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mardi 18 novembre 2014

Un dock flottant De Marseille à Dunkerque

En 1962, la chambre de commerce de Dunkerque achète à celle de Marseille un dock flottant de 217 mètres de long sur 40 mètres de large et pouvant supporter des navires de 20 000 tonnes. Le port de Dunkerque a un besoin urgent de ce dock pour la réparation navale et le carénage. Toutefois, il y a deux impératifs pour le faire entrer dans les bassins: du beau temps et une grande marée. En effet, le dock doit passer par une écluse moins large que lui de quelques mètres ! La manœuvre prévue est la suivante : avec la grande marée de juin, l'écluse sera à ras bord; on inclinera le dock de 20 degrés par ballastage et ainsi le côté émergé passera au-dessus de la berge de l'écluse. Un système de pneus est prévu pour empêcher tout contact de la tôle du dock avec le bord de l'écluse; enfin, des remorqueurs portuaires sont prévus pour le déhaler. Il est donc indispensable de faire remorquer le dock dans les plus brefs délais et d'arriver à temps.

Pour en savoir plus : Homme libre, toujours tu chériras la mer
https://www.facebook.com/groups/1408555389360020/1572472372968320/?notif_t=group_activity

mercredi 16 avril 2014

France, navire-hôpital des zones de pêche en Islande

France (1910), navire-hôpital se rendant en Islande pour secourir les marins pêcheurs.
La Société des Œuvres de Mer

En décembre 1894, le P. Picard, Supérieur Général des religieux Augustins de l’Assomption, réunissait rue Bayard à Paris une vingtaine de personnes (armateurs, syndicalistes maritimes, officiers de Marine dont le vice-amiral Lafont, journalistes de la Bonne Presse) pour réfléchir à ce qui pourrait être fait pour les 15000 marins qui quittaient chaque année la France durant sept à huit mois, à bord de voiliers, pour pêcher la morue au large de l’Islande ou sur les bancs de Terre Neuve.
L’hebdomadaire La Croix des Marins, fondé par la Bonne Presse, s’était en effet ému des conditions d’isolement total, d’insécurité (pertes de doris dans la brume, abordages, tempêtes), de travail excessif et d’hygiène déplorable dans lesquelles vivait cette communauté maritime. Sous la conduite des frères Bailly, dont le P. Vincent de Paul, AA, directeur de la Bonne Presse, fut constituée la Société des Œuvres de Mer (S.O.M) dont les statuts définissaient ainsi l’objet : « porter secours matériels, médicaux, moraux, religieux, aux marins de la grande pêche ».

Un bilan impressionnant


Pour ce faire, la S.O.M armera de 1896 à 1939 sept navires hôpitaux qui apporteront à cette population défavorisée les soins médicaux indispensables à un métier très dur aux plans physiques et climatiques, le réconfort moral du courrier de leurs familles dont ils étaient privés jusque là, et la présence d’un aumônier. Le bilan des 39 campagnes de ces navires est éloquent : 32000 journées d’hôpital, 13200 consultations médicales en mer, 426 marins naufragés recueillis et près de 1.200.000 lettres distribuées. Parallèlement, deux « Maisons de famille » étaient créées à St Pierre et Miquelon et en Islande pour les pêcheurs en escale, convalescence ou en attente d’embarquement. Tout en échappant à la tentation de l’alcool des cabaretiers, les marins y retrouvaient une ambiance amicale et familiale, pour jouer, lire, écrire à leurs familles ou prier.
Le P. Yves Hamon et le Fr. Eugène Bergé, animés de cette « passion de Dieu et de l’homme en plein vent », furent les artisans de cette réussite qui mit pratiquement fin aux trois fléaux de la grande pêche : l’alcoolisme, la maladie et l’isolement. Le commandant Charcot la qualifia «d’œuvre grandiose et humanitaire».



lundi 31 mars 2014

La Pallice à la Pallice

La Pallice, ancien liberty-ship Anne Bradstreet, attribué à la France en 1946. Démoli à Hambourg en 1979. Il est ici à La Pallice. (collection agence Adhémar)
Après la Seconde Guerre mondiale, pour reconstituer sa flotte, la compagnie Delmas-Vieljeux reçut cinq liberty-ships dont La Pallice, ex-Anne Bradstreet.

Les Liberty-Ships français

Durant la Deuxième Guerre mondiale, à partir de l'entrée en guerre des Etats-Unis (1941) et jusqu'à la fin du conflit, les chantiers américains construisent 2710 cargos type EC2 appelés Liberty-ships. 
La paix retrouvée, les Etats-Unis se retrouvent avec un grand nombre de navires mouillés dans les ports et les baies de la côte Est et qui, faute d'utilisation, sont destinés à y rouiller. Pour sa part, la France est à reconstruire et ses moyens de transport maritime sont limités. Les Etats-Unis décident alors de nous en vendre, ainsi qu'à certains autres pays européens un certain nombre en utilisant la loi "Prêt Bail".
Les accords Blum-Byrnes de 1946 octroient à l'Etat Français 75 cargos Liberty-ships qui devra les réattribuer à différentes compagnies. 13 d'entre-eux avaient déjà été transférés à la France en avril 1945.
La Compagnie générale transatlantique (CGT) reçoit les ArgentanAuray, AvranchesBayeuxBeauvais, Bernières, Brest, Cherbourg, Courseulles, Coutances, Dieppe, Domfront, Falaise, Isigny, Lisieux, Mortain, Plouharnel, Pont-Audemer, Pont-l'Eveque, Port-en-Bessin, Rouen, Saint-Lo, Saint-Malo, Saint-Marcouf, Saint-Valéry, Sainte-Mére-l'Eglise, SeinTroarn, Trun, Valognes et Vire
Les Chargeurs réunis, les Abbeville, Baccarat, Belfort, Boulogne sur Mer, Calais, Cernay, Gérarmerd, Montbéliard, Robert-Espagne, Saint-Dié et Turckheim.
Les Messageries Maritimes, les Briançon, Grenoble, Les-Glières, Nantes, Saint-Nazaire et Vercors.
Delmas-Vieljeuxles La Pallice, La Rochelle, Le Verdon, Rochefort et Royan.
La Sté Gle des Transports Maritimes à Vapeur (SGTMV)les Cavalaire, Hyéres et Le Lavandou.
La Cie Cyprien Fabreles Bastia, Marseille, Saint-Tropez.

La Cie Nantaise des chargeurs de l’Ouestles Granville et Lorient.
Louis-Dreyfus et Cieles Gien et Orléans.
S.N.C.F.(gérés par la S N. A.)les Colmar et Strasbourg .
Sté Navale Caennaiseles Caen et Ouistreham .
Sté Navale de l’Ouest, Les Andelys.
Nlle Cie Havraise Péninsulaire, Le Havre.
Cie Fraissinet, Sète. 
Cie d’Orbigny, Lyon. 
Union Industrielle et Maritime, Oradour.
Sté Nationale d’Affrètement, Epinal. 

L’Ouest Sté Maritime Nationale, Toulon. 
Source : D'après Jean Yves Brouard. Cliquez ici 

vendredi 21 mars 2014

Le port fluvial de Nantes

«Le port fluvial de Nantes. Les quais de la rive droite peuvent accueillir des cargos de 7m de tirant d'eau et chargés à 1000 tonnes». Collection agence Adhémar 


Située en fond d’estuaire, Nantes, ville-port, a assuré son développement grâce à la Loire.

vendredi 14 mars 2014

Voilier et son pilotin à l'entrée de Carentan vers 1900

Voilier et son pilotin à l'entrée de Carentan (Manche) vers 1900. Collection agence Adhémar
Le Ville d'Isigny, construit en 1891 naufrage 2 Juillet 1925, à 500 mètres au Sud de Kârock-Creiz. Il assurait la ligne du Havre.

mercredi 12 mars 2014

Sortie du port de Brest. un trois-mâts passe sous le pont National (ouvert)

Sortie du port d'un trois-mâts en passant sous le Pont national (ouvert) à Brest. Collection agence Adhémar
Brest est l'un des sujets préférés de ce blog et de ses contributeurs réguliers. Cliquez ici.
Le pont National est un pont tournant en service à Brest de 1861 à 1944. il permettait de franchir la Penfeld, reliant la rue de Siam au quartier de Recouvrance, près de la Tour Tanguy. Conçu par les ingénieurs Nicolas Cadiat et Alphonse Oudry, sa construction, réalisée par Schneider et Cie, commence en 1856 et, le 23 juin 1861, le « Grand Pont » est inauguré. D’abord dénommé pont Impérial en hommage à l’empereur Napoléon III, il fut renommé pont National après la guerre de 1870.
Afin de répondre aux exigences de la Marine, ce pont était constitué de deux volées tournantes équilibrées livrant passage aux bateaux de haute mâture. Quatre hommes suffisaient à la manœuvre de chaque demi-pont, commandée depuis le tablier par de simples cabestans actionnant des engrenages à forte démultiplication.
Chacune des deux travées du tablier était montée sur des roulements à rouleaux d'acier ; elle était solidarisée aux culées par des mâchoires mobiles et à l'autre travée par des barres de verrouillage. Chaque travée avait une longueur de 52 m et pesait 750 tonnes.
Détruit par les bombardements alliés et dynamité, il a été remplacé en 1950-1954 par le pont levant de Recouvrance.

Trois-mâts passant sous le Pont national. Qui saura reconnaître ce voilier et le ponton du second plan ?



mardi 11 mars 2014

Première newsletter du site PortPratique.fr, ouvert en février 2014



Le site web PortPratique.fr est ouvert depuis février 2014.
Voici la première newsletter de Port Pratique.
Vous y trouverez des informations locales sur les événements nautiques de votre région, mais aussi des informations nationales concernant tous les ports de France, l’actualité des manifestations, des nouveautés dans les entreprises nautiques, dans les ports et les associations.
N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques et suggestions, elles seront les bienvenues pour améliorer la qualité du site portpratique.fr.
Si vous représentez une entreprise, une association, une capitainerie ou une administration, cette lettre diffusera vos actualités si vous nous les envoyez.

jeudi 20 février 2014

Jour tranquille dans le port de Honfleur

Honfleur est mentionné dans des documents dès le XIe siècle. Elle y figure parmi les importantes bourgades du duché de Normandie. Sa situation géographique privilégiée, de port d’estuaire et de port de mer lui confère de nombreux avantages et détermine sa double vocation, défense du fleuve royal et départ des grandes aventures océanes.
Ville fortifiée par Charles V au XIVe siècle, elle joue un rôle défensif important contre les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans puis participe activement aux voyages de découverte entrepris aux XVIe et XVIIe, dont la célèbre expédition de Samuel de Champlain, en 1608, qui aboutit à la fondation de Québec…
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le port intensifie son activité commerciale vers le Canada, les Antilles, les côtes africaines et les Açores. C’est un centre très actif de pilotes, d’armateurs, de négociants et même de corsaires. Parmi eux, Pierre Berthelot, “pilote major et cosmographe du Roi du Portugal”, devenu moine sous le nom de “Denis de la Nativité” et Jean-François Doublet, “officier de la Royale”, corsaire et compagnon du dunkerquois Jean Bart.
Photos : Collection agence Adhémar

Le chalutier de fond P'tite Chine CN 238289, ex-La Confiance de Cancale, dans le Vieux Bassin, devant la Lieutenance. Caractéristiques, cliquez ici

Honfleur accueille ses plaisanciers au coeur même de son Vieux Bassin. Un cadre unique dans la région qui attire de nombreux yachts et voiliers en saison. En bordure du bassin, les hautes maisons étroites essentées d’ardoises datant des XVIIe et XVIIIe siècles offrent, en effet, un décor exceptionnel aux visiteurs en escale dans la petite cité maritime.




Le musée de la Marine est situé dans l’ancienne église Saint-Etienne, édifiée au XIVe siècle, en bordure du Vieux Bassin.


L’ensemble formé par le Vieux Bassin, les pittoresques maisons du quai Sainte-Catherine, la Lieutenance et l’église Saint-Etienne est ce qui frappe certainement le plus lorsque l’on visite Honfleur pour la première fois.
Ce bassin à flot fut créé, sur les instances d’Abraham Duquesne, et par ordre de Colbert, en 1681, en remplacement de l’ancien havre d’échouage ou “havre du dedans”, qui était beaucoup plus étroit, ce qui nécessita la destruction de la partie ouest des remparts.
C’est sur ce bassin que Frédéric Sauvage fit ses premiers essais de bateau à hélice en 1832.
A l’extrémité du Vieux Bassin se dresse la Lieutenance, ainsi appelée parce que ce monument servait à partir du XVIIe siècle de logis au Lieutenant du Roi. C’est le seul vestige important des fortifications de la ville, remanié au cours des siècles, surtout au XVIe et XVIIe siècles. 


Le Vieux Bassin accueille tout au long de l’année des vieux gréements. Certains en ont fait leur port d’attache. On peut ainsi y voir :
- Le Marie-Madeleine, Bautier de Barfleur (1934), “Monument Historique”
- Le Dehel, barque chalutière (1931) de l’association Amerami, “Monument Historique” depuis 1986
- La Sainte-Bernadette, crevettier de Honfleur, monument historique
- La Roche Bleue, barque chalutière
- Le Sheena, voilier de course (1916) de l’association Amerami en cours de classement “Monument Historique”
- Le Garmouth, le Rose de Savanah, le Fides, le P’tit Gros

Côte d'Azur CN 162632, chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin Carnot. Caractéristiques, cliquez ici
L’avant-port de Honfleur, les bassins de l'Est et Carnot, construits sur la Morelle, est réservé à la flotille de pêche qui s’amarre le long de ses quais et y décharge la pêche journalière. Une dizaine d’unités sont en activité et pratiquent la pêche côtière, appelée aussi pêche fraîche. Les bateaux sortant le temps d’une marée, les poissons ou crustacés ne subissent alors aucun traitement de conservation.
Les espèces capturées sont la sole, la roussette, le grondin, le chinchard, le maquereau, le cabillaud, le turbot, l’anguille, la barbue ou tacaud, la plie, la limande, le merlan, la seiche. Les pêcheurs de Honfleur ont cependant deux spécialités : la crevette grise qui est vendue vivante au débarquement et d’octobre à avril la coquille Saint-Jacques.

Petit Bambino CN 711191, Chalutier de fond, à quai dans le bassin Carnot. Caractéristiques, cliquez ici.
Aurélie CN 711191, vedette du Port de Rouen.
«La nouvelle vedette du port de Rouen, Aurélie, a accosté à Honfleur. Elle effectuera des missions de sondage et de prélèvements dans le cadre de l'approfondissement du chenal de la Seine. Nouveau né de la société MSI solutions et des chantiers Allais de Cherbourg, Aurélie, un joli bébé de 26 tonnes pour 16,4 mètres de long a pris ses quartiers à Honfleur, après dix mois de gestation. Surdouée des travaux océanographiques, la vedette remplace le catamaran Maimiti qui continuera son travail plus en amont.» (Ouest France septembre 2012).




La Persévérence CN 900059, chalutier de Trouville, à quai dans le bassin Carnot.

Jolie France CN 389934, vedette coque bois pour la promenade en estuaire de Seine et la découverte du pont de Normandie dont on voit les haubans en arrière-plan. Caractéristiques, cliquez ici


Sheriff CN 303500, Chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin de l'Est. Caractéristiques, cliquez ici
Retour de pêche d'Obeline CN 660498, chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin de l'Est. Caractéristiques, cliquez ici












Coeur de marin CN 626609, Chalutier crevettier, à quai dans l'avant-bassin. Caractéristiques, cliquez ici


mercredi 19 février 2014

Vue de la rade de Bordeaux au début du XXe siècle


Avant que ne s'estompe à jamais de la mémoire la vision de l'intense activité maritime qui anima durant des siècles les bords de la Garonne dans le centre urbain de la capitale d'Aquitaine, il apparaît indispensable de conserver par l'image et le texte le souvenir de toutes ces activités maritimes qui ont fait de Bordeaux l’un des grands ports d’Europe, l'une des plus prestigieuses escales maritimes de la planète, mais aussi un grand centre de construction navale.
De nos jours, la rade de Bordeaux demeure le plus souvent désespérément vide, les activités résiduelles du port autonome se sont réparties sur six terminaux spécialisés disposés tout au long de l'estuaire de la Gironde conservant malgré tout au site une animation maritime non négligeable (Bordeaux, Bassens, Bec d'Ambès, Blaye, Pauillac et Le Verdon).   
Hervé Guichoux
Retrouvez la mémoire maritime bordelaise
dans le musée virtuel de Hervé Guichoux… Cliquez ici

mercredi 1 janvier 2014

mardi 26 novembre 2013

Dans le port de Gênes




Dans le port de Gênes, se croisent paquebots et cargos de toutes tailles…




jeudi 14 novembre 2013

Le pétrolier Haminea à l'entrée de la Venise provençale

Le pétrolier Haminea (IMO 5141263) à l'entrée de la Venise provençale. collection agence Adhémar
Le pétrolier classe H de 19349 t Haminea (IMO 5141263) a été construit en 1955 au chantier Smith Docks and Co pour la Shell Tankers UK, retiré et démoli en 1972. Il est photographié ici, passant le nouveau pont (sic) de Martigues, surnommée "la Venise provençale". Martigues (Bouches-du-Rhône) s'étend sur les rives de l'étang de Berre et sur le canal de Caronte. Ce canal permet de rejoindre les grandes raffineries de l'étang à partir de la mer.