
Notre confrère Mer et Marine annonce l'arrivée du remorqueur britannique Anglian Earl aujourd'hui, à Brest, où il prendra en charge l'ancien porte-avions Clemenceau devenu Q790.
Blog consacré à la mer et aux navires, du plus beau paquebot à la plus modeste barque et plus généralement à tout ce qui flotte sur océans, fleuves ou lacs… Histoire de la marine et des compagnies de navigation, histoire des hommes, marins et explorateurs, histoire des représentations de la mer, philatélie et marcophilie maritimes…

Normandie par Albert Sebille, daté 19 mars 1935
Paquebot Ile-de-France de la CGT. Plus d'infos techniques sur le site de l'association French Lines.
Une partie de la flottille thonière à quai à Concarneau. En 1939, Concarneau avait 35 chalutiers-thoniers, et il restait encore une douzaine de voiliers qui pratiquaient la pêche saisonnière.
La bibliothèque de travail (n°247 du 22 octobre 1953) emmène ses jeunes lecteurs avec le mousse Léonard, 16 ans, à bord du Petite Micheline, un chalutier-thonier du port de Concarneau, pendant sa campagne de juillet 1951.
Le voyage sera long pour Léonard, de 15 à 22 jours. C'est lui qui sera responsable de la cuisine. Petite Micheline emportera, pour ses dix hommes d'équipage, 35 pains de 6 livres, 200 litres de vin rouge (un litre par jour et par homme), 50 kilos de pomme de terre, légumes verts, beurre salé, pâte, conserves de viande, café, sucre, thé, biscuit, condiments… et 2000 litres d'eau potable.
C'est une société d’armateurs qui a financé la construction de Petite Micheline, immatriculée CC 3237. C'est un robuste bateau en chêne de 22 mètres qui jauge 54 tonneaux (volume intérieur, le tonneau valant 2,83 m3)

La bateau appareille, Léonard aide les matelots à hisser la grand-voile qui restera déployée nuit et jour pendant le voyage. Au large, les marins abaissent les deux tangons, longues perches mobiles et flexibles de 15 à 20 mètres, fixées au grand mât avec lequel elle forme un angle d'au moins 40°. L'équipage a filé les sept lignes, dont deux munies de plomb, à chaque tangon de l'extrémité à la coque du bateau (voir figure ci-contre). Elles sont de longueur décroissante pour qu'elles ne s'emmêlent pas (de 30 à 10 brasses*).
Légende de cette carte postale : Le paquebot Paris, le plus grand, le plus beau, le plus moderne de tous les transatlantiques français. Ligne du Havre à New York, 233 m de long, 26 m de large, jauge 37000 tonnes. 664 hommes d'équipage pour 98 passagers de luxe, 468 passagers de première classe, 464 de seconde, 2210 de troisième, soit 3240 passagers.
Que reste-t-il de France-Norway ? Quand on m’a parlé d'un bout d’étrave du Blue Lady – évadé d'Alang où s'est terminé le voyage du France –, qui serait prochainement mis aux enchères, j'ai d'abord pensé à une blague. Eh bien non ! La vente aux enchères qui aura lieu à ArtCurial aux bas des Champs-Elysées à Paris comprendra bien des morceaux de coque peinte en bleu du Norway (mais dont on devinera bien les couches de peinture successives précise la notice). Edition limitée à 40, montés sur socle, carré de 50 cm ou rectangle de 40 par 60 cm, estimés 500 euros. Un morceau d'étrave a été préservé mais n'ait pas en vente.
Les chocolats Guérin-Boutron offraient des cartes publicitaires aux enfants sages pour le futur plaisir des grands que nous sommes devenus. Une série de 144 cartes, appelée "Transformation des uniformes de l’armée française de 1789 à nos jours", décline l'évolution du costume. Ici, pour ce qui nous intéresse, le costume de l'infanterie de marine en 1846 et 1890.

Nos bateaux chéris passent parfois sous des ponts mais faut-il construire un pont levant très coûteux pour ne pas condamner les activités nautiques à proximité d'un centre-ville ? C'est la question que se pose notre confrère Sud-Ouest dans un article qui met en parallèle celui réalisé sur la Seine pour le port de Rouen et celui prévu sur la Garonne à Bordeaux.A Rouen, le pont Flaubert est «un des plus grands ponts mobiles d'Europe. Un tablier de 670 mètres de longueur et des piles de 86 mètres de hauteur. L'ouvrage, véritable prouesse sur le plan technologique, est à la fois monumental et magnifique.» Il aurait coûté 155 millions d’euros mais n'aurait servi qu’à décongestionner le trafic urbain. En effet, depuis son inauguration en septembre dernier, il n'aurait jamais plus été levé ! « Six (bateaux) sont venus depuis l'inauguration du pont, aucun armateur, aucune compagnie n'a souhaité passer le pont. Les paquebots ont accosté à hauteur du terminal aménagé pour les croisières en aval de l'ouvrage », précise le service communication du Port autonome de Rouen. Jean-Marc Vintrin, président des pilotes de la Seine basés à Rouen explique : «Les armateurs refusent catégoriquement de s'engager dans un endroit où ils peuvent se retrouver bloqués…» Faudra-t-il attendre la prochaine Grande armada de juillet 2013 pour le voir fonctionner ?
Paquebot Ville d’Alger de la Compagnie générale Transatlantique quittant le port d'Alger. Pour plus d'infos : Association French Lines.
Construit en 1909 par Harlan & Wolff Ltd à Belfast (Irlande du Nord), pour la Red Star Lines. Ce transatlantique de 17 540 tonnes et de 189 mètres de long sur 21 mètres de large, pouvait atteindre 17 nœuds. Il transportait 2536 passagers (394 en première, 352 en seconde et 1790 en troisième). Lapland servait sous pavillon britannique sur la ligne Anvers-New York. Il est vendu à la White Star and Dominion Lines en 1914. Transport de troupes en 1917, il retourne à la Red Star en 1920. De 1926 à 1933, il est principalement affecté à la croisière. Il a été détruit au Japon en 1934.
«Le Cap-Horn, quand la rive droite était plantée», les mâts se confondaient avec les arbres et les clochers. Ce Cap Horn désigne un quartier de Quimper. (cl. Duclos)
Le port de Camaret (cl. J. E. Auclair)
Finies, les longues processions de leurs voiles en ciseaux, par vent arrière, le soir entre le Cabellou et la digue… (cl. Villard)
Finis, les alignements de chaloupes bord à bord, sur un même front, à la marée descendante, toutes échouées au retour de la pêche, leurs filets hissés pour sécher, leurs béquilles aux flancs… (cl. Duclos)
Finis, leurs campements par centaines dans les baies où passer la nuit, sous penfret, Beg-Meil et Pen-Hir ! (cl. Le Doaré)
Rien de plus beau à voir qu'un cotre du Cap-Sizun filant à toute allure entre les remous du Raz, dans l'étroit chenal de Gorlé-Cost… (cl. Yvon)
C’est la mésaventure survenue près de Plovan à un thonier lorientais presque neuf qui portait le nom poétique de Muse des flots. (cl. P. Dupouy)
Thoniers de Concarneau et de Douarnenez (cl. J. E. Auclair)
Premiers débarquements sur la côte d’Asie, les 25 et 26 avril 1915. La division commandée par l’amiral Guépratte est composée de deux cuirassés français, Henri-IV et Jauréguiberry, battant pavillon de l’amiral, d'un croiseur russe, Askold, et de Jeanne-d’Arc. Le débarquement principal doit se faire dans le golfe de Saros, au nord de la presqu’île de Gallipoli ; trois diversions doivent avoir lieu : une, sur la côte européenne, entre le cap Helles et Seddul Bahr ; une seconde, à Koum Kaleh ; la troisième plus au sud, dans la baie de Besika.
Le général d’Amade à bord du Jauréguiberry, avec les officiers attachés à sa personne : colonel anglais Farquharson, lieutenant de vaisseau de Moncabrier, cap. Reginald Kann.
Sur Jauréguiberry, le général d’Amade et l’amiral Guépratte observent Koum Kaleh pendant le combat du 25 avril
Le site "Bateaux de Pêche des Côtes de France" a mis en ligne en 2008 une photothèque consacrée aux bateaux de pêche français (http://www.bateauxdepeche.net/bateauxbase ). Plus de 3000 bateaux sont actuellement visibles. Début 2009, une nouvelle base photo a vu le jour. Elle est dédiée à des bateaux de pêche du monde entier (ou presque !) classés par pays. Comme pour la précédente, cette base est propulsée par l'excellent logiciel Phpwebgallery. La base ne compte actuellement que 200 photos mais elle est appelée à se développer. On peut ainsi s'étonner de la diversité des bateaux de pêche, notamment ceux de Chine ou de Hong Kong que l'on aura peu de chance de voir sous nos latitudes !