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mercredi 3 avril 2013

NM Milwaukee, transatlantique de la Hapag

Belle affiche publicitaire de la Hapag par Peter Fussey, mettant en scène le NM Milwaukee.
La Hamburg-Amerika Linie ou Hapag (Hamburg-Amerikanische Packetfahrt-Actien-Gesellschaft) est une compagnie maritime allemande qui servit sur l'océan Atlantique (son principal marché a été longtemps le transport d’émigrants allemands vers les États-Unis). Elle a fusionné avec Norddeutscher Lloyd en 1970 pour donner Hapag-Lloyd. 
Pour d'autres articles de ce blog sur Hapag, cliquez ici.
Le NM Milwaukee, transatlantique de 16699 tonnes (166,6 x 22,1 x 21,9 m, 2 moteur 6 cyl. Man diesel engines, puissance 12000cv, permettant 16  noeuds), a été lancé le 20 février 1929 au chantier Blohm und Vosset de Hambourg et a effectué son voyage inaugural le 19 juin de la même année entre Hamburg, Boulogne, Southampton et New York. Son équipage de 335 marins servait 270 passagers en classe cabines, 259 en tourisme et 428 en 3e classe. En 1936, il est réaménagé en navire de croisière pour 559 passagers d'une première classe unique et prend du poids à 16754 tonnes. Il offrait alors un service médical de type Spa à bord, une rareté pour l'époque.
Pendant la seconde Guerre mondiale, il sert de caserne de la Kriegsmarine à Kiel où il est saisi par les Britanniques le 9 mai 1945. Ils s'en serviront quelques mois comme transport de troupe. Sous le nom de Empire Waveney, il est confié à la Cunard. Sévèrement endommagé par deux incendies le 8 février et le 1er mars 1946, à quai à Liverpool, et déclaré irréparable, il sera démoli l'année suivante à Dalmuir, sur la Clyde, en Ecosse. Empire Waveney était le cinquième navire à prendre feu en deux jours à Liverpool, donnant prise à un soupçon de sabotage jamais confirmé. Il avait pour sister-ship le liner Saint-Louis qui se distingua dans la tentative d'exode de juifs allemands (voir dans ce blog).  

mercredi 18 mai 2011

Les voyages croisières de la compagnie Fabre dans les années 1920

Nous avons parlé hier, dans ce blog, des voyages organisés de la Transat dans les années de l'immédiat après-Première-Guerre-mondiale. Peut-être y avons-nous mis un peu trop d'enthousiasme aux yeux de certains de nos lecteurs, aussi allons-nous rappeler que pour nous toutes les compagnies sont intéressantes en présentant cette réclame pour des Voyages croisières en Méditerranée de la compagnie Fabre publiée dans L'Illustration du 19 novembre 1927. Comme, on pourra le constater, la compagnie marseillaise avait, elle aussi, pris le train en marche du voyage organisé "tout compris".


Dans L'Illustration du 19 novembre 1927, on pouvait lire cette réclame (que nous appellerions maintenant publi-rédactionnelle) qui nous remet à l'esprit que la publicité pourrait être aussi de l'information.
"Dès avant la guerre, certaines compagnies de navigation étrangères, frappées de cet état de choses (tous les détails qui, par leur minutie et leur aridité voilent en quelque sorte une partie du plaisir de la croisière), avaient essayé d'y remédier en organisant des voyages accompagnés autour du monde; ce fut le début du tourisme maritime, début difficile et onéreux, mais qui ouvrait déjà des perspectives pleines d'espoir.
L'idée fut reprise après la guerre par une compagnie marseillaise qui s'était acquis dans le transport des passagers en Méditerranée et dans l'Atlantique une réputation méritée. Il s'agissait de savoir si le public français, attiré par une organisation sérieuse et des prix modérés s'intéresserait à cette initiative.
Dès la première année, la Compagnie Fabre rencontra le succès le plus complet. Il est juste de dire qu'elle n'avait rien négligé pour donner satisfaction à ses voyageurs : confort à bord, confort à terre, intérêt partout. Plus de souci d'aucune sorte, plus de ces appels constants au porte-monnaie qui finissent par être plus odieux par leur répétition que par leur importance.
Son billet une fois payé, le voyageur trouve à bord du navire une cabine confortable, une table choisie, des divertissements quotidiens au milieu d'une société agréable et cultivée, un service plein d'attention et, à terre, le guide qu'il lui faut, l'automobile pratique, les places dans le train et sa chambre d'hôtel réservée d'avance. Ce qui paraissait irréalisable est chose banale maintenant, ce qui n'était qu'un rêve inaccessible pour la plupart est maintenant offert à tous pour une somme relativement modique, puisque le prix minimum offert ne dépasse pas 10000 francs de notre monnaie, soit 2000 francs d'avant guerre.
Il faut louer cette initiative et se féliciter gu' elle soit française. Chaque année la compagnie Fabre recommence ses croisières en Orient, et chaque année le succès s'affirme plus éclatant, si bien que les places sitôt offertes au public sont immédiatement enlevées et on ne saurait trop recommander à ceux qui désirent y participer de demander à la compagnie et à ses Agents des renseignements et de se faire inscrire au plus tôt."
ITINÉRAIRE: Marseille, Villefranche, Naples ou Alger (croisière A), Le Pirée (Athènes), Constantinople, Beyrouth, Caïffa (Jérusalem), Le Caire (Louqsor), Alexandrie, Chypre, Malte, Tunis, Messine, Ajaccio, Marseille.
Le paquebot Canada de la compagnie Cyprien Fabre (voir sur ce blog), affecté avec le Patria et le Providence au service des croisières en Méditerranée (coll. agence Adhémar)

lundi 31 janvier 2011

Ce qui nous intéresse, c'est le Koutoubia


Bien entendu, ce qui nous intéresse, sur cette affiche publicitaire de la Compagnie de navigation Paquet, c'est le Koutoubia. L'affiche de Max Ponty date d'avant 1950 car la paquebot a encore ses deux cheminées.
Faute de photo du Koutoubia sous la main, voici son sister-ship Djenné.

mercredi 16 juin 2010

Colombie sur une affiche de la French Line

Vacances d'hiver aux Antilles et sur le continent latino-américain
par Colombie de la CGT. Le paquebot possédait alors encore ses deux cheminées qu'il devait perdre en septembre 1948. Affiche dessinée par E. Kealey (vers 1935)
et destinée à la clientèle britannique. (coll. agence Adhémar)
 
Commandé en 1929, Colombie effectua sa croisière inaugurale du Havre à Cannes en septembre 1931, à l'occasion de la coupe Schneider, puis prit son premier départ pour Colon le 2 novembre. En 1932, il fit une croisière en Norvège et, à partir de 1935, croisa régulièrement l'été en mer Baltique. Pendant l'hiver 1935, le navire participa aux commémorations du tricentenaire du rattachement des Antilles à la France. En juillet 1936, il fut le premier paquebot de la Compagnie générale transatlantique sur la ligne Le Havre-Léningrad. Le 17 novembre 1939, Colombie fut réquisitionné par la Marine nationale et armé en croiseur auxiliaire. Il participa à l'expédition de Norvège. Déréquisitionné le 7 septembre 1940, il fut remis en état à Toulon, puis gagna Marseille. Au cours de l'été 1941, il fit deux voyages sur Beyrouth afin de rapatrier les soldats français de Syrie, évacués après l'armistice de Saint-Jean-d'Acre. En octobre 1941, Colombie gagna l'Afrique du Nord et fut désarmé à Bône. Il s'y trouvait encore lors du débarquement anglo-américain. Endommagé le 13 novembre 1942 au cours d'un bombardement allemand, il gagna Alger, puis rejoignit Dakar, qu'il quitta le 23 février 1943, transportant des troupes sur Casablanca. Affrété par les autorités américaines le 8 mars 1943, il fut transformé à New York en transport de troupes, et le 21 octobre, il prit son premier départ sous sa nouvelle affectation, à destination de Glasgow. Après plusieurs voyages vers la Grande-Bretagne et l'Italie, il revint à New York en décembre 1944 où on le reconvertit en navire-hôpital, sous le nom d'Aleda E. Lutz (voir le livre "Navires-hôpitaux français au XXème siècle"). Après deux voyages en Europe, il passa sur le Pacifique. Restitué aux autorités françaises le 11 avril 1946, il put reprendre son nom d'origine et fit un voyage sur l'Indochine au départ de Marseille. De retour au Havre le 31 août 1946, le paquebot revint sur la ligne des Antilles, tout en effectuant un voyage sur New York et un autre sur la côte d'Afrique.
En septembre 1948, il subit d'importantes transformations aux chantiers hollandais de Schelde. On supprima ses deux cheminées cylindriques, remplacées par une unique cheminée profilée, et on le dota d'une nouvelle capacité en passagers. Il put reprendre la route des Antilles le 12 octobre 1950. Le 12 octobre 1951, peu après avoir quitté Vigo, il aborda dans la brume le caboteur espagnol Conde de Barbate, qui coula aussitôt. Le 4 novembre 1956, il heurta le quai à Fort-de-France, et subit de sérieuses avaries à l'étrave. Les passagers durent être transférés sur Antilles. En 1961, Colombie fut réaménagé et adapté au transport du contingent antillais faisant son service militaire en Métropole. Le 3 juin 1962, il dut annuler un départ à la suite d'une avarie de machine et ne reprit la mer que le 8 juillet. Le 11 juillet, il recueillit un marin du remorqueur allemand Seefalke au large des Açores. En ce même mois de juillet 1962, la Transat envisagea quelque temps de vendre le navire à un groupe américain qui projetait de l'utiliser à des croisières le long des côtes mexicaines. Les transactions n'aboutirent pas, et Colombie fut finalement vendu le 17 mars 1964, à l'armement grec Typaldos qui le renomma Atlantica. (source Marine marchande.com)

mercredi 7 janvier 2009