ouvrage reste un des plus attachants récits d'aventure jamais écrits ; il garde toute sa fraîcheur et sa spontanéité. De quoi transmettre le virus du départ...

Nicole raconte son tour du monde à la voile dans un livre bondissant et attachant comme la mer
. (Femmes d'Aujourd'hui)
Tour à tour drôle, tendre, grave, gaie, ironique et touchante, la plume de Nicole navigue au fil des pages. Une très belle histoire. Une histoire d'amour. A lire absolument. (Voiles et Voiliers)

328 pages dont un cahier photos couleur de huit pages, 16,5 x 23,5 cm, couverture quadrichromie carte pelliculée avec rabats, cousu fil, dos carré collé. ISBN 978-2-35261-064-9 PVP 22 euros

Nicole van de Kerchove, après des études musicales de piano (une passion qui ne la quittera jamais), se lance dans une navigation autour du monde qui durera sept ans (de 1968 à 1975). C'est ce qu'elle raconte dans Sept fois le Tour du Soleil, devenu un classique de la voile.
« C'est la première fois qu'une femme se lance dans le tour du monde à la voile toute seule sans y être plus ou moins entraînée par son mari » commentera plus tard Laurent Charpentier dans Voiles et Voiliers qui ajoutera : «Dans la confrérie des navigateurs hauturiers de ce temps, Nicole est non seulement l'une des rares femmes, c'est aussi la benjamine. [...] La voile n'apparaît plus comme un sport à risque réservé aux hommes. [...] Comme Annie Van de Wiele ou Anita Conti, elle fait entendre une voix originale ».
Elle a ensuite effectué de nombreux voyages en voilier en famille (Iles du Cap Vert, Brésil) et des convoyages de bateau avec ses enfants Kevin et Kim (Vietnam, Mer de Chine, Java, Seychelles). En 1995, elle a traversé l'Atlantique en solo sur un petit bateau tracté uniquement par des cerfs-volants. Avec Marins sans Frontières, elle a ensuite participé à une mission humanitaire de deux ans en Haïti. Revenu en Bretagne, elle a créé des chambres d'hôtes à Belle Fontaine (Côtes d'Armor).
Elle entame en 2001 un voyage de deux ans en Patagonie, en partie avec sa fille Kim, dont elle tirera un film et dont témoigne son livre L'Esquilo en Patagonie (MDV Maîtres du Vent).
Toutes ces aventures sont racontées dans Autre chose, le dernier ouvrage de Nicole, à paraître prochainement.

Elle appareillera pour son dernier voyage le jeudi 21 février 2008 en Terre de Feu, à son sixième séjour à la pointe sud de l'Amérique.

vendredi 29 février 2008

Dernière étape pour Nicole van de Kerchove

«...on ne revient jamais tout à fait de Patagonie»
Ainsi se terminait le dernier livre de Nicole van de Kerchove.
Il y a quelques semaines, pendant que nous discutions au téléphone de son nouveau livre, elle me redisait son plaisir de profiter de son manoir de Belle Fontaine à Pontrieux et de pouvoir pratiquer tranquillement ce qu’elle a souvent présenté comme sa vraie passion, la musique.

Mais, pour une dernière fois,
l’appel de la Patagonie
a été le plus fort !

Nicole van de Kerchove, âgée de 62 ans, est décédée brutalement en Patagonie, où elle voyageait à pied avec des amis. Elle nous a quittés à Ushuaia, emportée par une crise cardiaque.
Pour beaucoup des rêves de voyage et de croisière sur toutes les mers sont nés de la lecture de ses livres Sept fois le Tour du Soleil et de L’Esquilo en Patagonie.
Loic Fougeron disait d’elle « je n’ai jamais rencontré une femme marin comme elle ».

Cette amoureuse de la vie que nous n’avons malheureusement pas assez connue, nous manquera, nous manque déjà.
Nous présentons nos condoléances les plus sincères à ses enfants, Sabrina, Kevin et Kim, à ses proches et à ses nombreux amis.

Christian Mouquet et les auteurs de Maîtres du Vent