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lundi 8 juillet 2013

Exposition Légendes des Mers, l’Art de vivre à bord des paquebots

Sur votre agenda

"Légendes des Mers, l’Art de vivre à bord des paquebots"
Du 15 juin au 22 septembre 2013
Commissariat : Dorian Dallongeville, Clémence Ducroix, Dominique Marny, Robert Rocca
Scénographie : Frédéric Beauclair

Le Palais Lumière est ouvert tous les jours de 10h à 19h (sauf le lundi : 14h-­19h). 
Palais Lumière - quai Albert Besson - 74 500 Évian-les-Bains tél.: 04 50 83 15 90

Après la Première Guerre mondiale, une clientèle fortunée a soif de luxe, de confort, de modernité et de nouveaux horizons. En France, la Compagnie générale transatlantique et la compagnie des Messageries maritimes lancent sur les mers des paquebots dont les noms et les silhouettes s’inscriront dans la légende: Champollion, Mariette Pacha, Aramis, Paris, Ile-­de-­France, Normandie...

L'affiche de l'exposition a été réalisée à partir d'une œuvre de l'affichiste Sandy-Hook. Pour tout savoir sur le plus mystérieux de nos peintres de la marine et voir l'original de cette affiche Brésil-Plata, voir sur ce blog. (cliquez ici)
Désireuses de surprendre et de satisfaire leurs passagers, les deux compagnies demandent à des artistes de renom d’aménager leurs navires : architectes et décorateurs (Pacon, Rulhmann, Leleu, Dominique, Dunand, Lalique...), peintres (Iribe, Dufy, Dupas...), affichistes (Colin, Cassandre, Sandy-­Hook, David Dellepianne...), grandes manufactures françaises (Christofle, Ercuis, Puiforcat, Saint-­Louis, Daum, Haviland...) unissent leur créativité et leurs compétences pour que ces palais flottants demeurent inégalables.
À travers un parcours jalonné de projections et de sonorisations, cette exposition témoigne d’un âge d’or où le plaisir faisait partie intégrante du voyage. Riche de 350 pièces, (peintures, dessins, affiches, maquettes, mobilier, costumes, orfèvrerie, menus, ouvrages illustrés, manuscrits, photographies…), elle est réalisée en partenariat avec l’Association French Lines et bénéficie de prêts du Musée des lettres et manuscrits, du Musée d’Art moderne André Malraux-­MuMa du Havre et de collectionneurs privés.

vendredi 19 avril 2013

Carpathia, au secours des rescapés du Titanic

Sur ce blog, nous avons peu parlé du Titanic, sujet amplement développé ailleurs, sinon pour aborder les aspects moins connus du drame (le rôle du Californian par exemple, cliquez ici). Mais qui se souvient du Carpathia ?

RMS Carpathia de la Cunard à New York où il vient de déposer les survivants du TitanicCarpathia, coque noire et superstructure blanche, porte une cheminée rouge à manchette noire et rayures noires (couleurs de la Cunard) et quatre mâts. 
Le RMS Carpathia est un paquebot transatlantique britannique appartenant à la compagnie Cunard Line. Accompagné de deux sister-ships plus anciens, l’Invernia et le Saxonia, il est mis en service sur l'Atlantique Nord, à l'ombre des géants Lusitania et Mauretania, de la même compagnie, plus luxueux et plus rapides (voir Cunard, les majestés de l'Atlantique). 
Lancé le 6 août 1902 au chantier Swan Hunter and Wigham Richardson de Wallsend (Nord-Angleterre), il est mis en service le 5 mai 1903. Longueur 165 m - Maître-bau 20 m - Tirant d'eau 10,5 m - Tonnage 13 600 tjb - Machines à quadruple expansion actionnant deux hélices - Vitesse 14 nœuds en moyenne (17,5 au maximum). Il transporte 1704 passagers à sa construction, 2550 après la restructuration de 1905.

Carpathia dessert New York et Liverpool en été et New York-Fiume-Trieste l'hiver. En 1905, il subit une refonte qui accroît largement ses installations destinées aux passagers de troisième classe, principaux clients de ce navire d'émigrants. 


Rescapés du Titanic sur le pont du Carpathia.
La nuit de la catastrophe, le Carpathia se trouve à plus de 58 miles du Titanic. Il a quitté New York le 11 avril 1912 et navigue à destination de Gibraltar, puis de Trieste. Il a à son bord 743 passagers, bien loin de sa capacité maximale. Les installations de troisième classe, prévues pour près de 2 000 personnes sont presque vides, les émigrants ne faisant en général qu'un aller. À bord, vers minuit, l'opérateur radio Harold Cottam est sur le point de se coucher quand il prend connaissance du naufrage. Il avertit le premier officier puis le capitaine Arthur Rostron, commandement du Carpathia depuis le 18 janvier. Il modifie alors la route du navire et le lance à pleine vitesse (le navire battra à l'occasion son propre record à 17,5 nœuds) en direction de la position indiquée par le Titanic. Il fait préparer le navire, cantonnant les passagers à leurs cabines (ce qu'ils ne respecteront pas, beaucoup portant aide aux rescapés), préparant des lits, convoquant les trois médecins du bord et faisant ouvrir les portes de coupée et préparer des échelles et des câbles.
Il lui faudra plusieurs heures pour arriver sur les lieux du drame à cause du grand nombre d'icebergs à contourner. Pendant sa course, le Carpathia entre en contact avec d'autres navires, notamment l’Olympic, sister-ship du Titanic. Le paquebot aperçoit le premier canot à 4 h, ce 15 avril 1912. Il s'agit du numéro 2, dont le premier passager atteint le Carpathia à 4 h 10. C'est le quatrième officier du Titanic, Joseph Boxhall. Le sauvetage se poursuit jusqu'à 8 heures, la dernière personne à embarquer est le second officier, Charles Lightoller. Treize canots de sauvetage sont également récupérés, puis le navire met le cap sur New York. Carpathia accoste à New York le jeudi 18 avril 1912 dans la soirée, débarquant dans un premier temps les canots du Titanic au quai de la White Star où aurait dû arriver le paquebot, puis les plus de 700 rescapés descendent sur le quai de la Cunard.
La capitaine Arthur Rostron entouré de ses officiers sur le pont du Carpathia. Au-dessous, un marin et deux stewards.
Margaret Brown, "Insubmersible Molly Brown", philanthrope américaine animatrice du Comité des survivants du Titanic et survivante elle-même, remet au commandant Rostron du Carpathia une coupe au nom de l'association. Cette coupe ne quitta plus le navire et serait encore dans son épave, découverte en 1999. 
Durant la Première Guerre mondiale, bien que conçu pour servir éventuellement de transport de troupes (condition sine qua non des aides publiques), Carpathia poursuit son service sur la route Liverpool-Boston-New York, la navigation en Méditerranée devenant problématique. Arthur Rostron quitte son commandement en 1915 pour rejoindre le prestigieux Mauretania. Le Carpathia vogue cependant dans des eaux périlleuses et échappe à plusieurs attaques de sous-marins allemands. 
Le 15 juillet 1918, il quitte Liverpool. Deux jours plus tard, le Carpathia est à la tête d'un groupe de sept navires, son convoi ayant éclaté. Ce même jour, il est torpillé par le sous-marin allemand U-55 au large de l'Irlande. Deux torpilles le touchent au niveau de la salle des machines, tuant cinq mécaniciens. L'explosion met hors service tous les systèmes électriques du navire, radio comprise. 
Le capitaine Prothero parvient cependant à faire se disperser les navires de son convoi. Onze embarcations sont mises à l'eau tandis qu'une troisième torpille est tirée sur le navire qui sombre deux heures et demie après. Les 215 survivants (dont 57 passagers) sont recueillis par le HMS Snowdrop.
Cette affiche publicitaire vantant les plus grands vapeurs du monde et la mise en service du Titanic fait écho au triste désastre de sa croisière inaugurale.
Proue de l'épave du Titanic.
Voir Titanic, destination désastre de John Eaton et Charles Haas.

mercredi 3 avril 2013

NM Milwaukee, transatlantique de la Hapag

Belle affiche publicitaire de la Hapag par Peter Fussey, mettant en scène le NM Milwaukee.
La Hamburg-Amerika Linie ou Hapag (Hamburg-Amerikanische Packetfahrt-Actien-Gesellschaft) est une compagnie maritime allemande qui servit sur l'océan Atlantique (son principal marché a été longtemps le transport d’émigrants allemands vers les États-Unis). Elle a fusionné avec Norddeutscher Lloyd en 1970 pour donner Hapag-Lloyd. 
Pour d'autres articles de ce blog sur Hapag, cliquez ici.
Le NM Milwaukee, transatlantique de 16699 tonnes (166,6 x 22,1 x 21,9 m, 2 moteur 6 cyl. Man diesel engines, puissance 12000cv, permettant 16  noeuds), a été lancé le 20 février 1929 au chantier Blohm und Vosset de Hambourg et a effectué son voyage inaugural le 19 juin de la même année entre Hamburg, Boulogne, Southampton et New York. Son équipage de 335 marins servait 270 passagers en classe cabines, 259 en tourisme et 428 en 3e classe. En 1936, il est réaménagé en navire de croisière pour 559 passagers d'une première classe unique et prend du poids à 16754 tonnes. Il offrait alors un service médical de type Spa à bord, une rareté pour l'époque.
Pendant la seconde Guerre mondiale, il sert de caserne de la Kriegsmarine à Kiel où il est saisi par les Britanniques le 9 mai 1945. Ils s'en serviront quelques mois comme transport de troupe. Sous le nom de Empire Waveney, il est confié à la Cunard. Sévèrement endommagé par deux incendies le 8 février et le 1er mars 1946, à quai à Liverpool, et déclaré irréparable, il sera démoli l'année suivante à Dalmuir, sur la Clyde, en Ecosse. Empire Waveney était le cinquième navire à prendre feu en deux jours à Liverpool, donnant prise à un soupçon de sabotage jamais confirmé. Il avait pour sister-ship le liner Saint-Louis qui se distingua dans la tentative d'exode de juifs allemands (voir dans ce blog).  

mercredi 21 novembre 2012

Voyager avec Champollion

Champollion, des Messageries maritimes.
Lancé le 16 mars 1924 à La Ciotat, Champollion est affecté comme son sistership Mariette Pacha à la ligne rapide d'Egypte-Syrie (Alexandrie, Port-Saïd, Beyrouth). Il subit d'importantes transformations en 1934 (allongement, modification de l'avant et des turbines). A son bord ont voyagé nombre d'émigrants juifs se rendant en Palestine avant la guerre. Pendant la guerre, il sert de transport de troupes. (voir site Messageries maritimes)
Champollion a aussi été à l'affiche grâce à Sandy-Hook et Marin Marie.

Champollion d'avant 1951 (trois cheminées) vu par Sandy-Hook.

jeudi 13 septembre 2012

Le bar du Queen Mary (1936)

Affiche réalisée par Colin Ashford pour le nouveau RMS Queen Mary (1936) de la Cunard. (coll agence Adhémar)
Le bar du Queen Mary (1936). L'une des premières photos d'intérieur du nouveau transatlantique de la Cunard/White Star. Il s'agit du salon d'observation, flanqué d'un bar à cocktails. (coll agence Adhémar)


lundi 18 juin 2012

Société marseillaise de crédit par Auguste Leroux

Cette affiche de publicité pour la souscription à l'emprunt français de la Société marseillaise de crédit, réalisée par Auguste Leroux, date des années 1920.


C'est l'activité du port de Marseille qui est mise en valeur pour inciter à la souscription. A l'œuvre!


vendredi 8 juin 2012

Le sous-marin, voilà l'ennemi !

«Le sous-marin, voilà l'ennemi !» semble être le leitmotiv des affiches de propagande que nous avons réunies ici. Quels que soient le pays, l'ennemi ou la guerre, c'est le submersible qui est le coupable de tous nos maux! (collection agence Adhémar)


Sur celle-ci, il est recommandé de ne pas utiliser la radio qui pourrait vous faire repérer par les sous-marins ennemis.

«La fumée des cheminées attire les attaques», le slogan sonne mieux en anglais. «N'invitez-pas au désastre» 

«Aucun sous-marin ennemi n'osera lever les yeux si vous prêter vos jumelles Zeiss ou Bausch and Lomb à la Navy.»

Les murs ont des oreilles! "Cela arrive quand vous parlez à n'importe qui des départs de bateaux". Affiche américaine pour faire de la Nouvelle Orléans un port de départ sûr. 

Cette affiche canadienne utilise la destruction du navire-hôpital HMHS Llandovery Castle en 1918 pour sa publicité pour la souscription d'obligations de  la Victoire. Notons l'ambiguïté du slogan "Culture contre humanité".

Certes, cette affiche pour le recrutement de volontaires pour l'Irish Regiment ne montre pas de sous-marin mais à l'époque, nul ignorait le drame du Lusitania de la Cunard, torpillé par le sous-marin allemand U-20, le 7 mai 1915, au large de l'Irlande.

vendredi 1 juin 2012

Engagez-vous, rengagez-vous…

Affiche pour le recrutement de soldats pour l'US Marines. Elle doit dater de la fin des années 1930, ou du début de la Seconde Guerre mondiale. En effet, la silhouette du cuirassé en arrière-plan, nous montre une mature des cuirassés anciens après refonte, donc après 1935 (commentaire dû à Alain).
Exposition maritime pour la Kriegsmarine.  
Gala de soutien aux marins français pendant la Guerre. Il se tenait le mercredi 24 mai 1916 à la Comédie française. 

mercredi 21 mars 2012

Le plus rapide des services transocéaniques du monde

RMS Mauretania, Berengaria et Aquitania de la Cunard, trio gagnant pour "le plus rapide des services transocéaniques du monde" sur la ligne Southampton-New York, avec escale sur le continent à Cherbourg. (coll agence Adhémar)

Dans la lutte que se livraient les grandes compagnies pour le contrôle du trafic passagers sur l'Atlantique Nord, dès le début du XXe siècle, la publicité naissante a joué un rôle non négligeable. Illustrateurs et designers ont été mis à contribution pour des affiches percutantes vantant les mérites des paquebots les plus rapides mais aussi les plus confortables et luxueux. La Cunard a très tôt compris l'intérêt d'une telle "réclame". Ici, dans les années 1920, la compagnie présente ses trois atouts sur l'Atlantique nord, les deux quatre-cheminées et sister-ships Mauretania et Aquitania entourent l'ex-Imperator de la Hapag, reconditionné aux normes de la Cunard sous le nom de Berengaria. Il avait été remis aux Britanniques au titre des dommages de guerre et confié à la Cunard.
Voir: Cunard, les majestés de l'Atlantique et leurs concurrents de Gilles Barnichon, Daniel Hillion et Luc Watin-Augouard

jeudi 23 juin 2011

Publicité pour les sardines Amieux

Affiche peinte par Georges Fay à la fin du XIXe siècle pour les sardines Amieux (imprimerie Vercasson, 000000,, 1899)

En 1851, la maison Amieux et Carraud est créée à Rennes avant de venir s'installer à Nantes (place du commerce). La Société Amieux frères est fondée à Nantes en 1868, rue Haudauline. Elle possède alors une usine à Port Maria de Quiberon. En 1889, la société possède huit usines et emploie 2 500 ouvriers. Après la guerre elle poursuivra son expansion. Elle est rachetée par la Cana (Coopérative agricole d'Ancenis) en 1969, puis par la Société Buitoni appartenant au groupe Nestlé. Ses affiches ont toujours fait preuve d'un souci de création artistique comme le montre celle ci-dessus.

Pour plus d'information sur ce produit de luxe qu'était la sardine à l'huile, voir l'intéressant article de la revue Histoire, économie et société de 2007.



vendredi 17 juin 2011

Société de secours aux familles des marins naufragés

Société de secours aux familles des marins naufragés - Fête de charité de 1890
Société de secours aux familles des marins naufragés - Fête de charité de 1893

En 1879, Alfred de Courcy, président du Comité des assureurs maritimes de Paris, fonde la Société de secours aux familles des marins naufragés, reconnue d'utilité publique, le 12 mars 1880. Très nombreux et fréquents étaient les naufrages qui endeuillaient les familles de marins à cette époque. Depuis, la situation a heureusement évolué, la Société de secours s'est adaptée et est surtout sollicitée pour venir en aide aux familles de marins de la pêche.

En 1999, la Société absorbe l'Office des Pupilles de la Marine marchande et reprend les missions de celle-ci.
Grâce à une étroite collaboration avec l'Union sociale maritime et le Service social des pêches maritimes, elle distribue ses aides selon deux grandes orientations : les secours d'urgence et les secours scolaires. Elle siège à l'Enim.

lundi 31 janvier 2011

Ce qui nous intéresse, c'est le Koutoubia


Bien entendu, ce qui nous intéresse, sur cette affiche publicitaire de la Compagnie de navigation Paquet, c'est le Koutoubia. L'affiche de Max Ponty date d'avant 1950 car la paquebot a encore ses deux cheminées.
Faute de photo du Koutoubia sous la main, voici son sister-ship Djenné.

mercredi 16 juin 2010

Colombie sur une affiche de la French Line

Vacances d'hiver aux Antilles et sur le continent latino-américain
par Colombie de la CGT. Le paquebot possédait alors encore ses deux cheminées qu'il devait perdre en septembre 1948. Affiche dessinée par E. Kealey (vers 1935)
et destinée à la clientèle britannique. (coll. agence Adhémar)
 
Commandé en 1929, Colombie effectua sa croisière inaugurale du Havre à Cannes en septembre 1931, à l'occasion de la coupe Schneider, puis prit son premier départ pour Colon le 2 novembre. En 1932, il fit une croisière en Norvège et, à partir de 1935, croisa régulièrement l'été en mer Baltique. Pendant l'hiver 1935, le navire participa aux commémorations du tricentenaire du rattachement des Antilles à la France. En juillet 1936, il fut le premier paquebot de la Compagnie générale transatlantique sur la ligne Le Havre-Léningrad. Le 17 novembre 1939, Colombie fut réquisitionné par la Marine nationale et armé en croiseur auxiliaire. Il participa à l'expédition de Norvège. Déréquisitionné le 7 septembre 1940, il fut remis en état à Toulon, puis gagna Marseille. Au cours de l'été 1941, il fit deux voyages sur Beyrouth afin de rapatrier les soldats français de Syrie, évacués après l'armistice de Saint-Jean-d'Acre. En octobre 1941, Colombie gagna l'Afrique du Nord et fut désarmé à Bône. Il s'y trouvait encore lors du débarquement anglo-américain. Endommagé le 13 novembre 1942 au cours d'un bombardement allemand, il gagna Alger, puis rejoignit Dakar, qu'il quitta le 23 février 1943, transportant des troupes sur Casablanca. Affrété par les autorités américaines le 8 mars 1943, il fut transformé à New York en transport de troupes, et le 21 octobre, il prit son premier départ sous sa nouvelle affectation, à destination de Glasgow. Après plusieurs voyages vers la Grande-Bretagne et l'Italie, il revint à New York en décembre 1944 où on le reconvertit en navire-hôpital, sous le nom d'Aleda E. Lutz (voir le livre "Navires-hôpitaux français au XXème siècle"). Après deux voyages en Europe, il passa sur le Pacifique. Restitué aux autorités françaises le 11 avril 1946, il put reprendre son nom d'origine et fit un voyage sur l'Indochine au départ de Marseille. De retour au Havre le 31 août 1946, le paquebot revint sur la ligne des Antilles, tout en effectuant un voyage sur New York et un autre sur la côte d'Afrique.
En septembre 1948, il subit d'importantes transformations aux chantiers hollandais de Schelde. On supprima ses deux cheminées cylindriques, remplacées par une unique cheminée profilée, et on le dota d'une nouvelle capacité en passagers. Il put reprendre la route des Antilles le 12 octobre 1950. Le 12 octobre 1951, peu après avoir quitté Vigo, il aborda dans la brume le caboteur espagnol Conde de Barbate, qui coula aussitôt. Le 4 novembre 1956, il heurta le quai à Fort-de-France, et subit de sérieuses avaries à l'étrave. Les passagers durent être transférés sur Antilles. En 1961, Colombie fut réaménagé et adapté au transport du contingent antillais faisant son service militaire en Métropole. Le 3 juin 1962, il dut annuler un départ à la suite d'une avarie de machine et ne reprit la mer que le 8 juillet. Le 11 juillet, il recueillit un marin du remorqueur allemand Seefalke au large des Açores. En ce même mois de juillet 1962, la Transat envisagea quelque temps de vendre le navire à un groupe américain qui projetait de l'utiliser à des croisières le long des côtes mexicaines. Les transactions n'aboutirent pas, et Colombie fut finalement vendu le 17 mars 1964, à l'armement grec Typaldos qui le renomma Atlantica. (source Marine marchande.com)

mercredi 24 février 2010

Le paquebot France de 1962 sortant du port, tel qu'il était vu dans une affiche scolaire

Beaucoup se souviennent des affiches pédagogiques qui décoraient nos salles de classe. Celle-ci, sobrement intitulée Le Port et que l'on doit à G. Bonmati et G. Michel, résume en une seule vue les diverses activités d'un port imaginaire.

Le paquebot Atlas à quai embarquent ses passagers à peine débarqués de leur train.
(Le nom et le logo de la compagnie sont sans doute inventés).


Cargo et bateau de pêche sont sans doute aussi imaginaires.

En revanche, France au départ est parfaitement reconnaissable (même s'il est peu probable qu'il ait pu se déplacer avec autant d'aisance dans un port), datant l'affiche des années soixante. (collection Adhémar)

vendredi 3 juillet 2009

L'inépuisable Sandy-Hook

Chemins de fer de l'Etat et de Brighton
(affiche lithographique couleur de 103,5 x 75 cm, imprimerie L. Dufay, Paris)


Dans son incontournable Sandy-Hook, Daniel Hillion nous avait prévenu qu'il s'agissait là sans doute du plus fécond des peintres de la marine. Il précisait également qu'à cause de cela son ouvrage ne prétendait pas à être exhaustif. En voilà la confirmation avec ces trois affiches non répertoriée dans son livre.

Afrique du Nord Marseille Paris - Compagnie générale Transatlantique
(affiche lithographique couleur de 100,3 x 61,6 cm)

Société navale de l'Ouest (SNO) Lignes d'Afrique
(affiche lithographique couleur de 101,6 x 71,2 cm, imprimerie F. Champenois, Paris)


L'utilisation de la barre (et de son franchissement périlleux) dans cette affiche, sans doute un gage certain d'exotisme pour Sandy-Hook, revient dans d'autres réalisations du peintre. C'est le cas avec les deux affiches pour les Chargeurs réunis ci-dessous, tirées du livre de Daniel Hillion précité.

Sur cette affiche, l'artiste a curieusement privilégié la barre plutôt que le bateau. Il met en avant cette vague très dangereuse qui se rencontre souvent en Afrique pour symboliser les côtes du continent. (Daniel Hillion)

mardi 14 avril 2009

Affiches (suite)

Voici maintenant quelques affiches françaises de différentes époques destinées à stimuler les dons financiers nécessaires au soutien des marins et au développement de la flotte.



vendredi 23 janvier 2009

Cunarder en escale dans le port de Fishguard

La route la plus rapide de New York à Londres et au continent par Fishguard

Fishguard est un port situé au sud-ouest du Pays de Galles. Pour les transatlantiques, c’est le point du Royaume Uni le plus proche de New York. Son adoption par la Cunard, au début du siècle dernier, pour en faire une escale de ses paquebots (Campania, Caronia, Franconia, Laconia, Lusitania, Carmania, Aquitania), a beaucoup contribué à son développement. Des moyens de transports rapides s’y sont développés pour le continent et tous les grands centres britannique. Il était à cinq heures de Londres en train.
Annonce dans The New York Times du 23 août 1909

mercredi 7 janvier 2009