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mardi 29 avril 2014

Un torpilleur dans les grands bassins du Havre

Un torpilleur dans les grands bassins du Havre. coll agence Adhémar
Les cartes éditées par LV et Cie (LV pour Léopold Verger) pour le compte de la société Chocolat Louit, dont le nom est porté sur la carte. Ce sont des cartes colorisées, selon un procédé dit «aquaphoto» qui avait le gros inconvénient de fragiliser le support. Un marchand décrivait ainsi ces cartes : un regard trop appuyé suffisait à les faire gondoler…
Dans les collections du chocolatier, figurent plusieurs cartes postales de port…

Sur cette carte postale, s'agit-il de l'un des torpilleurs numérotés dont nous avait parlé Alain? (cliquez ici)

mardi 28 mai 2013

28 mai 1915 : La Champagne naufrage, après une vie ponctuée d'incidents…

Naufrage de La Champagne le 28 mai 1915. "Ce n'est qu'après avoir assuré le débarquement des 980 passagers et de son équipage, que le capitaine quitta son bord…"
La Champagne est un paquebot transatlantique à quatre mâts de la Compagnie générale transatlantique (CGT) lancé dans de mauvaises conditions en avril 1885 – il va s’échouer ce jour-là –, premier des incidents qui ponctuent sa vie au Chantier naval de la Compagnie transatlantique à Penhoët (Saint-Nazaire). Il est mis en service en mai 1886, premier paquebot d'une série de quatre sister-ships (La Bourgogne, La Gascogne et La Bretagne), tous mis en service en 1886. (pour plus d'informations sur ces navires, cliquez ici)
Saint-Nazaire: Le paquebot transatlantique La Champagne et le remorqueur Athlète de la CGT. Coll agence Adhémar
Longueur 150m, maître-bau 15,75m, port en lourd 2884 tonnes, tonnage 6726 tonneaux. 
Propulsion: une hélice, moteur à pilon, triple expansion 6 cylindres superposés. Puissance 9000cv, permettant 17,5 nœuds. Peut transporter 500 passagers et 200 hommes d’équipage. 

La Champagne au Havre. Coll agence Adhémar
Il est mis en service en mai 1886 sur la ligne Le Havre-New York de la CGT.
Le 7 mai 1887, il entre en collision et coule le paquebot Ville de Rio de Janeiro des Chargeurs Réunis, au large de Barfleur, puis s’échoue sur un banc de sable, sans faire de victime. Le paquebot est renfloué puis conduit à Saint-Nazaire pour y être réparé.
En 1896, il est équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Ses cheminées sont rehaussées, et deux mâts sont supprimés.
Début 1898, suite à une avarie de machine, il dérive pendant cinq jours dans l’Atlantique Nord avant d’être pris en remorque par un autre navire. 

La Champagne dans le vieux Bassin à la sortie de Saint Nazaire. Coll agence Adhémar

La Champagne dans l'écluse à la sortie de Saint Nazaire. Coll agence Adhémar
En 1905, il subit de nouvelles transformations puis est transféré sur la ligne du Mexique.
En 1912, il entre en collision à Lisbonne avec le Desna de la Royal Mail Line. Les dégâts sont peu importants.
En 1915, il est affrété par la Compagnie Sud-Atlantique. Le 28 mai 1915, en pleine tempête, il s’échoue à l’entrée du port de Saint-Nazaire et se casse en deux. Irréparable, il est vendu à la démolition.
La Champagne franchit la passe à Saint Nazaire. Coll agence Adhémar

mercredi 8 mai 2013

Le bassin du Commerce au Havre dans l'entre-deux-guerres


Le bassin du Commerce au Havre dans l'entre-deux-guerres. Coll agence Adhémar
La place Gambetta (actuelle place Charles de Gaulle) et le bassin du Commerce au Havre dans l'entre-deux-guerres. Derrière les bateaux (à droite, un bateau pilote de Rouen), on reconnaît le monument à la Victoire, inauguré en 1924.

mardi 26 mars 2013

Le transatlantique La Bretagne

La Bretagne dans sa configuration d'origine. © Library of Congress
Longueur 150m - Maître-bau 15,75m - Port en lourd 2969 tonnes - Tonnage 6754 tonneaux
Propulsion 1 hélice, moteur à pilon, triple expansion 6 cylindres superposés - Puissance 9000cv
Vitesse 17,5 nœuds - Passagers 500 - Équipage 200.
Construit au chantier naval de Penhoët (Saint-Nazaire)
La Bretagne (après la modification de 1895) sortant du Havre. Coll agence Adhémar
Dans les années 1880, au sein de la CGT, le besoin de nouveaux navires plus modernes se fait sentir pour lutter contre la concurrence. Le premier, mis en service sous le nom de Normandie est aussi le premier paquebot de la compagnie à être équipé d'éclairage électrique et de ponts-promenade. À la même époque, il faut renouveler la convention postale de 1861 qui arrive à expiration en 1885. Celle-ci est acquise mais la commission d'octroi met la condition que la CGT s'équipe rapidement de quatre paquebots à grande vitesse, supérieure à 15 nœuds comme c'est déjà le cas de La Normandie. Ce seront La Champagne, La BourgogneLa Gascogne et La Bretagne, mis sur la ligne de l'Atlantique Nord courant 1886, tandis qu'une grande partie des anciens navires de la ligne sont réaffectés sur l'Amérique centrale.
Dernier des quatre sister-ships, La Bretagne est mis en service en août 1886 sur la ligne Le Havre - New York. En 1895, il est équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Ses cheminées sont rehaussées, et deux mâts sont supprimés.
En juin 1912, il est transféré à la Compagnie Sud-Atlantique nouvellement créée. Avec cette compagnie, il dessert l’Amérique du Sud au départ de Bordeaux.
En août 1914, les besoins de la guerre le transforment en navire-hôpital, rebaptisé Bretagne II en octobre 1916 (le nom est déjà pris par un cuirassé). Il est ensuite utilisé brièvement comme transport de troupes à Dakar au cours de l'année 1917. En juin 1919, il est rebaptisé Alésia en attendant une remise en état. Il est finalement vendu à la démolition en 1923 sans jamais avoir repris son service. En décembre 1923, alors qu’on le remorquait vers les Pays-Bas, il casse sa remorque au large de Texel, dérive et coule.

A bord de La Bretagne, vue du salon. Coll agence Adhémar

mardi 14 août 2012

Les paquebots Flandre et Colombie en rade au quai d'escale au Havre

Les paquebots Flandre et Colombie en rade au quai d'escale au Havre. coll agence Adhémar
Pour plus d'informations, voir sur ce blog: Les Flandre de la Transat.
Pour plus d'informations, voir sur ce blog: Colombie de la CGT.

vendredi 24 février 2012

Pilotes et remorqueur au Havre

Bateau-pilote du Havre allant chercher un transatlantique en haute mer.

A quai se trouve Minotaure qui participera, en mai 1940, avec deux autres remorqueurs du Havre, Ursus et Titan (tous les trois de la Transat), à l’évacuation des troupes anglaises et polonaises de Saint-Nazaire où ils avaient été dépêchés. Ils aideront, entre autres, à sauver les victimes du Lancastria, coulé par les bombardiers allemands. Voir le détail de cette tragédie dans le rapport du commandant Feulvarc’h d’Ursus. Ironie du sort, saisi par les Allemands, il sera torpillé par les Anglais qui feront plus de cent morts. Remis en état, il reprendra du service jusqu'en 1958
Minotaure : Construit à Glasgow en 1918, deux hélices, long. : 53,37m, larg. : 10,37m, creux : 4,98m, jauge brute : 890tx, deux machines à pilon triples expensions, trois cylindres 2568cv, vitesse: 13nœuds.

vendredi 9 septembre 2011

Journée du Patrimoine au Havre (17 & 18 septembre 2011)


Les prochaines journées du patrimoine seront à l’heure anglaise pour l’APMM !

Une grande exposition sera proposée au public avenue Lucien Corbeaux de 10h à 18h le samedi 17 et le dimanche 18 septembre prochains. Elle permettra de retracer l’histoire des liaisons maritime France-Angleterre depuis Le Havre au Hampshire et les ports de Southampton et Portsmouth au fil du temps depuis sa création. S’appuyant sur des documents d’époque et des objets de collection, elle permettra aux visiteurs de redécouvrir les navires dont la silhouette leur était familière dans le port….

Les partenaires de l'association seront de la fête : la Ville du Havre, le Grand Port Maritime du Havre, nos amis du Musée Maritime et Portuaire et la Compagnie LD Lines. Cette dernière a mis à la disposition de l'association trois billets A/R Le Havre Portsmouth pour 2 piétons qui seront les lots d'une tombola dont le tirage au sort aura lieu le samedi 17 au soir lors du verre de l’amitié prévu à 18h.

vendredi 4 février 2011

Quand Le Havre faisait sa publicité avec le quatre-cheminées France

Le timbre commémoratif du lancement du France de 1960 sur une carte postale promotionnelle du Havre qui met en exergue le France de 1912. Beau télescopage de l'Histoire. Coll agence Adhémar
Parmi les trente navires ayant porté ce nom, figure le France de 1912, le seul quatre-cheminées français et, pour Daniel Hillion dans France-Norway, «peut-être le plus beau des France». Ce "Versailles des mers" entame son voyage inaugural le 20 avril 1912, cinq jours après le naufrage du Titanic.
Nous allons célébrer le lancement du France de 1960 (lancé le 11 mai) avec une exposition qui s'annonce brillante au musée national de la Marine du Palais de Chaillot à Paris.

vendredi 21 janvier 2011

L'entrée du port du Havre en 1905

En 1905, le port du Havre est au sommet de son expansion, cette année-là est inaugurée la digue nord (850m) de l'avant-port. C'est aussi l'année de la construction du "Nice havrais", la colline de Sainte-Adresse sur laquelle vont s'étager les superbes villas des armateurs et négociants qui ont fait la fortune du Havre. Pour recevoir les grands transatlantiques, des travaux sont entrepris qui ne se terminèrent qu'en 1929.
C'est toujours la Porte océane empruntée par les paquebots et les cargos mais aussi la voie d'accès au cœur de la France et à sa capitale pour des centaines de caboteurs venus du nord de l'Europe ou de Méditerranée. C'est aussi une époque charnière pour la marine qui voit encore se côtoyer voiliers et vapeurs quand ce ne sont pas des voiliers à vapeur. C'est aussi l'époque des grandes peurs, celles de voir les marchés américains et asiatiques concurrencer sérieusement le Vieux Continent. Ainsi, Paul Bourdarie, devant la société de géographie du Havre en 1905, craint le "péril jaune" et s'inquiète de voir "la Chine transformée en une vaste usine dont nous serions peut-être les clients". Décidément, il faut que tout change pour que rien ne change!

L'entrée du port du Havre en 1905

Le port du Havre en 1905 et, ci-dessous, Départ d'un cargo du Port du Havre en 1905
peints par l'impressionniste Maxime Mauffra (1861-1918)



Transatlantique sortant du port par Maxime Mauffra en 1905

jeudi 7 octobre 2010

Sortie du Havre de La Touques, navire à vapeur et roues à aubes

La liaison maritime entre Le Havre et la Basse-Normandie est très ancienne. Sans doute même avant la création de la grande ville normande, des embarcations sillonnaient l'estuaire. Bien avant l'aventure transatlantique, la ligne principale vers Honfleur est à l'origine de la tradition du transport de passagers au Havre. Le trafic concernait aussi les fruits et légumes et la volaille produits en quantité dans l'arrière-pays de la rive gauche de la Seine. C'est en 1565 qu'est instauré un premier service régulier entre Le Havre et Honfleur. En 1686, l'hôpital du Havre se verra concéder le privilège d'armer les bateaux de passagers, exploitation qu'il continuera jusqu'en 1975. L'arrivée de la vapeur permet le développement rapide du grand cabotage jusqu'à Nantes et Bordeaux, faisant peu à peu passer au second plan l'exploitation trans-estuaire.

Sortie du Havre de La Touques, navire à vapeur et roues à aubes de la ligne de Trouville
La Touques, navire à vapeur et roues à aubes de la fin du XIXe siècle a été construit à La Seyne sur Mer. Il servait sur la ligne de Basse-Normandie.
Depuis la découverte du site en 1825 par le peintre de marines Charles Mozin, Trouville s'était imposée comme un des hauts lieux de villégiature. Le décret impérial du 25 juin 1860 autorisa le démarrage des grands chantiers: rectification du cours de la Touques, construction d'un pont sur la rivière, aménagement d’une ligne de chemin de fer et percement d’un bassin à flot.
Dès 1860, Donon et Olliffe avaient cédé au domaine les terrains nécessaires à la construction d’un avant-port éclusé et d’un bassin à flot. Ces aménagements portuaires devaient compléter les deux jetées aménagées entre 1846 et 1849 à l'initiative de la municipalité de Trouville pour fixer le chenal et faciliter l'accès à son port d'échouage. Large de 80 mètres, long de 300 mètres et disposant d'une cale de débarquement, le bassin à flot fut inauguré le 1er août 1866 et relié, cette même année, à la ligne de chemin de fer par un embranchement ferroviaire. La « presqu'île de la Touques », espace compris entre le bassin à flot et la rivière, fut alors investie par des usines spécialisées dans le traitement de la houille et du bois importés d'Angleterre et des pays du Nord.

mardi 31 août 2010

Anniversaire du départ du Français de J.-B. Charcot en août 1903

Charcot à bord du Français en août 1903 (collection agence Adhémar)
Il y a cent sept ans… Le Français quittait Le Havre
Nous avions déjà évoqué la difficile gestation du Français de Jean-Baptiste Charcot dans notre blog. Voici maintenant deux cartes postales portant un timbre commémoratif émis pour le centenaire du départ en expédition du voilier Le Français le 31 août 1903. (Elles portent également un tampon commémorant la 53e expédition antarctique française en Terre Adélie, en 2003 donc)

Le Français quitte Le Havre le 31 août 1903 (collection agence Adhémar) 
Charcot, première mission en Antarctique (1903-1905)
En 1903, Charcot lance la construction à Saint-Malo d'un trois-mâts goélette de 32 m, 245 tonneaux à vide, baptisé Le Français. Il part du Havre le 31 août pour la première expédition française en Antarctique qui hiverne en 1904 sous le vent de l'île Wandel. En 1905, il cartographie la péninsule antarctique, au sud du Chili (1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au muséum d'Histoire naturelle de Paris).  Il dresse, entre autres, la carte des côtes de la Terre de Graham et effectue une reconnaissance plus au sud. Il doit malheureusement abandonner son navire, hors d'état de naviguer après un talonnage sur un récif à fleur d'eau. Il le revend à Buenos Aires et rentre en France à bord d'un paquebot. Là, il apprend que sa femme a demandé et obtenu le divorce... pour abandon du domicile conjugal!



lundi 23 août 2010

Colombie au Havre en 1947

Colombie, l'un des plus beaux paquebots de la Compagnie générale transatlantique (CGT) vient de rentrer des Antilles (5 mars). C'est le premier voyage que le paquebot effectue depuis longtemps sur cette ligne, à laquelle il a été destiné. On se souvient que pour parer au manque de transports maritimes, il faisait la ligne France-AEF il y a seulement quelques mois. Cette photo est prise au momen où il vient d'accoster au quai de Guinée au Havre. Cols Bleus du 14 mars 1947.
(photo Antier, coll. agence Adhémar)
Pour plus d'informations sur Colombie, voir notre blog.

jeudi 24 juin 2010

Le Havre, c'est aussi un port de pêche 2/2

Suite de l'article publié le 22 juin 2010

Jericho (LH 196323), chalutier coque bois construit en 1974 au chantier Deloison de Saint-Valéry sur Somme. Longueur 10,4m, largeur 3,96m, moteur 110kw. Patron armateur Daniel Colas. Auparavant immatriculé sous ce nom aux quartiers maritimes de Boulogne sur mer et, au même endroit, sous le nom de Maraudeur.
Flipper (LH 303508), chalutier coque bois construit en 1971 au chantier naval à Tréboul. Longueur 9,23m, largeur 3,59m, moteur 87kw. Patron armateur Stanislas Swiatek.

Dyflo (LH 584101), fileyeur caseyeur coque polyester construit en 1983 au chantier naval Duprat de Gironde. Longueur 7,91m, largeur 2,98m, moteur 80kw. Patron armateur Cédric Duprat. Ex-Monette du même quartier maritime.



Saint-Pierre (LH 189275), chalutier coque bois construit en 1976 à Paimpol. Longueur 11,7m, largeur 5,08m, moteur 161kw. Patron armateur Pierre Becquet. Ex-Rogéanne de Caen (Trouville) et Chrisdami du Havre.

Bonne Brise (LH 589986), chalutier coque bois construit en 1982. Longueur 16,50m, largeur 5,37m, moteur 278kw. Patron armateur Lucien Delaunay. Ex-Rosette de Boulogne sur mer.


Appel des flots (LH 316319), chalutier coque bois construit en 1967 au chantier Mignon de Marennes. Longueur 8,77m, largeur 3,38m, moteur 72kw. Déjà Appel des flots au quartier maritime de Caen mais ex-Yannick Jean et ex-Celtique du quartier maritime de La Rochelle puis de Marennes Oléron et ex-Il Furbo des Sables d'Olonne.

Retrouvez d'autres Bateaux en bois des côtes de France dans le livre de Philippe Malpertu paru aux éditions MDV.
Fin  
Merci à bateaux.fécamp76 pour les infos. Reportage agence Adhémar

mardi 22 juin 2010

Le Havre, c'est aussi un port de pêche 1/2

Au XIXe siècle, Le Havre était le premier port baleinier français. Aujourd’hui, ce sont les conteneurs qui en assurent la renommée. Cependant, les marins pêcheurs sont toujours là, et s’ils ne pêchent plus la baleine, ils sont une centaine à travailler quotidiennement le long du littoral cauchois la sole, le turbot et le bar (le poisson-roi) qui côtoient de belles morues, étrilles, crabes, barbues et carrelets.


Le bassin de la Citadelle abrite un petit port de pêche.


Te Reva (LH 698113) construit en 1990 aux chantiers Bernard Locmiquelic dans le Morbihan.  Longueur 16,9m, largeur 5,9m, moteur de 256kw. Patron armateur Jean-Claude Ledamoisel.

Le Havre, qui était en 1988 le premier port de pêche de Seine-Maritime avec 90 bateaux, ne dispose plus aujourd’hui que d’une trentaine d’unités. Une centaine de marins havrais y travaillent et vivent de ce que l’on nomme «petite pêche» ou «pêche côtière».
 Chalutiers, fileyeurs, caseyeurs, coquillards ou encore crevettiers, la flotte est variée. Pour l’essentiel, tous mesurent entre 8 et 17,5 mètres et sortent pour des marées de moins de 24 heures. Ces bâteaux comptent deux à quatre hommes à bord et pêchent dans les mêmes zones, à moins de 20 milles des côtes. 
Filets, dragues et casiers se concentrent sur trois types d’espèces: celles qui résident en nos eaux (coquilles, carrelets, soles, étrilles, crevettes grises, tourteaux, homards), celles qui ne sont que de passage (maquereau, hareng, merlan et turbots), et celles dites «en limite de distribution géographique».

Risque Tout (LH 571203), fileyeur à coque polyester construit en 1981 aux chantiers Bernard Locmiquelic dans le Morbihan. Longueur 9,1m, largeur 3,45m, moteur de 84kw. Patron armateur Roland Hébert. 
Auparavant immatriculé aux quartiers maritimes de Saint-Nazaire et Noirmoutier.

P'tit Caillou (LH 560168), chalutier à coque bois construit en 1981 aux chantier Thomazeau de Saint-Gilles Croix de Vie. Longueur 9,6m, largeur 3,24m, moteur de 109kw. ex-El Gaviota des quartiers maritimes de Marennes et Vannes.


Laosk Lavar (LH 329088), chalutier coque bois construit en 1969 au chantier Francois du Croisic. Longueur 10,8m, largeur 3,8m, moteur de 80kw. Ex-Exodus de Saint-Nazaire
Julien Gaël (LH 221473), chalutier coque bois construit en 1979 à Marennes. Longueur 11,55m, largeur 4,35m, moteur 161kw. Patron armateur Joël Levitre.
Richard Bruno (LH 273438). Chalutier coque bois construit en 1975 au chantier naval Servain de Granville. Longueur 15,39m, largeur 5,25m, moteur 211 kw. Patron armateur Morgan Courbe. Auparavant immatriculé au quartier maritime de Cherbourg. 

Treize bateaux havrais étaient autorisés en 2004 à collecter la coquille Saint-Jacques d’octobre à mai. «La coquille représente 70% de mon chiffre d’affaire annuel, note Joël Guerpin, patron du « Richard-Bruno », chalutier-coquillard de 16 mètres. C’est une activité un peu particulière. Avant tout technique, voire dangereuse car la drague qui retient les coquilles est lourde et doit être relevée toutes les 50 minutes. C’est aussi une pêche sous haute surveillance, régie par des quotas. 250 kg par homme embarqué et par jour, ou une tonne par semaine et par marin. C’est, enfin, un métier de passionnés, qui s’accomplit sans répit, de jour comme de nuit, avec des journées souvent plus proches des 36 heures ! ». 
Mais leurs efforts sont récompensés : « les coquilles de la Baie de Seine comptent parmi les plus prisées, car elles sont belles et coraillées », se félicite Joël Guerpin. Le prix du kilo varie entre 3 et 4 €.


Lucky (LH 482700). Chalutier coque polyester construit en 1979. Longueur 15,32m, largeur 4,05m, moteur 268 kw. Ex-Pen Avel 2 des quartiers maritimes de Concarneau et du Guilvinec et ex-Oceanos de celui de Caen (Trouville).

Chaque année, près de 1 400 tonnes de poissons et crustacés sont débarqués par les pêcheurs de la Porte Océane. «Contrairement à Dieppe et Fécamp qui pratiquent surtout la vente en criée, Le Havre reste fidèle à la commercialisation en direct à la population», explique Alain Guerrier du Comité des pêches.

A suivre… Merci à bateaux.fécamp76 pour les infos. Reportage agence Adhémar