Affichage des articles dont le libellé est British Antarctic Territory. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est British Antarctic Territory. Afficher tous les articles

mercredi 23 avril 2014

Les British antarctic territory honorent par le timbre les présidents de la Royal Geographical Society

Des présidents de la Royal Geographical Society ont fait l'objet d'une série de timbres postes émis pour célébrer les cent cinquante ans de la société géographique par les territoires britanniques de l'Antarctique (British Antarctic Territory). Nous avons souvent parlé de ces territoires arctiques dans ce blog (cliquez ici).
Si les décors évoquent les campagnes de découverte de l'Antarctique, les présidents célébrés n'ont que peu ou rien à voir avec les British Antarctic Territory, ainsi de Lord Curzon, vice-roi des Indes et spécialiste de l'Asie centrale !
John Barrow (1764-1848), président en 1835 de la Royal Geographical Society. 
Sir John Barrow obtient en 1804 le poste de deuxième secrétaire de l'Amirauté par le vicomte Melville, un poste qu’il occupe durant quarante ans. Grâce à sa position à l’Amirauté, Barrow est un grand promoteur des voyages d’explorations en Arctique dont ceux de John Ross (1777-1856), de Sir William Edward Parry (1790-1855), de Sir James Clark Ross (1800-1862) et de Sir John Franklin (1786-1847). Le Point Barrow, le point le plus septentrional de l’Alaska, lui a été dédié.
Sir Clement Markham (1830-1916), président en 1893 de la Royal Geographical Society.
Sir Clements Robert Markham est un explorateur, écrivain, géographe et officier britannique. En 1844, il entre à la Royal Navy, où son navire est envoyé à la recherche de l'expédition Franklin.
En 1874, il assiste George Nares lors d'une de ses expéditions dans l'Arctique et l'accompagne jusqu'au Groenland, où il prônera toujours des méthodes comme le manhauling (halage des traîneaux à force d'homme), alors que d'autres (comme Roald Amundsen) s'inspireront des peuplades du Grand Nord comme les Inuits habituées à dresser des chiens de traîneaux.
De 1863 à 1888, il est secrétaire de la Royal Geographical Society, dont il sera président pendant douze ans à partir de 1893.
En plein âge héroïque de l'exploration en Antarctique (1895-1922), il organise des levées de fonds pour y envoyer un digne représentant de l'Angleterre. Protecteur du jeune officier Robert Falcon Scott à qui il confie l'expédition Discovery en 1911, il dénigre Ernest Shackleton lieutenant de la Marine marchande. L'expédition Discovery marque sa présidence à la Royal Geographical Society, et celle du Terra Nova confiée une fois encore à Scott sera la tragédie polaire historique à laquelle son nom sera attaché à jamais, même s'il avait quitté la Royal Geographical Society en 1905.
Lord Curzon (1859-1925), président en 1911 de la Royal Geographical Society.
 George Nathaniel Curzon, 1st Marquess Curzon of Kedleston, vice-roi des Indes de 1899 à 1905, ministre des Affaires étrangères de 1919 à 1924. Cet explorateur obtient la médaille d'or de la Royal Geographical Society pour l'exploration des sources de l'Amu Darya. Ce spécialiste de l'Asie centrale n'a aucun lien avec l'antarctique.


Admiral Sir William Edmund Goodenough (1867-1945), président en 1930 de la Royal Geographical Society.
L'amiral Sir William Edmund Goodenough est un des héros de la Première Guerre mondiale. Il participa à tous les grands combats de celle-ci. En revanche, pas de trace de lui en Antarctique de près ou de loin.

Admiral James Wordie (1889-1962), président en 1951 de la Royal Geographical Society.
Sir James Mann Wordie était un géologue et explorateur polaire écossais. Ses travaux le mirent en relation avec Frank Debenham et Raymond Priestley, qui étaient membres de la seconde expédition en Antarctique de Robert Falcon Scott.
En 1914, James Wordie se joignit à sir Ernest Shackleton pour son expédition en Antarctique au cours de laquelle il officia comme géologue et chef de l'équipe scientifique. Malgré l'échec final de l'expédition, Wordie réussit à entretenir le moral du groupe et à faire des observations scientifiques en matière d'océanographie et de ice pack. Il récolta aussi d'importants spécimens géologiques.
Wordie a navigué dans neuf expéditions polaires dont celle de l'Endurance. Au cours des années 1920 et 1930, il a effectué de nombreux voyages en Arctique et a contribué à faire éclore une nouvelle génération de jeunes explorateurs comme Vivian Fuchs, Gino Watkins et August Courtauld. Il devint le plus vieux vétéran de l'exploration britannique des pôles, et peu d'expéditions quittaient la Grande Bretagne sans le consulter. Il était membre du conseil d'administration du Scott Polar Research Institute (SPRI) et président de la Royal Geographical Society. À la SPRI, il assista Fuchs dans la première traversée de l'Antarctique, ce qui était le but premier de Shackleton en 1914.

Sir Raymond Edward Priestley (1886-1974), président en 1961 de la Royal Geographical Society.
Sir Raymond Edward Priestley était un géologue et géographe britannique. Il participa à l'expédition Nimrod d'Ernest Shackleton (1907-1909) où il travailla avec Edgeworth David, puis à l'expédition Terra Nova de Robert Falcon Scott (1910-1912) en remplacement de Allan Thomson. Il cofonda avec Frank Debenham le Scott Polar Research Institute.


lundi 13 janvier 2014

Le brise-glace Endurance A 171

Le brise-glace de classe 1A1 Endurance A 171 s'est d'abord appelé HMS Polar Circle, alors qu'il était loué par la Royal Navy pour servir dans les Territoires britanniques de l'Antarctique. Il prendra son nom d'HMS Endurance, en l'honneur du bateau de Shackleton, quand il est acheté en 1992. Port d'attache: Portsmouth
Construit par Ulstein Hatlo (Norvège) pour Rieber Shipping en 1990 en tant que MV Polar Circle. Mis en service le 21 novembre 1991. Il servait de support à des missions hydrographique et au British Antarctic Survey.

Déplacement 6,100 t Longueur 91 m (298 ft 7 in) Maître-bau 17,9 m (58 ft 9 in) Tirant d'eau 8,5 m (27 ft 11 in) Propulsé par deux moteurs Bergen BRG 8 Diesels de 8,160 hp (6,085 kW) Vitesse 14 nœuds.
Autonomie de 24600 milles (45600 km) à 12 nœuds. Bateaux et péniches embarquées : James Caird, Nimrod, Eddie Shackleton et Dudley Docker 
Equipage 126 + hommes de troupes et scientifiques.
Armement : 2 × 7.62mm Mk.44 Miniguns 6 × 7.62mm L7 GPMGs - 2 × hélicoptères Lynx HAS 3 modifiés pour les glaces.

Le brise-glace Endurance A 171 dans l'Antarctique en 2007.
HMS Endurance is a class 1A1 icebreaker that served as the Royal Navy ice patrol ship between 1991 and 2008. Built in Norway as MV Polar Circle, she was chartered by the Royal Navy in 1991 as HMS Polar Circle, before being purchased outright and renamed HMS Endurance in 1992. She has been out of service since 2008, when she was seriously damaged by flooding following an error during routine maintenance.

mercredi 13 février 2013

Les bateaux de visite du Territoire antarctique britannique


En 1963, les postes britanniques ont publié une série de timbres sur le thème des bateaux assurant le service du British Antarctic Territory (Territoire antarctique britannique). Depuis fin 2012, sa partie sud porte le nom de Queen Elizabeth Land (territoire de la reine Elizabeth) au grand dam des Argentins et des Chiliens qui en revendiquent la souveraineté quasi totale.
La superficie du territoire est de 1709400 km2. Il inclut la Terre de Graham, les îles Shetland du Sud, les îles Orcades du Sud et le bout de la péninsule antarctique. Il n'y a pas de résident permanent, de 35 à 200 chercheurs occupent les quatre stations de recherche, annuelles (Halley et Rothera) ou estivales (Fossil Bluff et Signy).
Le gouvernement britannique émet des timbres territoriaux principalement destinés aux philatélistes. De dix à vingt nouveaux timbres sont émis chaque année, sous différentes thématiques : explorateurs polaires en 1973, plancton en 1984, fossiles en 1990, vaisseaux de recherche en 1993, etc. ou se référant à l'actualité britannique. La vente de ces timbres et diverses taxes touristiques participent grandement à l'indépendance financière du territoire.


Les deux premiers navires de cette série, SS Fitzroy et HMS William Scoresby, ont été réunis durant la Seconde Guerre mondiale pour une mission particulière, sauvegarder la souveraineté en Antarctique.

En 1955, les îles Falkland avaient édité un timbre en mémoire du RMS Fitzroy. Ce bateau appartenait au Falkland Islands Dependencies Survey (FIDS). Son nom donna le sien à l'île Fitzroy qu'il avait visité en 1947
Dans les années 1920 et 30, l'Argentine, comme le fera le Chili en 1940, revendiquent la souveraineté sur les terres sur lesquelles flotte l'Union Jack. En 1942, une expédition visite l'île Déception (Deception Island) pour affirmer la suprématie argentine sur cette île volcanique et sa baie (dans l'archipel des Shetland du Sud), refuge de longue date des pêcheurs qui y traitaient l'huile de baleine. En réponse, des marins du HMS Carnavon y hisse le drapeau britannique en janvier 1943. L'Amirauté lance ensuite l'opération Tabarin – elle sera dirigée par le commander James Marr qui, enfant, participa à l'expédition polaire de Shackleton sur le Quest – pour réaffirmer son autorité et pour prévenir toute opération des raiders allemands dans la péninsule. En janvier 1944, la mission composée des SS Fitzroy et HMS William Scoresby part des îles Falklands (Malouines) avec à son bord des marins glanés ici et là dans les terres antarctiques. Elle établit une base dans l'île Déception puis se rend à la baie de l'Espoir (Hope Bay) plus au sud dans la péninsule et point de contrôle du passage Antarctique (Antarctic Sound). Mais la glace ne leur permet pas de débarquer leur matériel et ils terminent l'expédition à Port Lockroy (côte ouest de la Terre de Graham). La mission aboutira cependant l'année suivante grâce au HMS Eagle, venu de Terre Neuve, seul bateau disponible alors.



A suivre…