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jeudi 27 mars 2014

L'aviso de transport La Saône devenu école de matelotage à Brest au début du XXe siècle

L'aviso de transport La Saône (l'article a sauté sur cette carte postale) devenu école de matelotage à Brest au début du XXe siècle, déjà entre-aperçu sur ce blog (cliquez ici). Coll agence Adhémar
L’aviso-transport La Saône appartenait à la division navale du Pacifique. C'est une unité de 64 mètres de long, équipée de voiles et de deux chaudières de 175cv. Affecté à l’escadre d’Extrême-Orient de l’Amiral Courbet, La Saône avait pris part aux combats de la rivière Min, du 23 au 29 août 1884, prémices du combat naval de Fou-Tchéou où fut réduite à néant la flotte du Fujian, l'une des quatre flottes régionales chinoises. (Pour en savoir plus, cliquez ici), lire aussi le rapport de l'amiral Courbet sur les combats de la rivière Min, cliquez ici.
L'ancien aviso de transport La Saône sera école des Gabiers à Brest jusqu'en 1914. Il sera désarmé au début de la Guerre (cliquez ici).

lundi 19 août 2013

Le trois-mâts navire-école Gorch Fock dans le bassin devant les remparts de Saint-Malo


Le navire-école Gorch Fock dans le bassin devant les remparts de Saint-Malo au tournant des années 1960. (coll agence Adhémar)
Notre ami Marcel Henri avait mal identifié ce beau voilier qu'il avait pris pour la Duchesse-Anne
Alain, toujours aussi vigilant nous a envoyé ce message :
Il convient de rectifier l'identification du voilier sur la photo publiée aujourd'hui. On y voit en effet, derrière le voilier, le destroyer britannique D30 Carron classe CA de 1944 qui a été retiré du service en 1963, à cette époque le Duchesse Anne était une quasi-épave à Brest.  Il y avait donc la une impossibilité... Après recherches, j'ai identifié ce voilier comme étant le navire-école allemand Gorch Fock, qui est entré en service en 1959 et qui a fait effectivement escale à Saint Malo. On a donc une fourchette pour cette photo entre 1959 et 1963.  

lundi 12 août 2013

Le voilier-école Amerigo-Vespucci devant le château de Brest, à l'entrée de la Penfeld

Le voilier-école Amerigo-Vespucci devant le château de Brest, à l'entrée de la Penfeld.
 
Coll agence Adhémar
L’Amerigo Vespucci est un voilier-école italien. Il appartient à la Marina militare, la marine militaire italienne, utilisé à la formation des élèves officiers. Il est actuellement l'un des plus ancien trois-mâts carré à naviguer, le plus ancien navire-école de la marine italienne en service et un des plus grands voiliers école militaire du monde.
Le voilier porte le nom du célèbre navigateur italien Amerigo Vespucci (de qui l'on tiendrait le mot Amérique). Il est basé à Gênes.
Équipage 16 officiers et 70 marins - Gréement trois-mâts carré - Lancé le 22 février 1931
Longueur hors-tout 100,50m - Longueur de coque 82,38 m - Maître-bau 15,50 m - Tirant d'eau 7 m -Voilure 2824 m² (26 voiles) - Déplacement 4150 tonnes - Capacité 200 cadets - Tonnage 3545 tonneaux - Vitesse 10 nœuds (sous voile).
Ce voilier est la copie d'une frégate militaire de la deuxième moitié du XIXe siècle, le Re Galantuomo. Construit à Naples à la demande de Benito Mussolini, il est issu du projet de Francesco Rotundi, lieutenant colonel du Génie naval et a été entièrement construit aux chantiers navals de Castellammare di Stabia en 1930.
Sa mission était de former le officiers de la Regia Marina avec le Christophe Colomb, son sister-ship. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Christophe Colomb a été cédé à l'URSS en indemnisation de dommages de guerre. De 1946 à 1952 il a donc été l'unique navire voilier école de la marine militaire italienne. Ceci jusqu'à la mise en service de l’Ebe, une goélette brigantine construite en 1921 et achetée par la marine militaire en 1952.

samedi 27 juillet 2013

Le 24 juillet 2013, le brick Astrid a coulé après avoir heurté la côte d'Irlande


L’Astrid était un brigantin traditionnel (brick) à coque d'acier blanc construit en 1918 aux Pays-Bas dans les chantiers navals Greg Van Leewin de Scheveningen.
Il appartient désormais à l'association The Astrid Trust qui le restaure dès 1984, pour en faire un navire-école.
Le 24 juillet 2013, il fait naufrage sur les côtes de Cork en Irlande. Les 30 passagers et membres d'équipage ont pu être secouru par les garde-côtes irlandais et la goélette néerlandaise Spirit of Oysterhaven.

Astrid à Brest en juillet 2008. Gréement brick - Longueur hors-tout 41,65 m Maître-bau 6,50 m Tirant d'eau 2,65 m - Voilure 450 m²  - Déplacement 274 tonnes - Équipage 35 marins.  
L’Astrid a d'abord servi de cargo sous le nom de Wuta, transportant du bois, des céréales ou du charbon en mer Baltique, du Nord et dans la Manche.
En 1937, il est rebaptisé Astrid sous pavillon suédois. Il continua le commerce à la voile jusqu'en 1975, date de la mort de son armateur. Dépouillée de son gréement, il fut ensuite vendu à des Libanais. Victime d'un incendie, il évite la mise à la ferraille et échoue dans une vasière de la rivière Hamble en Angleterre.
En 1984, le Commandant Graham Neilson entreprend sa restauration pour en faire un voilier éducatif au sein de l'association The Astrid Trust, créée à cette fin. Après la réfection de la coque, du pont et de l'intérieur, le gréement est reconstitué à partir de 19 pins de Douglas. Le lest est composé de rails de chemin de fer, le beaupré récupéré sur une épave de l'Île de Wight, le moteur sur une péniche.
Le 24 mai 1989, le lancement de l’Astrid se fait sous les auspices de la Princesse Anne. En 1999, il repasse sous pavillon néerlandais1.
Avec ses douze cabines doubles, il peut embarquer 24 stagiaires, ou 60 passagers à la journée. Il participe à divers rassemblements de grands voiliers des Tall Ships' Races.

lundi 14 mai 2012

Berengaria au départ de Manhattan doublant le yatch Tusitala en remorque

Berengaria au départ de Manhattan doublant le yatch Tusitala, pris en remorque, dans les années 1930.
Berengaria est un paquebot transatlantique construit pour la compagnie allemande Hapag (Hamburg Amerika Linie) par les chantiers navals AG Vulcan de Hambourg sous le nom d'Imperator (1913-1919). Il est le premier d'une série de trois paquebots transatlantiques allemands, qui inclut le Vaterland et le Bismarck. Suite à la Première Guerre mondiale, l’Imperator, remis au Royaume-Uni au titre de dommage de guerre, est renommé RMS Berengaria et attribué à la Cunard. Il est victime d'un incendie en 1938 qui entraîne sa démolition, terminée en 1946.
Tusilata (1883-1947) est un trois-mâts à voiles carrées, appartenait au new-yorkais James H. Farrel, président d'US Steel. Il avait acheté ce qui fut le dernier voilier marchand à porter le drapeau américain en 1923 pour le transformer en yatch. Il sera de nouveau transformé en navire école pour la marine marchande en 1939.

mardi 8 mai 2012

Les "trois glorieuses" ou les travaux pratiques d'un croiseur-école


Le croiseur-école Jeanne d'Arc en 1962


Nous vous avons déjà présenté sur ce blog le croiseur léger Jeanne d'Arc (1931-1964).
Voici un évènement de la vie de ce navire dans lequel les élèves officiers de la marine ont vu leur commandant leur donner un parfait exemple de travaux pratiques de navigation.

Nous sommes au cours de la croisière annuelle 1962-1963 de la Jeanne d'Arc. Premier incident; la Jeanne d'Arc perd une hélice après la rupture de l'arbre, alors qu’après avoir passé le canal de Panama elle se dirige vers le Pérou. Suite à cet incident, elle fait demi-tour en direction de Balboa où elle est mise au bassin du 18 au 20 décembre 1962 pour examiner l'avarie et voir comment y remédier. Une hélice de rechange existe à Brest et une ébauche d'arbre doit être usinée pour s'adapter à la partie restante de l'arbre. Les pièces étant commandées en France, la Jeanne d'Arc reprend sa campagne sur une seule hélice.
Notre éclopée n'est pas au bout de ses peines. Le 4 février 1963, toujours sur une seule hélice, la Jeanne d'Arc rencontre du très mauvais temps dans le Pacifique, elle donne à peine 4 nœuds sur le fond, lorsque le personnel de quart aperçoit droit devant de grosses lames déferlantes juste après une zone de calme relatif, trois lames de 15 à 20 mètres de haut, séparées d'une centaine de mètres, verticales, elles arrivent à la rencontre du croiseur. Au cours du franchissement les plages avant et arrières sont successivement submergées, la mer recouvre les passavants du premier pont, l'eau atteignant au moment du roulis extrême le haut des cloisons. La gite atteint 35°. Tout le monde à ressenti à bord ce phénomène du certainement à une éruption sous-marine. Les élèves ont surnommé cet incident "les trois glorieuses".
Le commandant dans une séance de travaux pratiques impromptue explique comment il a affronté ces vagues tout en protégeant le navire, qui rappelons-le ne disposait que d'une seule hélice, qu'il fallait donc absolument protéger. Il met deux quarts tribord pour affronter la première lame sans se présenter de face, afin d'éviter un choc trop violent qui aurait pu causer des avaries, la gite sera alors de 30°. La premier lame passée, la barre est portée à droite pour éviter de se trouver en travers de la houle. La Jeanne est a nouveau couchée sur bâbord par la deuxième lame après avoir eu juste le temps de se redresser suite au passage de la première, la gite sera alors de 35°, (le maximum au-delà duquel il y a risque de chavirage est d'environ 40°). La troisième sera franchie dans les mêmes conditions, la durée totale du franchissement des lames est de 30 secondes environ mais cela a dû paraitre long au commandant! Le phénomène est exceptionnel par la hauteur des lames de 15 à 20 mètres, le faible écart entre deux lames successives, la direction du train faisant un écart de 20 à 30° avec la direction générale de la houle, la grande vitesse de propagation du train de lames (20 nœuds environ), la forme des lames abruptes, la Jeanne a du affronter trois véritables murs d'eau qui se succédaient. Le Victor Schoelcher qui naviguait à la cape deux miles en arrière de la Jeanne d'Arc et n'a pas eu à affronter le train de lames, l'a vu disparaitre à trois reprises.
Voici une leçon de navigation dont les futurs officiers se souviendront longtemps.
Alain

mercredi 28 mars 2012

Mercator, voilier-école belge

Ce blog a déjà évoqué le navire-école belge Mercator (cliquez ici) qui a terminé sa vie comme bateau-musée à Ostende.
Het Belgische Opleidingschip Mercator, navire-école belge. C'est un trois-mâts gréé en barquentine (trois-mâts goélette) c'est-à-dire que le mât de misaine porte des voiles carrées tandis que le grand mât et le mât d'artimon portent des voiles auriques. Coll agence Adhémar

Construit en 1931 dans le chantier de Leith en Écosse, le Mercator prend la mer pour la première fois le 5 septembre 1932. C'est le cinquième navire-école de la marine marchande belge. Il formera chaque année une cinquantaine d'apprentis officiers encadrés par une douzaine d'hommes d'équipage. Durant la Seconde Guerre mondiale, il passe sous pavillon anglais. Lorsqu'il rejoint la Belgique en 1947, il est en piteux état et ce n'est qu'en 1950 qu'il pourra reprendre la mer. Depuis 1961, à quai, à Anvers puis à Ostende, c'est devenu un monument touristique. 
Il porte le nom du célèbre géographe Gerardus Mercator à qui l'on doit la projection éponyme.

vendredi 4 novembre 2011

La frégate finlandaise Suomen Joutsen



La frégate finlandaise Suomen Joutsen commémorée par le timbre en 1997, elle l'avait déjà été en 1972 à l'occasion de la Tall Ship Race. (coll agence Adhémar)

La frégate finlandaise Suomen Joutsen (Cygne de Finlande) est maintenant ancré sur la rivière Aurajoki à Turku (Abo), ancienne capitale du pays. C'est en 1991 qu'elle est devenue musée.
Construite en 1902, comme Laennec, aux chantiers de... Saint-Nazaire ! A son lancement, elle assure (sous pavillon français) le transport de fret sur la ligne Europe - Amérique du Sud. Suomen Joutsen navigue ensuite (à partir de 1922) sous pavillon allemand (sous le nom d'Oldenbourg), puis est racheté par la Finlande en 1930, date à laquelle il prend son nom actuel et devient navire-école (avec environ 80 cadets à bord à chaque voyage). Il servit de navire-hôpital pendant la Seconde Guerre mondiale et redevint navire-école à la fin du conflit. (source Françoise Massard)

vendredi 28 octobre 2011

Navire-école Gabès et bateau-pompe à Sète


Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la formation des marins de l'Hérault se faisait «sur le tas». Les jeunes mousses s’enrôlaient à bord des voiliers pour apprendre le métier de marin.
Ce n’est qu’en 1880, grâce au généreux bienfaiteur Paul Bousquet, que les jeunes gens pourront apprendre le métier de marin dans le port de Cette (Sète) à bord de l’ancien trois-mâts Marceau, rebaptisé l’Hérault, qui deviendra
Gabès de 1902 à 1951, ancré au Cul de Bœuf près du môle Saint Louis, à côté de la société nautique. L’école des mousses leur apprendra à quai tout de la vie à bord d’un voilier en attendant un réel embarquement.
De 1952 à 1972, l’école maritime s’installe sur un ancien vapeur courrier d’Algérie amarré au quai de la Gare, le Gouverneur général Lépine qui fut rebaptisé Paul Bousquet.
Ce n’est qu’en 1973 qu’une école en dur fut construite à la pointe du Barrou : C’est le lycée de la mer
Paul Bousquet.
A bâbord, on* reconnaît De Clerville, bateau-pompe appartenant à la chambre de commerce, utilisé pour la lutte anti-incendie, sans canons qui n'existaient pas à l'époque, et donc avec des lances classiques. Il a contribué au relevage de la drague La Nouvelle, en 1901, en utilisant ses pompes.

* Nous devons cette reconnaissance à Olivier Gabriel, auteur du livre Bateaux-pompes à paraître prochainement aux éditions MDV.

jeudi 2 juin 2011

Le navire-école Notre Dame d'Etel


Notre Dame d'Etel (ex-Aesios), 1935-1955 : Goélette mixte réquisitionnée à Alexandrie par la division navale du Levant et réarmée FNFL en avril 1942, pour servir de bateau piège. Non-sens auquel s'opposera le commandement anglais : le voilier filait 4 nœuds, quand il pouvait et son gréement complètement différent des voiliers locaux qui descendaient et montaient les Échelles du Levant. Basée à Beyrouth sous le commandement du capitaine de Corvette polonais Kosianowski. Après la guerre, elle servit de navire-école à l'école de manœuvre du Poulmic et à Brest.

vendredi 4 mars 2011

Les "Jeanne d'Arc" 3/3 Le croiseur porte-hélicoptères

Cette photo du 23 mars 1964, pourrait être intitulée, le passage de témoin, on y voit en effet la vieille Jeanne d'Arc rentrant de sa dernière campagne (au premier plan), accompagnée par le porte hélicoptères terminant ses essais, (il porte encore son nom provisoire de la Résolue), il est venu saluer " la Jeanne".


Le porte hélicoptères Jeanne d'Arc en 1968.


Le 27 mai 2010, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc photographié à 30 noeuds, dans le Raz Blanchard, avant de s'arrêter définitivement. (photos collection Alain V)


Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application. 1964-2010: Le croiseur porte-hélicoptères
Un croiseur porte hélicoptères spécialement conçu comme croiseur école destiné à remplacer le croiseur école Jeanne d'Arc est inscrit au programme naval de 1957; d'abord nommé La Résolue, il ne prendra le nom de Jeanne d'Arc qu' à son entrée en service, la précédente Jeanne d'Arc ayant été rayée. Il est mis sur cale à Brest en juillet 1960, lancé le 30 septembre 1961, entreprend ses essais en juillet 1963, et entre en service le 30 juin 1964.
Il a 2 fonctions prévues; croiseur école en temps de paix, il embarque alors 4 hélicoptères lourds
croiseur porte hélicoptères ASM, ou d'assaut, transport de troupes en temps de guerre.
Plate forme d'appontage de 62 m x 21 m; ascenseur de 15,50 x 6,50 m, d'une capacité de 12 tonnes; hangar de 36 m x18 m pour 8 hélicoptères en temps de guerre, en récupérant une partie (24 x 18 m) des locaux affectés au logement et à l'instruction des élèves; une grue de 12 tonnes à 12 m; ateliers pour l'entretien des hélicoptères; bloc passerelle avec PC pont d'envol, central informations, PC
combiné pour opérations amphibies.

Ecole d'application de 1964 à 2010.
La Jeanne d'Arc qui n'a pas eu comme ses prédécesseurs à subir des interruptions pour cause de guerre, a effectuée 45 campagnes durant sa longue existence. Elle est rentrée de sa dernière campagne le 27 mai 2010 à Brest; a cette occasion, elle s'est payée le luxe d'une dernière pointe de vitesse à 30,9 nœuds au GPS et 29,4 nœuds au loch, au large du Cotentin, soit mieux qu'a ses essais 46 ans plus tôt!; elle a été retirée du service le 7 juin 2010, et rayée le 2 novembre 2010, désormais la coque Q 860 attend d’être vendue aux démolisseurs aux épis porte-avions de la base navale de Brest.

Après 2010: missions "Jeanne d'Arc" prévues.
La Jeanne d'Arc n'aura pas de successeur, il a été décidé par mesure d'économie de ne plus construire de navire spécialisé; les campagnes de l'école d'application seront effectuées désormais à bord d'un bâtiment de projection et de commandement (BPC), elles porteront le nom de missions "Jeanne d'Arc" pour perpétuer le nom, lors de ces missions une installation modulable sera positionnée dans le hangar du BPC.

Caractéristique du croiseur porte hélicoptères Jeanne d'Arc.
déplacement:10 000 tw;12365 tonnes en pleine charge
1989: déplacement :10575 t; 13270 tonnes en pleine charge
dimensions: L.181,38 m; l. 22 m; tirant d'eau 6,60 m
machines turbines à engrenages Rateau-Bretagne; 2 hélices; 4 chaudières multitubulaires,timbrées à 45 kg surchauffe 450°; mazout 1 360 tonnes
puissance 40 000 cv; vitesse 27 nœuds; rayon d'action 6 800 miles à 16 nœuds
armement à l'origine:
4 canons de 100 mmAA automatiques
1 rampe missile Masurca(prévue mais non installée)
8 hélicoptères lourds (4 en version navire école)
2 LCVP
équipage 627 h + 150 élèves
1998 équipage réduit à 519 h +158 élèves

modifications de l'armement:
1976 6 lance missiles MM38 Exocet ajoutés
1984 embarque 2 WG-13 Lynx et 4 Alouette III
1986 embarque 3 WG-13 Lynx et 3 Alouette III
1988 4 mitrailleuses de 12,7 mm ajoutées
1990 embarque 3 Alouette III
1992 embarque 3 Alouette III + 5 hélicoptères de combat de l'ALAT (armée de terre)
2000 2 canons de 100 mm arrières débarqués
2002 embarque 2 Alouette III + 5 hélicoptères de combat de l'ALAT

Alain

jeudi 3 mars 2011

Les "Jeanne d'Arc" 2/3 Le croiseur léger

Le croiseur léger Jeanne d'Arc en 1931

Le croiseur léger Jeanne d'Arc en 1952, comparer avec la photo en 1931, le mât arrière à disparu, à la place se trouve des pièces de 40 mmAA, installées en 1943. (photos collection Alain V)



Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application. 1931/1964: Le croiseur léger
Un croiseur spécialement conçu comme navire école, mais susceptible en temps de guerre de remplir les missions dévolues à un croiseur léger est inscrit au programme naval de l'année 1926, il est destiné à remplacer le vieux croiseur cuirassé à bout de bord; d'abord nommé E1; M.Raymond Poincaré, Président du Conseil, a demandé que le nom de Jeanne d'Arc soit donné au nouveau croiseur école. Il est mis sur cale le 31 aout 1928, au chantier de Saint Nazaire-Penhoet. Lancé le 14 février 1930, armé pour essais le 15 décembre 1930, et admis au service actif le 6 octobre 1931.

Ecole d'application de 1931 à 1939 et de 1946 à 1964.
Il effectue 8 campagnes de 1931 à 1939.
Le 24 aout 1939, la Jeanne d'Arc prend l'effectif de guerre; des le 14 septembre la Jeanne affectée au théâtre d'opération de l'Atlantique Ouest, arrive à Fort de France, elle porte la marque de l'amiral Robert, qui est nommé le 2octobre 1939, haut commissaire de la République aux Antilles et Guyane française; jusqu'au 12 avril 1940, elle effectue des missions d'escorte dans les eaux antillaises. Elle passe par Casablanca pour rentrer sur Brest, ou elle arrive le 26 avril 1940; elle est en carénage jusquau 20 mai 1940; des le 21 mai, elle appareille en compagnie du croiseur Emile Bertin pour des transports d'or de la Banque de France, à destination d'Halifax au Canada, le 16 juin elle appareille en compagnie du Béarn pour Brest, mais est détournée sur Casablanca, et finalement sur Fort de France, ou elle se trouve immobilisée par l'armistice franco-allemand, en compagnie du Béarn et de l'Emile Bertin, jusqu'en juillet 1943.(cette période est détaillée sur ce blog, voir à Jeanne d'Arc)
Le 31 juillet 1943, la Jeanne d'Arc appareille pour Porto Rico, puis les Bermudes, le 1er septembre 1943, elle fait route vers Casablanca, puis Alger, ou sa DCA est renforcée, elle est placée à couple du navire atelier américain Vulcan; en deux jours, les installations aviation, la DCA d'origine, sont débarqués et remplacés par une DCA moderne de 6 x 40 mm Bofors, et 20 x 20 mm Oerlikon. Le 19 septembre 1943, les travaux a peine achevés, la Jeanne appareille pour Ajaccio avec 1 200 hommes de troupes, et 110 tonnes de matériel; jusqu'au 15 novembre 1943, elle effectue des mission de transport de troupes, et de matériel sur la Corse, participant activement à la libération de l'ile.
En début 1944, la Jeanne d'Arc effectue des missions de transport de troupes britanniques en Méditerranée occidentale; du 16 au 27 mai, elle est en réparations sur dock, le mat arrière est supprimé, la DCA est encore renforcée; puis elle reprend ses missions de transport de troupes; le 1er septembre, améne des membres du gouvernement à Cherbourg; nouvelles rotations Alger-Cherbourg, jusqu'au 24 septembre;du 1er au 20 octobre 1944, elle est en réparations à Alger; le 22 octobre, elle arrive à Toulon, et est affectée à la Flank Force, et effectue des missions de bombardement sur la cote ligure: 305 coups sur Camporosso; 84 sur Pietra Ligure;120 sur une batterie cotière. Apres un transport de troupes d'Oran à Toulon, elle reprend ses tirs sur la cote italienne; sa dernière mission de bombardement à lieu le 13 mars 1945; elle passe au bassin à Bizerte, y laisse sa ligne d'arbre bâbord fêlée; naviguant sur un arbre; la réparation est effectuée le 2 mai 1945.
Du 13 mai au 15 octobre 1945, elle effectue des missions de transport de troupes.
Du 17 octobre 1945 au 8 aout 1946, la Jeanne d'Arc est en carénage et remise en état pour pouvoir reprendre son rôle du temps de paix, d’école d'application.
Elle effectue 18 campagnes de 1946 à 1964.
A partir de 1952, un aviso colonial, ou un aviso escorteur, participe à la campagne de la Jeanne étant donné le nombre d'élèves officiers embarqués, en outre cela permet des exercices de navigation à plusieurs, de ravitaillement à la mer.
Le 16 juillet 1964, la Jeanne d'Arc est rayée, des le 15 septembre elle est mouillée à Landevennec en attendant sa vente.
Elle est condamnée le 25 mars 1965, et vendue à la société "les Abeilles" pour être démolie à La Seyne, le 6 janvier 1966, elle quitte Landevennec à la remorque de l'Abeille 15, et arrive à Toulon le 18 janvier 1966.

Caractéristiques du croiseur léger Jeanne d'Arc.
déplacement: 6 496 tw; 7 893 tonnes en pleine charge
dimensions: L.170 m; l .17,50 m: tirant d'eau 5,42 m
machines: turbines à engrenages Parsons; 2 hélices; 4 chaudières
puissance 32 500 cv; vitesse 25 nœuds; rayon d'action 5 000 miles à 14,5 nœuds
armement:
8 canons de 155 mm
4 canons de 75 mmAA
2 x 37mmAA
2 mitrailleuses de 8 mm
2 tubes lance torpilles
2 avions, sans catapulte
équipage 506 h +156 élèves

armement après transformations de septembre 1943
8 canons de 155mm
4 canons de 75mmAA
6 x 40 mmAA Bofors
20 x 20 mmAA Oerlikon

modifications de l'armement en mai 1944
+ 4 x 40 mmAA Bofors (total 10)
en 1954 2 x 40 mm débarqués(total 8)
en 1956 10 x 20 mm débarqués (total 10)


Alain

mercredi 2 mars 2011

Les "Jeanne d'Arc" 1/3 Le croiseur cuirassé

Le croiseur cuirassé Jeanne d'Arc à son entrée en service en 1903
Le croiseur cuirassé Jeanne d'Arc dans les années 1920 (photos collection Alain V)


Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application :1903-1928, 1931-1964 et 1964-2010.
Je vais vous décrire successivement les trois croiseurs-écoles ayant porté le nom de Jeanne d'Arc pendant plus de 100 ans. Il y a en effet continuation dans la fonction de navire-école mais chacun est représentatif de la construction navale française de son époque. Cette série s'interrompt, hélas, avec le troisième navire puisqu'il a été décidé de ne pas donner de successeur au croiseur porte hélicoptères.

Jeanne d'Arc, navire-école d'application. 1903-1928: Le croiseur cuirassé
Le premier croiseur cuirassé français, le Dupuy de Lome a été lancé en 1890, il a été suivi des types Amiral Charner et du Pothau, d'un déplacement de 4700 tonnes à 6600 tonnes et d'une vitesse inférieure à 20 nœuds.
L'ingénieur du génie maritime Emile Bertin propose de construire un grand croiseur cuirassé, devant donner 23 nœuds de vitesse. Pour donner une telle vitesse, il faut monter à bord 48 chaudières et trois machines donnant 29 000 cv. Pour installer une aussi encombrante machinerie, il est nécessaire d'accroître considérablement les dimensions du bâtiment qui dépasse 11 000 tonnes; la longueur passe de 110 m environ sur les premiers à 145 mètres. Le navire se signale aussi par sa silhouette caractéristique avec ses 6 cheminées, en deux groupes de trois, disposition qui sera reprise huit ans plus tard sur l'Ernest Renan et les Edgar Quinet.
Le Jeanne d'Arc est mis sur cale le 24 octobre 1896, à Toulon. Lancé le 8 septembre 1899, il entre en service en 1903. Toutefois, il est loin d’être une réussite, en dépit de ses énormes machines, il ne dépasse pas 21,8 nœuds. Son armement est trop faible pour sa taille et il a de piètres qualités manœuvrières.
Le 14 avril 1903 il emmène le Président Emile Loubet en voyage officiel de Marseille à Alger, et retour le 29 et 30 mai 1903 de Bizerte à Marseille.
En définitive, ce navire trouvant difficilement son utilité au sein de la Marine nationale, il est décidé de l'utiliser comme navire école d'application, il prend alors en 1912, la suite du Duguay Trouin ex transport Tonkin de 1878, du type Annamite, navire-école depuis 1900.

Ecole d'application de 1912 à 1914 et de 1919 à 1928.
Il effectue 2 campagnes avant la guerre.
En 1914, il est affecté à la 2ém escadre légère en Manche.
Le 30 avril 1915, il est rattaché à la 3ém escadre de croiseurs à Port Saïd, pour la défense du Canal de Suez.
Le 27 mai 1915, il effectue un bombardement sur les cotes de Syrie.
Le 31 mai 1915, il détruit le consulat allemand de Kaiffa.
Le 1er septembre 1915, il participe avec le Jaureguiberry à l'occupation de Rouad en Syrie.
En septembre 1915, il sauve 3000 Arméniens à Antioche.
Le 29 décembre 1915, la compagnie de débarquement enlève Andephili en face de Castellorizo.
En 1916/1917, il est affecté à la division de Syrie.
En 1918, il escorte des convois de troupes des USA en France à travers l'Atlantique.
En avril 1919, il est en réserve normale à Brest
De 1919 à 1928, il reprend son activité d'école d'application; il effectue 9 campagnes.
En 1928, il est désarmé, il prend alors le nom de Jeanne d'Arc II, le nom de Jeanne d'Arc venant d’être attribué au nouveau croiseur école en construction.
En attendant la mise en service de la nouvelle Jeanne d'Arc, le croiseur cuirassé Edgar Quinet est transformé pour effectuer 2 campagnes de l'école d'application, hélas la seconde se terminera prématurément le 4 janvier 1930, échoué au Cap Blanc en Algérie, tout le monde est évacué sans perte, mais le navire se brise 5 jours plus tard, et est irrécupérable.
La Jeanne d'Arc II désarmée depuis 1928 à Landevennec, est rayée et condamnée le 15 février 1933; le 7 juillet 1934, elle est vendue à Brest au chantier de démolition de la Seyne sur Mer.
Le 11 aout 1934, le vieux croiseur est remorqué de Brest à Toulon par le remorqueur Abeille 22 et démoli.

Caractéristiques du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc.
déplacement: 11 270 tonnes
dimensions: L.145 m; l.19,4 m; tirant d'eau 8 mètres
puissance: 28 500 cv; vitesse 21 nœuds; rayon d'action 9 000 miles à 10 nœuds
protection: ceinture 150 mm; pont blindé 50 mm; tourelles 200 mm
armement:
2 canons de 194 mm
14 canons de 138,6 mm
16 x 47 mm
2 tubes lance-torpilles
équipage: 735 h

Alain

jeudi 8 juillet 2010

Gabares et navires-écoles à Brest

Brest: le château et l'arsenal (coll agence Adhémar)

Au premier plan, le voilier doit être l'un des navires écoles de la Royale, Belle Poule ou Etoile. Ces deux sister-ships sont des goélettes à hunier (ou goélettes paimpolaises) construites en 1932 à Fécamp. Ce sont les dernières rescapées des Forces navales françaises libres. (plus d'infos sur ces navires écoles, sur ce blog)
A quai deux gabares dont La Cigale (A760) et une autre de type américain AN dont la Marine nationale possédait six exemplaires, tous lancés en 1941.

Dico: Embarcation à voiles et à rames qui sert à charger et à décharger les bâtiments, etc. Dans la marine de guerre, bâtiment de charge et de transport.