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mercredi 19 février 2014

Vue de la rade de Bordeaux au début du XXe siècle


Avant que ne s'estompe à jamais de la mémoire la vision de l'intense activité maritime qui anima durant des siècles les bords de la Garonne dans le centre urbain de la capitale d'Aquitaine, il apparaît indispensable de conserver par l'image et le texte le souvenir de toutes ces activités maritimes qui ont fait de Bordeaux l’un des grands ports d’Europe, l'une des plus prestigieuses escales maritimes de la planète, mais aussi un grand centre de construction navale.
De nos jours, la rade de Bordeaux demeure le plus souvent désespérément vide, les activités résiduelles du port autonome se sont réparties sur six terminaux spécialisés disposés tout au long de l'estuaire de la Gironde conservant malgré tout au site une animation maritime non négligeable (Bordeaux, Bassens, Bec d'Ambès, Blaye, Pauillac et Le Verdon).   
Hervé Guichoux
Retrouvez la mémoire maritime bordelaise
dans le musée virtuel de Hervé Guichoux… Cliquez ici

mardi 21 janvier 2014

La Gascogne, devenue navire-hôpital, à quai à Bordeaux en 1914


Automobile-ambulance conduisant au paquebot La Gascogne des blessés qui doivent recevoir les soins du service d'électrothérapie. Collection agence Adhémar
La Gascogne, devenue navire-hôpital, à quai à Bordeaux, à la une de La Petite Gironde, journal républicain régional du mardi 15 décembre 1914.

Blessés sur le pont de La Gascogne. Dimanche 25 octobre 1914 dans Le Miroir numéro 48.

Déjeuner des convalescents sur le pont de La Gascogne. Dimanche 25 octobre 1914 dans Le Miroir numéro 48.



La Gascogne est d'abord un paquebot de la Compagnie générale transatlantique. C'est le troisième paquebot d'une série de quatre sister-ships, tous rentrés en service en 1886. Les trois autres étant : La Champagne, La Bretagne et La Bourgogne.
Il est mis en service en septembre 1886 sur la ligne Le Havre - New York.
En 1894, il est équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Ses cheminées sont rehaussées et deux mâts sont supprimés. Fin 1912, il est transféré à la Compagnie Sud-Atlantique nouvellement créée. Il dessert l’Amérique du Sud au départ de Bordeaux. En août 1914, il est transformé en croiseur auxiliaire puis en navire-hôpital temporaire à quai à Bordeaux. 
En 1915, il effectue trois voyages sur New York pour le compte de la Compagnie générale transatlantique puis est utilisé, de nouveau sous les couleurs de la Compagnie Sud-Atlantique, comme navire-dépôt à Salonique.
Il est désarmé à Bordeaux en novembre 1918, en piteux état. Il est démoli à Gênes en 1919. 



Pour plus d'informations sur La Gascogne et ses sisters-ships, les paquebots de 1886 de la compagnie Sud-Atlantique, cliquez ici.

Voir aussi 

Les navires hôpitaux français au XXe siècle
French Hospital Ships during XXth century

par/by Docteur Gilles Barnichon

Cliquez ici/click here

jeudi 21 février 2013

Le cargo Amiral-Troude (1904) à quai aux appontements de Pauillac

Le cargo Amiral-Troude (1904) à quai aux appontements de Pauillac. Coll agence Adhémar
Amiral-Troude,* cargo de la compagnie maritime des Chargeurs réunis (1904-1929). 7075 tpl, machine à triple expansion, puissance 2800 cv permettant une vitesse aux essais de 13,3 nœuds. Lancé le 18 novembre aux chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire et mis en service en avril 1904. Faisait partie d'une série de trois sister-ships, les deux suivants, Amiral Rigault de Genouilly et Amiral Sallandrouze de Lamornaix ont été construits aux ateliers et chantiers de Provence à Port de Bouc. 

Amiral-Troude s'est illustré pendant la Première Guerre mondiale. Le 22 septembre 1917, il  
récupère par 45°21 N et 07°39W, l'équipage du trois-mâts nantais Marthe Marguerite coulé au canon trois jours plus tôt par l'U 54 du KL Kurt Heeseler. Le lendemain, à 08h30, il est manqué de peu par une torpille qui passe à 20 mètres sur son arrière. Il débarquera les naufragés à Dakar le 30 septembre. 
En août 1929, il est vendu à la démolition à Gênes. 


*Troude (1762-1824), officier de la Marine marchande devenu enseigne et qui se distingua au cours de nombreux combats. Contre-amiral en 1811, il ramena Louis XVIII en France, d'Angleterre à Calais, à bord du Lys. Il fut mis à la retraite en 1816.

Le cargo Amiral-Troude à quai à Dunkerque.


jeudi 9 février 2012

Embarquement sur L'Atlantique à Bordeaux

Embarquement à bord de l'Atlantique. (Coll agence Adhémar)
Dans une première écriture un peu rapide, nous avions légendé cette photo comme l'Atlantique de la Compagnie de navigation Sud Atlantique. Il s'agit bien entendu du bateau des Messageries maritimes, futur Angkor. Pour plus d'informations sur ce paquebot, se reporter au site de Philippe Ramona.
Merci à tous nos amis et lecteurs (en particulier Alain et Franck) qui nous ont signalé cette grossière erreur.

mercredi 1 juin 2011

Ile de Cuba, Lafayette, Mexique, trois noms pour un bel itinéraire


Il n'a porté le nom d'Île de Cuba que jusqu'à son lancement car il est rebaptisé Lafayette aussitôt après. Malgré la guerre, il entame sa carrière en novembre 1915 sur la ligne de Bordeaux à New York pour la CGT (qui avait transféré son port d'attache du Havre à Bordeaux). En janvier 1917, les ateliers et chantiers de la Gironde le transforme en navire-hôpital de 1400 lits après qu'il ait été réquisitionné. Il quitte Le Verdon le 28 mars 1917 pour Alger et Salonique d'où il effectuera des rotations pour Toulon. Après la signature de l'Armistice, Lafayette continue à servir de navire-hôpital et de transport de troupes en Méditerranée.
Rendu à la compagnie générale transatlantique le 22 octobre 1919, il est remis en état et reprend du service sur New York. Il est passé sur la ligne du Mexique en 1924 tout en continuant à desservir New York occasionnellement. Complètement rénové en 1928 et renommé Mexique, il laisse son nom à un nouveau paquebot de la ligne de New York.
Transformé en 1933 à la chauffe au mazout, il effectue jusqu'à 1935 des traversées vers New York ou Casablanca. Jusqu'en 1939, il assure seul la desserte du Mexique au départ de Saint Nazaire. Cette ligne, inaugurée en 1862, ne se relèvera pas de la perte de la clientèle espagnole suite à la guerre civile. Désarmé en juin 1939, il fera pourtant encore deux voyages pour transporter des réfugiés espagnols au Mexique. Réquisitionné comme croiseur auxiliaire X 22, il participe en avril 1940 à l'expédition de Norvège. Il est le 18 juin 1940 à l'embouchure de la Gironde pour embarquer les parlementaires à destination de l'Afrique du Nord mais il heurte le lendemain une mine magnétique à l'approche du môle du Verdon et coule sans faire de victime.

lundi 11 avril 2011

Le port et les quais de Bordeaux au début du XXe siècle


Le port et les quais de Bordeaux au début du XXe siècle.

Le Port de la Lune est le nom familièrement donné au port de Bordeaux, du fait d'un large méandre en forme de croissant que décrit la Garonne lorsqu'elle passe dans la ville. C'est l'origine du croissant de lune qui figure au bas du blason de la ville. La rive gauche a été du XVIe au XXe siècle le principal site du très actif port de commerce de Bordeaux. Le port ayant été transféré en aval, il n'y a plus que des bateaux de loisirs (paquebots et promenade, voir ci-dessous), tandis que les anciens hangars ont laissé place à des allées piétonnes et cyclables et à des commerces.

Plus d'infos sur le port de Bordeaux sur notre blog. Et pour ceux que la marine et la région intéressent, voir le nouveau blog de notre ami Alain Clouet, BordeauxAquitaineMarine.

mardi 14 décembre 2010

Le port de Bordeaux pendant la Première Guerre mondiale

Débarquement des bateaux venant d'Amérique pendant la guerre 1914-1918 sur le quai Bacalan.
Unloading of ships coming from America during the war 1914-1918 (quay bacalan).

Pendant la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replie vers Bordeaux de septembre à décembre 1914. La ville connaît alors une certaine prospérité grâce aux usines d’armement. La situation géographique de son port fait de Bordeaux l’une des bases de ravitaillement du pays. Les travaux d’équipement qui en découlent prennent une nouvelle dimension avec l’entrée en guerre des États-Unis en 1917 et le choix du port de Bassens comme base de transport et de ravitaillement des troupes américaines. Le port de Bordeaux, puis l’armée américaine ont choisi Bassens pour des raisons géographiques. A ce niveau de la Garonne, le site peut accueillir des installations portuaires en eaux profondes. De plus, l’activité principale de Bassens en 1915 est la viticulture. Sur de ces terres agricoles, il y a toute la place nécessaire pour développer des infrastructures lourdes. En 1918, plus d'un million de Sammies, les soldats américains, ont transité à Bassens.

jeudi 30 septembre 2010

Musée maritime à Bordeaux

Sur les quais bordelais, l'ancienne bourse maritime, à proximité de laquelle accostent les paquebots (photo Agence Adhemar).

Il y a quelques semaines, nous évoquions un futur musée de la marine pour la ville de Bordeaux. Le projet semble avancer rapidement grâce à Norbert Fradin, promoteur immobilier et passionné de navires. Un article du quotidien Sud-Ouest lui est consacré dans lequel il donne des informations sur ce projet.

vendredi 16 juillet 2010

Paquebots en charge aux appontements de Pauillac dans l'entre-deux-guerres

Paquebots en charge aux appontements de Pauillac dans l'entre-deux-guerres (coll agence Adhémar)

De la deuxième moitié du 19e siècle à 1960, des paquebots de plus en plus gros vont sillonner régulièrement l'estuaire de la Gironde faisant un temps de Bordeaux le plus grand port français. En 1890, les appontements de Pauillac furent construits par Gustave Eiffel. Au centre, on reconnaît un paquebot des Chargeurs réunis.

samedi 26 juin 2010

Maquettes à Bordeaux

La ville de Bordeaux a un grand passé maritime superbement retracé ici par Hervé Guichoux. Les récents travaux d'aménagement des quais n'ont fait qu'embellir cette partie de la ville où les paquebots de croisière ont remplacé les unités des liaisons régulières vers l'Afrique.

Mais l'histoire maritime semble un peu oubliée dans la grande métropole d'Aquitaine. Heureusement, quelques passionnés, formant le Club des maquettes de Guyenne présidé par Jean Paul Helbig, ont pris l'heureuse initiative d'ouvrir au public un "mini-musée" au 45 quai de Bacalan. Ils y présentent leurs réalisations, de grande qualité :









Ce groupe bénéficie d'une expérience certaine puisqu'il avait déjà participé à l'aménagement en musée de l'ancienne base sous-marine et à la gestion du croiseur Colbert avant qu'il ne soit transféré à Landévennec. C'est à ses membres que le musée d'Aquitaine a fait appel lorsqu'il s'est agit de restaurer trois maquettes de navires datant du XVIIIème siècle. L'un des nombreux mérites de ce groupe est de faire ressortir un point essentiel de l'aménagement des quartiers des bassins à flots : ne serait-ce pas dans ce quartier qu'il serait judicieux d'établir le musée maritime que mérite la ville ?

jeudi 20 mai 2010

Ferry "La Vendée" (IMO 6908711)


© Agence Adhemar

Transbordeur construit en 1968 par les Chantiers & ateliers de La Perrière, à Lorient, pour le Conseil général de Vendée, placé en gérance à la compagnie Yeu - Continent. IMO 6908711

D'avril 1969 à fin 2005 : liaisons Fromentine - Port Joinville (île d'Yeu).

Selon la lettre d'informations "Bordeaux-port" d'octobre 2009 : Arrivé à Bordeaux en octobre 2009 "remorqué par un bâtiment de la Sté Thomas…, ce vénérable navire est entré dans les bassins à flot afin de se préparer à une nouvelle vie. Sous l’impulsion de trois passionnés, Emmanuel et Gauthier About et Frédéric Lebaupin, ce navire amarré au quai sud du bassin n°1, va subir une profonde transformation ; rebaptisé Le Ferry il proposera des espaces conviviaux équipés d’une technologie avancée pour devenir un lieu de création, d’échanges, de rencontres et de découvertes autour d’une certaine forme de Cinéma. Lounge et restaurant complèteront sa deuxième vie pour proposer un voyage immobile et en faire un lieu de référence incontournable de vie bordelaise. Il s’insère pleinement dans la stratégie de la restructuration du quartier de Bacalan et du réaménagement des bassins."

Mai 2010 : en cours de travaux à Bordeaux

vendredi 30 avril 2010

L'échouement en Garonne du paquebot Chili des Messageries maritimes

L'échouement en 1903 dans la Garonne du paquebot Chili
des Messageries maritimes (collection agence adhémar)

Lancé le 14 octobre 1894 à La Ciotat (comme son sister-ship La Cordillère), Chili est d'abord affecté aux lignes d'Amérique du Sud au départ de Bordeaux. Echoué dans le port de Bordeaux en avril 1903, renfloué en juillet, tous ses aménagements intérieurs sont refaits. Il est alors le plus rapide des paquebots affectés à la ligne de Buenos-Aires. Il est placé, après 1912, sur les lignes d'Extrême Orient et de Méditerrannée. Transport de troupes, il participe au rapatriement des mobilisés de Port-Saïd le 13 août 1914 puis au transport de l'armée serbe de Corfou à Salonique en 1916. Après la guerre, il assure selon les besoins les lignes du Levant, de Madagascar ou d'Extrême Orient. Vendu pour la démolition le 26 avril 1927. (source Ramona)

mercredi 30 septembre 2009

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique, à quai à Bordeaux en 1939


Canots au mouillage accroché au ponton du quai de Bacalan à Bordeaux, desservi par une «gondole bordelaise à vapeur»* (à gauche). Au centre, Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique. (Photo JM Brion, 1939)
Pour plus d’informations sur Massilia, cliquez sur : blog MDV Maîtres du Vent

*A Bordeaux, pour aller d'une rive à l'autre, on utilisait des bacs qui étaient à l'origine des gabares (petites embarcations à fond plat). Après la construction du premier pont et jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, des bateaux à vapeur, assuraient la traversée du fleuve. Ces bateaux que les anciens Bordelais appellent toujours les "Gondoles" servaient aussi aux promenades du dimanche qui se terminaient dans les guinguettes au bord de l'eau à Lormont (banlieue de l'agglomération).(source EN)