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mercredi 25 septembre 2013

25 septembre 1911, le cuirassé Liberté explosait en rade de Toulon

Le 25 septembre, il y aura 102 ans, survenait une des plus grandes catastrophe de notre Marine nationale en temps de paix, l'explosion en rade de Toulon du cuirassé Liberté par suite de l'incendie de ses soutes à munitions. Il en a été question sur ce blog à plusieurs reprises (cliquez ici), aussi je n'y reviendrais que pour vous montrer quelques documents sur cette tragédie.
Voici une photo du cuirassé Liberté avant la catastrophe.


L'épave du cuirassé Liberté après l'explosion, en arrière-plan, on distingue le cuirassé Justice du même type que la Liberté, participant à la recherche et au sauvetage des survivants. 



                 L' état de l'épave de Liberté est tel que ce schéma n'est pas inutile pour comprendre ce qui s'est passé. On voit que toute la partie avant à disparue, et que la partie centrale arrachée s'est retournée sur l'arrière du navire.   

Alain

mardi 11 juin 2013

Le croiseur-cuirassé Latouche-Treville, fin de parcours

Marcel Henri nous a dit que le 26 février 1920, le Latouche-Tréville est désarmé et qu'il sera démoli en 1926.
Pour compléter son excellent article, j'ajouterai que de 1920 à 1925, la coque du Latouche-Tréville désarmé sera utilisée par l'entreprise chargée du renflouement de l'épave du cuirassé Liberté (voir sur ce blog, cliquez ici) coulé par l'explosion de ses soutes à munitions en rade de Toulon le 25 septembre 1911.

Sur cette photo de 1922 on voit à gauche l'ancien croiseur-cuirassé Latouche-Tréville et à droite l'épave du cuirassé Liberté en cours de renflouement. (le Latouche-Tréville a perdu ses mâts militaires depuis 1907 pour l'alléger)


Alain

vendredi 17 décembre 2010

Dacia et Liberté aux Chantiers et ateliers de la Loire de Saint-Nazaire

Le cuirassé de 1er rang Liberté et le paquebot roumain Dacia à la mâture aux Chantiers et ateliers de la Loire à Saint-Nazaire (coll agence Adhémar).

Voilà une photo qui devrait réconcilier nos lecteurs qui nous reprochent de faire la part belle soit à la marine grise, soit à la mar-mar. Voir notre blog pour en savoir plus sur le cuirassé Liberté et sa fin tragique et sur les navires roumains construits à Saint-Nazaire en 1906-1907.
Alain a dit…
Le cuirassé Liberté à été lancé le 19 avril 1905. Il a quitté Saint-Nazaire le 25 juin 1907 pour entreprendre ses essais. Vu l'état d'avancement du navire, je pense que la photo doit être datée de la fin de l'année 1906. CHM: ce qui correspondrait à la date de construction des paquebots roumains…

mardi 26 octobre 2010

4 septembre 1911, revue navale à Toulon. Le 25 septembre 1911, le cuirassé Liberté explosait

Revue navale du 4 septembre 1911 à Toulon, la photo est prise du cuirassé Voltaire qui est suivi des Condorcet, Diderot, Danton et Mirabeau tous du type Danton en ligne de file, passant devant le cuirassé Masséna que l'on aperçoit à gauche au dessus des tourelles du Voltaire sur lequel se trouve le président de la République.


Le 25 septembre 1911, tout ce qu'il reste du cuirassé Liberté. L'explosion à complètement retourné le navire sur lui-même, on aperçoit une tourelle de 194mm qui se trouvait sur le pont supérieur, au milieu de l'épave.

Le 4 septembre 1911 se déroulait en rade de Toulon une grande revue navale de la flotte de Méditerranée, en présence du président de la République, Armand Fallières, qui se trouvait à bord du cuirassé Masséna. La flotte, commandée par le vice-amiral Jaureguiberry ayant sa marque sur le croiseur-cuirassé Jules Ferry, comprenait quatre-vingts unités, dont 19 cuirassés, et 10 croiseurs-cuirassés. Les bâtiments défilaient en ligne de file impeccable devant le cuirassé Masséna.
Hélas, trois semaines plus tard, le 25 septembre 1911, les soutes à munitions du Liberté, l'un des cuirassés présents à cette revue navale, explosaient suite à un incendie provoqué par la poudre utilisée, dans une épouvantable catastrophe faisant près de 300 morts, dont certains ne furent retrouvés qu'en 1921, lors des travaux préalables au renflouement de l'épave.
Pour plus de détail se reporter à l'article de notre blog : La tragédie du cuirassé de 1er rang Liberté.
Alain

lundi 15 février 2010

La tragédie du cuirassé de 1er rang Liberté

Ateliers et chantiers de la Loire à Saint-Nazaire. Après son lancement, le 16 avril 1905, le remorquage du cuirassé de premier rang Liberté pour sa rentrée en bassin. (collection Adhémar)


Un beau matin, le 25 septembre 1911, à Toulon, le feu prend dans les soutes avant tribord, les soutes à gargousses pour les pièces de 194mm. Il s'étend rapidement d'explosion en explosion. A 5 h 53 précisément, une formidable explosion déchira l'air plusieurs lieues à la ronde, ébranla toute la rade et ses environs, provoqua dans les populations de toute l'agglomération toulonnaise une peur horrible. Le bilan de cette catastrophe, plus de 300 morts, comprend les victimes du Liberté mais aussi toutes celles des bâtiments proches (cuirassés Suffren, Vérité, République et Carnot, croiseurs Léon-Gambetta, Ernest-Renan, Jules-Michelet, Amiral-Aube et Marseillaise), parfois atteints par des torpilles qui avaient glissé des portiques du cuirassé qui explosait. L'histoire de cette catastrophe est décrite avec force détails sur les pages Internet de Marius Autran qui a réuni de nombreux documents remarquables.

Mis sur cale en 1902 aux Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire, Liberté est lancé le 16 avril 19
05, mais il n'est entré en service qu'en 1908. À cette époque, la finition d'un navire prenait beaucoup de temps. Le plus grand navire de guerre français a été conçu par l'ingénieur Émile Bertin et a coûté 42 millions de francs or.
Il jauge 14 868 tonnes. Long de 134 mètres, large de 24,25 m, son tirant d'eau en charge est de 8,40 m. Ses trois machines alternatives alimentées par 22 chaudières Belleville totalisent une puissance de 20 500 CV, sa vitesse maximale peut atteindre 19,4 nœuds (36 km à l'heure).
Il peut porter le double
de son approvisionnement normal, soient 1 800 tonnes en surcharge. Ce qui porte son rayon d'action à huit mille milles marins à la vitesse de 12 noeuds.
La coque seule pèse 4 000 tonnes et la cuirasse 5 000 tonnes. Cette dernière atteignait une épaisseur de 28 cm à hauteur de la ligne de flottaison dans le but de limiter les dégâts en cas de torpillage.
L'armement comprenait 37 canons de calibres divers, dont 4 canons de 305 mm en 2 tourelles, 10 canons de 194 mm en 5 tourelles. En plus de cette artillerie redoutable, le cuirassé Liberté possédait 5 tubes lance-torpilles dont 2 sous-marins. L'approvisionnement normal en munitions était de 550 tonnes. L'équipage comptait 715 sous-officiers mariniers, quartiers-maîtres et marins, commandés par un état-major de 25 officiers.