jeudi 22 septembre 2011

Le 21 juin 1919 : sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow

Le Bayern, le cuirassé de 28 600 tonnes, 8 canons de 380 mm, le plus moderne de la flotte allemande est entré en service en 1916. Il se saborde le 21 juin 1919, il ne sera renfloué qu'en septembre 1934 pour être démoli.

Le croiseur de bataille Derfflinger de 26 600 tonnes, 8 canons de 305 mm, est entré en service en 1914, coulant le 21 juin 1919, il sera lui aussi renfloué en 1934.


Le croiseur de bataille Hindenburg de 27 000 tonnes, 8 canons de 305 mm, entré en service en 1916, sabordé il repose sur le fond, il sera renfloué en 1930 pour être démoli à Rosyth.


Le croiseur de bataille Moltke de 23 000 tonnes, 10 canons de 280 mm, sabordé le 21 juin 1919. La photo montre la coque renversée en cours de renflouement en 1927, il sera lui aussi conduit à Rosyth pour y être démoli.

En application des termes de l'Armistice du 11 novembre 1918, signé à Compiègne, la flotte de haute mer allemande devait être internée le temps que des négociations s'engagent sur le sort des navires. Ceux-ci devant ensuite être répartis entre les vainqueurs. Pendant que les négociations se poursuivaient, l'amiral Ludwig von Reuters, commandant la flotte allemande, qui n'acceptait pas de livrer ses navires, préparait dans le plus grand secret (d'autant que le sabordage était formellement interdit par les termes de l'Armistice), le sabordage des bâtiments de la flotte. Le 21 juin 1919, 72 navires étaient internés à la base britannique de Scapa Flow dans les Iles des Orcades. Toutes ces grandes unités modernes (11 Dreadnoughts, 5 croiseurs de bataille, 8 croiseurs, et 48 destroyers) se sabordaient en même temps, à la stupeur et la colère des Britanniques qui ne purent rien faire contre, à part obliger quelques destroyers à s'échouer sur la plage. Le renflouement de la plupart des grandes unités dura tout l'entre-deux-guerres. Les navires renfloués par des entreprises spécialisées étant envoyés dans des chantiers de démolition. Les quelques unités restées au fond, font maintenant de Scapa Flow, un haut lieu de la plongée.

Alain