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jeudi 16 mai 2013

Bâtiments de plongée scientifiques soviétiques par le timbre 2-2

Bâtiment de plongée Argus (Apryc). Collection Agence Adhémar.

Argus (Apryc), mis en service en 1975. Submersible de recherche océanographique et d'études géologiques et biologiques de 9,5 tonnes. 6m de long, 2,6m de large, hauteur 3,7m. Equipage de trois personnes. 
Submersibles habités Argus, profondeur de travail de 600m. Conçu et construit par OKB FROM. Il a été impliqué dans de nombreuses recherches en mer Noire et de nombreuses autres expéditions. il a aussi été utilisé dans les opérations de sauvetage sur l'épave du MV Admiral Nakhimov. Actuellement situé à l'Institut d'océanologie de l'Ossétie du Sud, Gelendzhik, Blue Bay.
Argus (Apryc), mis en service en 1976. 
Bâtiment de plongée Tinro 2 (ТИНРО-2). Collection Agence Adhémar.
Tinro 2 (ТИНРО-2), submersible pouvant descendre à 200m.

Tinro 2 (ТИНРО-2), 
Bâtiment de plongée Piesces (ПАЙСИС). Collection Agence Adhémar.
Piesces (ПАЙСИС). Bâtiment de plongée de recherche et de travaux scientifiques pouvant descendre trois personnes à 2000m. Submersibles habités Piesces-VII et Piesces-XI construits par l'entreprise canadienne Heiko en 1975 et 1976. Ont travaillé sur de nombreuses expéditions dans les océans et sur ​​le lac Baïkal. Actuellement situés à Kaliningrad.

Manned Underwater Vehicles "Pisces" (Pisces-VII & Pisces - XI), three-man submersibles, with operating depth up to 2000 m. (participation in trial, sea operation, modernization and upgrading and development scientific equipment).

Bâtiment de plongée Piesces (ПАЙСИС), cinquième du nom, à Hawaï en 2002.

mercredi 15 mai 2013

Bâtiments de plongée scientifiques soviétiques par le timbre 1-2

La poste soviétique a publié en 1990 une série de timbres présentant quelques bâtiments de plongée à usage scientifique.

Bâtiment de plongée Nord 2 (Cebep). Collection Agence Adhémar.
Nord 2 (Cebep-2), ainsi que Nord 1, est exploité par l'Institut soviétique des sciences halieutiques qui a développé une nouvelle façon d'explorer et d'exploiter l'océan. Le complexe, composé du submersible et du bateau de pêche Odyssey qui le transporte combine les propriétés de la recherche et des navires de pêche. Nord 2 repère les bancs de poissons et en fait une estimation, ce qui donne au bateau, équipé pour traiter sa pêche à bord, une plus grande efficacité dans le chalutage.
Si nécessaire, il peut être utilisé pour la recherche océanographique, géologique et archéologique ou encore la détection d'épaves. Armé par deux hommes dont un scientifique Nord 2 (Cebep-2) peut descendre à 2000m.
Nord 2 (Cebep-2) à bord de son navire porteur Odyssey.
Le bâtiment de plongée Mir 1 (МИР-1) a emmené le premier ministre russe Vladimir Poutine au fond du lac Baïkal en août 2009. Les deux Mir ont également plongé dans le lac Léman à l'été 2011. Collection Agence Adhémar.

Mir 1 (Monde 1, МИР-1) et Mir 1, bathyscaphes d'exploration océanographique et scientifique construits en Finlande en 1987. 

Dans le cadre de l'année polaire internationale, les véhicules "historiques" de plongée Mir-1 et Mir-2 ont été utilisés au pôle Nord en août 2007 pour déterminer les limites du plateau continental arctique russe.
En descendant à 4261m, «La Russie a planté un drapeau sur le fond de l'océan Arctique."
"Russie, une grande puissance polaire." 
Suite demain… To be followed tomorrrow…

lundi 18 février 2013

L'aventure du Nautilus


« On sait que l'explorateur Hubert Wilkins se propose d'atteindre le pôle avec un sous-marin spécialement armé et agencé à cet effet qui a reçu le nom symbolique de Nautilus. 
Soigneusement réparé, revisé et mis au point à Queenstown, le sous-marin a pris la mer pour couvrir la seconde étape de son voyage qui devait le conduire à l'extrémité septentrionale de la Norvège, à Tromso. Après divers incidents qui retardèrent sa marche, le sous-marin arrivait le 9 août dans ce port. Il en repartait un peu plus tard et, non sans quelques nouveaux incidents, il atteignait le Spitzberg à Longyear le soir du 15 août 1931.»
Source : L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar

mercredi 30 novembre 2011

La Route du Nord dans la presse


Quelques jours à peine après la sortie en librairie du livre "Brise-glaces européens", nouveau volume de la collection "Navires spécialisés" des éditions MDV dont sont extraits ces deux clichés, la presse numérique publie plusieurs articles ayant trait à la Route du Nord et à l'exploitation des richesses arctiques, deux sujets que nous avions abordés dans ce livre. Voir l'article de Meretmarine.com et celui de la Voix de la Russie.


Pour commander le livre "Brise-glaces européens", cliquer ici.

jeudi 28 avril 2011

Polarstern et les cent ans de la recherche antarctique allemande

Nous avons déjà sur ce blog évoqué Polarstern, la star des navires de recherche polaire. En 2001, la poste allemande éditait un timbre commémoratif des cent ans de la recherche antarctique allemande. Bien entendu, c'est notre vedette qui figurait dessus.

Navire d'exploration polaire Polarstern. (coll agence Adhémar)
Sur la carte premier jour apparaissait un dessin au trait du navire d'exploration polaire, preuve supplémentaire si nécessaire que dans notre domaine, un dessin vaut toutes les photos!

jeudi 13 janvier 2011

Les timbrés de l'Arctique, hommage tchadien aux grands explorateurs polaires et à leurs bateaux 3/3

Dernier des trois épisodes consacrés aux explorateurs polaires de l'Arctique à partir d'un hommage philatélique rendu par la république du Tchad en 2010.



Goélette Saint Martyr Focka de Georgy Yakovlevich Sedov (1877-1914)

Lieutenant de l’armée russe, Georgi Yakovlevich Sedov participe à de nombreuses expéditions hydrographiques dans le grand Nord. En 1902, il est dans les mers de Barentz et de Kara sous le commandement d’Alexandre Varnek. En 1903, il accompagne l’expédition de Drizenko dans les mers Blanche et de Barentz. En 1909, il commande la mission aux abords de la rivère Kolyma. Cette mission fait partie de la grande expédition dirigée par Tolmatchev, qui doit étudier la navigabilité de la route maritime entre la Lena et le détroit de Béring. La même année, il est également aux commandes d’une autre mission sur la côte Ouest de la Nouvelle Zemble.
Doté d’une solide expérience arctique, il décide alors d’organiser sa propre expédition pour le Pôle Nord et quitte Archangeslk en juillet 1912 à bord du navire Santa Foka qui avait été construit en Norvège en 1870 sous le nom de Geyser et doté alors de 3 mâts pour la chasse aux phoques. Il fut transformé en goélette à 2 mâts en 1906. En vue de la côte ouest de la Nouvelle Zemble, les conditions difficiles provoquées par les glaces obligent Sedov à se réfugier pour l’hiver près de la presqu’île de Pankratjew. Il n’atteint l’archipel François-Joseph qu’en automne 1913, puis, de nouveau arrêté par les glaces, il est contraint de passer un second hiver près de l’île Hooker. Déjà malade et souffrant de scorbut, Sedov s’élance le 2 février 1914 pour son raid vers le Pôle Nord, malgré sa très mauvaise condition physique. Les matelots Linine et Poustochny ainsi que 24 chiens l’accompagnent. Pâle, à bout de souffle, Sedov marchait à la tête du groupe. De temps en temps il s’arrêtait pour frotter ses jambes scorbutiques. Pour lui, le succès de l’expédition était une question de vie ou de mort. Le 1er mars, il note pour la dernière fois dans son journal: « Si seulement le doux soleil de chez nous pouvait nous voir ici, perdus sur la banquise… ». Quatre jours plus tard, Sedov succombe au Cap Brorock où il comptait récupérer des vivres laissés par de précédentes expéditions. Il fut enterré sur l’île Rodolphe. Le Santa Foka rallie alors le Cap Flora pour tenter d’y trouver du combustible afin d’envisager le retour à Archangeslk dans de bonnes conditions, et là, par miracle, il y retrouvent Albanov et Konrad, les deux derniers survivants de l’expédition du Santa Anna, commandée par Broussilov. (source Philatélie polaire)

Goélette Gjøa de Roald Amundsen (1872-1928)

Le Gjøa est le premier navire à avoir franchi le passage du Nord-Ouest. Roald Amundsen et son équipage de six hommes réalisa cette expédition au cours d'un voyage de trois ans, entre 1903 et 1906. Gjøa est un bateau de pêche de 21 m de long et de 48 tonnes, gréé en sloop. Il est construit en 1872, l'année de naissance d'Amundsen, par Kurt Johannesson Skaale à Rosendal en Norvège. Il est utilisé pour la pêche au hareng, avant qu'Amundsen ne l'achète pour son expédition sur l'océan Arctique. Le Gjøa est beaucoup plus petit que les autres navires utilisés pour des expéditions polaires car Amundsen, contrairement à d'autres explorateurs, pense vivre des ressources de la terre et de l'océan au cours de son expédition. L'équipage ne comprend que six hommes. De plus, le faible tirant d'eau du Gjøa est un atout au cours de cette expédition en raison des zones de hauts-fonds rencontrées (parfois un mètre). Amundsen ayant peu d'expérience des eaux arctiques, décide en avril 1901 de faire une expédition d'entraînement avec un petit équipage et Hans Christian Johannsen, l'ancien capitaine du Gjøa. De retour à Trømso en septembre, Amundsen se met à corriger les défauts du Gjøa. Il fait installer un moteur à hélice simple de 13 ch. Il améliore également sa coque, sachant qu'il passerait plusieurs hivers dans la glace.
Au printemps 1902, les travaux sont finis. le 16 juin 1903 et se dirige vers la mer du Labrador, à l'ouest du Groenland. De là il croise la baie de Baffin et navigue vers les étroits détroits de l'archipel arctique canadien. Fin septembre il se trouve à l'ouest de la péninsule Boothia et commence à rencontrer un temps dangereux et la glace. Amundsen navigue jusqu'à une baie sur la côte sud de l'île du Roi-Guillaume. Le 3 octobre, ils sont pris dans la glace. Il y reste presque deux ans, son équipage faisant des voyages en traîneau pour prendre des mesures pour trouver l'emplacement exact du pôle nord magnétique, et apprendre à survivre dans le froid comme les Inuit qu'ils rencontreront. Le Gjøa quitte Gjoa Haven le 13 août 1905 et franchit les détroits dangereux au sud de l'île Victoria puis fonce vers la mer de Beaufort. En octobre, il est à nouveau pris par les glaces, cette fois-ci près de l'île de Herschel dans le Yukon. Amundsen laisse son équipage à bord et passe la plus grande partie de l'hiver en skiant sur 500 km vers le sud jusqu'à Eagle (Alaska) afin d'envoyer des télégrammes informant du succès de l'expédition. Il retourne au navire en mars, mais le Gjøa reste pris dans la glace jusqu'au 11 juillet. Il arrive à Nome le 31 août 1906, puis à San Francisco (Californie) le 19 octobre. Il restera un temps sur place, exposé au musée du Golden Gate.

Fin de la série
Timbres coll. agence Adhémar

mercredi 12 janvier 2011

Les timbrés de l'Arctique, hommage tchadien aux grands explorateurs polaires et à leurs bateaux 2/3

Deuxième épisode de trois consacrés aux explorateurs polaires de l'Arctique à partir d'un hommage philatélique rendu par la république du Tchad en 2010.


Goélette Zarya d'Alexandre Vassilievitch Koltchak (1874-1920)

Alexandre Vassilievitch Koltchak, officier de marine russe, océanographe et hydrologiste, participe en 1900 à l’expédition polaire d’Edouard Toll sur le Zarya (ex-Harald Harfager, un brick à voile et à vapeur acheté en Norvège par l'académie des sciences russe). Ayant rencontré des difficultés considérables, l’expédition revient en décembre 1902 sans son chef et trois de ses membres. Koltchak participe à trois autres expéditions arctiques pour l’académie des sciences de Russie et pendant un temps il est surnommé Koltchak-Poliarnyi, Koltchak le polaire. Pour ses explorations, Koltchak reçoit la récompense la plus élevée de la société géographique russe. Il sera néanmoins dénigré comme explorateur arctique par les historiens et journalistes soviétiques, qui ne le mentionnent même pas et attribuent ses expéditions à ses lieutenants. Il est vrai que cet "ennemi du peuple" sera fusillé par les bolcheviks pour avoir mené une des résistances les plus dangereuses pour le nouveau régime.

Brise-glace Tcheliouskine d'Otto Yulyevitch Schmidt (1891-1956)

Tchéliouskine était un bateau à vapeur soviétique – construit au Danemark par les chantiers Burmeister and Wain B&W et renforcé pour la navigation dans les glaces polaires –, qui fut volontairement bloqué dans les glaces des eaux arctiques en suivant la route du passage du Nord-Est entre Mourmansk et Vladivostok. Cette mission, dirigée par Otto Schmidt, consistait à déterminer les possibilités de voyage par des navires non-brise-glace en une seule saison. Le navire coula le 13 février 1934 sous la force des glaces près de l'île Kolioutchine en mer des Tchouktches.
Le 5 mars 1934 commençait une des opérations de sauvetage les plus fantastiques de la conquête de l'arctique par les Russes , celle de l'équipage du Tchéliouskine. Parti de Mourmansk le 2 août 1933, le navire fut pris par les glaces fin septembre. Des le 13 août, alors que le navire pénétrait dans la mer de Kara, des problèmes apparurent dans la structure. Le 13 février 1934, le navire fut brisé par la pression de la glace prés des îles Kolyouchine dans la Mer de Chukchi et son équipage de 104 personnes se retrouva sur la banquise. L'expédition était dirigée par Otto Yulevitch Schmidt, et le capitaine était Vladimir Ivanovitch Voronine (voir la première partie de cette série). Des que la catastrophe du Tchéliouskine fut connue, le gouvernement nomma une commission spéciale qui tenait les Soviétiques au courant de ses travaux, supervisée par Josef Staline. Comme à l'époque il n'existait pas de brise-glace capable d'évoluer dans des glaces de prés de 2 m d'épaisseur, la mission de sauvetage fut confiée à l'aviation et en particulier à l'élite de la Force aérienne soviétique, les pilotes arctiques, formés au cours des années vingt avec les pilotes Allemands sur la base de Lipetsk. Les membres de l'équipage durent reconstruire 13 fois la piste d'atterrissage pour les avions de sauvetage en raison des mouvements de la banquise. (source Ice station Zebra)
75 years ago, on the 5th march 1934 began the rescue operations of the 104 crew members of the steamship " Chelyuskin " stranded on the ice of the northern sea route. The rescue operation was conducted by the elite of the Soviet air force, the polar airmen. The salvage operation was broadcasted over all the Soviet Union and ever all over the world. Airmen and the "Chelyuskinites" were traited as heroes by the soviet regime.
Many of the soviet polar airmen distinguished themselves during WWII, leading the first night raid on Berlin and transporting Molotov to London and Washington.

A suivre…

mardi 11 janvier 2011

Les timbrés de l'Arctique, hommage tchadien aux grands explorateurs polaires et à leurs bateaux 1/3

Premier épisode de trois consacrés aux explorateurs polaires de l'Arctique à partir d'un hommage philatélique rendu par la république du Tchad en 2010.

Le brise-glace Aleksandr Sibiriakov de Vladimir Ivanovitch Voronine (1890-1952)

Le capitaine Vladimir Ivanovitch Voronine commande en 1932 le brise-glace Aleksandr Sibiriakov, le premier à emprunter la route maritime du Nord sans escale et sans hivernage. Le Aleksandr Sibiriakov appareilla du port d'Arkhangelsk le 28 juin 1932, traversa la mer de Kara et, par une route encore inexplorée, contourna par le nord la Terre du Nord (Severnaïa Zemlia) jusqu'à la mer de Laptev. En septembre, arbre d'hélice brisé, il dériva pendant 11 jours mais grâce à ses voiles atteignit le détroit de Béring en octobre. Il parvint au port japonais de Yokohama au bout de 65 jours, ayant parcouru plus de 2 500 milles dans les mers arctiques. Ce périple qui marque le début de la navigation régulière le long de la côte Sibérienne, véritable exploit des marins polaires soviétiques, valut à V. I. Voronine ainsi qu'au chef de l'expédition, Otto J. Schmidt, les plus grands honneurs. Cette expédition était organisée par l'institut de l'Arctique soviétique (aujourd'hui Institut de recherche sur l'Arctique et l'Antarctique de Saint-Pétersbourg).
Aleksandr Sibiriakov, construit en Grande-Bretagne en 1909, 1132 tonnes, 467 net, dim. 241 x 35.8 x 16.9ft. Propulsé par une machine triple expansion, 2000 ch., vitesse 11 nœuds. Utilisé pour le transport de matériel du Royaume Uni à Arkhangelsk avant d'être transformé en navire océanographique. Sous le nom de LD-6, il est coulé par le croiseur Admiral Scheer le 25 août 1942.

La goélette Fram de Fridtjof Nansen (1861-1930)

Ayant acquis une renommée internationale grâce à sa première expédition (la première traversée est-ouest du Groenland), Fridtjof Nansen présente à la Société Géographique Norvégienne un nouveau projet, une dérive transpolaire, basée sur l'expérience du navire La Jeannette, emprisonné puis brisé par les glaces le 13 juin 1881, après vingt et un mois de dérive dans l'Arctique, au nord de la Nouvelle-Sibérie. Ayant réuni des fonds suffisants, Nansen décide de faire construire un navire de conception nouvelle, capable de se laisser prendre par les glaces et assez solide pour résister à leur pression. L'architecte naval norvégien Colin Archer lui construit le Fram (pouvant être traduit par "en avant"), un navire de 402 tonneaux bruts, gréé en trois-mâts goélette avec une voilure d'une superficie de 600 m² et doté d'une machine à triple expansion de 220 CV permettant une vitesse de 6 à 7 nœuds. L'expédition fut un réel succès sur les plans sportif, humain et scientifique : trois hivernages réussis en Arctique pour treize membres d'équipage, le point le plus septentrional jamais atteint (86° 14' de latitude soit 364 km du pôle Nord) rallié par deux explorateurs à skis et en traîneau à chiens, la découverte de la profondeur importante de l'océan au pôle, de l'itinéraire des banquises en dérive depuis le détroit de Béring jusqu'à l'Atlantique, de l'existence, sous une couche superficielle froide, de plusieurs nappes d'eaux relativement chaudes (jusqu'à + 1°) et très salines, de l'existence d'une faune ailée importante (mouettes, pétrels, stercoraires, bruants) et l'étude de la formation des glaces.
A suivre…

lundi 13 décembre 2010

Expédition Andrée au pôle Nord en 1897


Les navires de l'expédition Andrée, le navire d'état Svenskund et le vapeur Virgo, pris dans les glaces.

Débarquement du ballon fabriqué en France mais jamais testé!
Salomon August Andrée (dit S.A. Andrée), le tout premier aérostier suédois, proposa de réaliser un périple en ballon à hydrogène du Svalbard à la Russie ou au Canada, avec pour objectif de survoler en cours de route le pôle Nord. L'impréparation de sa première expédition ratée de 1896 ne l'arrêta pas dans son aventure qu'il retenta en 1897 et qui se termina par sa disparition et celle des malheureux compagnons qui l'avaient accompagné.
Svensksund, navire d'État suédois qui quitta Gothembourg le 18 mai 1897 emportant les membres de l'expédition Andrée vers l'île des Danois.
Le Virgo emportait le matériel et les réactifs nécessaires à la production d'hydrogène vers l'île des Danois d'où le ballon Ornen s'envola pour survoler le pôle Nord.


mardi 7 septembre 2010

Rencontre aéromaritime dans l'Arctique en 1931

Voilà un article intéressant alors que nos contemporains (souvent par ignorance de l'histoire) semblent découvrir la route du Nord-Est (grâce, bien entendu, au réchauffement climatique!).
Ainsi dans L'Illustration du 8 août 1931, on pouvait lire, à propos d'une rencontre aéro-maritime dans l'Arctique: «Au moment où le fameux dirigeable Graf-Zeppelin vient d'effectuer sa croisière dans I'Arctique depuis si longtemps annoncée, il est bon de rappeler l'expédition qu'a menée il y a quelques mois Ie brise-glace russe Sedov aux îles polaires que Ie ballon allemand a justement visitées: l'archipel Francois-Joseph, la terre du Nord, etc. Nos lecteurs pourront ainsi se rendre compte de l'intérêt que I'expédition du Graf-Zeppelin a pré­senté au point de vue scientifique et que, quoique entouré de banquises, l’océan Glacial de Sibérie constitue une voie commerciale utile.»

 
Le Graf-Zeppelin survolant la baie de l'île Hooker, à la terre François-Joseph.

Le Graf-Zeppelin vient prendre le courrier du brise-glace Malygin à l'île Hooker (au premier plan, l'équipage de la chaloupe qui porte à l'aéronef les sacs postaux.

Le brise-glace Malygin à la station d'hivernage de l'île Hooker, dans la petite baie où s'est effectué l'échange de la correspondance. En haut à gauche, la nacelle du dirigeable reposant sur l'eau mais entourée de glaçons qui devaient empêcher l'échange direct de la correspondance avec le bateau. En haut à droite, la remise, à bord du dirigeable, des sacs postaux.

La croisière de l'été 1930 du brise-glace Sedov dans l'Arctique et les stations TSF installées sur les îles.

Le brise-glace Sedov bloqué par la banquise.

«Durant l'été 1930, tandis que le Sedov explorait les approches de le Terre du Nord, une nombreuse flotte commerciale sillonnait la mer de Kara. L'an passé, pas moins de cinquante gros vapeurs ont transporté aux embouchures de l'Obi et de l'Ienessi des marchandises d'Europe, principalement des instruments aratoires, et en ont rapporté des produits de Sibérie, du bois, du chanvre, du lin, principalement. Pour cela, deux ports ont été créés, Igarka sur l'Ienessi et Nvyi Port (Nouveau port) sur l'Obi. Cet été, vingt-quatre bateaux seulement doivent visiter ces ports. Cette réduction du trafic a été attribuée à la diminution de la main-d'œuvre, les Soviets ayant redirigé vers d'autres régions une grande partie des ouvriers.» Charles Rabot

dimanche 15 août 2010

Le 15 août 1908, Pourquoi pas? IV quitte le Havre pour la deuxième expédition polaire de Charcot


En 1907, Jean-Baptiste Charcot lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas?, le quatrième du nom, bateau d'exploration polaire de 40 mètres gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier.
Il quitte le Havre le 15 août 1908 pour aller hiverner sur l’île Petermann pour une deuxième expédition polaire qui sera fructueuse. Il est de retour en France en juin 1910. Le tracé de la Terre Alexandre est accompli et une nouvelle terre est découverte, la Terre de Charcot. En 1912, le Pourquoi-Pas? IV devient le premier navire-école de la marine française.
Navigazette Hebdomadaire n° 1314, jeudi 2 juillet 1914, p. 6, en rubrique Chronique maritime – Navigation:
« Le Pourquoi-Pas ? vient de reprendre armement à Saint-Servan afin de continuer les campagnes scientifiques méthodiquement poursuivies depuis quelques années. A bord de ce navire embarquent également un certain nombre de lieutenants au long-cours qui, sous la direction de M. le professeur d’hydrographie Ch. Bertin, préparent leur examen pratique de capitaine au long-cours dans des conditions particulièrement favorables. Deux séries de quinze officiers de la marine marchande prendront ainsi successivement passage à bord du Pourquoi-Pas? Grâce à ces heureuses dispositions, le Pourquoi-Pas? rend aussi des services très utiles tant en ce qui concerne les recherches océanographiques, dirigées par le docteur Charcot, qu’en ce qui concerne l’instruction professionnelle des états-majors de notre marine marchande. »
Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 7073, vendredi 13 décembre 1918, p. 3, en rubrique Nouvelles maritimes:
«Paris, 11 décembre 1918. Après avoir porté le pavillon français jusqu'aux abords du Pôle Sud, sous le commandement du docteur Charcot, le petit voilier mixte Pourquoi-Pas ? était devenu la propriété du ministère de l'Instruction publique. Il servait d'école pratique pour les candidats au brevet de capitaine au long-cours. En octobre 1916, il fut mis à la disposition de la Marine, qui embarqua à son bord les officiers mariniers se préparant aux fonctions de chef de quart. Les circonstances permettant de rendre le Pourquoi-Pas? à sa destination normale, M. G. Leygues vient d'en informer son collègue de l'Instruction publique, en le remerciant d'avoir prêté à la Marine militaire un navire qui lui a été extrêmement utile. »

De 1918 à 1925, Charcot effectue, avec le Pourquoi-Pas? IV, des missions scientifiques en Atlantique nord, en Manche, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes. À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, Charcot perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire effectue de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas? IV part à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Umberto Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on était sans nouvelle, sans parvenir à le retrouver. En 1934, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l’Islande mais le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer sa chaudière. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes à Myrar. Le naufrage fait 23 morts, 17 disparus et un seul survivant (Eugène Gonidec, un maître timonier) qui rédige le dernier rapport sur le naufrage. Jean-Baptiste Charcot y périt à l'âge de 69 ans.

vendredi 16 juillet 2010

jeudi 15 juillet 2010

Le navire de desserte des Terres australes et antarctiques française Marion-Dufresne


Le navire de desserte des terres australes et antarctiques française Marion-Dufresne (coll. agence Adhémar)
Il s'agit du Marion-Dufresne des Messageries maritimes. Navire battant pavillon français en service de 1973 à 1995. Navire océanographique longueur: 112,5m largeur: 18m jauge brute: 6639tx port en lourd: 3722 tx déplacement: 7625 tonnes passagers: 83 propulsion: 2 moteurs Semt Pielstick puissance: 8000 CV vitesse: 15 noeuds une cheminée. Lancé le 16 mars 1972 au Havre. Affrété pour 20 ans par l'administration des TAAF (Terres australes et antarctiques française). Remplace dès la campagne de 1973 le Gallieni pour le ravitaillement des îles Crozet et Kerguelen et pour des missions scientifiques et océanographiques. Passe dans la flotte de la CGM en 1977. Remplacé en 1995 par le Marion-Dufresne II. Il est alors vendu et devient le Fres, sous pavillon maltais.

lundi 23 juin 2008

1958 : Les sous-marins atomiques sous la calotte glaciaire

Concordance des temps, alors que nous parlons beaucoup de la lutte pour le contrôle du passage du Nord-Ouest entre nations arctiques, me tombe sous la main ce numéro 140 de Sciences et Avenir, daté d’octobre 1957, qui semblait avoir résolu le problème.
En effet – après l’exploit de deux sous-marins nucléaires américains (à l’époque on les appelait sous-marins atomiques) qui avaient traversé le pôle nord sous la calotte glaciaire sur près de 3000 kilomètres, – le mensuel de vulgarisation scientifique n’hésitait pas à titrer « Les cargos sous-marins utiliseront la route polaire » et d’insister en sous-titre avec «Le glas a sonné pour les navires de surface» ou encore «En s’enfonçant dans la vallée sous-marine, large de 4 kilomètres, qu’il a découverte au large du détroit de Behring et en traversant sous la banquise l’Océan glacial arctique sur plus de 3000 kilomètres, le Nautilus n’a pas seulement ouvert une nouvelle voie maritime, il pourrait bien avoir ouvert également une nouvelle carrière au navire sous-marin : une pacifique carrière de cargo.»
Belle époque où l’on rêvait encore aux bienfaits du progrès… Cela nous vaut tout de même quelques belles photos du Nautilus et du Skate !

Le Skate a suivi un itinéraire empruntant le passage du Nord-Est et traversant la calotte d’ouest en est. Le Nautilus a parcouru un axe partant du détroit de Behring et coupant droit sous la calotte jusqu’au large du Groenland.
Le Nautilus n’a pas émergé au cours de son raid du pacifique à l’Atlantique. Le Skate a, lui, fait surface au voisinage du pôle.
Le Nautilus en évolution lors de sa première expédition polaire de préparation au raid.

Les trois premiers sous-marins atomiques américains.
Nautilus : longueur 95 mètres ; déplacement 3200 tonnes ; vitesse 30 nœuds.
Seawolf : longueur 90 mètres ; déplacement 2950 tonnes ; vitesse 26 nœuds.
Skate : longueur 75 mètres ; déplacement 2200 tonnes ; vitesse 30 nœuds.