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vendredi 21 novembre 2014

A Fécamp, Cap Nord rentre au port

A Fécamp,  le chalutier Cap Nord rentre au port…
Source Fécamp, coup de cœur, coup de gueule https://www.facebook.com/198802060297096/photos/np.313074691.749411761/358608947649739/?type=1&permPage=1

lundi 20 mai 2013

Le navire-hôpital Sainte Jeanne d'Arc sur les grands bancs

Sainte-Jehanne, rebaptisé Sainte Jeanne d’Arc sur les grands bancs de Terre-Neuve. Collection agence Adhémar
Goélette mixte construite aux ateliers et chantiers de Bretagne, Nantes sous le nom de Sainte-Jehanne.
Lancé le 2 mars 1914 et mis en service en mai.
Déplacement 841t , longueur HT 52,80m, vitesse 11 nœuds, machine à vapeur triple expansion, puissance 650cv. Il a une capacité de 32 lits.

Voilà ce qu'en disait Ouest-Éclair, éd. de Rennes, du mercredi 4 mars 1914, sous le titre Le nouveau navire-hôpital pour Terre-Neuve.
«On a lancé aux chantiers de Bretagne, à Nantes, le bateau-hôpital Ste-Jehanne, construit pour la Société des Œuvres de Mer. Le nouveau navire remplacera le Saint-François-d’Assises, maintenant désaffecté.
Le Sainte-Jehanne est un bateau uniquement à vapeur. Il sera pourvu d’une machine d’une puissance de 650 chevaux. Ses caractéristiques sont : longueur totale, 56 mètres ; largeur, 8 m. 50 ; creux, 4 m. 70 ; tirant d’eau, 4 m. 25. Le bateau-hôpital sera muni d’antennes de télégraphie sans fil. 
La Sainte-Jehanne est parfaitement aménagée. A l’arrière du bateau se trouve la "dunette" renfermant les logements des officiers, du docteur, de l’aumônier et des chefs mécaniciens et le salon des officiers. 
Dans le "roof" se trouvent le salon du capitaine, deux chambres d’officiers, une chambre de consultation, un local destiné à la poste et les cuisines. A l’avant, sous le gaillard, on aperçoit la salle de désinfection et les magasins divers. 
Dans l’entrepont : à l’arrière sont situés le logement des chauffeurs et les chambres des deuxièmes mécaniciens, les cuisines et le "carré" (salle à manger) des maîtres, les lavabos des chauffeurs et les ateliers des machines.
A l’avant, on trouve le grand hôpital qui contiendra vingt lits, la pharmacie, la lingerie et la chambre de l’infirmier ; plus avant sont : l’hôpital des convalescents qui aura douze lits, l’hôpital d’isolement pour maladies infectieuses (2 lits) ; enfin, à l’extrême avant se trouvent les postes de l’équipage et des naufragés. Dans la cale sont installées les soutes à charbon et à provision et les caisses à eau. 
La Sainte-Jehanne entrera en service dans deux mois.»  

Le navire aura le temps d'un première campagne (écourtée par la guerre qui menace) avant d'être réquisitionné le 27 août 1914 comme patrouilleur par la Marine nationale.
Voilà ce qu'en disait Navigazette Hebdomadaire du jeudi 25 juin 1914, en rubrique « Chronique maritime – Navigation » :
 « Société des Œuvres de Mer. ― Le nouveau navire-hôpital Sainte-Jehanne, qui avait quitté Arcachon le 18 mai, est parvenu sur les bancs de Terre-Neuve huit jours après et a immédiatement commencé l’assistance aux bâtiments de pêche ; en 10 jours, 112 d’entre eux ont été assistés, 80 consultations données, 2.755 lettres distribuées et 2.853 reçues ; quatre hommes ont été remis à leurs navires, un doris en dérive recueilli avec deux hommes qui le montaient, enfin sept malades ont été hospitalisés à bord et déposés à l’hôpital de la colonie à l’arrivée à Saint-Pierre le 8 juin. Tout va bien à bord  du Sainte-Jehanne qui va incessamment de rendre à Sydney (Cap Breton), pour y faire son plein de charbon, puis reprendra sur les lieux de pêche les croisières habituelles précédemment effectuées par le Saint-François d’Assise.» 
Puis le Jeudi 16 juillet 1914 :
« Les Œuvres de Mer. ― Le navire-hôpital Sainte-Jehanne après avoir charbonné à Sydney, Cap-Breton, avait quitté ce port le 14 juin pour sa seconde croisière sur les bancs de Terre-Neuve. Il a parcouru les lieux de pêche pendant quinze jours, communiquant avec 208 navires, donnant une centaine de consultation, distribuant 7.500 lettres. En rentrant à Saint-Pierre, le 29, il a déposé à l’hôpital dix malades recueillis en mer et remis à la poste 4.678 lettres reçues des pêcheurs pour leurs familles. Le Sainte-Jehanne repartira incessamment pour les bancs.  

Il est chef de file de la première escadrille de patrouilleurs formée à Boulogne en février 1915. Le 30 mars 1915, à 30 milles au large entre Dieppe et Fécamp, la Sainte-Jehanne passe par-dessus le sous-marin allemand U 37. Voici le résumé de cette affaire par le site pages14-18 à qui nous devons nombre d'informations :
«Mars 1915 : Le navire croise le sous-marin U 37 et le « coule ». 
Des journaux français publièrent que le patrouilleur Sainte-Jehanne était passé au-dessus d’un sous-marin le 30 mars 1915 au voisinage de la côte française entre Fécamp et Dieppe alors que celui-ci cherchait à lui échapper en plongeant. Mais le Ministère de la Marine française questionné, a répondu le 13 Novembre 1928 en donnant tous les détails de la rencontre. Il en résulte que le patrouilleur Sainte-Jehanne a bien aperçu à 30 milles dans le NE de Dieppe le 30 mars 1915 un sous-marin qui ne peut-être que l’U 37. Celui-ci plongea à son approche avec une gêne très apparente et le patrouilleur français essaya de l’aborder. Mais le navire français ne ressentit aucun choc en passant à l’endroit de la plongée… La Sainte-Jehanne n’a pas coulé l’U 37. 
Cette destruction de l’U 37 par un patrouilleur français, si elle faisait du bien au moral des troupes chez qui, en temps de guerre, on a vite fait de claironner des victoires, est donc aujourd’hui à passer au compte profits et pertes !


Le navire-hôpital Sainte-Jehanne à Saint-Malo.
Source Les Navires-hôpitaux français au XXe siècle du docteur Gilles Barnichon (éditions MDV Maîtres du Vent).
French hospital ships during the XXth century 
(éditions MDV Maîtres du Vent)
En mai 1918, il est remis en état à l'arsenal de Brest. Rebaptisé Sainte Jeanne d’Arc le 17 mars 1921, il reprend ses activités de navire-hôpital et navire postal des œuvres de la Mer sur les bancs de terre-Neuve.
«En 1925, le Notre-Dame d’Uronéa, armateur la société des Armements Français et Coloniaux de Bayonne, enregistré à Saint-Pierre et Miquelon et commandé par le capitaine François Varlet, est armé à Fécamp pour Terre-Neuve en consignation par La Morue Française et Sécheries de Fécamp. Il quitte Fécamp le 19 mars. En 1929, le 26 mai, alors qu'il est en pêche, le navire-hôpital Sainte-Jeanne-d'Arc des Œuvres de Mer, l'aborde lui faisant des avaries et le remorque jusqu'à Saint-Pierre et Miquelon. 
Le 8 mai 1933, en pêche sur les bancs, le Notre-Dame d’Uronéa sombre, une voie d'eau s'étant déclarée à bord ; l’équipage est heureusement recueilli par le voilier anglais Chesleyr, de St. John (Saint-Jean de Terre-Neuve). Ce dernier, à court de vivre, remet l’équipage au quatre-mâts Zazpiakbat lui aussi en pêche, le capitaine Aristide Ollivier note : le 9 mai 1933, à 12 heures 30 le trois-mâts Chesleyr de St John passe près de nous ayant à bord l’équipage du Notre-Dame d’Uronéa. Le capitaine vient à bord et, après échange de radio avec la Sainte-Jeanne (le navire-hôpital), transbordé l’équipage en vue de son rapatriement sur Saint-Pierre. »(source association Fécamp Terre-Neuve)
En 1925, il est modifié afin de permettre des campagnes plus longues.
En 1934, pour des raisons financières, la société des Œuvres de Mer ne fut plus en mesure de réarmer le Sainte-Jeanne-d'Arc, ex-Sainte-Jehanne, il est vendu le 29 octobre 1935 a la démolition en Angleterre (d'autres photos sur le blog Navires-hôpitaux, cliquez ici).

vendredi 15 février 2013

Voiliers terre-neuviers à quai à Fécamp au début du XXe siècle

Voiliers terre-neuviers à quai à Fécamp au début du XXe siècle. Coll agence Adhémar
Les parages de Terre-Neuve constituent depuis longtemps l'une des zones les plus poissonneuses de l'Atlantique : situés à la convergence du courant froid du Labrador et des eaux tièdes du Gulf Stream, ils bénéficient, en outre, de la présence de hauts-fonds, immergés entre 20 et 100 mètres. Ce sont les fameux « bancs » : (Grand-Banc, Banc-à-Vert, bancs de Misaine, d'Artimon, de Canseau, etc.) fréquentés, depuis le XVIe siècle, par les pêcheurs espagnols, portugais, français et anglais, qui venaient y pêcher la baleine et surtout la morue.
Les flottilles de grande pêche, armées à Fécamp, Paimpol, Cancale, Saint-Malo, mais aussi à Bordeaux, étaient composées presque uniquement de voiliers cordiers en bois (goélettes franches, bricks-goélettes, trois-mâts goélettes), jaugeant de 100 à 500 tonneaux et équipés d'un grand nombre de doris.
Source et plus d'infos : Mandragore

mercredi 15 février 2012

Trois-mâts terre-neuvier sortant du port de Fécamp

Navire terre-neuvier sortant du bassin de mi-marée de Fécamp
grâce au remorqueur
Bois-Rosé. (coll. Agence Adhémar)
À Fécamp, au tournant du XXe siècle, le petit remorqueur Bois-Rosé, assure seul le service de remorquage.

lundi 14 février 2011

Le Cap Fagnet (SNS 089) à Fécamp


Construit en 1997 au chantier Blamengin de Boulogne sur Mer
longueur 17,60 m, largeur 4,40 m - vitesse de pointe 20 noeuds
propulsion  2  X  380 cv Volvo TAMD 122 A 
Ce bateau "tout temps" (reconnaissable au 0 précédant l'immatriculation) appartient à la station SNSM de Fécamp (76)



Pour plus de photos, voir le site Bateaux de Fécamp.
Pour plus d'informations sur les bateaux de la SNSM, voir le site Bateaux de pêche de notre ami Philippe Malpertu

vendredi 11 février 2011

Le bassin Berigny à Fécamp colonisé par les coquillards caennais

De passage à Fécamp dimanche dernier, j'ai eu la surprise de voir le bassin Bérigny colonisé par les coquillards de Caen. C'était aussi la fête de la mer et les bateaux de pêche fécampois pavoisaient.






















mardi 4 janvier 2011

Navire d'assistance Saint-Yves de la société des Œuvres de mer

Navire d'assistance Saint-Yves de la société des Œuvres de mer.  (coll. agence Adhémar)
La société des Œuvres de la Mer, fondée en 1894, avait pour mission l'aide matérielle et morale aux marins sur les bancs de Terre-Neuve. Elle fut reconnue d'utilité publique en 1898 et siégeait au 18 rue de la Trémoille à Paris puis au 5 rue Quentin Bauchart (Paris 8e) à proximité du siège actuel de la Croix-Rouge française.
Saint-Yves. Construction type Dundee. Chantier naval de Normandie, Fécamp, sous le nom de Willy Fursy. Lancement : 1929, Fécamp ; Déplacement 218,3 t ; L 27,60m x l 7,16m x 3,40m ; Vitesse 8,5nd ; Puissance 90cv .Comme bateau de pêche a la morue, il fera une seul campagne au Groënland en 1934. Vendu à la société des Œuvres de Mer et rebaptisé Saint-Yves, transformé en navire-hôpital en 1935, capacité 8 couchettes et 6 en hamac, désarmé en octobre 1939. (source Pierre Berrue sur le blog Navires-Hôpitaux)

jeudi 8 juillet 2010

Gabares et navires-écoles à Brest

Brest: le château et l'arsenal (coll agence Adhémar)

Au premier plan, le voilier doit être l'un des navires écoles de la Royale, Belle Poule ou Etoile. Ces deux sister-ships sont des goélettes à hunier (ou goélettes paimpolaises) construites en 1932 à Fécamp. Ce sont les dernières rescapées des Forces navales françaises libres. (plus d'infos sur ces navires écoles, sur ce blog)
A quai deux gabares dont La Cigale (A760) et une autre de type américain AN dont la Marine nationale possédait six exemplaires, tous lancés en 1941.

Dico: Embarcation à voiles et à rames qui sert à charger et à décharger les bâtiments, etc. Dans la marine de guerre, bâtiment de charge et de transport.

mercredi 23 juin 2010

Thémis, vedette des Affaires maritimes, à Fécamp


La vedette Thémis des Affaires maritimes à Fécamp

Thémis est un patrouilleur des Affaires maritimes construit en 2004 aux Constructions mécaniques de Normandie (CMN) à Cherbourg. Coque métal, superstructures en aluminium. Longueur hors tout 52,5m, largeur 9m, tirant d'eau 2,43m, jauge brute 498 tx. Moteur 2x2320kw. Basé à Cherbourg.
Dico : La direction des Affaires maritimes (DAM) ou Affaires maritimes ou, familièrement, «AffMar», est une administration française décentralisée, et l’une des trois directions de la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) dépendant du ministère français de l’Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer.

mardi 6 avril 2010

Les terre-neuviers de Fécamp à quai dans les années 1920

Les terre-neuviers de Fécamp à quai dans les années 1920 (collection agence Adhémar)

C'est l'hiver. dans le bassin Freycinet, les terre-neuviers sont de retour et attendent le mois de mars, début de la prochaine campagne de pêche à la morue à Terre-Neuve. (Max Lemaître)

vendredi 2 avril 2010

Terre-neuviers en rade de Fécamp

Nous avions publié dans un précédent article une carte postale montrant les navires terre-neuvas sortant des jetées de Fécamp au début du XXe siècle. En voici une autre montrant les mêmes navires (où leurs semblables) en rade devant les jetées dans l'attente d'un remorqueur.

mercredi 11 mars 2009

Sortie des navires terre-neuviers à Fécamp

A la suite de leurs pilotes à vapeur, les navires terre-neuvas sortent des jetées de Fécamp.

samedi 14 février 2009

Saint-Pierre à Fécamp

Le Grand pardon de 2009 vient d’avoir lieu à Fécamp. Notre ami André Debris en propose un diaporama sur son blog

Beaucoup d’officiels, de soutanes, de scouts et de militaires…



…et quelques photos de la bénédiction dans le bassin Bérigny colonisé par les voiliers de plaisance.




vendredi 26 décembre 2008

Annales du patrimoine de Fécamp n° 10

Nos amis des Annales du Patrimoine de Fécamp viennent de publier leur numéro 10.
Un sommaire très riche qui laisse une grande place au «Fécamp, port de mer…».


En voici le détail :
Yann Gobert-Sergent : Quand les marins quittent la mer, Fécamp en 1739 d’après l’inspecteur Sicard
Jean-Pierre Ledru : Impressions d’un premier voyage à bord du Vikings III
Jean-Pierre Watté - Alain Faraut : Pierres de mouillage et navigation ancienne en Basse Seine
Guillaume Lemaitre : Yport au XVIIe siècle ou la vie chicaneuse de Louis Massé
Yves Duboys Fresney : La station balnéaire d’Yport vers 1900, ses artistes et ses villas
Pierre-Marie Guihard : Le loup mangeur de soleil, Musée de la Bénédictine
Dossier : Le Grand Quai
Anne Bourienne-Savoye : Le Grand Quai au XVIIIe siècle
Jean-Pierre Balier : De la chaussée des barres au grand quai
Victor Banse : Souvenirs du Grand Quai au début du XXe siècle - à propos du tableau “La Criée” de Henri Darien
Manuel Martin : Les habitants du grand quai selon le recensement de 1851

Pour commander ce numéro et ses autres publications et soutenir l’action de l'Association Fécamp Terre-Neuve, rendez-vous sur le site www.fecamp-terre-neuve.fr

lundi 1 décembre 2008

L’association Fécamp Terre-Neuve lance son site Internet

La page d’accueil du site de l'association Fécamp Terre-Neuve

Nos sommes toujours ravis d'apprendre que des passionnés d’histoire maritime ouvre un site pour donner plus de visibilité à leurs travaux. Et d'autant plus quand dans le groupe figurent des amis de notre blog comme Etienne Bernet, auteur du livre Les Cap-hornières qui vient de paraître aux éditions MDV Maîtres du Vent, ou Marie-Hélène Desjardins, conservateur en chef des musées de Fécamp.
L'association dont le but est de «maintenir vivants les liens entre Fécamp et l'archipel de Terre-Neuve» a été créée en 1991 pour faciliter la parution de l’ouvrage de Léopold Soublin, Cent ans de pêche à Terre-Neuve. Depuis, elle a développé de nombreuses activités éditoriales et pédagogiques autour de la Grande Pêche, en particulier au sein du Musée des terre-neuvas de Fécamp.

dimanche 30 novembre 2008

Pose de la première pierre pour la Cité des terre-neuvas à Fécamp

La soirée du 28 novembre 2008, la façade du futur musée est illuminée. (photo MHD)

Le bâtiment du temps de La morue normande.

C’est dans l’ancien bâtiment des Sécheries de la presqu’île (maintenant disparues) que s’installera, si les travaux avancent normalement, d’ici la fin 2010, le musée des Pêcheries -Cité des terre-neuvas de Fécamp. Devrait s'y installer, entre autres, l’actuel Musée de la pêche et des terre-neuvas qui se trouve sur le front de mer. Entre autres, car il semble que la mairie ait des projets plus ambitieux pour l'animation du Grand quai.

C’est cet après-midi, pendant que la Fête du hareng battait son plein que la première pierre de l'ensemble a été posée. Ce lieu de rassemblement du patrimoine maritime local ne fait pas que des heureux tant le montant de la facture paraît disproportionnée par rapport aux enjeux. Souhaitons bon courage à ceux à qui incombe la tâche de rendre l’endroit attractif.
De Jean-Pierre Rique, notre envoyé spécial à Fécamp.