Blog consacré à la mer et aux navires, du plus beau paquebot à la plus modeste barque et plus généralement à tout ce qui flotte sur océans, fleuves ou lacs… Histoire de la marine et des compagnies de navigation, histoire des hommes, marins et explorateurs, histoire des représentations de la mer, philatélie et marcophilie maritimes…
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mardi 2 avril 2013
Le 2 avril 1513, le conquistador espagnol Juan Ponce de Léon aborde en Floride
Le 2 avril 1513, le conquistador espagnol Juan Ponce de Léon – compagnon du second voyage de Christophe Colomb – aborde un rivage encore inconnu au nord des Antilles. Il s'agit d'une presqu'île qu'il baptise Florida, sans doute parce que la découverte coïncide avec la Pascua Florida (Pâques fleurie) ou fête des Rameaux. Il est dit qu'il y cherchait la fontaine de jouvence
Il en prend possession au nom de l'Espagne, qui la cèdera en 1819, aux États-Unis.
Pour avoir posé le pied en Floride, Juan Ponce de Léon, qui fut précédemment gouverneur de l'île de Puerto Rico, est parfois considéré comme le premier Européen à avoir foulé le sol des futurs États-Unis...
Ponce de León avait équipé trois navires à ses propres frais pour cette expédition. La caravelle navire-amiral Santiago, la caraque Santa Maria de la Consolacion et le brigantin San Cristobal transportaient 200 de ses hommes bien que conçus pour 20, 15 et 38 passagers. Le brigantin, plus petit, permettait l'approche des côtes.
Les caravelles de cette époque étaient de deux types. L'ancien style portait deux voiles triangulaires, forme adaptée des voiliers utilisés par les explorateurs musulmans. La caravelle nouvelle était gréé en voile carrée (caravela redonda des Portugais). Certains caravelles pouvaient monter les deux types de voile, parfois sur le même mât, voiles carrées au-dessus et triangulaires en dessous. Santiago et Santa Maria de la Consolacion appartenaient au nouveau style de voiles mixtes.
Une redonda caravela comme le Santiago pouvait aller jusqu'à 30 mètres de long et posséder trois ou quatre mâts et quelques canons. Ces caravelles n'avaient pas de gaillard d'avant et un château arrière plus court que celui de la Carraque. Ce qui en fit les premiers navires capables d'affronter les océans.
mardi 9 août 2011
Le 29 juillet 1937, le cargo républicain espagnol Anduzt-Mendi est canonné par un sous-marin
Le 29 juillet 1937, le cargo républicain espagnol Anduzt-mendi est torpillé par un sous-marin au large du Grau-du-Roi. (photos source Forum Italie)
Dans Ouest-Eclair daté du lendemain, on pouvait lire : "Nimes, 30 juillet. — Le cargo espagnol Andutz Mendi, qui est le bateau gouvernemental incendié au large du Grau-du-Roi, avait un équipage de 34 personnes. Il ne transportait pas de réfugiés et avait une cargaison de charbon qui a aidé l'incendie à se propager. L'incendie a été circonscrit par les pêcheurs de Grau-du-Roi. Le bombardement a fait plusieurs morts. Deux cadavres ont été débarqués, celui d'un matelot qui a été décapité par un obus alors qu'il allait arborer le drapeau blanc, et celui du capitaine en second. Le gouvernail a été coupé par des projectiles et la chambre des machines atteinte. Parmi les disparus, on compte six officiers qui avaient pris place sur une chaloupe. Le cargo et les pétroliers La Valetta et Zorroza venaient de Barcelone."
L'attaque s'est produite en dehors des eaux territoriales françaises et aurait fait une vingtaine de victimes. L’épave du cargo dont seul l’avant était resté à peu près intact a été remorqué au port du Grau-du-Roi par des bateaux de pêche (Les trois frères, Le Petit Jésus et Capitaine Caboz) venus au secours des naufragés.
Le coupable de cette attaque est souvent présenté comme un sous-marin italien pirate. Il semblerait qu'il s'agisse bien d'un Italien de la classe Archimede (qui comprenait aussi Torricelli, ferraris et Galilei.). En fait, l'Archimede lui-même mais qui avait été cédé à la marine nationaliste espagnole et avait pris le nom de Generale Mola.
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Passation de pouvoir du sous-marin Generale Mola ex-Archimede italien aux autorités navales espagnoles. |
lundi 8 août 2011
Le 8 août 1588, l'Invincible Armada est dispersée devant Gravelines
L'armada rassemblée par Philippe II d'Espagne – pour venger l'exécution par la protestante Elizabeth I de la catholique Marie Stuart –, comprend 130 vaisseaux transportant près de 30000 hommes dont 19000 soldats, 300 chevaux et mules, l'équipement nécessaire pour assiéger des villes, un hôpital de campagne etc. Son objectif est d'opérer un débarquement en Angleterre et de marcher sur Londres.
Cette force, sous le commandement du duc de Médina Sidonia, doit se joindre à celle du duc de Parme, située dans les Flandres et composée d'environ 18000 hommes aguerris. Une fois la jonction effectuée, l'Armada doit escorter les barges de Parme pour la traversée de la Manche.
Pour faire face à la menace, l'Angleterre dispose d'une flotte composée des navires de la reine et de navires marchands fournis par des officiers de la marine royale, par la ville de Londres ou par de simples volontaires, pour un total de 197 navires et 15835 hommes.
La bataille de Gravelines
Pendant la nuit du 7 au 8 août 1588, tandis que l'Armada mouille dans la Manche, les Anglais l'attaquent avec des barques bourrées d¹explosifs et de matières incendiaires, qu'ils font dériver à travers les navires ennemis. Cette manoeuvre inattendue sème la terreur et une indescriptible pagaille. Afin d'échapper aux flammes, des capitaines ordonnent de couper les amarres les reliant aux ancres. La flotte espagnole se disperse dans la nuit. Au matin, le duc de Médina Sidonia s¹emploie à regrouper ses navires.
C'est alors que débute, au large de Gravelines, l'engagement final avec les Anglais. Pendant des heures, la canonnade fait rage. Les Espagnols essuient le feu de l'ennemi sans pouvoir y répondre correctement. Puis, un vent du sud pousse leurs navires vers le nord. Dans l'impossibilité de regrouper les 112 navires qui lui restent et sans nouvelle des préparatifs du duc de Parme et de ses barges de débarquement, Médina Sidonia se résigne à retourner en Espagne par la seule route possible vu les circonstances et les vents : contourner l'Écosse et l'Irlande et faire voile vers l'Espagne.
Malheureusement, la mer n'est point clémente et beaucoup de navires s'échoueront sur les côtes d'Irlande. Les équipages seront pour la plupart massacrés par les insulaires. Une poignée d'entre eux seulement reverront les rivages d'Espagne.
Source Hérodote
vendredi 11 juin 2010
Paquebots mixtes espagnols en débarquement à Marseille
Paquebots mixtes espagnols en débarquement à Marseille au tournant du vingtième siècle. (coll. agence Adhémar)On reconnaît, à droite, le paquebot mixte Sevilla de la compañia catalana Navegación e Industria. Il appartenait à la Compañia de Navegacion Fluvial y Maritima Espaliu y Cia. (antérieurement Vinuesa y Compañia) sous le nom de Vinuesa. Cette compagnie de navigation espagnole entretenait un service important de transport de charge et de passagers depuis Huelva et Séville pour tous les ports de la Méditerranée espagnole et jusqu'à Sète et Marseille. Comme ses autres vapeurs, Extramadura et Valencia en 1862, Vinuesa fut construit, en 1867, par les chantiers anglais A. Leslie and Co. Ltd de Newcastle. Jusqu'à 1889, il servit sur ces lignes puis fut vendu à la compagnie catalane Navegación e Industria. Sa fin de vie fut mouvementée puisque l'on note une participation à la guerre du Maroc et une affaire de pirates (déjà!). En 1914, il figurait encore au registre maritime espagnol mais on n'en trouve plus de trace ultérieure.
La Compañia de Navegacion Fluvial y Maritima Espaliu y Cia. antes Vinuesa y Compañia, tenia una importante linea de carga y pasaje desde Huelva y Sevilla a puertos del Mediterraneo español y final en Cette y Marsella. Al inicio de esta, y tambien en elalbor del vapor, Vinuesa y Compañia tenian en servicio a los vapores Extramadura y Valencia, ambos construidos por A. Leslie & Co.,Ltd. en 1862, y posteriormente repetirian el mismo tipo de buque, en 1867 con el vapor Vinuesa. Junto con otros de la Compañia, el Vinuesa estaria en esta linea hasta 1889 en que es vendido por sus viejos armadores a intereses de la compañia catalana Navegación e Industria. El buque seguramente habia sido renombrado Sevilla antes de la venta a la naviera catalana. (source Vida maritima)
lundi 19 avril 2010
Koutoubia à Casablanca en 1950
Koutoubia, ici à Casablanca en 1950, était un navire de la compagnie Paquet qui assurait la liaison Marseille-Casablanca.
Menu de 1re classe du 22 juin 1957 à bord du paquebot Koutoubia, capitaine OrsiniSon mobilier en inox a été réalisé par Jean Prouvé. Son escalier Art nouveau a été monté à Toulon par Pierre Missey, premier compagnon de Jean Prouvé. On y voit l’utilisation unique de l’acier inoxydable poli.
Koutoubia assura la ligne Casablanca-Marseille de 1933 à 1961 pour la compagnie Paquet. Ce paquebot eut une vie mouvementée, entre autres:
Lors d'un combat le 29 septembre 1936, au sud de Malaga (Espagne), une unité de la marine nationaliste, le croiseur Canarias, a coulé le destroyer Almirante Ferrándiz du gouvernement de la République espagnole. Le paquebot Koutoubia (capitaine Lelond), parvenu sur zone, a sauvé une quarantaine de naufragés.
Alors réquisitionné comme croiseur auxiliaire, il est prévu pour l'expédition de Norvège en mai 1940. Il transporte, au sein du convoi FP5 (composé avec Chantilly, Compiègne et Explorateur Grandidier), la 24e demi-brigade de chasseurs. Mais c'est finalement pour la France que le convoi appareille de Greenock.
Lors des bombardements allemands du port de Bougie en novembre 1942, Koutoubia (tout comme Alsina et Florida) a dû être sabordé pour maîtriser l'incendie dont il était victime. Il sera renfloué et perdra une cheminée.
Il sera renommé Phocée en 1961, moins de deux ans avant d'être désarmé, pour servir au sein de la Compagnie française de navigation créée par Paquet pour sa ligne Marseille-Israël afin de contourner le boycott de la ligne arabe contre les compagnies commerçant avec ce pays.
Pour découvrir d'autres paquebots de la compagnie Paquet, voir notre blog.
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