vendredi 27 février 2009

Marin de la Garde impériale

Marin de la garde impériale

La publication de cette image me rappelle que je voulais vous signaler en son temps la sortie, chez l'éditeur régionaliste Princi Negue, d'un livre ayant trait à la marine impériale (celle de Napoléon Ier). Il s'agit d'Aventures d'un marin de la garde impériale prisonnier sur les pontons espagnols dans l'île de Cabrera d'Henri Ducor*.
Lors de l’intervention française en Espagne, la reddition suite à la bataille de Bailén, en 1808, livre 15.000 soldats français prisonniers aux Espagnols. D’abord internés sur des pontons à Cadix (en 1809, il ne reste déjà plus que 5 500 rescapés de l’enfer des pontons !), ils sont ensuite internés sur l’îlot de Cabrera dans les Baléares, sorte de camp de concentration avant la lettre où les prisonniers sont laissés à l’abandon et en butte au dénuement le plus total. Les rescapés ne seront délivrés qu’en 1814 à la chute de Napoléon Ier. Un récit saisissant sur un épisode des moins connus de la guerre de la Péninsule qui opposa si durement Français et Espagnols entre 1808 et 1813.
*Henri Ducor, né en 1789, s’engage comme marin dès 1801, est fait prisonnier à Cadix en 1808, déporté à Cabrera en 1809, il s’évade en 1811 et entre dans le corps des marins de la Garde impériale et fait la campagne de Russie. Prisonnier des Russes, puis des Autrichiens, il ne sera libéré qu’en 1814.

Autre lieu, même sujet, Mes Pontons de Louis Garneray, paru également chez Princi Negue, raconte le calvaire d'un officier sur un ponton anglais.
Louis Garneray, connu au cours du XIXe siècle comme peintre de la marine et comme écrivain d'épopées maritimes, commença sa carrière comme marin, sous le Premier Empire. En 1806, jeune officier sur le vaisseau La Belle Poule, il est, suite à un combat naval malheureux, transféré, avec son équipage, en Angleterre sur les fameux pontons, navires réformés qui servent de prison aux prisonniers de guerre français. Durant neuf années, Louis Garneray va rester enfermé dans ces fameux pontons, en butte à la cruauté ou l’indifférence de ses geôliers, avec des épisodes d’évasion à répétition et d’un rocambolesque inégalé.
Saluons ces deux rééditions.