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vendredi 28 mars 2014

Honneur philatélique à Révolution d'Octobre


En 1973, la Poste d'Union soviétique édita tout une série de timbres en hommage à ses grands navires dont Révolution d'Octobre. Collection agence Adhémar.

Révolution d'Octobre après la mise à niveau de 1934.
Gangut est un cuirassé de la classe éponyme qui servit dans la marine impériale de Russie de 1911 à 1917 puis dans la marine Soviétique de 1917 à 1956. Le 27 juin 1925, il est rebaptisé Révolution d'Octobre. Il prit part à trois conflits: Première Guerre mondiale, Guerre d'Hiver (1939-1940) et Seconde Guerre mondiale. Pour en savoir plus sur Gangut et les derniers cuirassés du tsar, cliquez ici.
Gangut, cuirassé de la classe éponyme lancé en 1911 aux chantiers de l'Amirauté à Saint-Pétersbourg pour la flotte de la Baltique.
En raison de son comportement héroïque lors de la défense de Léningrad, Révolution d'Octobre reçut l'ordre du Drapeau rouge.

mercredi 26 mars 2014

Louqsor, navire-hôpital pendant la campagne d'Orient


Louqsor, navire-hôpital de 1er rang pendant la campagne d'Orient 1914-1917. collection agence Adhémar
Louqsor, deuxième du nom* aux Messageries maritimes, a été lancé en 1904 aux chantiers de La Ciotat.
Pour remédier au chômage des chantiers de La Ciotat, le président Lebon décide le 22 octobre 1902 de commander quatre paquebots mixtes construits sur les plans de Risbec (Louqsor, El Kantara, Euphrate et Gange), destinés à la ligne commerciale du Tonkin et de la Chine au départ de Dunkerque. Premier de la série, Louqsor est le seul à avoir les coursives du château central fermées. Premier départ le 27 janvier 1905 sur la ligne de Chine. Echouage sans dommage en octobre 1907 sur l'île de Poulo Condore. 
Réquisitionné le 18 décembre 1916 et transformé en navire hôpital par les chantiers de Provence, Louqsor effectue deux voyages en 1917, l'un avec 980 malades et blessés, l'autre avec 963. Après inspection à Toulon en avril, il est retiré de la liste des navires hôpitaux le 12 mai 1917 à cause de sa vitesse insuffisante. Effectue ensuite des voyages en Méditerranée. 
Après rénovation, Louqsor est affecté en 1919 à la ligne de l'océan Indien.Transféré aux services contractuels dans le cadre de la convention du 1er avril 1921. Affecté en 1922 à la ligne Australie Nouvelle Calédonie par Suez puis en 1925 sur la ligne Tahiti Nouvelle Calédonie par Panama, ligne créée en 1923 par scission de la ligne contractuelle d'Australie en deux. En fin 1929, la rupture d'un des deux arbres porte-hélice dans le Pacifique l'oblige à rejoindre Balboa avec une hélice provisoire. A son retour à Dunkerque, Louqsor est condamné et vendu pour démolition en Belgique le 14 mars 1930.

*Le premier Louqsor des Messageries maritimes, navire à roue de 26 passagers, lancé à Bordeaux le 15 mai 1843 au chantier Arman de Bordeaux, eut une brève carrière de 1851 à 1864. Longueur 63,90 m hors tout - largeur 10,20 m - jauge brute 812 tx, nette 487 tx - port en lourd 140 - déplacement 1031 type du moteur: machine à balancier - puissance 220cv - vitesse 9 nœuds
Voir plus, sur Ramona.

mercredi 19 mars 2014

Le cargo australien SS Westralia, transport de troupes dans la Première Guerre mondiale, coulé dans la Seconde

SS Westralia Tonnage: 2884 tonnes brutes, 1819 net - Longueur: 327 ft (100 m) Largeur: 41 pi (12 m) - Tirant d'eau: 20 pi (6,1 m). Collection agence Adhémar
SS Westralia (contraction de Western Australia) était un cargo mixte australien de 1819 tonnes lancé en 1897 par les chantiers de Sir J. Laing and Sons, Sunderland (nord-est de l'Angleterre) pour la Huddart Parker line basée à Melbourne, pour servir le long de la côte australienne et pour la traversée de la mer de Tasmanie vers la Nouvelle-Zélande.
A partir de 1917, il a été utilisé comme transport de troupes pendant la Première Guerre mondiale (principalement pour les régiments néo-zélandais) puis a repris son trafic commercial. Il a été vendu à W. R. Carpenter and Co. de Sydney en 1927. Ses moteurs enlevés, il fut remorqué à Rabaul (dans l'archipel Bismarck en Nouvelle-Guinée) pour être utilisé au stockage du charbon à partir de 1929. Il est bombardé et coulé à Simpson Harbour, dans les raids aériens sur Rabaul du 20 janvier 1942. Cette bataille fut la pire défaite stratégique des Alliés face aux Japonais sur le théâtre du Pacifique.

lundi 3 mars 2014

Le navire-hôpital Flandre pendant la campagne d'Orient


Nous avons déjà rencontré le paquebot Flandre sur ce blog. Cliquez ici. Le voici dans sa livrée de navire-hôpital pendant la campagne d'Orient. (collection agence Adhémar)

… Il lui faudra attendre le 13 janvier 1917 pour être de nouveau réquisitionné, mais cette fois pour le transport sanitaire. Il restera inscrit sur la liste des navires-hôpitaux jusqu'à l'Armistice. Il sera aménagé à Penhoët pour recevoir 35 grands blessés dans le salon, 80 dans les salles à manger de première et seconde classes et 70 sur le pont promenade. Le fumoir de seconde classe et la salle à manger de troisième sont affectés aux contagieux (une vingtaine de places). Blessés légers et malades ordinaires sont répartis dans les locaux de luxe et de première classe (220 places), les secondes (40), les troisièmes (70) et les locaux d'émigrants (280). Le navire, basé à Lorient, est commandé par le capitaine au long-cours Boissson, la cinquantaine d'infirmiers est sous les ordres du médecin principal Barrau. Le 24 mars 1917, il quitte Saint-Nazaire et arrive à Oran pour y charbonner quatre jours plus tard. Il se dirige ensuite vers la Méditerranée orientale en soutien de l'armée d'Orient et des troupes serbes. Il effectue des trajets entre Salonique et Toulon et escale à Corfou, Bizerte et Bône.
Le 20 mai 1917, il est abordé par accident par le vapeur portugais Madeira à Milo et il doit subir des réparations à La Seyne sur Mer. En juillet 1918, il est commandé par Marius Amic.
A l'armistice, il reste en service pour rapatrier Français et Serbes. Le 18 décembre 1918, à Corfou, c'est le croiseur cuirassé Victor Hugo qui lui cause des dégâts, réparés ensuite à Toulon.
Pour rapatrier des troupes sénégalaises, il entreprend un voyage du 15 au 26 février 1919, de Marseille à Dakar. Avant d'être rendu à la CGT fin juillet 1919, il effectuera un dernier voyage à Bizerte et Alger pour rapatrier sur Marseille des soldats démobilisés ainsi qu'une délégation qui doit participer aux fêtes de la Victoire. (Source Les Navires-hôpitaux français au XXe siècle de Gilles Barnichon)



vendredi 7 février 2014

Le navire-hôpital Notre-Dame de la Mer quittant Reykjavik

Le navire-hôpital Notre-Dame de la Mer quittant Reykjavik. Collection agence Adhémar
Lancé le 15 mars 1911 aux ateliers et chantiers de Bretagne de Nantes sous le nom d'Occident. Chalutier à vapeur d’une jauge de 529 tx, il avait les dimensions suivantes : long., 43,3 m, larg. 6,38m, creux 3,64m. Sa machine avait une puissance de 500 chevaux. 
1911 acquisition par la société des Oeuvres de Mer, prend le nom de Notre-Dame de la Mer, transformé en navire-hôpital destiné à l'assistance des pêcheurs des côtes d'Islande.
«Le navire-hôpital Notre-Dame-de-la-Mer est arrivé le 3 juillet à Faskrudsfjord, de retour de sa croisière dans la mer du Nord, où son passage a été marqué à Aberdeen par une imposante manifestation de sympathie en faveur des Œuvres de Mer. En rentrant en Islande, il a donné l’assistance à 48 bâtiments pêcheurs, à bord desquels 19 malades ont reçus les soins du docteur, et 344 lettres ont été distribuées aux équipages, qui en ont remis 188 à envoyer en France. Le Notre-Dame-de-la-Mer se prépare à repartir pour une nouvelle croisière qui comprendra le tour complet de l’Islande par le Nord, si les glaces le permettent.»
Navigazette Hebdomadaire n° 1.316, Jeudi 16 juillet 1914  
10 août 1914 : à Brest, rentre de campagne de pêche, proposé par la Société à la Marine pour servir de navire-hôpital, refusé sans doute en raison de sa trop petite capacité (14 lits, 450 tonneaux). 
1915-1920 : réquisitionné à Saint Jean de Luz comme patrouilleur auxiliaire.
«La guerre de 1914 surprit Notre-Dame-de-la-Mer en Islande. Elle ne put achever la mission commencée et vint désarmer à Brest. 
Au cours de la guerre 1914-18, Notre-Dame-de-la-Mer était en Méditerranée orientale, sous les ordres de l'Amiral de Gueydon. En 1915, lors de la retraite de l'armée serbe sur Corfou, à travers les monts d'Albanie, elle fut envoyé en ce port, où les soldats serbes, arrivés épuisés, mouraient par centaines. Chaque matin, elle appareillait, avec un chalutier, après avoir chargé les morts de la veille et allait immerger les cadavres à 10 mille au large, pour éviter la contagion, car nous n'arrivions pas à creuser les tombes en nombre suffisant.» 
Louis Lacroix, Les derniers Voiliers Morutiers

mercredi 5 février 2014

Le navire-hôpital Grantully Castle de l'Union Castle Line


Le navire-hôpital HMS Grantully Castle a servi pendant la Première Guerre mondiale sur le front de méditerranée. C'est l'un des nombreux navires de l'Union Castle Line réquisitionnés pendant le conflit pour servir de transports de troupes ou de navire-hôpitalHMS Grantully Castle fut l'un puis l'autre. 

Note littéraire : Rupert Chawner Brooke (3 août 1887 - 23 avril 1915) est un poète anglais connu pour sa beauté juvénile, ce qui amena W. B. Yeats à le décrire comme « le plus beau jeune homme d'Angleterre ». Il fut mobilisé par la Royal Navy peu de temps après son 27e anniversaire et il prit part à l'expédition Antwerp en octobre 1914. Il prit la mer avec la Mediterranean Expeditionary Force le 28 février 1915 mais développa une septicémie après une piqûre de moustique. C'est sur le navire-hôpital français Dugay-Trouin qu'il mourut à 16h46 le 23 avril 1915. Il est transféré sur le Grantully Castle par ses amis qui ne voulait pas voir son corps immergé selon la tradition en mer. Le navire était ancré au large de l'île de Skyros en Grèce, faisant escale sur le chemin vers la bataille de Gallipoli. C'est sur cette île que Rupert Brooke sera finalement enterré et où André Gide ira plus tard en pèlerinage avec ses amis. Après le désastre de Gallipoli, le gouvernement et la presse anglaise feront du jeune poète mort d'une piqure de moustique, un héros national sur le thème «qu'il est doux de mourir pour la Patrie», assaisonné de poèmes doucereux.

Grantully Castle de l'Union Castle Line, paquebot de 7612t, lancé en 1910, détruit en 1939. 

Grantully Castle de l'Union-Castle Line, deuxième du nom, fut construit en 1910 par Barclay, Curle and Co de Glasgow. 7612 grt, 143,46m x 16,28m, il filait ses 13 nœuds. Avec son sister-ship Garth Castle, ils furent les derniers supervisés par Sir Donald Currie qui mourût en 1909 à l'âge de 83 ans. 
En janvier 1915, il est réquisitionné pour transporter des troupes dans la campagne de Gallipoli. En compagnie des Alnwick Castle et Balmoral Castle, il reste bloqué à Mudros pendant cinq semaines, à cause de l'incapacité à forcer les barrages de mines des turcs. Le 23 avril, quand ils arrivent au détroit des Dardanelles, leurs adversaires ont tellement renforcé leurs positions que l'affaire tourne au désastre.  
Grantully Castle quitte le théâtre des opérations le 1er mai 1915 et se dirige vers Malte où il est réaffecté et organisé en navire-hôpital de 552 lits.
Le paquebot est rendu à Union-Castle le 11 mars 1919 et servira encore une vongtaine d'années avant d'être démoli en 1939.
Grantully Castle 2 was built in 1910 by Barclay, Curle and Co. at Glasgow with a tonnage of 7612grt, a length of 450ft 7in, a beam of 54ft 4in and a service speed of 13 knots. Together with her sister, the Garth Castle, she was one of the last pair ordered under the personal supervision of Sir Donald Currie who died on 23rd April 1909 at the age of 83. In January 1915 she was being used as a troopship and while at Mudros during the Gallipoli campaign, in company with the Alnwick Castle, and Balmoral Castle, was held for five weeks from 18th March when the troops, because of mines, were unable to force the Dardanelles straits until 23rd April when they eventually landed to oppose a re-inforced Turkish army. She left the Dardanelles on 1st May 1915 for Malta where she was commissioned as a hospital ship with 552 beds. She reverted to Union-Castle on 11th March 1919 and served for a further 20 years before being broken up in 1939.
Paquebots de l'Union Castle aux quais de l'East India Docks (sur la Tamise, à l'est de Londres) en 1902.
L'Union-Castle Line est l'une des plus importantes compagnies de navigation britanniques. Elle transporta passagers et marchandises entre l'Europe et l'Afrique de 1900 à 1977. Elle est le fruit de la fusion de Union Line et Castle Shipping Line. La compagnie s'associera à Bullard King and Clan Line en 1956 pour former International Liner Services mais maintiendra son identité propre jusqu'à la fin de ses activités maritimes en 1977.

The Union-Castle Line was a prominent British shipping line that operated a fleet of passenger liners and cargo ships between Europe and Africa from 1900 to 1977. It was formed from the merger of the Union Line and Castle Shipping Line. It merged with Bullard King and Clan Line in 1956 to form British & Commonwealth Shipping, and then with South African Marine Corporation in 1973 to create International Liner Services, but maintained its separate identity throughout. Its shipping operations ceased in 1977.

vendredi 24 janvier 2014

Le travail des dragueur de mines britanniques en 1917

«Un convoi de dragueurs britanniques qui avancent sur une même ligne en traînant leurs filets dont la réunion barre une étendue de mer dans laquelle rien ne peut leur échapper.»
«C'est une vie rude et pleine de dangers que celle des dragueurs de mines. Par tous les temps et sans repos, ils travaillent à débarrasser les mers des terribles engins semés par les boches sur les routes de la navigation. C'est au moyen de puissants filets soutenus de place en place par des bouées et traînés par des bateaux, que les marins pêchent les mines qu'ils font ensuite exploser.»

«Les bateaux dragueurs sont pourvus de canions spéciaux contre les avions ; ils font une rude chasse à ceux qui se hasardent au-dessus de la mer et ils en descendent beaucoup. Voici précisément sur l'un d'eux les canonniers à leur poste ; les pièces sont braquées, prêtes à tirer sur un avion dont un officier surveille l'approche aux jumelles. » 
«Outre que les bateaux dragueurs, comme leur non l'indique, ont pour mission de relever les mines posées dans les parages fréquentés par la navigation, ils sont également chargés de tendre en mer les immenses filets dans lesquels se prennent les sous-marins. Voici à l'ouvrage un dragueur de la marine britannique. A l'avant du bateau, une partie de l'équipage s'occupe à immerger les éléments du filet, tandis que d'autres marins, dans une embarcation le long du bord en facilitent la descente à la mer. »
«Les marins fixent l'extrémité du filet à une bouée. »

«Epissure sur les câbles en acier qui soutiendront les filets.»
Le Pays de France, supplément du quotidien Le Matin, 22 octobre 1917. Collection agence Adhémar

mercredi 22 janvier 2014

Des otages allemands pour protéger les navires-hôpitaux français en 1917


«Pour protéger les navires-hôpitaux contre les sous-marins allemands, les Alliés décidèrent d'embarquer sur ces bâtiments un certain nombre d'officiers prisonniers appartenant à la noblesse d'Allemagne. Cette mesure eut immédiatement son effet ; les torpillages cessèrent et il fut convenu que des officiers espagnols s'assureraient que les navires-hôpitaux n'étaient pas employés à un autre usage qu'au transport des blessés. Depuis, les officiers boches ont été débarqués. Cette photographie représente l'arrivée de ces hobereaux au navire-hôpital. Dans le médaillon, en haut, c'est leur promenade sur le pont. En bas, la lessive des officiers est faite par les ordonnances.» 
Le Pays de France, supplément du quotidien Le Matin, 22 octobre 1917. Collection agence Adhémar

Le 1er février 1915, le navire-hôpital britannique Asturias est attaqué par un sous-marin allemand. Puis ce sera le cas du Braemar Castle, à nouveau l’Asturias, coulé le 21 mars 1917, le Gloucester Castle coulé le 30 mars 1917, le Donegal, le Lanfranc le 17 avril, le Dover Castle le 26 mai, etc. Les autorités allemandes invoqueront le fait que ces navires étaient trop lourdement chargés et transportaient du matériel militaire, contrevenant ainsi à la convention. 
Afin d’éviter que les navires-hôpitaux français ne subissent le même sort, les autorités françaises décident le 3 avril 1917 d’y embarquer des prisonniers allemands à partir du 15 avril suivant. Une liste est établie par le ministère de la Guerre, qui décide de prendre comme otages les prisonniers «les plus notables, soit par leur grade, soit par leur situation sociale». Au total, ce seront 70 officiers allemands, dont un général et quinze officiers supérieurs qui seront embarqués sur les navires français entre avril et mai 1917. A titre de représailles, le gouvernement allemand transfère trois fois plus d’officiers français (plus de 200) dans des endroits «particulièrement exposés aux attaques des aviateurs ennemis». 
Après une médiation du roi d’Espagne, un accord intervient, dès septembre, les otages sont remplacés par des officiers espagnols chargés en outre de veiller au respect de la convention. La France s’engage à ne pas faire un usage abusif de ses navires hôpitaux, les Allemands n’imposent plus de zones de navigation. 

Voir aussi 


Les navires hôpitaux français au XXe siècle
French Hospital Ships during XXth century

par/by Docteur Gilles Barnichon

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mardi 21 janvier 2014

La Gascogne, devenue navire-hôpital, à quai à Bordeaux en 1914


Automobile-ambulance conduisant au paquebot La Gascogne des blessés qui doivent recevoir les soins du service d'électrothérapie. Collection agence Adhémar
La Gascogne, devenue navire-hôpital, à quai à Bordeaux, à la une de La Petite Gironde, journal républicain régional du mardi 15 décembre 1914.

Blessés sur le pont de La GascogneDimanche 25 octobre 1914 dans Le Miroir numéro 48.

Déjeuner des convalescents sur le pont de La GascogneDimanche 25 octobre 1914 dans Le Miroir numéro 48.



La Gascogne est d'abord un paquebot de la Compagnie générale transatlantique. C'est le troisième paquebot d'une série de quatre sister-ships, tous rentrés en service en 1886. Les trois autres étant : La Champagne, La Bretagne et La Bourgogne.
Il est mis en service en septembre 1886 sur la ligne Le Havre - New York.
En 1894, il est équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Ses cheminées sont rehaussées et deux mâts sont supprimés. Fin 1912, il est transféré à la Compagnie Sud-Atlantique nouvellement créée. Il dessert l’Amérique du Sud au départ de Bordeaux. En août 1914, il est transformé en croiseur auxiliaire puis en navire-hôpital temporaire à quai à Bordeaux. 
En 1915, il effectue trois voyages sur New York pour le compte de la Compagnie générale transatlantique puis est utilisé, de nouveau sous les couleurs de la Compagnie Sud-Atlantique, comme navire-dépôt à Salonique.
Il est désarmé à Bordeaux en novembre 1918, en piteux état. Il est démoli à Gênes en 1919. 



Pour plus d'informations sur La Gascogne et ses sisters-ships, les paquebots de 1886 de la compagnie Sud-Atlantique, cliquez ici.

Voir aussi 

Les navires hôpitaux français au XXe siècle
French Hospital Ships during XXth century

par/by Docteur Gilles Barnichon

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vendredi 20 décembre 2013

Le cuirassé d'escadre à tourelles Suffren portant le pavillon du vice-amiral Gourdon en 1904

Le cuirassé d'escadre à tourelles Suffren portant le pavillon du vice-amiral Gourdon en 1904. Collection agence Adhémar
Lancé le 25 juillet 1899 au chantier naval de l'arsenal de Brest - Longueur 128,8 m Maître-bau 21,3 m Tirant d'eau 8,6 m - Déplacement 12750 tjb - Propulsion 3 hélices Puissance 16000cv Vitesse 18 nœuds - Armement 4 canons de 300 mm 10 canons de 163 mm

8 canons de 100 mm 4 tubes à torpilles de 450 mm - Équipage 730 hommes 
En 1915, Suffren est le navire-amiral d'une escadre de quatre cuirassés français, commandée par le contre-amiral Guépratte, qui participa aux opérations navales dans les Dardanelles. Pendant la bataille du détroit des Dardanelles le 18 mars 1915, Suffren fut gravement endommagé par l'artillerie ottomane qui causa des voies d'eau, rendant les canons inopérants. Suffren dut se rendre à Malte pour effectuer des réparations. 
Après avoir participé aux opérations de Gallipoli et Salonique, Suffren faisait route vers Lorient pour se ravitailler lorsqu'au large des côtes portugaises, près de Lisbonne, il fut torpillé par un sous-marin allemand U-52, le 26 novembre 1916. Les dégâts qui lui avaient été infligés aux Dardanelles ne lui permettaient d'aller qu'à 10 nœuds, mais le mauvais temps réduisait encore sa vitesse à 9 nœuds. De plus il était sans escorte au moment de l'attaque. La torpille atteignit les moteurs et Suffren coula en l'espace de quelques secondes, emportant par le fond ses 648 membres d'équipage.

Huit navires de la Marine de guerre française ont porté le nom de Suffren
Un navire de ligne de 74 canons (1791-1794), rebaptisé le Redoutable en 1794, qui participa à la bataille de Trafalgar.
Un navire de ligne de 74 canons (1801-1815).
Un navire de ligne de 90 canons (1824-1865).
Une frégate armée (1866-1897).
Un cuirassé (1899-1916).
Un croiseur (1926-1963).
Une frégate lance-missile (1968-2008).

Un sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) du type Barracuda.

vendredi 13 décembre 2013

Le croiseur cuirassé Kléber, de la classe Dupleix de 1900-1902

Le croiseur cuirassé Kléber, de la classe Dupleix de 1900-1902. Collection agence Adhémar
Nous avons déjà publié un article sur les crosieurs-cuirassés de cette classe (cliquez ici), voici un beau cliché du Kléber.
Le cuirassé Kléber est un croiseur cuirassé français de classe Dupleix construit à Bordeaux aux Forges et Chantiers de la Gironde. Mise sur cale : 1898 - Lancement : 1902

16.07.1904 : escadre de la Méditerranée 
13.05.1905 : sauve le canot Camille en perdition (course Alger-Toulon) 
09.11.1906-1907 : division navale des Antilles 
07.03.1907 : aborde et coule le vapeur US Hugomak à Vera Cruz 
01.02.1908 : Maroc 
01.04-17.05.1911 : de Brest à Saigon, Chine, Vladivostock, Japon, hiver à Shangai 
13.05.1912 : de Saigon à Shangai, Petchili, etc. 
22.07.1912 : talonne une roche en mer du Japon, réparé à Kobé 
06.03.1913 : retour à Lorient 
1915 : Dardanelles 
29.05.1915 : échoué devant Scala-Nova 
29.05.1915 : renfloué sous le feu turc 
31.10.1915 : bombardement de la Bulgarie 

08.1916-06.1917 : Dakar, 6e division légère

Il heurte, le 27 juin 1917, une mine posée par le sous-marin allemand UC 61 dans l'avant goulet de Brest. 42 membres de l'équipage sont morts en mer. «Le Kléber remontait des côtes d'Afrique. Après avoir pris le pilote à 5h du matin le 27 juin 1917, il s'apprêtait à faire route pour entrer dans le goulet de Brest lorsque, pour éviter une mine flottante aperçue par les guetteurs, il en heurta une autre qui explosa sous la coque. Le commandant Lagorio tenta de se rapprocher de la côte du Conquet pour échouer son navire mais le Kléber s'enfonçait très vite et il coula en moins d'une heure. Fort heureusement les secours très rapidement arrivés sur les lieux permirent de sauver 530 marins parmi les 568 membres de l'équipage.» Son épave se trouve au sud ouest de l'île d'Ouessant (position : 48° 17.1353′ N 4° 50.5088′ O), à environ 48 m.


Cuirassé Kléber Commandé aux Forges et Chantiers de la Gironde le 28 décembre 1897 - Lancé le 20 septembre 1902 - Armé le 4 juillet 1904
Longueur 130m - Maître-bau 17,9m - Tirant d'eau 7,6m - Tonnage 7730tx - Puissance 17000 cv - Vitesse 21 nœuds

lundi 16 septembre 2013

Bien Hoa, navire-hôpital, à l'entrée de la rade de Toulon pendant la Première Guerre mondiale


Bien Hoa 5445t, 105 x 15 x 6,7 m, 2600cv, 13 nœuds, coque en fer
Bien Hoa, navire-hôpital pendant la Première Guerre mondiale, construit aux forges et chantiers de la Méditerranée à Graville, près du Havre (Seine-inférieure) en 1878. Mis à flot le 6 octobre 1880. Inscrit le 14 juin 1915 sur la liste des navires-hôpitaux après transformation. Il pouvait transporter 470 malades ou blessés répartis en deux batteries bien séparées en fonction des pathologies. Il possédait des installations de radiologie. Il était armé de deux canons.  

Bien Hoa a déjà été vu sur ce blog (cliquez ici).

On peut regrouper les Shamrock, Tonquin, Bien-Hoa et Vinh-Long comme étant quasi identiques, bien que Tonquin et Shamrock soient définis par la marine comme des « Mytho modifiés » et Bien-Hoa et Vinh-Long comme des « Shamrock modifiés ». Les qualités nautiques et sanitaires de ces deux derniers sont généralement considérées comme supérieures. (Olivier Robert L’épopée des transports type Annamite Marines éd.)

1882 affecté aux rotations Toulon - Extrême Orient. 
20 février 1884 au 31 mars 1884 transporte de Toulon en baie d'Along les canonnières Mitrailleuse et Révolver.
09 avril 1884 débarque le Révolver par les bigues du Bayard
19 avril 1884 repart de la baie d'Along vers Toulon. 
1895 campagne de Madagascar 
1898 campagne de Chine 
Septembre 1898: refonte à Marseille 
1899 mouillé entre Toulon et La Seyne, sert de dépôt d'explosifs. 
1914 ravitailleur de l'Armée navale 
14 juin 1915 inscrit sur la liste des navires-hôpitaux après transformations.
22 juillet 1915 quitte Toulon.
Mars 1916 a effectué sept voyages sanitaires entre la Méditerranée orientale et Toulon. S'implique alors dans les transports des réfugiés serbes.
11 mars 1916 - 08 avril 1916 trois rotations sanitaires pour évacuer de Corfou les soldats serbes vers l'hôpital Sidi Abdallah de Bizerte. 
Avril 1916 période d'inactivité à Salonique. 
Juillet 1916 reprise d'activité due au nombreux cas de paludisme observés. 
10 octobre 1916 recueille 16 naufragés du vapeur anglais Cross HW qui vient d'être torpillé. 
05 décembre 1916 recueille 207 naufragés du vapeur anglais Caledonia torpillé 
05 décembre 1916 quelques heures après, recueille 73 personnes du vapeur Algérie III
01 janvier 1917 aura rapatrié 9558 blessés du front oriental, reste à Toulon pour réparations. 
Mars 1917 - mai 1917 rotations au départ de Salonique vers Bizerte pour les Serbes, et vers Toulon pour les Français. 
16 novembre 1918 - 03 avril 1919 Toulon. 
Avril 1919 - début 1920 diverses rotations de rapatriement en Méditerranée (Cdt Trubert). 
1923 condamné, réutilisé comme ponton pour sous-marins. 
1936 vendu pour démolition à Toulon.
(Source : Les navires-hôpitaux français au XXe siècle du docteur Gilles Barnichon)



Nous recevons en janvier 2014 le mail suivant qui précise certains points de l'histoire de ce bâtiment et dont nous remercions l'auteur :

Bonsoir,
je me permet de vous contacter concernant la page consacrée au Bien Hoa sur le blog MDV
J'ai noté quelques imprécisions, en particulier dans le fait que ce navire n'a jamais participé à la Campagne de Madagascar en 1895. (Est-ce pour cela que certaines dates sont en rouge ?)
Mes informations proviennent en grande partie des sources suivantes :

Dossier du bâtiment désarmé (Vincennes cote 7DD1-1182 a, b et c).
Rôles d’équipage 1882-1922 (Toulon, cote TO-2E6-4820 à TO-2E7-2074).
Je suis à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous souhaites à vous et toute votre équipe une très bonne année 2012
Olivier ROBERT

L'épopée des transports type Annamite

lundi 29 juillet 2013

Le navire-hôpital Canada qui servit pendant les deux grands conflits mondiaux


Canada est un petit paquebot de 5670 tx, mis à flot en 1912 aux chantiers de La-Seyne-sur-Mer. Propriété de l’armement Cyprien Fabre, avait d’abord servi comme transport d’émigrants italiens de Naples vers New-York, sous le nom de Santa Lucia. Devenu Canada en 1914, il navigua jusqu’en 1952, date à laquelle il fut ferraillé en Angleterre. L’originalité de son histoire est d’avoir servi comme navire-hôpital lors des deux conflits mondiaux (pour en savoir plus, cliquez ici)

Canada dans sa configuration de navire-hôpital.
Il comportait 650 lits dans cette configuration. Une thèse de médecine publiée en 1919, L’évacuation des blessés et des malades pendant la dernière guerre, mentionne 13 voyages sanitaires de Canada entre Marseille et l’Armée d’Orient jusqu’au 29 avril 1916, date à laquelle le navire fut transformé en croiseur auxiliaire. Au cours de ces voyages, 7592 blessés ou malades furent soignés par le médecin principal Defressine. Un comptage effectué sur le forum Pages14-18 suggère un minimum de 132 décès à bord, dont beaucoup étaient des tirailleurs de l’armée d’Afrique, mais aussi des hommes de la Légion étrangère. En effet, le service à bord de Canada n’était pas sans risques. Le 26 février 1916, le paquebot réussit à recueillir 500 naufragés du Provence qui venait d’être torpillé. L’autre danger résidait dans les contaminations et les fièvres. Un collègue catholique du pasteur Jacques Jaujard (aumônier temporaire de la Marine sur Canada), l’abbé Louis Englemann, vicaire à la cathédrale de Meaux, mourut à bord, en rade de Salonique, « d’une fièvre infectieuse contractée au chevet des malades ». 
(source: association brestoise des amis de l’aumônerie militaire protestante)

mercredi 3 juillet 2013

HMS Argus, un transatlantique devenu le premier porte-avions moderne

HMS Argus en 1918, portant son camouflage zébré. Au large, un cuirassé de la classe Renown.
HMS Argus (I49) in habour in 1918, painted in dazzle camouflage, with a Renown class battlecruiser in the distance. © 
NHHC
Le porte-avions HMS Argus de la Royal Navy est le premier du genre à prendre cette forme devenue classique d'un pont d'un seul trait, capable de recevoir des avions équipés de trains de roues.
Il s'agit à l'origine d'un paquebot transatlantique construit en 1914 à Glasgow par WM. Beardmore and Co. Le Conte Rosso était destiné à la compagnie italienne Lloyd Sabaudo. La quille était déjà prête quand la guerre arrête les travaux et en 1916, elle est racheté par l'Amirauté. Sans rancune, les italiens commanderont aux mêmes chantiers un Conte Rosso plus grand et plus puissant qui sera lancé le 10 février 1921 après un premier essai manqué, mauvais présage pour un paquebot qui finira torpillé par le sous-marin britannique Upholder à 15 miles à l'est de Syracuse le 24 mai 1941. 
HMS Argus est lancé le 2 décembre 1917 et mis en service le 6 septembre 1918. En raison de son petit gabarit et de son manque de vitesse, il ne va pas au combat mais est utilisé pour développer les techniques spécifiques à ce genre nouveau de bateau et pour l'entraînement des aviateurs. Fonction qu'il continuera d'assurer jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. 


Des mécaniciens travaillent sur cinq Hawker Sea Hurricanes et un Supermarine Seafire de la Royal Navy alignés dans le hangar du HMS Argus. Au fond, on distingue la base de l'ascenseur. (vers 1943) 
Five Royal Navy Hawker Sea Hurricanes and a single Supermarine Seafire lined up in the hangar of HMS Argus (I49), with several mechanics working on them. The base of the lift is in the foreground. ©Lt. S.J. Beadell, Royal Navy official photographer - Imperial War Museums
 
Mais, après la perte des HMS Courageous (1939), Glorious (1940) et Ark Royal (1941) et la mise hors service d’Illustrious (1941), l’Argus reprend du service actif. Son grand hangar en faisait le seul porte-avions britannique capable d'abriter des avions à ailes fixes. En 1941-1942, il convoie des avions à l'approche de Malte, Gibraltar et Takoradi, les avions décollant alors pour finir le voyage. HMS Argus rejoint ensuite la Force H en Méditerranée occidentale et participe à la couverture de l'opération Harpoon, un convoi vital à la résistance de Malte. En 1942, il soutient le débarquement allié en Afrique du Nord. En 1943, il retourne à son rôle de navire d'entraînement, puis rejoint la flotte de réserve en 1944. Il est ferraillé en 1946.
HMS Argus dans l'opération de livraison d'Hurricanes à Malte.

vendredi 28 juin 2013

SMS Vaterland, canonnière fluviale allemande en Chine

Vaterland en 1908, remontant le Yang tsé Kiang, en escale à Tchongking (Chongqing).
Canonnière du Yang-Tsé fait immanquablement penser à Steve McQueen dans le film éponyme retraçant la vie à bord d'un bateau américain sur le fleuve dans une Chine en pleine mutation entre les deux guerres mondiales. Ce que l'on sait peut-être moins, c'est que ce grand fleuve chinois était depuis déjà longtemps sillonnés par des unités des grandes puissances occidentales. 
SMS Vaterland est une canonnière fluviale de la marine impériale allemande (sister-ship SMS Tsingtau), affectée de 1904 à 1914 à des missions de surveillance sur le Yang-Tsé-Kiang et rattachée à l'escadre d'Extrême-Orient (Ostasiengeschwader).
La canonnière est construite par les chantiers Schichau d'Elbing en 1902-1903 et lancée le 26 août 1903. Elle a un tirant d'eau extrêmement bas. C'est le Guillaume II lui-même qui décide de son nom de baptême afin de donner confiance aux résidents allemands de Chine, et aux concessions commerciales allemandes, et de faire démonstration de force, comme les autres canonnières britanniques ou françaises, alors que le souvenir de la guerre des Boxers était encore récent. La canonnière est acheminée en plusieurs sections par le paquebot de la Hapag, Belgravia, jusqu'à Shanghai, où elle est  remontée en février 1904 et mise en service le 28 mai.
Lorsque des troubles éclatent à Shanghai le 18 décembre 1905, elle patrouille avec la SMS Tiger et débarque un détachement. Elle navigue sur le cours supérieur du fleuve en avril 1907 lorsqu'elle rencontre le 4 mai les canonnières anglaises HMS Woodlark et HMS Woodcock et la canonnière française Olry devant Tchongking. Elle continue à patrouiller avec la Woodlark, car des émeutes font rage à Wanshien. En juillet 1907, elle s'arrête à Tchongking pendant vingt-deux mois, pour surveiller la zone (voir photo ci-dessus). 


Elle s'arrête à Itchang en mai 1910, à cause de troubles liés à la chute de l'Empire et à la guerre larvée dans la région. Les troubles s'étendent surtout à partir de 1911, et la canonnière reçoit l'ordre en janvier de se rendre à Hankéou avec les canonnières SMS Jaguar et SMS Taku, ainsi qu'avec le torpilleur SMS S 90. Hankéou abrite en effet plusieurs concessions étrangères, dont l'allemande. Elle y demeure jusqu'en mai. Mais en octobre 1911, la révolution chinoise éclate et la République est proclamée. La canonnière retourne donc à Hankéou. Elle mène ses missions de surveillance sur zone, jusqu'en 1914, avec des arrêts à Shanghai pour révisions.
La SMS Vaterland se trouve à Nankin lors de la déclaration de guerre, en août 1914. Une partie de l'équipage reste à bord tandis que le reste des hommes est envoyé à Tsingtao (Tsingtau en allemand), concession allemande et port d'attache de l'escadre d'Extrême-Orient, où ils rejoignent le croiseur auxiliaire SMS Cormoran. La canonnière est rachetée par une société écran et parvient à se cacher à l'intérieur du pays, renommée Landesvater.


Lorsque la Chine entre en guerre à son tour en 1917, la canonnière est capturée par la flotte chinoise, le 20 mars. Il est renommé Li-Sui et affecté avec le Li-Tsieh (l'ancienne SMS Otter) à la surveillance du fleuve Amour. Le navire subit plusieurs transformations et son armement est modifié. Il finit par être réquisitionné à son tour par les autorités de la marine du Mandchoukouo où s'arrête probablement son histoire.