En juin 1779, le premier navire de la flotte de la mer Noire sortait des chantiers navals de la ville de Kherson. Il s’agissait du Slava Ekateriny (Gloire de Catherine) qui, bientôt, saluait de ses 66 canons l’impératrice Catherine II de passage en Crimée.
Blog consacré à la mer et aux navires, du plus beau paquebot à la plus modeste barque et plus généralement à tout ce qui flotte sur océans, fleuves ou lacs… Histoire de la marine et des compagnies de navigation, histoire des hommes, marins et explorateurs, histoire des représentations de la mer, philatélie et marcophilie maritimes…
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lundi 21 avril 2014
En juin 1779, le trois-mâts Slava Ekateriny fut le premier navire de la flotte de la mer Noire
En juin 1779, le premier navire de la flotte de la mer Noire sortait des chantiers navals de la ville de Kherson. Il s’agissait du Slava Ekateriny (Gloire de Catherine) qui, bientôt, saluait de ses 66 canons l’impératrice Catherine II de passage en Crimée.
jeudi 2 janvier 2014
Phares du bout du monde : le rocher d'Aniva
Le phare d'Aniva a été construit en 1939 par les Japonais sur un rocher de la côte sud de Sakhaline, une île longue et mince qui sépare la mer du Japon de la mer d'Okhotsk. Jusqu'au XIXe siècle, l'endroit, situé à l'est de la Sibérie et au nord du Japon, était quasi-désertique. Son annexion est à l'origine d'un long conflit russo-japonais qui aboutit à la partition avec le 50e parallèle comme frontière. Entretemps, la Sakhaline s'était peuplée et couvert de fortifications et de phares destinés aux transports de marchandises et de troupes.
Après 50 ans de cohabitation, les soviétiques annexent l'île pendant la Seconde Guerre mondiale, provoquant l'exode vers Hokkaïdo d'un demi-million de Japonais. Le traité de San-Francisco de 1951 l'attribue aux Soviétiques mais le statut des petites îles alentours se dispute encore.
The Aniva lighthouse was built by the Japanese in 1939, on a chunk of rock off the southern coast of Sakhalin, a thin 950 km long island situated just east of Russia, between the sea of Japan and Russia’s Sea of Okhotsk. The island was largely uninhabited until the 1800′s, when both Japan and Russia became interested in annexing it; the Russians for use as a penal colony. That led to years of conflict, retrenchment, and buildup of military forces, with both nations agreeing to split the island across the 50th parallel. A ring of light-houses were built on Sakhalin’s rocky coast to signal incoming troop carriers and merchant ships. After around 50 years of sharing the island, the Russians annexed it all in the Second World War, causing some half a million Japanese to be evacuated back to Hokkaido. In 1951 the Treaty of San Francisco was signed, officially handing tenure of the island over to the Russians, though plenty of territorial issues remain over surrounding, smaller islands.
jeudi 16 mai 2013
Bâtiments de plongée scientifiques soviétiques par le timbre 2-2
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| Bâtiment de plongée Argus (Apryc). Collection Agence Adhémar. |
Argus (Apryc), mis en service en 1975. Submersible de recherche océanographique et d'études géologiques et biologiques de 9,5 tonnes. 6m de long, 2,6m de large, hauteur 3,7m. Equipage de trois personnes.
Submersibles habités Argus, profondeur de travail de 600m. Conçu et construit par OKB FROM. Il a été impliqué dans de nombreuses recherches en mer Noire et de nombreuses autres expéditions. il a aussi été utilisé dans les opérations de sauvetage sur l'épave du MV Admiral Nakhimov. Actuellement situé à l'Institut d'océanologie de l'Ossétie du Sud, Gelendzhik, Blue Bay.
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| Argus (Apryc), mis en service en 1976. |
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| Bâtiment de plongée Tinro 2 (ТИНРО-2). Collection Agence Adhémar. |
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| Tinro 2 (ТИНРО-2), |
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| Bâtiment de plongée Piesces (ПАЙСИС). Collection Agence Adhémar. |
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| Bâtiment de plongée Piesces (ПАЙСИС), cinquième du nom, à Hawaï en 2002. |
mercredi 15 mai 2013
Bâtiments de plongée scientifiques soviétiques par le timbre 1-2
La poste soviétique a publié en 1990 une série de timbres présentant quelques bâtiments de plongée à usage scientifique.
Nord 2 (Cebep-2), ainsi que Nord 1, est exploité par l'Institut soviétique des sciences halieutiques qui a développé une nouvelle façon d'explorer et d'exploiter l'océan. Le complexe, composé du submersible et du bateau de pêche Odyssey qui le transporte combine les propriétés de la recherche et des navires de pêche. Nord 2 repère les bancs de poissons et en fait une estimation, ce qui donne au bateau, équipé pour traiter sa pêche à bord, une plus grande efficacité dans le chalutage.
Si nécessaire, il peut être utilisé pour la recherche océanographique, géologique et archéologique ou encore la détection d'épaves. Armé par deux hommes dont un scientifique Nord 2 (Cebep-2) peut descendre à 2000m.
Mir 1 (Monde 1, МИР-1) et Mir 1, bathyscaphes d'exploration océanographique et scientifique construits en Finlande en 1987.
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| Bâtiment de plongée Nord 2 (Cebep). Collection Agence Adhémar. |
Si nécessaire, il peut être utilisé pour la recherche océanographique, géologique et archéologique ou encore la détection d'épaves. Armé par deux hommes dont un scientifique Nord 2 (Cebep-2) peut descendre à 2000m.
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| Nord 2 (Cebep-2) à bord de son navire porteur Odyssey. |
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| Le bâtiment de plongée Mir 1 (МИР-1) a emmené le premier ministre russe Vladimir Poutine au fond du lac Baïkal en août 2009. Les deux Mir ont également plongé dans le lac Léman à l'été 2011. Collection Agence Adhémar. |
Mir 1 (Monde 1, МИР-1) et Mir 1, bathyscaphes d'exploration océanographique et scientifique construits en Finlande en 1987.
vendredi 12 avril 2013
Paquebots-poste Gallia et Lutétia, le maximum de vitesse, de luxe et de confort
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| Dans un style fleuri, Sud-Atlantique vante les perfectionnements des deux sister-ships destinés à remplacer une flotte vieillie en service sur l'Amérique du Sud et dont la médiocrité avait étonné Georges Clemenceau en voyage là-bas. (voir ce blog) |
A partir de 1912, les liaisons vers l’Amérique du Sud à partir de Bordeaux ne sont plus assurées par les Messageries maritimes mais par la compagnie Sud-Atlantique, filiale des Chargeurs réunis.
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| Gallia à quai à Paulliac, sur la Gironde, le 19 janvier 1914. |
En 1915, il est réquisitionné pour assurer le transport de troupes. Il est transformé en croiseur auxiliaire, et naviguera pour l'armée d'Orient en Méditerranée.
Le 3 octobre 1916, le convoyeur Guichen (voir ce blog) n'ayant pu l'attendre à la suite d'un incident, il part seul de Toulon vers Salonique (Grèce), avec à son bord 2 350 personnes (1 650 soldats français des 235e RI, 55e, 59e, 113e RIT et 15e escadron du train, des soldats serbes et 350 marins).
Le 4 octobre, il est prévenu de la présence d'un sous-marin ennemi venant des Baléares et se dirigeant vers la mer Adriatique. Le lieutenant de vaisseau Kerboul, commandant du navire, fait aussitôt modifier la route mais le Gallia se trouve encore entre les côtes de Sardaigne et la Tunisie, lorsqu'une torpille vient le toucher par le travers de la cale avant chargée de munitions. Le navire coule en moins de quinze minutes, faisant 1740 victimes. La torpille avait été lancée par le sous-marin allemand U-35, commandé par le Kapitän-Leutnant Lothar von Arnauld de La Perière. .
Le 5 octobre, le Châteaurenault aperçoit des rescapés et réussit à recueillir près de 600 personnes. Voir le détail de ce drame, en cliquant ici.
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| Lutétia à son arrivée à Bordeaux. |
1000 passagers environ. Équipage de 345 hommes.
Lutétia a servi de croiseur auxiliaire de 1915 à 1917. Le 4 octobre 1916, il transporte avec le Guichen des troupes russes à Salonique. Il est déréquisitionné le 13 octobre 1917 (source pages 14-18). Il est démoli en Angleterre en 1938. (voir ce blog)
samedi 30 mars 2013
30 mars 1916, Portugal, devenu navire-hôpital russe, est torpillé par le sous-marin allemand U33
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| Annonce dans un journal anglais de la mise en service de Portugal des Messageries maritimes. The new steam-ship Portugal, for the Brazil and River Plate Line of the Messageries Maritimes, Paris. |
Premier paquebot de la compagnie construit en acier (deux cheminées, trois mâts, 7720t, 140x14m, 4800cv permettant 16,8 nœuds), destiné à la ligne d'Amérique du Sud des Messageries maritimes, Portugal est lancé à La Ciotat en juillet 1886, il assure la traversée Bordeaux-La Plata.
En 1896, il effectue une croisière exceptionnelle pour transporter 200 touristes se rendant aux premiers Jeux olympiques, à Athènes.
En 1900, il est mis en service sur la ligne Egypte - Syrie. Il assure ensuite le service sur la ligne de la mer Noire. En août 1912, il est victime d'un incendie à marseille. En septembre 1914, après l'entrée en guerre de la Turquie et la fermeture des détroits des Dardanelles, il est retenu en mer Noire et bombardé et incendié par un torpilleur turc à Odessa en 1914. Réquisitionné par le gouvernement français, il est mis à disposition du gouvernement russe qui le transforme en navire-hôpital (l'équipage reste français). Au mouillage à Batoum (mer Noire), le 30 mars 1916, il est torpillé par le sous-marin allemand U33. Coupé en deux, il coule en deux minutes. Sur les 273 personnes à bord, il y aura 115 victimes – dont de nombreuses infirmières russes – parmi lesquelles 19 Français sur les 45 restés à bord.
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| Le naufrage du navire-hôpital Portugal vu par le peintre de la Marine Sandy-Hook pour le livre La compagnie des Messageries maritimes et la guerre, un ouvrage paru en 1921. Coll agence Adhémar. |
La plupart des peintures des bateaux des Messageries Maritimes agressés pendant la Première Guerre mondiale, réalisées par le peintre sont reprises dans le livre Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine de Daniel Hillion, paru aux éditions MDV.
Libellés :
1914-1918,
Drames de la mer,
Navires-hôpitaux,
Portugal (MM),
Russie,
Sandy-Hook
vendredi 29 mars 2013
Vénézuela de la SA de navigation havraise et le transport de troupes russes sur les fronts de 1916
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| Brest, 17 juillet 1916. Navire de transport de troupes Venezuela. Débarquement des soldats du 3e régiment d’infanterie, appartenant à la 2e brigade spéciale en provenance d’Arkhangelsk. (Gérard Gorokhoff et Andreï Korliakov Le corps expéditionnaire russe en France et à Salonique 1916/1918) |
Venezuela de la SA de navigation Havraise construit par Bow, Mc Lachlan and Co, Ltd. à Paislay (Grande-Bretagne) en 1906 et mis à flot le 17 janvier 1907. 796t, 64,4 x 10,4m.
Lancé sous pavillon argentin pour le compte de Navigacion a Vapor Nicolas Mihanovich S.A., de Buenos Aires.
En 1918, il est racheté par Dodero Hermanos, de Buenos Aires puis par la société anonyme de navigation Havraise qui n'en profita pas longtemps car il disparut corps et bien après un torpillage dû au sous-marin UB-59 (KL Erwin Wassner) dans les parages de l'île de Wight, près de Falmouth lors d'une traversée Swansea-Rouen.
Il avait servi au transport des soldats russes de la 2e brigade spéciale pour le front d’Orient via Brest. Il y eut quatre brigades spéciales d’infanterie qui vinrent se battre en France. On estime qu’environ 45 000 soldats russes, dont 750 officiers, ont combattus en France et en Macédoine. La moitié, des 1re et 3e brigades, partira sur le front de Champagne.
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| Itinéraire de trois des quatre brigades spéciales russes du corps expéditionnaire. |
La première partie du voyage est effectué en chemin de fer et traverse les villes sibériennes de Tchéliabinsk, Omsk-Krasnoyar, Irkoutsh, le sud du lac Baïkal (traversée en ferries), Kharbing (ou Harbin) en Mandchourie. Pour des raisons de temps et de coût, les trois autres brigades du corps expéditionnaire russe, destinées aux fronts occidental et oriental, n’emprunteront pas le même parcours.
Oubliant les problèmes de sécurité et ce, malgré la présence, dans l’Atlantique Nord, de nombreux sous-marins ennemis, il est décidé que les troupes partiront du port d’Arkhangelsk afin de gagner, par voie maritime, le port français de Brest. D’une durée de deux semaines, cet itinéraire passe par le sud de la mer de Barents, le nord de la Norvège, le nord de l’Écosse et contourne l’Irlande par l’ouest.
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Marseille, 20 avril 1916. Le paquebot Latouche-Tréville s’amarre pour débarquer les soldats de la 1re brigade spéciale russe. (Gérard Gorokhoff et Andreï Korliakov Le corps expéditionnaire russe en France et à Salonique 1916/1918)
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Autres navires français ayant participé au transport du corps expéditionnaire russe (fronts occidental et oriental)
Latouche-Tréville (1904/1929) Paquebot mixte de la compagnie maritime des Chargeurs Réunis. Transformé en croiseur auxiliaire - Transport de troupes. Transport des soldats de la 1re brigade spéciale en France.
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| Escale à Saïgon du Latouche-Tréville. Les deux sentinelles russes sont armées du vieux fusil Berdan mod. 1870. Marseille. A la descente des navires à Marseille, les soldats russes recevront le nouveau fusil Berthier mod. 1907.15. |
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| Devant la pénurie de transport de troupes, le croiseur Châteaurenault achemine vers Salonique les troupes de la 2e brigade spéciale. (Gérard Gorokhoff et Andreï Korliakov Le corps expéditionnaire russe en France et à Salonique 1916/1918) |
Gallia (1913/1916) Paquebot de la Compagnie Sud Atlantique. Transformé en croiseur auxiliaire. Transport de troupes. Transport des soldats de la 3e brigade spéciale pour le front d’Orient. Torpillé et coulé le 4 octobre 1916 au large de la Sardaigne. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Guichen (1898/1921) Croiseur protégé de 1re classe. Transport de troupes. En novembre 1916, avec le Lutétia transporte des soldats Russes pour le front d’Orient. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Himalaya (1902/1917) Paquebot mixte de la compagnie des Messageries Maritimes. Transformé en transport de troupes (1915). Transport des soldats de la 1re brigade spéciale en France. Torpillé le 22 juin 1917 au large de Bizerte.
Sontay (1908/1917) Paquebot mixte de la compagnie des Messageries Maritimes - Réquisitionné à Saigon en mars 1916 pour transport de troupes. Transport des soldats de la 1re brigade spéciale en France. Torpillé et coulé le 16 avril 1917 entre la Sicile et la Sardaigne.
Lutétia (1912/1938) Paquebot de la compagnie de navigation Sud Atlantique. Transformé en croiseur auxiliaire - Transport de troupes (1915). Transport des soldats russes pour le front d’Orient. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Plata (1907/1931) Paquebot de la Société générale de transports maritimes à vapeur. Transport de troupes. Transport des soldats russes de la 3e brigade spéciale en France.
vendredi 3 février 2012
Le navire atelier français Vulcain ex-Kronstadt russe.
Tout récemment, un de nos lecteurs Monsieur Bruno G, dans un commentaire à propos des navires russes de Bizerte nous donnait l'information suivante, sur le navire atelier Vulcain " L’Iconostase de sa chapelle a été démontée en 1921 et installée dans l'école d'officiers de marine russe à Bizerte jusqu'en 1925, puis est arrivée à Ugine en Savoie ou elle est toujours dans l'Eglise Saint -Nicolas"; je le remercie de ces renseignements, que j'ignorais.
Je n'ai pas de photo de la chapelle à bord du Kronstadt, au temps de la marine impériale, voici les informations dont je dispose sur ce navire, que notre lecteur me donne l'occasion de vous faire connaître.
Il a eu trois vies, sous trois nationalités:
-Phoenicia, allemand de 1894 à 1904
-Kronstadt, russe de 1904 à 1923
-Vulcain, français de 1923 à 1938
Il s'agit à l'origine d'un paquebot de la Hamburg America Line, lancé le 15 septembre 1894, au chantier Blom et Voss de Hambourg sous le nom de Phoenicia, il entre en service en 1895, sur la ligne Hambourg-Le Havre-New York, il navigue ainsi jusqu'en 1904, cette année la, il est vendu à la Russie qui le transforme en navire atelier. De 1904 à 1920, sous le nom de Kronstadt, il est le navire-atelier de la flotte russe de la mer Noire, le 14 novembre 1920, il quitte Sébastopol pour Bizerte, via Constantinople, avec la flotte des Russes blancs du général Wrangel, il transportait pour la traversée 860 hommes d'équipage et 217 civils. Il est ensuite interné à Bizerte. Dés le mois de décembre 1920, il intéressait les autorités françaises qui l'estimait bien équipé en rechanges et en matériel de réparations. En juillet 1921, il est envoyé à Toulon ou il est inventorié. Il contenait en effet les archives et les valeurs emmenées de Crimée; certains parlaient même du "trésor" du gouvernement Wrangel. Il est officiellement acheté en 1923, pour 3 millions de francs, armé par la Marine nationale sous le nom de Vulcain, il prend armement définitif le 1er mai 1924, il est utilisé comme navire-atelier jusqu'en 1933. A partir de 1933, il est affecté à l'école des apprentis mécaniciens et chauffeurs à Toulon, ou on peut apercevoir sa silhouette particulière à l'angle Robert, à l'entrée de la vieille darse. Il est désarmé en 1937 et vendu pour la démolition en 1938.
Caractéristiques du Vulcain ex-Kronstadt ex-Phoenicia
déplacement: 10 590 tonnes
longueur: 145 m; largeur: 15,84m: tirant d'eau: 7 m
puissance 6 000 cv; vitesse 13, 2 nœuds; 1 000 tonnes de charbon
armement sous pavillon français: 6x 75mm (dont 2x 75 mm AA) et 2 x37 mmAA.
équipage: 13 off, 393 h
Alain
jeudi 13 janvier 2011
Les timbrés de l'Arctique, hommage tchadien aux grands explorateurs polaires et à leurs bateaux 3/3
Dernier des trois épisodes consacrés aux explorateurs polaires de l'Arctique à partir d'un hommage philatélique rendu par la république du Tchad en 2010.

Goélette Saint Martyr Focka de Georgy Yakovlevich Sedov (1877-1914)
Goélette Gjøa de Roald Amundsen (1872-1928)
Le Gjøa est le premier navire à avoir franchi le passage du Nord-Ouest. Roald Amundsen et son équipage de six hommes réalisa cette expédition au cours d'un voyage de trois ans, entre 1903 et 1906. Gjøa est un bateau de pêche de 21 m de long et de 48 tonnes, gréé en sloop. Il est construit en 1872, l'année de naissance d'Amundsen, par Kurt Johannesson Skaale à Rosendal en Norvège. Il est utilisé pour la pêche au hareng, avant qu'Amundsen ne l'achète pour son expédition sur l'océan Arctique. Le Gjøa est beaucoup plus petit que les autres navires utilisés pour des expéditions polaires car Amundsen, contrairement à d'autres explorateurs, pense vivre des ressources de la terre et de l'océan au cours de son expédition. L'équipage ne comprend que six hommes. De plus, le faible tirant d'eau du Gjøa est un atout au cours de cette expédition en raison des zones de hauts-fonds rencontrées (parfois un mètre). Amundsen ayant peu d'expérience des eaux arctiques, décide en avril 1901 de faire une expédition d'entraînement avec un petit équipage et Hans Christian Johannsen, l'ancien capitaine du Gjøa. De retour à Trømso en septembre, Amundsen se met à corriger les défauts du Gjøa. Il fait installer un moteur à hélice simple de 13 ch. Il améliore également sa coque, sachant qu'il passerait plusieurs hivers dans la glace.
Au printemps 1902, les travaux sont finis. le 16 juin 1903 et se dirige vers la mer du Labrador, à l'ouest du Groenland. De là il croise la baie de Baffin et navigue vers les étroits détroits de l'archipel arctique canadien. Fin septembre il se trouve à l'ouest de la péninsule Boothia et commence à rencontrer un temps dangereux et la glace. Amundsen navigue jusqu'à une baie sur la côte sud de l'île du Roi-Guillaume. Le 3 octobre, ils sont pris dans la glace. Il y reste presque deux ans, son équipage faisant des voyages en traîneau pour prendre des mesures pour trouver l'emplacement exact du pôle nord magnétique, et apprendre à survivre dans le froid comme les Inuit qu'ils rencontreront. Le Gjøa quitte Gjoa Haven le 13 août 1905 et franchit les détroits dangereux au sud de l'île Victoria puis fonce vers la mer de Beaufort. En octobre, il est à nouveau pris par les glaces, cette fois-ci près de l'île de Herschel dans le Yukon. Amundsen laisse son équipage à bord et passe la plus grande partie de l'hiver en skiant sur 500 km vers le sud jusqu'à Eagle (Alaska) afin d'envoyer des télégrammes informant du succès de l'expédition. Il retourne au navire en mars, mais le Gjøa reste pris dans la glace jusqu'au 11 juillet. Il arrive à Nome le 31 août 1906, puis à San Francisco (Californie) le 19 octobre. Il restera un temps sur place, exposé au musée du Golden Gate.
Fin de la série
Timbres coll. agence Adhémar

Goélette Saint Martyr Focka de Georgy Yakovlevich Sedov (1877-1914)Lieutenant de l’armée russe, Georgi Yakovlevich Sedov participe à de nombreuses expéditions hydrographiques dans le grand Nord. En 1902, il est dans les mers de Barentz et de Kara sous le commandement d’Alexandre Varnek. En 1903, il accompagne l’expédition de Drizenko dans les mers Blanche et de Barentz. En 1909, il commande la mission aux abords de la rivère Kolyma. Cette mission fait partie de la grande expédition dirigée par Tolmatchev, qui doit étudier la navigabilité de la route maritime entre la Lena et le détroit de Béring. La même année, il est également aux commandes d’une autre mission sur la côte Ouest de la Nouvelle Zemble.
Doté d’une solide expérience arctique, il décide alors d’organiser sa propre expédition pour le Pôle Nord et quitte Archangeslk en juillet 1912 à bord du navire Santa Foka qui avait été construit en Norvège en 1870 sous le nom de Geyser et doté alors de 3 mâts pour la chasse aux phoques. Il fut transformé en goélette à 2 mâts en 1906. En vue de la côte ouest de la Nouvelle Zemble, les conditions difficiles provoquées par les glaces obligent Sedov à se réfugier pour l’hiver près de la presqu’île de Pankratjew. Il n’atteint l’archipel François-Joseph qu’en automne 1913, puis, de nouveau arrêté par les glaces, il est contraint de passer un second hiver près de l’île Hooker. Déjà malade et souffrant de scorbut, Sedov s’élance le 2 février 1914 pour son raid vers le Pôle Nord, malgré sa très mauvaise condition physique. Les matelots Linine et Poustochny ainsi que 24 chiens l’accompagnent. Pâle, à bout de souffle, Sedov marchait à la tête du groupe. De temps en temps il s’arrêtait pour frotter ses jambes scorbutiques. Pour lui, le succès de l’expédition était une question de vie ou de mort. Le 1er mars, il note pour la dernière fois dans son journal: « Si seulement le doux soleil de chez nous pouvait nous voir ici, perdus sur la banquise… ». Quatre jours plus tard, Sedov succombe au Cap Brorock où il comptait récupérer des vivres laissés par de précédentes expéditions. Il fut enterré sur l’île Rodolphe. Le Santa Foka rallie alors le Cap Flora pour tenter d’y trouver du combustible afin d’envisager le retour à Archangeslk dans de bonnes conditions, et là, par miracle, il y retrouvent Albanov et Konrad, les deux derniers survivants de l’expédition du Santa Anna, commandée par Broussilov. (source Philatélie polaire)
Doté d’une solide expérience arctique, il décide alors d’organiser sa propre expédition pour le Pôle Nord et quitte Archangeslk en juillet 1912 à bord du navire Santa Foka qui avait été construit en Norvège en 1870 sous le nom de Geyser et doté alors de 3 mâts pour la chasse aux phoques. Il fut transformé en goélette à 2 mâts en 1906. En vue de la côte ouest de la Nouvelle Zemble, les conditions difficiles provoquées par les glaces obligent Sedov à se réfugier pour l’hiver près de la presqu’île de Pankratjew. Il n’atteint l’archipel François-Joseph qu’en automne 1913, puis, de nouveau arrêté par les glaces, il est contraint de passer un second hiver près de l’île Hooker. Déjà malade et souffrant de scorbut, Sedov s’élance le 2 février 1914 pour son raid vers le Pôle Nord, malgré sa très mauvaise condition physique. Les matelots Linine et Poustochny ainsi que 24 chiens l’accompagnent. Pâle, à bout de souffle, Sedov marchait à la tête du groupe. De temps en temps il s’arrêtait pour frotter ses jambes scorbutiques. Pour lui, le succès de l’expédition était une question de vie ou de mort. Le 1er mars, il note pour la dernière fois dans son journal: « Si seulement le doux soleil de chez nous pouvait nous voir ici, perdus sur la banquise… ». Quatre jours plus tard, Sedov succombe au Cap Brorock où il comptait récupérer des vivres laissés par de précédentes expéditions. Il fut enterré sur l’île Rodolphe. Le Santa Foka rallie alors le Cap Flora pour tenter d’y trouver du combustible afin d’envisager le retour à Archangeslk dans de bonnes conditions, et là, par miracle, il y retrouvent Albanov et Konrad, les deux derniers survivants de l’expédition du Santa Anna, commandée par Broussilov. (source Philatélie polaire)
Goélette Gjøa de Roald Amundsen (1872-1928)Le Gjøa est le premier navire à avoir franchi le passage du Nord-Ouest. Roald Amundsen et son équipage de six hommes réalisa cette expédition au cours d'un voyage de trois ans, entre 1903 et 1906. Gjøa est un bateau de pêche de 21 m de long et de 48 tonnes, gréé en sloop. Il est construit en 1872, l'année de naissance d'Amundsen, par Kurt Johannesson Skaale à Rosendal en Norvège. Il est utilisé pour la pêche au hareng, avant qu'Amundsen ne l'achète pour son expédition sur l'océan Arctique. Le Gjøa est beaucoup plus petit que les autres navires utilisés pour des expéditions polaires car Amundsen, contrairement à d'autres explorateurs, pense vivre des ressources de la terre et de l'océan au cours de son expédition. L'équipage ne comprend que six hommes. De plus, le faible tirant d'eau du Gjøa est un atout au cours de cette expédition en raison des zones de hauts-fonds rencontrées (parfois un mètre). Amundsen ayant peu d'expérience des eaux arctiques, décide en avril 1901 de faire une expédition d'entraînement avec un petit équipage et Hans Christian Johannsen, l'ancien capitaine du Gjøa. De retour à Trømso en septembre, Amundsen se met à corriger les défauts du Gjøa. Il fait installer un moteur à hélice simple de 13 ch. Il améliore également sa coque, sachant qu'il passerait plusieurs hivers dans la glace.
Au printemps 1902, les travaux sont finis. le 16 juin 1903 et se dirige vers la mer du Labrador, à l'ouest du Groenland. De là il croise la baie de Baffin et navigue vers les étroits détroits de l'archipel arctique canadien. Fin septembre il se trouve à l'ouest de la péninsule Boothia et commence à rencontrer un temps dangereux et la glace. Amundsen navigue jusqu'à une baie sur la côte sud de l'île du Roi-Guillaume. Le 3 octobre, ils sont pris dans la glace. Il y reste presque deux ans, son équipage faisant des voyages en traîneau pour prendre des mesures pour trouver l'emplacement exact du pôle nord magnétique, et apprendre à survivre dans le froid comme les Inuit qu'ils rencontreront. Le Gjøa quitte Gjoa Haven le 13 août 1905 et franchit les détroits dangereux au sud de l'île Victoria puis fonce vers la mer de Beaufort. En octobre, il est à nouveau pris par les glaces, cette fois-ci près de l'île de Herschel dans le Yukon. Amundsen laisse son équipage à bord et passe la plus grande partie de l'hiver en skiant sur 500 km vers le sud jusqu'à Eagle (Alaska) afin d'envoyer des télégrammes informant du succès de l'expédition. Il retourne au navire en mars, mais le Gjøa reste pris dans la glace jusqu'au 11 juillet. Il arrive à Nome le 31 août 1906, puis à San Francisco (Californie) le 19 octobre. Il restera un temps sur place, exposé au musée du Golden Gate.
Fin de la série
Timbres coll. agence Adhémar
mercredi 12 janvier 2011
Les timbrés de l'Arctique, hommage tchadien aux grands explorateurs polaires et à leurs bateaux 2/3
Deuxième épisode de trois consacrés aux explorateurs polaires de l'Arctique à partir d'un hommage philatélique rendu par la république du Tchad en 2010.

Goélette Zarya d'Alexandre Vassilievitch Koltchak (1874-1920)
Brise-glace Tcheliouskine d'Otto Yulyevitch Schmidt (1891-1956)

Goélette Zarya d'Alexandre Vassilievitch Koltchak (1874-1920)Alexandre Vassilievitch Koltchak, officier de marine russe, océanographe et hydrologiste, participe en 1900 à l’expédition polaire d’Edouard Toll sur le Zarya (ex-Harald Harfager, un brick à voile et à vapeur acheté en Norvège par l'académie des sciences russe). Ayant rencontré des difficultés considérables, l’expédition revient en décembre 1902 sans son chef et trois de ses membres. Koltchak participe à trois autres expéditions arctiques pour l’académie des sciences de Russie et pendant un temps il est surnommé Koltchak-Poliarnyi, Koltchak le polaire. Pour ses explorations, Koltchak reçoit la récompense la plus élevée de la société géographique russe. Il sera néanmoins dénigré comme explorateur arctique par les historiens et journalistes soviétiques, qui ne le mentionnent même pas et attribuent ses expéditions à ses lieutenants. Il est vrai que cet "ennemi du peuple" sera fusillé par les bolcheviks pour avoir mené une des résistances les plus dangereuses pour le nouveau régime.
Brise-glace Tcheliouskine d'Otto Yulyevitch Schmidt (1891-1956)Tchéliouskine était un bateau à vapeur soviétique – construit au Danemark par les chantiers Burmeister and Wain B&W et renforcé pour la navigation dans les glaces polaires –, qui fut volontairement bloqué dans les glaces des eaux arctiques en suivant la route du passage du Nord-Est entre Mourmansk et Vladivostok. Cette mission, dirigée par Otto Schmidt, consistait à déterminer les possibilités de voyage par des navires non-brise-glace en une seule saison. Le navire coula le 13 février 1934 sous la force des glaces près de l'île Kolioutchine en mer des Tchouktches.
Le 5 mars 1934 commençait une des opérations de sauvetage les plus fantastiques de la conquête de l'arctique par les Russes , celle de l'équipage du Tchéliouskine. Parti de Mourmansk le 2 août 1933, le navire fut pris par les glaces fin septembre. Des le 13 août, alors que le navire pénétrait dans la mer de Kara, des problèmes apparurent dans la structure. Le 13 février 1934, le navire fut brisé par la pression de la glace prés des îles Kolyouchine dans la Mer de Chukchi et son équipage de 104 personnes se retrouva sur la banquise. L'expédition était dirigée par Otto Yulevitch Schmidt, et le capitaine était Vladimir Ivanovitch Voronine (voir la première partie de cette série). Des que la catastrophe du Tchéliouskine fut connue, le gouvernement nomma une commission spéciale qui tenait les Soviétiques au courant de ses travaux, supervisée par Josef Staline. Comme à l'époque il n'existait pas de brise-glace capable d'évoluer dans des glaces de prés de 2 m d'épaisseur, la mission de sauvetage fut confiée à l'aviation et en particulier à l'élite de la Force aérienne soviétique, les pilotes arctiques, formés au cours des années vingt avec les pilotes Allemands sur la base de Lipetsk. Les membres de l'équipage durent reconstruire 13 fois la piste d'atterrissage pour les avions de sauvetage en raison des mouvements de la banquise. (source Ice station Zebra)
75 years ago, on the 5th march 1934 began the rescue operations of the 104 crew members of the steamship " Chelyuskin " stranded on the ice of the northern sea route. The rescue operation was conducted by the elite of the Soviet air force, the polar airmen. The salvage operation was broadcasted over all the Soviet Union and ever all over the world. Airmen and the "Chelyuskinites" were traited as heroes by the soviet regime.
Many of the soviet polar airmen distinguished themselves during WWII, leading the first night raid on Berlin and transporting Molotov to London and Washington.
A suivre…
Le 5 mars 1934 commençait une des opérations de sauvetage les plus fantastiques de la conquête de l'arctique par les Russes , celle de l'équipage du Tchéliouskine. Parti de Mourmansk le 2 août 1933, le navire fut pris par les glaces fin septembre. Des le 13 août, alors que le navire pénétrait dans la mer de Kara, des problèmes apparurent dans la structure. Le 13 février 1934, le navire fut brisé par la pression de la glace prés des îles Kolyouchine dans la Mer de Chukchi et son équipage de 104 personnes se retrouva sur la banquise. L'expédition était dirigée par Otto Yulevitch Schmidt, et le capitaine était Vladimir Ivanovitch Voronine (voir la première partie de cette série). Des que la catastrophe du Tchéliouskine fut connue, le gouvernement nomma une commission spéciale qui tenait les Soviétiques au courant de ses travaux, supervisée par Josef Staline. Comme à l'époque il n'existait pas de brise-glace capable d'évoluer dans des glaces de prés de 2 m d'épaisseur, la mission de sauvetage fut confiée à l'aviation et en particulier à l'élite de la Force aérienne soviétique, les pilotes arctiques, formés au cours des années vingt avec les pilotes Allemands sur la base de Lipetsk. Les membres de l'équipage durent reconstruire 13 fois la piste d'atterrissage pour les avions de sauvetage en raison des mouvements de la banquise. (source Ice station Zebra)
75 years ago, on the 5th march 1934 began the rescue operations of the 104 crew members of the steamship " Chelyuskin " stranded on the ice of the northern sea route. The rescue operation was conducted by the elite of the Soviet air force, the polar airmen. The salvage operation was broadcasted over all the Soviet Union and ever all over the world. Airmen and the "Chelyuskinites" were traited as heroes by the soviet regime.
Many of the soviet polar airmen distinguished themselves during WWII, leading the first night raid on Berlin and transporting Molotov to London and Washington.
A suivre…
vendredi 24 décembre 2010
Comment, à partir de l'étude d'un cuirassé japonais, on parvient à assister à la parade navale pour le Jubilé de Victoria et à rencontrer la Grande Flotte blanche
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| Croiseur japonais capturant un petit voilier de commerce russe. |
Fuji était un des cuirassés pré-dreadnought de la Marine japonaise impériale et un des six (Shikishima, Yashima, Hatsuse, Fuji, Asahi, et Mikasa) formant la principale ligne de bataille dans la guerre russo-japonaise de 1904-1905.
Fuji et son sister-ship Yashima furent les deux premiers cuirassés construits pour le Japon par l'Angleterre aux chantiers Armstrong Whitworth d'Elswick Yard en 1894. Les Japonais étaient encore incapables à l'époque de construire des vaisseaux de guerre en acier selon les techniques modernes. Le travail a été dirigé par une équipe plus de 240 ingénieurs et dirigeants navals venus du Japon.
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| Spithead, 26 juin 1897, parade navale pour le jubilé de diamant de Victoria. Au premier plan à droite, Turbinia, premier vapeur à turbine de Parsons, devant le yacht royal Victoria and Albert. A gauche, HMS Renown mène la parade. |
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| Spithead, 26 juin 1897, le paquebot Campania de la Cunard traçant son chemin entre deux files de bateaux de guerre. |
Fuji arrive à Yokosuka le 31 octobre 1897, trop tard pour participer à la Première Guerre sino-japonaise. En manœuvre au large de Kobe en novembre 1898, il a l'honneur d'accueil l'empereur Meiji.
Fuji fait ensuite partie du noyau fort de la flotte japonaise pendant la Guerre russo-japonaise de 1904 et 1905. Pendant le blocus de Port-Arthur où s'était réfugiés les bateaux russes, il reçut des coups sévères qui l'obligèrent à retourner au Japon pour des réparations. En octobre 1904, Fuji participe à la bataille de la mer Jaune pendant laquelle une grande partie de la flotte russe qui avait tenté une sortie fut détruite, les bâtiments restant à Port-Arthur étant patiemment démolis à coups de canon. Dans la bataille de Tsushima, en mai 1905, il est touché onze fois mais parvient à porter le coup mortel au cuirassé russe Borodino.
La guerre finie, Fuji sera reconstruit avec de nouvelles chaudières.
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| Connecticut à la tête de la Grande flotte blanche (Great White fleet) |
En 1910, son armement britannique est remplacé par du matériel japonais. Il devient bâtiment de défense côtière car dépassé par le développement les cuirassés du type Dreadnought. Il est ensuite affecté à la formation des canonniers et des marins jusque et pendant la Première Guerre mondiale pour laquelle il est jugé dépassé.
En 1922, Fuji a été désarmé en vertu du traité naval de Washington, mais il est maintenu comme bateau de logement. Ses propulseurs, tourelles principales, et toutes les armes ont été enlevés. De grands deckhouses en bois ont été ajoutés à la superstructure. Sa carcasse sert alors de caserne et de centre de formation à Yokosuka pendant plus de deux décennies. En 1944, la vieille carcasse a été également employée comme centre d'observation pour tester l'efficacité de divers camouflage sur les porte-avions. Bien qu'ayant souffert des raids américains, il resté à flot. Il ne sera démoli qu'en 1948.
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| Classe Fuji. Déplacement d'environ 12000 tonnes, vitesse maximale de 18 noeuds. Armement principal de 4 canons de 305mm en deux tourelles doubles. |
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jeudi 12 août 2010
Navires soviétiques: La série des savants en timbres 2/4
En 1979, l'URSS publie une série de timbres en l'honneur de savants, cosmonautes et instituts scientifiques ayant donné leurs noms à des navires spécialisés. Nous publierons ceux en notre possession en quatre épisodes.
Bogorov a donné son nom au bâtiment de recherche océanographique Professeur Bogorov, appartenant au département de la flotte d'Extrême-Orient du centre d'études scientifiques de l'académie des sciences d'URSS, créé en 1973, composée de trois navires (il en possède vingt aujourd'hui sous pavillon russe). Il fait partie de la Classe 430, construite en Finlande. Caractéristiques: voir ci-dessous.
The Marine Research Fleet was originally established as a Department of the Far East Science Center of the Academy of Sciences in 1973, with only three vessels at its disposal. 430 Class of vessel, built by Finnish shipyards, includes the Professor Bogorov, with the following characteristics: Length: 68.8 m, Breadth: 12.4 m, Depth: 6.1 m, Draft: 4.2 m, Displacement: 1,680 tons, Dead weight: 561 tons, Main engine capacity: 1 x 2.200, Maximum speed: 13.5 knots, Maximum duration at sea: 30 days, Number of crew: 32, Number of scientists: 28, Number of laboratories: 10,E.B. Kurchatov a donné son nom au navire d'observation hydrographique et météorologique Académicien Kurchatov.

Ernst krenkel a donné son nom au navire brise-glace de recherche océanographique et polaire Ernst Krenkel, construit en 1971 aux chantiers Stocznia Szczecinska Nowa de Stetin (pologne). 4400 tonnes. Passé sous pavillon ukrainien.
Gross tons: 4400 t; Speed 13.5 km; Type: ice-breaker; Endurance: 55 days; Crew + scientists: max 110Le 21 mai 1937, Ernst Krenkel, I. Papanin, E. Fyodorov et P. Shirskov établissent la première station scientifique sur les glaces flottantes de l'Arctique. Pendant 274 jours, en plus d'un travail scientifique important, Ernst contacte un grand nombre de stations radioamateurs. En récompense de leurs travaux tous les membres de l'expédition reçoivent le titre de "héros de l'Union Soviétique" et de docteur en géographie.
Ernst Krenkel was named a "Hero of the Soviet Union" for his radio operations in the early days of North and South Pole scientific expeditions. He was also credited for saving the lives of 104 people in 1934 when the s/s Chelyuskin was crushed by ice in the North Pole.
A suivre…
mercredi 11 août 2010
Navires soviétiques: La série des savants en timbres 1/4
En 1979, l'URSS publie une série de timbres en l'honneur de savants, cosmonautes et instituts scientifiques ayant donné leurs noms à des navires spécialisés. Nous publierons ceux en notre possession en quatre épisodes.
Commençons par deux cosmonautes et une institution.
In 1960, as the Soviet space program was just taking off, a number of sea-based measurement stations were added to the NIP network. These stations were deployed onboard three oceangoing ships, named Krasnodar, Ilichevsk and Dolinsk. V.G. Bezborodov, the First Rank Captain, became the first chief of this command and control fleet. During 1965 and 1966, Bezhitsa and Ristna command and control ships replaced older Krasnodar and Ilichevsk. Five brand-new ships joined the command and control fleet in 1967: Cosmonaut Vladimir Komarov, Kegostrov, Morzhovets, Nevel and Borovichi.
Two more ships joined fleet in 1970: Academik Sergei Korolev and Cosmonaut Yuri Gagarin.
Four ships enter service in 1975: Cosmonaut Pavel Belyaev, Cosmonaut Vladislav Volkov, Cosmonaut Georgi Dobrovolskiy and Cosmonaut Viktor Patsaev.
En 1960, au début du programme spatiale soviétique, des bases de mesure télémétrique et d'observation radio-satellitaire furent installés sur trois navires de recherche océanographiques pour compléter le réseau terrestre. C'était les Krasnodar, Ilichevsk et Dolinsk. Le V.G. Bezborodov devenant le navire-amiral de cette flotte de commandement et contrôle aérospatiaux. En 1965-1966, les deux premiers furent remplacés par les Bezhitsa et Ristna. Cinq nouvelles et modernes unités les rejoignent en 1967, ils portent les noms des cosmonautes et scientifiques Cosmonaut Vladimir Komarov, Kegostrov, Morzhovets, Nevel et Borovichi. Academik Sergei Korolev et Cosmonaut Yuri Gagarin viennent les appuyer en 1970. Quatre autres, portant des noms de cosmonautes, Cosmonaut Pavel Belyaev, Cosmonaut Vladislav Volkov, Cosmonaut Georgi Dobrovolskiy et Cosmonaut Viktor Patsaev complètent la flotte en 1975.
Two more ships joined fleet in 1970: Academik Sergei Korolev and Cosmonaut Yuri Gagarin.
Four ships enter service in 1975: Cosmonaut Pavel Belyaev, Cosmonaut Vladislav Volkov, Cosmonaut Georgi Dobrovolskiy and Cosmonaut Viktor Patsaev.
Youri Gagarine a donné son nom au navire d'observation et d'espionnage radio-satellitaire Cosmonaute Youri Gagarine, mis en service en 1971 pour appuyer le programme spatial soviétique. Il était utilisé pour la détection et la réception de messages satellites et la recherche atmosphérique et stratosphérique. Il était facilement identifiable à cause de ses larges antennes paraboliques au sommet des cheminées. Du temps de l'URSS, c'était le plus grand navire de communication du monde et il était le navire-amiral d'une flotte importante (voir ci-dessus). Ces navires étendaient de manière très importante les capacités de contrôle des orbites en dehors de l'espace soviétique et pour les missions secrètes.Soviet tracking ship m/s Cosmonaut Yuri Gagarin was a Soviet space control-monitoring ship that was devoted to detecting and receiving satellite communications. Named after Cosmonaut Yuri Gagarin, she was completed in December 1971 to support the Soviet space program. The ship also conducted upper atmosphere and outer space research. It had very distinguishable looks due to two extremely large and two smaller parabolic "dish" antennas placed on top of the hull. In Soviet times, the Kosmonaut Yuri Gagarin was the world's largest communications ship and was the flagship of a fleet of communications ships. These ships greatly extended the tracking range when the orbits of cosmonauts and unmanned missions were not over the USSR.
Vladislav Volkov a donné son nom au navire d'observation et d'espionnage radio-satellitaire Cosmonaute Vladislav Volkov, mis en service en 1975.Soviet tracking ship m/s Cosmonaut Vladislav Volkov was a Soviet space control-monitoring ship that was devoted to detecting and receiving satellite communications (see above).
Continuons par des navires de la Flotte de recherche marine de l'Académie des sciences, appartenant au département de la flotte d'Extrême-Orient du centre d'études scientifiques de l'académie des sciences d'URSS, créée en 1973, composée de trois navires (il en possède vingt aujourd'hui sous pavillon russe).
The Marine Research Fleet was originally established as a Department of the Far East Science Center of the Academy of Sciences in 1973, with only three vessels at its disposal. Today it is an independent organization with 20 modern research vessels of various classes and ocean-going capabilities. These vessels are organized into three main groups based on their structure and technical parameters: multipurpose vessels with unlimited geographic range, vessels with limited geographic range, and regional or local coastal vessels.
Le navire de recherche scientifique Vulkanolog a été nommé en l'honneur de l'académie de vulcanologie. Construit en Russie. Voir caractéristiques ci-dessous.
1614 Class ship, built by Russian shipyards.
A suivre…
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