vendredi 11 novembre 2011

Le Soleil d'Orient, l'un des 200000 trésors sous-marins du domaine français

L'archéologie sous-marine s'est beaucoup développée grâce aux moyens techniques mis à la disposition des chasseurs d'épaves. La France, deuxième propriétaire maritime mondial (11 millions de km2 de ZEE), est sensible au problème car elle aurait des droits exclusifs sur 200000 sites à découvrir. Lire l'intéressant article de notre confrère Hérodote à ce sujet.
L'un des trésors les plus mythiques reste celui du Soleil d'Orient de mille tonneaux disparu au large de Madagascar en 1681. Un trésor estimé à huit cent mille de livres de l'époque comprenant deux éléphants en or massif caparaçonnés de pierres précieuses qui font encore rêver les chercheurs…



Construit en 1671 par le maître charpentier hollandais Looman, Le Soleil d'Orient est destiné à la compagnie des Indes. Ce vaisseau de 60 canons est le premier grand bateau réalisé au chantier naval de Lorient d'où sortira au cours du XVIIIe siècle une série de vaisseaux destinés au commerce des Indes et de la Chine. Ce bateau aurait donné son nom au chantier puis à la ville, qui se développe grâce à l'activité portuaire. Le destin du Soleil d'Orient fut malheureux. Il connut plusieurs avaries au large de La Rochelle, puis à proximité de l'île Mozambique lors d'un voyage en Inde. Il rapporta toutefois une riche cargaison qui, vendue à La Rochelle, remporta un vif succès. Mais Le Soleil d'Orient doit surtout sa célébrité à un voyage à Bantam d'où il partit en 1681, avec à son bord l'ambassade du roi de Siam auprès de Louis XIV : vingt mandarins chargés de riches présents destinés à éblouir le « roi d'Occident ». La cargaison, composée avec soin de précieuses marchandises, fut attendue en vain à Lorient. Le Soleil d'Orient fit naufrage au large de Madagascar, où depuis reposent au fond des mers les trésors du Siam.