mardi 22 juin 2010

Le Havre, c'est aussi un port de pêche 1/2

Au XIXe siècle, Le Havre était le premier port baleinier français. Aujourd’hui, ce sont les conteneurs qui en assurent la renommée. Cependant, les marins pêcheurs sont toujours là, et s’ils ne pêchent plus la baleine, ils sont une centaine à travailler quotidiennement le long du littoral cauchois la sole, le turbot et le bar (le poisson-roi) qui côtoient de belles morues, étrilles, crabes, barbues et carrelets.


Le bassin de la Citadelle abrite un petit port de pêche.


Te Reva (LH 698113) construit en 1990 aux chantiers Bernard Locmiquelic dans le Morbihan.  Longueur 16,9m, largeur 5,9m, moteur de 256kw. Patron armateur Jean-Claude Ledamoisel.

Le Havre, qui était en 1988 le premier port de pêche de Seine-Maritime avec 90 bateaux, ne dispose plus aujourd’hui que d’une trentaine d’unités. Une centaine de marins havrais y travaillent et vivent de ce que l’on nomme «petite pêche» ou «pêche côtière».
 Chalutiers, fileyeurs, caseyeurs, coquillards ou encore crevettiers, la flotte est variée. Pour l’essentiel, tous mesurent entre 8 et 17,5 mètres et sortent pour des marées de moins de 24 heures. Ces bâteaux comptent deux à quatre hommes à bord et pêchent dans les mêmes zones, à moins de 20 milles des côtes. 
Filets, dragues et casiers se concentrent sur trois types d’espèces: celles qui résident en nos eaux (coquilles, carrelets, soles, étrilles, crevettes grises, tourteaux, homards), celles qui ne sont que de passage (maquereau, hareng, merlan et turbots), et celles dites «en limite de distribution géographique».

Risque Tout (LH 571203), fileyeur à coque polyester construit en 1981 aux chantiers Bernard Locmiquelic dans le Morbihan. Longueur 9,1m, largeur 3,45m, moteur de 84kw. Patron armateur Roland Hébert. 
Auparavant immatriculé aux quartiers maritimes de Saint-Nazaire et Noirmoutier.

P'tit Caillou (LH 560168), chalutier à coque bois construit en 1981 aux chantier Thomazeau de Saint-Gilles Croix de Vie. Longueur 9,6m, largeur 3,24m, moteur de 109kw. ex-El Gaviota des quartiers maritimes de Marennes et Vannes.


Laosk Lavar (LH 329088), chalutier coque bois construit en 1969 au chantier Francois du Croisic. Longueur 10,8m, largeur 3,8m, moteur de 80kw. Ex-Exodus de Saint-Nazaire
Julien Gaël (LH 221473), chalutier coque bois construit en 1979 à Marennes. Longueur 11,55m, largeur 4,35m, moteur 161kw. Patron armateur Joël Levitre.
Richard Bruno (LH 273438). Chalutier coque bois construit en 1975 au chantier naval Servain de Granville. Longueur 15,39m, largeur 5,25m, moteur 211 kw. Patron armateur Morgan Courbe. Auparavant immatriculé au quartier maritime de Cherbourg. 

Treize bateaux havrais étaient autorisés en 2004 à collecter la coquille Saint-Jacques d’octobre à mai. «La coquille représente 70% de mon chiffre d’affaire annuel, note Joël Guerpin, patron du « Richard-Bruno », chalutier-coquillard de 16 mètres. C’est une activité un peu particulière. Avant tout technique, voire dangereuse car la drague qui retient les coquilles est lourde et doit être relevée toutes les 50 minutes. C’est aussi une pêche sous haute surveillance, régie par des quotas. 250 kg par homme embarqué et par jour, ou une tonne par semaine et par marin. C’est, enfin, un métier de passionnés, qui s’accomplit sans répit, de jour comme de nuit, avec des journées souvent plus proches des 36 heures ! ». 
Mais leurs efforts sont récompensés : « les coquilles de la Baie de Seine comptent parmi les plus prisées, car elles sont belles et coraillées », se félicite Joël Guerpin. Le prix du kilo varie entre 3 et 4 €.


Lucky (LH 482700). Chalutier coque polyester construit en 1979. Longueur 15,32m, largeur 4,05m, moteur 268 kw. Ex-Pen Avel 2 des quartiers maritimes de Concarneau et du Guilvinec et ex-Oceanos de celui de Caen (Trouville).

Chaque année, près de 1 400 tonnes de poissons et crustacés sont débarqués par les pêcheurs de la Porte Océane. «Contrairement à Dieppe et Fécamp qui pratiquent surtout la vente en criée, Le Havre reste fidèle à la commercialisation en direct à la population», explique Alain Guerrier du Comité des pêches.

A suivre… Merci à bateaux.fécamp76 pour les infos. Reportage agence Adhémar