vendredi 23 mars 2012

A bord des navires de guerre n°4 et 5

Nous commençons ici la publication d'une série de cartes postales stéréoscopiques, destinées à l'origine à être regardées avec le stéréoscope de Holmes ou stéréoscope mexicain.

Un léger décalage dans les photos accentuait l'effet de relief recherché. Cette technique fut très en vogue au tournant du XXe siècle particulièrement pour regarder des vues de voyage, des scènes de la rue ou des images érotiques.
La série (malheureusement incomplète) que nous présentons ici a été publiée par les éditions LL* sous forme de cartes postales et concerne la vie A bord des navires de guerre. Nous la posterons en plusieurs fois. Espérons que l'œil exercé de certains de nos lecteurs leur permettra de préciser le quoi et le où de ces clichés de la Royale.

*La maison Lévy et fils a succédé au 44 rue Letellier à Paris à la maison Neurdein (cartes postales ND Phot.). Après la mort des deux frères Neurdein à la guerre, leurs veuves se sont associées à Louis Lévy (Lévy et Neurdein Réunis), puis ce dernier a racheté la société (cartes LL). Ce même éditeur a publié une série recherchée intitulée Scènes de bord dont ce blog a déjà publié une carte (cliquez ici).


Le fourbissage à bord après le tir. Coll agence Adhémar
Pièce à tir rapide du Charlemagne. Coll agence Adhémar
Tête de série (à laquelle il donne son nom) de trois cuirassés pré-Dreadnought, Charlemagne entre en service en 1895. il sera suivi du Gaulois et du Saint-Louis en 1896. Ce sont les premiers cuirassés français à adopter l'agencement de deux grosses pièces de chasse et deux de retraite de calibre 305 mm Modèle 1893/96, que préféraient les Britanniques depuis une décennie, et une artillerie navale secondaire plus rationnelle, les canons étant séparés par des pare-éclats. Jusqu'au Bouvet inclus, dernier vaisseau à être lancé avant ceux-là, les cuirassés français étaient facilement reconnaissables à leur grosse pièce unique à chaque extrémité d'un pont supérieur court pour minimiser l'effet de souffle. Au début de la Première Guerre mondiale, cette classe n'est pas considérée comme performante au combat, ses navires sont donc utilisés dans les zones à faible risque.
Le 18 mars 1915, le Charlemagne et le Gaulois faisaient partie, avec le Bouvet et le Suffren, d'un groupe de bombardement côtier sous le commandement de l'amiral Guépratte, dans la bataille des Dardanelles. Le Charlemagne fut retiré du service en 1920.

A suivre…