mardi 10 août 2010

Les emménagements du paquebot Champlain 2/2

Suite et fin de l'article du 9 août 2010.



Le salon de lecture à bord de Champlain. (coll agence Adhémar)




Cabine de luxe deux passagers sur Champlain. (coll agence Adhémar)



La mécanothérapie (l'ancêtre de la salle de gym) à bord de Champlain. (coll agence Adhémar)




Salon des passagers de classe touristes du Champlain. (coll agence Adhémar)

lundi 9 août 2010

Les emménagements du paquebot Champlain 1/2


Le paquebot Champlain de la CGT (1932-1940) (© French lines) 
Pour en savoir plus sur ce paquebot, reportez-vous au récent article de notre blog.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Champlain effectuait un service transatlantique destiné en priorité aux passagers de classe cabine. Comme pour De Grasse et Lafayette, la compagnie avait renoncé a en faire un lévrier des mers, ce rôle revenant au Normandie qui s'en acquittera merveilleusement, donnant à la France son unique Ruban bleu. En revanche, à bord de ces unités de la CGT on n'avait pas lésiné sur le confort et le décor pour satisfaire une clientèle exigeante. En voilà quelques exemples avec des vues des emménagements de Champlain que nous publions en deux parties.



Le pont promenade de Champlain, côté bâbord, longueur 106m sur 5m. (coll agence Adhémar)



La salle à manger de Champlain. (coll agence Adhémar)


Le fumoir de Champlain. (coll agence Adhémar)


Le café-terrasse de Champlain. (coll agence Adhémar)

A suivre demain…

vendredi 6 août 2010

31 juillet 1948 le croiseur léger italien ATTILIO REGOLO devient français sous le nom de CHATEAURENAULT

ATTILIO REGOLO en 1942 à son entrée en service
CHATEAURENAULT ex ATTILIO REGOLO en 1958 après refonte

SCIPIONE AFRICANO en 1943 à son entrée en service


GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO en 1950 état d'origine

GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO refondu (photos collection Alain V)

31 juillet 1948 le croiseur léger italien ATTILIO REGOLO devient français sous la nom de CHATEAURENAULT.
15 aout 1948 le croiseur léger italien SCIPIONE AFRICANO devient français sous le nom de GUICHEN

Ce sont deux navires intéressants à plus d'un titre, et qui ont fait une longue carrière sous le pavillon français; je vais donc vous décrire la double carrière italienne et française de ces navires.
Ces navires sont commandés en 1938 par la marine italienne pour contrer les contre-torpilleurs français les plus rapides et les plus puissants des classes LE FANTASQUE et MOGADOR, et sont conçus pour la lutte contre les communications maritimes en Méditerranée.
Cette classe de navire dite des" Capitani Romani" comporte douze unités mises sur cale en 1939 L'ATTILIO REGOLO;le SCIPIONE AFRICANO;le CAIO MARIO;le CORNELIO SILLA;le PAOLO EMILIO;le POMPEO MAGNO;l'OTTAVIANO AUGUSTO;CLAUDIO DRUSO;VIPSANIO AGRIPPA.CLAUDIO TIBERIO;GIULIO GERMANICO et ULPIO TRAIANO.

8 furent lancés,4 abandonnés et démolis sur cale.
L'ULPIO TRAIANO est coulé en janvier 1943 par une torpille humaine britannique à Palerme
Le GIULIO GERMANICO est endommagé en achèvement à castellamare par l'artillerie anglo-américaine et sabordé en septembre 1943,il sera relevé par les italiens après la guerre.
L'OTTAVIANO AUGUSTO bombardé chavire le 1er novembre 1943 à Ancone.
Les CAIO MARIO; PAOLO EMILIO; CLAUDIO DRUSO et VIPSANIO AGRIPPA sont sabordés par les italiens en septembre 1943;
Le CORNELIO SILLA est détruit par les avions alliés à Gênes en 1944.
Le CLAUDIO TIBERIO est sabordé par les allemands en 1945.

Seuls trois navires terminent la guerre:ATTILIO REGOLO; SCIPIONE AFRICANO et POMPEO MAGNO, ce dernier en mauvais état, car endommagé par une explosion sous-marine.

L'ATTILIO REGOLO est lancé le 28 août 1940 aux chantiers OTO de Livourne; entré en service le 14 mai 1942.En juillet 1942 il participe à un mouillage de mines au sud de la Sicile, au retour fut touché par une torpille du sous marin britannique UNGERN, réparé il repris du service en mai 1943, lors de la capitulation italienne du 8 septembre 1943, il se réfugie à Port Mahon aux Baléares, et fut interné jusqu'en mai 1945.


Le SCIPIONE AFRICANO est lancé le 12 janvier 1941aux chantiers OTO de Livourne; entré en service le 23 avril 1943, le 17 juillet 1943 il se porte dans le détroit de Messine lors du débarquement allié en Sicile, en août 1943 il mouille des champs de mines, transporte le Maréchal Badoglio et le roi Victor Emmanuel III à Malte, pour signer le 3 septembre 1943 l'armistice entre l'Italie et les Alliés.
Il servit ensuite de transport rapide.

Le 10 février 1947 le traité de paix est signé entre la France et l'Italie
En application de l'article 57 de ce traité, 43 unités doivent être transférées au titre des réparations; il s'agit bien sur de renforcer notre marine nationale en piteux état à l'issue de la guerre; mais aussi,la France en fait une question de principe, et revendique un tonnage égal à celui revendiqué par l'Italie, sur nos navires, après le sabordage de Toulon; après négociations un accord est trouvé le 14 juillet 1948 sur les navires à transférer.
Parmi ceux ci figurent les ATTILIO REGOLO et SCIPIONE AFRICANO.

L'Italie remettra en service dans sa marine deux "Capitani Romani" après refonte en 1955, le POMPEO MAGNO qui sera rebaptisé SAN GIORGIO il sera désarmé en 1980, et démoli en 1987 après une longue carrière de navire-école.
Le GIULIO GERMANICO sera renfloué et refondu également il prendra le nom de SAN MARCO et sera désarmé en 1970 et démoli en 1971.

Les caractéristiques des CHATEAURENAULT et GUICHEN lors de leur transfert,sont les caractéristiques d'origine des "Capitani Romani".
Déplacement: 3362 tonnes; 5400 en pleine charge
longueur: 141,72 m; largeur 14,4m; tirant d'eau 4,04m
Propulsion: 4 chaudières; 4 turbines; puissance 110 000 cv; 2 hélices; vitesse 41 noeuds
Armement: 8 canons de 135mm
8 canons de 37mm
4x 20 mm
8 tubes lance -torpilles de 533mm; mines.

Les superstructures sous en métal lèger "Maral",coque très mince en acier spécial.

Le CHATEAURENAULTex ATTILIO REGOLO rallie Toulon le 30 juillet 1948, il est transféré le lendemain, le 7 septembre, le 20 décembre premières sorties de longue durée, il effectue des sorties en Méditerranée jusqu'au 22 janvier 1951, ou il entre en refonte aux chantiers de La Seyne; il en sort transformé, le 21mars 1953.

Les caractéristiques des CHATEAURENAULT et GUICHEN apres refonte:
Déplacement: 3675 tonnes;5500 en pleine charge
Armement 6 canons de 105 mm; ce calibre avait l'avantage de permettre d'utiliser les importantes quantités de munitions d'origine allemande, trouvées à la libération.
10 canons de 57 mm
12 tubes lance-torpilles de 550 mm

Le CHATEAURENAULT refondu et désormais classé escorteur d'escadre,il entre en essais le 9 avril 1955, il est naviral amiral de la 2ém division d'escorteurs d'escadre, il est alors en atlantique, entre en Méditerranée en 1956, le 24 mai 1956 il aborde un cargo libérien, il est réparé provisoirement à Oran, et définitivement à Toulon le 18 juin 1956; il est aménagé avec des installations de commandement plus spacieuses; 6 tubes lance-torpilles et la tourelle arrière de 105mm sont débarqués, et remplacé par des logements pour acceuillir un état-major, le 25 avril 1957, il est chef de division de la première flotille d'escorteur d'escadre basé en mediterranée, jusqu'au 5avril 1961, le 15 avril il remplace le GUICHEN comme navire amiral de l'escadre légère à Brest, il participe à diverses croisières en atlantique jusqu'au 16 juin 1962, ou il est placé en réserve; remorqué à Lorient, il est base école des fusiliers commandos, il est condamné le 2 juin 1969 et démoli à la spézia en 1970.

Le GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO rallie Toulon le 15 aout 1948, il est transféré sous pavillon français le meme jour; il est rattaché le 7 septembre à la deuxième division de croiseurs lègers, il est remis en service actif le 1er juin 1949, du 26 au 31 mai 1949, il effectue un transport d'or d'Oran à Toulon pour la Banque de France; en 1950 il reçoit un asdic prototype, effectue des essais jusqu'au 14 juin 1951, ou il entre en refonte à La Seyne sur le meme modèle que le CHATEAURENAULT.

Le 26 aout 1953 le GUICHEN effectue ses premières sorties d'essais apres refonte; il est admis en service actif le 9 avril 1955, et est affecté à la 2ém division d'escorteurs d'escadre,il effectue des missions en Algérie, il est basé sur Bizerte, il est modifié à compter du 16 juillet 1957 en batiment de commandement de l'escadre lègere; et subit les memes modifications que le CHATEAURENAULT; les travaux sont achevés le 14 octobre 1958, il est alors navire amiral de l'escadre lègere à Brest.
Le 20 juin 1959 il est abordé à lisbonne par le sous marin Marsouin; les réparations sont effectuées à Brest,le 16 juillet 1960 il participe à une revue navale à Brest; le 15 avril 1961 il est remplacé par le CHATEAURENAULT comme amiral de l'escadre légere, il est placé en réserve, le 21juin 1963 il devient brise lames et batiment école à quai à l'ecole navale de Lanvéoc Poulmic, il est condamné le 1er juin 1976 et transporté au cimetière marin de Landevennec, il est vendu en janvier 1982 pour la démolition.
Alain

Foch aux chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire




Chantiers de Penhoët, On reconnaît au premier plan à droite, le paquebot mixte Foch de la compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre. Il a été construit, comme son sister-ship Général-Leclerc, sur ces chantiers, en 1950. 

Pour plus d'informations sur Foch, se reporter à notre blog.

Les chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire ont vu le jour au début du vingtième siècle. En 1955, ils ont  fusionné avec les Ateliers et chantiers de la Loire mitoyens pour devenir les Chantiers de l'Atlantique.
Situés dans l'estuaire de la Loire sur des terrains gagnés sur l'eau. L'océan Atlantique est très proche et cela garanti une profondeur suffisante, à marée haute, pour sortir de très gros bateaux.
Le Normandie est probablement le plus prestigieux navire sorti de ce chantier naval.
Pour plus d'informations sur les chantiers de l'estuaire de la Loire, voir Wikipedia.

Le port de Saint-Raphaël de notre enfance


Le port de Saint-Raphaël de notre enfance: le quai de Saint-Tropez. 

jeudi 5 août 2010

Montage d'un moteur Diesel aux chantiers de Penhoët vers 1930

Montage d'un moteur diésel aux chantiers de Penhoët vers 1930.

Le 12 août 2000, le sous-marin Kursk disparaît en mer de Barents



En 2000, la marine russe est la deuxième marine militaire au monde, derrière celle des États-Unis. Sa principale composante est la flotte sous-marine, avec 17 sous-marins nucléaires lance-missiles stratégiques porteurs de têtes nucléaires, 11 sous-marins nucléaires lance-missiles aérodynamiques anti-navires, 22 sous-marins nucléaires d'attaque; et enfin 26 sous-marins classiques plus anciens. Parmi les sous-marins nucléaires lance-missiles aérodynamiques, 10 appartiennent au type Antey-949 A, connu par les forces de l'Otan sous le nom de code Oscar II. Parmi ceux-ci, l'un des plus récents a pour nom Kursk.

La classification des navires soviétiques et russes
Les classes de navires de l'ex-Union Soviétique portent tous un nom de code qui leur est donné par l'OTAN. Il s'agit là d'une survivance de la guerre froide ou, étant donné le secret entourant leur construction, les navires soviétiques n'étaient connus que lorsque l'on découvrait leur existence parfois tardivement. En outre le nom russe n'était que rarement connu, il fallait les désigner pour pouvoir les reconnaître, et divulguer les informations les concernant aux forces navales des pays membres de l'Otan susceptibles de les rencontrer, d'autant qu'il s'agissait d'ennemis potentiels. Depuis, l'usage de ces codes a été conservé, ils sont plus pratiques que le système en vigueur dans la marine russe. Les Russes eux ne parlent pas de classe, mais de projet. Le type Antey - 949 A est le nom du projet auquel appartient le Kursk dans la nomenclature officielle russe.
Le Kursk est appelé aussi K141. En effet, les sous-marins russes sont désignés par une lettre et un numéro et, éventuellement, mais pas toujours par un nom. C'est la dixième unité de ce type construite, sur un total prévu de 14. Onze seront terminés, la construction des trois derniers exemplaires ayant été abandonnée en 1996.
Le prototype de cette classe, le K148, est entré en service en 1986. Au 1er janvier 2010, 9 bâtiments de ce type étaient toujours en service.
Tous ont été construits dans les chantiers navals de Severodvinsk près d'Arkhangelsk, où sont construits la plupart des sous-marins nucléaires russes.

Les caractéristiques des Oscar II (il s'agit de la deuxième version connue du type Oscar)
Déplacement : 14 700 t en surface, 24 000 t en plongée,
Dimensions :155 m x 18,2 m x 9 m
Équipage : 107 h
Armement : 24 missiles SS N 19
4 tubes lance-torpilles de 533 mm
2 tubes de 650 mm
24 torpilles ou missiles
2 réacteurs nucléaires, turbines à vapeur, 2 hélices à 7 pales, 98 000 CV
Vitesse : 15,4 noeuds en surface, 32 nœuds en plongée
Comme la plupart des sous-marins nucléaires russes ces bâtiments sont dotés d'un revêtement anéchoïque externe qui a la propriété d'absorber les impulsions sonar, et partant, de diminuer l'intensité des échos réfléchis, ce qui les rend difficilement repérables. Ces sous-marins plongent jusqu'à 520 mètres en opération, 600 m en plongée maximale.

Histoire du Kursk
Mis sur cale en 1990, lancé en mai 1994, le Kursk est entré en service en décembre 1994. En 1995, il fait partie de la flottille du nord. En 1999, il est en patrouille en Atlantique puis en Méditerranée (espionnage de la VIe flotte US pendant la guerre du Kosovo). En 2000, il est désigné pour tirer des torpilles d'exercice en mer de Barents sur un croiseur russe.
Le naufrage
Le 12 août 2000, le Kursk coule suite à l'explosion d'une torpille dans le compartiment avant du sous-marin. Une deuxième explosion, beaucoup plus forte, a lieu lorsque le sous-marin touche le fond de la mer. Dans un premier temps, 23 marins survivent aux deux explosions et se réfugient à l'arrière.


La Russie tente de les secourir en envoyant un navire de sauvetage, qui arrive 24 heures plus tard sur les lieux du naufrage avec des petits submersibles d'assistance mais ceux-ci ne parviennent pas à s'arrimer aux issues de secours du Kursk.
Le 16 août, la Russie se résigne enfin à accepter l'aide britannique et norvégienne. Le 20 août, en raison de l'inclinaison du sous-marin, un mini-submersible britannique échoue dans une tentative d'arrimage au sous-marin, mais, constatant que les derniers compartiments sont désormais inondés et donc qu'il ne peut plus y avoir de survivants, la mission de sauvetage est interrompue. Au total, 118 marins perdront la vie.

Le renflouement
Le renflouement du Kursk est un véritable exploit. Vladimir Poutine prend l'initiative de l'opération destinée à récupérer les corps des marins et à déterminer les causes du naufrage. La Société néerlandaise Mammoet obtient le contrat pour tenter le renflouement, et envoie sur place un bateau spécialisé : le Giant 4.
Le compartiment avant des torpilles est découpé et laissé au fond ; périscopes et antennes sont sciés pour faciliter la remontée. 26 câbles sont fixés sur la partie centrale du sous-marin ; la remontée sous le Giant 4 prendra 11 heures. Le sous-marin toujours accroché sous le Giant 4 est ensuite remorqué au port de Roslyakovo et mis en cale sèche le 8 octobre 2001. Le renflouement permet l'identification et la mise en terre des corps restés prisonniers de l'épave et le début de l'enquête sur les circonstances du naufrage.

L'enquête
L'enquête officielle sur les causes de la tragédie avalise l'hypothèse de l'explosion d'une torpille due à une fuite du liquide propulseur. Ce type de torpilles dit Tolstushka dont l'inflammabilité du liquide propulseur est jugée trop dangereuse sera retiré du service après la catastrophe.
La deuxième explosion ressentie, résulte du choc du sous-marin au fond de la mer. Ce choc et la hausse de température dûe à la première explosion a déclenché l'explosion d'autres torpilles ; la coque prévue pour résister à des pressions à 1 000 mètres de profondeur a été éventrée sur une surface de 2 m2.







Enfin, précision historique, ce submersible, comme tous ceux de cette classe, porte le nom d'une ville soviétique notoire. Voir ici l'article du très sérieux site Hérodote, spécialiste de l'histoire, consacré à la bataille de Kursk au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Alain

mercredi 4 août 2010

30 juillet 1945 La dernière mission du croiseur USS INDIANAPOLIS


(photos navSource)


Le croiseur CA35 INDIANAPOLIS est un croiseur déjà relativement ancien lors de la seconde guerre mondiale.

Du programme 1929; il est mis sur cale en 1930, aux chantiers de New York S.B.Co.lancé le 7 novembre 1931, il entre en service en novembre 1932; il a un sister- ship le PORTLAND.

D'un déplacement de 9 950 tonnes, il fait partie des croiseurs lourds dits de Washington, puisque construits dans le respect des règles établies par le traité naval du même nom.
C'est une variante à peine plus lourde de la série précédente; les NORTHAMPTON.

Ses caractéristiques sont:
Longueur 185,92 m; largeur 20,2 m: tirant d'eau 5,20 m
Puissance 107 000 cv, vitesse 32,7 nœuds, 4 hélices
Protection: ceinture cuirassée de 76 mm à 127 mm
Armement au début de la guerre:
9 canons de 203 mm ayant une portée de 29 500 m, tirant des projectiles de 127 kg
9 canons de 127mm
2 x 47mm; 8 mitrailleuses de 12,7mm
2 catapultes et 4 avions.

Il fait partie de la flotte du Pacifique, il est utilisé dans le sud pacifique contre les japonais; en avril 1942 son armement anti-aérien est renforcé, il escorte des convois vers l'Australie,de juillet 1942 au printemps 1943, ensuite il participe à la campagne des aléoutiennes; en septembre- octobre 1942 l'armement anti-aérien et les passerelles sont modifies; un mat treillis porte radars est installé devant la seconde cheminée.
En novembre 1943, il devient navire amiral de l'amiral Spruance, et il bombarde Tarawa; en décembre 1943, il participe à l'invasion des îles Marshall, la prise de l'atoll de Kwajalein, puis de la Nouvelle Guinée.
Les îles Palau; Guam; Saipan; Tinian, sont les étapes suivantes de la reconquête de Pacifique auquel participe l'INDIANAPOLIS, en juin 1944, c'est la bataille des Philippines, l'INDIANAPOLIS est le premier navire américain à entrer à Apra Harbor à Guam depuis la libération de cette île, il bombarde Palau, les îles de l'amirauté; en octobre 1944, il retourne à l'arsenal de Mare Island pour installer de nouveaux radars. L'INDIANAPOLIS fait partie de la task force 58, il participe aux forces qui attaquent Iwo Jima; puis bombardent Okinawa en mars 1945; il est touché par un kamikaze en mai 1945; en juin, il entre en réparation à l'arsenal de Mare Island,on en profite pour mettre ses équipements électroniques à niveau ,et on lui retire une catapulte.

Il est alors préparé pour une mission secrète; il s'agit en fait d'amener sur l'île de Tinian, la première bombe atomique; de cette île partira le B29 Enola Gay, devant la larguer sur Hiroshima.
L'INDIANAPOLIS quitte le port de San- Francisco, le 16 juillet 1945 avec son précieux chargement, à 29 nœuds, il arrive à Hawaï, de la il rallie l'île de Tinian, 10 jours après avoir quitté San- Francisco et navigué solitairement à grande vitesses, il y décharge sa cargaison secrète.
Après avoir rempli sa mission, l'INDIANAPOLIS rallie d'abord Leyte, puis se dirige vers la flotte qu'il doit rejoindre à Okinawa, il quitte Guam le 28 juillet 1945, sans escorte en zigzaguant à 17 nœuds, par une mer calme et une faible visibilité, le 30 juillet à 00 h, certaine source parlent du 29 juillet,ce qui se comprend étant donné l'heure, il reçoit deux torpilles.
Il a été torpillé par le sous marin japonais I 58.

L'INDIANAPOLIS coula en douze minutes; il y avait 1199 hommes à bord , environ 800 survivent au naufrage; le SOS envoyé ne fut capté par aucun navire, sa mission étant secrète, les forces présentent dans la région ne connaissaient pas sa position; le naufrage ne fut connu que le 2 août; lorsqu'un avion Lockheed Ventura signala des débris, et des survivants, la plupart dans l'eau avec simplement leurs brassières individuelles, parce que peu de radeaux avaient pu être lancés, beaucoup de marins périrent noyés ou dévorés par les requins, qui attaquaient les naufragés.
La recherche des survivants, disséminés sur la mer, se prolongea jusqu'au 8 août; 316 hommes seulement, dont le capitaine Mc Vay commandant du navire, furent sauvés sur les 1199 hommes d'équipage; c'est l'une des plus grande tragédie de l'histoire de l'US Navy; la guerre se terminait deux semaines plus tard.
Alain

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol
Training ships Etoile and Belle Poule in the dock
Die Schulschiffe Etoile und Belle Poule im Hafenbecken

La Belle Poule et l’Etoile ont été construites en 1932 par le Chantier naval de Normandie à Fécamp.Toutes deux identiques, elles sont les exactes répliques des goélettes à hunier du type Paimpolaise qui, jusqu’en 1935, faisaient la pêche à la morue sur les bancs d’Islande. Seuls les aménagements intérieurs ont été modifiés pour l’hébergement de l’équipage, des élèves en instruction et pour l’installation des machines. L’Etoile est le 15e bâtiment de ce nom et la Belle Poule, le 3e*. 
Derniers bâtiments de la Marine nationale à avoir effectivement fait partie des Forces navales françaises libres (FNFL), elles arborent à ce titre au beaupré le pavillon à la croix de Lorraine.
Basées à Brest, les goélettes participent à la formation et à l’entraînement des officiers et officiers-mariniers élèves chefs du quart, ainsi que des élèves des différentes écoles d’équipage de la Marine nationale. A côté de cette mission principale de formation, les goélettes sont présentes dans toutes les manifestations nautiques de la façade atlantique, en France comme à l’étranger.
DÉPLACEMENT : 225 tonnes (275 tonnes en charge) DIMENSIONS : longueur : 37,50 mètres largeur : 7,40 mètres tirant d’eau : 3,65 mètres VOILURE : 450 m2 Clin foc et grand foc, Petit foc et trinquette, Misaine, hunier et étai, Grand-voile et flèche de grand-voile ÉQUIPAGE : 16 membres d’équipage (commandant, 5 officiers mariniers, 10 quartiers-maîtres et matelots) 15 à 25 élèves suivant le type de navigation (source Ecole navale)

*La première fut une frégate de 30 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d'indépendance des États-Unis. La deuxième portait 40 canons et fut construite à Nantes entre 1801 et 1802. Capturée en 1806 par les Anglais, elle fut débaptisée pour servir dans la Home Fleet. La troisième a été lancée en 1834. Ce fut elle qui ramena les cendres de l'Empereur de Sainte-Hélène en 1840. Le nom Belle Poule est probablement une altération de Belle Paule.

A voir : une belle galerie de photos de Jean-Yves Béquignon

Alain a dit : Je précise qu'elles ont quand même un moteur, à l'origine un Sulzer de 125cv permettant une vitesse de 6 noeuds, remplacé en 1975 par un diésel Baudouin DNP8 de 285 cv. La Belle Poule à depuis 2006,un diesel de 300 cv. Elles ont une hélice et naviguent à 9 noeuds avec leur nouvelle motorisation.

mardi 3 août 2010

Cargos et ferries à Fos sur mer

Port autonome de Marseille : cargos et ferries à Fos (collection agence Adhémar)

Transbordeurs à Fos (collection agence Adhémar)


Porte-conteneurs à Fos (collection agence Adhémar)

Porte-barges à Fos (collection agence Adhémar)
Méthanier à Fos (collection agence Adhémar)

Vue du pont des embarcations du paquebot Lafayette

Vue du pont des embarcations du paquebot Lafayette.

"A vrai dire, c’est avec une surprise agréable de nouveauté que l’on contemple cette silhouette qui déroute notre routine de l’esthétisme navale, car son aspect est absolument différent de celui des navires actuellement en service. Le paquebot Lafayette a été construit sous la surveillance spéciale du Bureau Véritas, 31, rue Henri-Rochefort, Paris.
Avec sa cheminée basse, trapue, de proportions inusitées, son unique mât de charge accouplés deux par deux, sa haute superstructure, il apparaît, tel qu’il est en réalité, comme un navire extrêmement puissant. En dehors de ces mâtereaux destinés au fret, son unique mât est sur l’avant. Au-dessus de sa vigie, le nid de pie traditionnel, l’on aperçoit un fort projecteur. Voilà pour l’aspect extérieur. On remarque encore les hublots de vastes dimensions, le superbe promenoir qu’est le pont-abri complètement vitré, formant galerie en encorbellement, la forme si moderne des bossoirs herculéens, mus par l’électricité, destinés à mettre à la mer les canots, dont deux remorqueurs à moteurs munis de puissantes antennes de TSF.
Au-dessus du pont A se trouve un château qui comprend lui-même trois ponts partiels : le pont promenade qui s’arrête à l’avant à 35 mètres de l’étrave, au-dessus du pont des embarcations qui est en retrait de 16 mètres par rapport au pont promenade. Au-dessus du pont de la passerelle qui est au même niveau que le pont des embarcations." (Revue de la CGT pour le voyage inaugural de 1930)

Photo du jour: Cerro Alegre dans la tempête

Grosse tempête à Valparaiso (121 km au nord-ouest de Santiago, capitale du Chili) le 6 juillet dernier. Le cargo Cerro Alegre, immatriculé à Valparaiso est plus que chahuté par les vagues jusqu'à finir sur les quais. (source 20 minutes, voir la vidéo)Waves batter a merchant vessel stranded along the coast during a heavy storm in Valparaiso City, Chile, 121 km (75 miles) northwest of Santiago on July 6, 2010.

Cerro Alegre
 (ancien Orlando II et Valya Kurakina) assurait le service de l'île de Pâques. Il a été construit aux chantiers Ocean Marine Mutual en Roumanie et fait 2150 tonneaux. Il possède trois grues de 10, 20 et 10 tonnes qui peuvent travailler ensemble. Après la faillite de son armateur, il est resté à quai depuis 2004, dépecé petit à petit de tout son équipement par des visiteurs indélicats. Il est encore, après son échouage au cœur d'une grande bataille juridique, à laquelle s'ajoute celle sur la responsabilité de la catastrophe. (source El Mercurio de Valparaiso)



La embarcación fue construida en 1975 en los astilleros Ocean Marine Mutual en Rumania, donde recibió el nombre de "Orlando II". La embarcación que se encuentra desde el 2004 en las costas de Valparaíso podía desplazar 2.150 toneladas de peso.
La nave que hoy recibe el nombre de "Cerro Alegre" cuenta con tres grúas que trabajaban simultáneamente almacenando las cargas de forma respectiva en cada una de las bodegas. Estas grúas tienen una capacidad de levante de 10, 20 y 10 toneladas, respectivamente.

lundi 2 août 2010

Bateaux digues (blockships) à Arromanches en 1944

 Bateaux digues (blockships) à Arromanches en 1944 (coll agence Adhémar)

Les blockships étaient des vieux navires condamnés à mort et des caissons de béton envoyés au fond de l’eau. Mis bout à bout, ces navires-bloqueurs formaient une digue longue de sept kilomètres. Pour plus de détails sur la composition du port artificiel d'Arromanches, voir Alain Beck. Cargos, vieux navires de guerre, ils sont les premiers à traverser la Manche depuis le port de Poole où ils avaient été rassemblés. Ainsi, 56 navires vont se positionner dès le 7 juin au niveau des cinq plages pour être coulés, la coque dépassant de 2 m à marée haute. Les plus connus des navires de guerre furent les cuirassés français Courbet et anglais Centurion. Ces navires étaient des unités de plus de 20000 tonnes.

The artificial dikes are divided into 2 parts: a bombardon and a pier consists of old ships sunk intentionally (Blockships). 

Under this term Blockships hiding old ships destined to be scutteled. This dyke of old ships will form a dike length of 7 km. There are warships as commercial vessels The best known as warships were the battleships french Courbet and English Centurion. These vessels were warships over 20000 tonnes.

dimanche 1 août 2010

1ER AOUT 1946 Entrée en service du dernier cuirassé britannique

Cuirassé VANGUARD (collection Alain V)

Le 1er aout 1946, entrait en service le VANGUARD dernier cuirassé britannique.

Dès 1939 les anglais envisagent la construction d'un navire de ligne rapide qui permettrait d'utiliser les tourelles doubles de 381 mm débarquées des croiseurs de bataille COURAGEOUS et GLORIOUS à l'occasion de leur transformation en portes-avions.
C'est une excellente artillerie parfaitement au point contrairement aux 356mm des unités de la classe KING GEORGE V en construction; et des 406mm prévus pour la classe LION, encore au stade des études.

Le projet s'inspire fortement d'ailleurs de la série des LION mis sur cale en 1939; mais dont la construction sera abandonnée dès 1940, probablement à cause des difficultés de mise au point des 406mm prévus.
Le déplacement choisi est de 40 000 tonnes; l'armement secondaire de pièces de 133mm, et la DCA composée de Vickers de 40 mm comme pour les LION. Les principales améliorations concernent une ceinture cuirassée plus épaisse; et une puissance propulsive suffisante pour lui permettre d'atteindre 30 nœuds en situation de combat.

Il est mis sur cale le 2 octobre 1941, aux chantiers John Brown de Clydebank.

A l'ouverture des hostilités contre le Japon, la construction est accélérée,mais des difficultés d'approvisionnement du chantier ne permettent pas d'espérer terminer les travaux pour la fin de 1944 comme espéré par l'amirauté.

L'expérience du combat contre le BISMARCK; et de la perte du PRINCE OF WALES amènent à des améliorations sur le VANGUARD; des modifications sont également apportées pour améliorer sa tenue à la mer par gros temps; en effet la plage avant des KING GEORGE V est trop facilement envahie par la mer; de même les écubiers sont encastrés dans la coque, pour la même raison.

L'arrière se termine en tableau ce qui permet d'améliorer les lignes d'eau, d'où un gain de vitesse. La capacité en combustible est augmentée pour accroitre le rayon d'action, d'autant qu'on envisage son utilisation dans l'océan Pacifique.

L'expérience encore de la perte des PRINCE OF WALES et REPULSE sous les coups de l'aviation japonaise, implique un accroissement du nombre de pièces de DCA.

Caractéristiques du VANGUARD:

Déplacement: 44 000 tonnes; 51420 tonnes en pleine charge.
Dimensions: longueur 248,20 mètres; largeur 32,91 mètres;tirant d'eau arrière 9,95 mètres
Protection: ceinture cuirassée 356mm au plus fort;2ponts blindés de 152mm et 127mm
Propulsion: 130 000 cv,vitesse 30 nœuds;31,57noeuds obtenus aux essais;4hélices.
Distance franchissable: 7000 milles à 20 nœuds;3600 milles à 29,5 nœuds.
Armement:8 canons de 381 mm en 4tourelles doubles
16 canons de 133mm en 8tourelles doubles
75 canons de 40 mm Vickers en 10 affuts de 6
1affut de 4
11affuts simples
Équipage :1893 hommes

Lancé le 30novembre 1944; il est mis en service, le 1er aout 1946.

Navire amiral de la Home Fleet; il fut utilisé pour des croisières royales en 1947, jusqu'en Afrique du Sud; le VANGUARD est désarmé en 1953; condamné en 1959; et démoli en 1960.

Le VANGUARD fut un navire excellent; mais arrivé trop tard, alors que le rôle de "Capital Ships " n'était plus dévolu aux cuirassés; mais aux porte -avions.
Alain

Le 17 janvier 1955 le sous-marin USS NAUTILUS navigue pour la première fois grace à l'énergie nucléaire.

Le sous-marin USS NAUTILUS premier navire à propulsion nucléaire au monde.
Le sous-marin LE REDOUTABLE premier navire nucléaire français (photos collection Alain V)

le 17 Janvier 1955,le sous marin américain NAUTILUS lance sont message historique "Underway on nuclear power"; sommes en route à l'énergie nucléaire. C'est semble-t'il, le début d'une ère nouvelle dans la propulsion des navires.

L'idée d'appliquer l'énergie nucléaire à la construction d'un moteur remonte à 1945; après la réalisation complète de la première bombe atomique, l'étape suivante était de domestiquer cette formidable énergie. Le professeur Philips Abelson conçu le principe d'un tel moteur; mais la mise en application fut l'œuvre du captain Rickover; malgré une opposition quasi générale; scepticisme des marins; opposition de l'Army et de l'Air Force; qui accaparaient les crédits; il fit triompher l'idée d'installer en priorité l'énergie nucléaire, sur les sous- marins auxquels on rendrait ainsi leur puissance.

Ce qui aida l'idée à triompher, fut le fait que l'URSS armait une formidable armada de submersibles; copiés sur le type XXI allemand, dont certains armés d'engins téléguidés. L'idée était que le meilleur adversaire à opposer à un submersible, était un congénère plus rapide et plus silencieux.

Inscrit au budget de 1951; le NAUTILUS, premier sous marin nucléaire, fut mis sur cales en 1952, lancé le 21 janvier 1954, et pris la mer le 17 janvier 1955.
En mai 1955, au cours de sa première croisière d'entraînement, il pulvérisa tous les records de vitesse, de rayon d'action et d'endurance, couvrant en plongée l'étape de New London à Porto Rico soit 1397 nautiques, en 84 heures.

Le Nautilus déplaçaient 4091 t en plongée, avait un effectif de 103 hommes; était propulsé par un réacteur 52W Westinghouse à eau pressurisée, développant 15 000 cv, il filait 20 nœuds en surface ou en plongée. Retiré du service en 1980,le NAUTILUS est conservé comme musée à Groton, Connecticut ou il avait été lancé.

Principe de la propulsion nucléaire:
Un réacteur nucléaire produit par fission de la chaleur, celle ci chauffe un circuit dit primaire qui traverse le réacteur; ce circuit primaire va transférer de la chaleur à une chaudière pour produire de la vapeur qui va circuler dans une circuit secondaire; donc n'étant pas en contact avec le réacteur; à partir de ce moment on retrouve une motorisation classique de navire à vapeur; celle ci va passer dans des turbines et alimenter des génératrices produisant de l'énergie électrique; mais c'est un navire à vapeur dont le rayon d'action est illimité.

L'avantage énorme pour un sous marin est donc la suppression de la double motorisation ; diesel pour la navigation en surface, et moteur électrique en plongée, en outre tributaire de batteries lourdes, et de faible rendement; la puissance maximum est donc disponible aussi bien en surface qu'en plongée et de manière quasi illimitée.

Le succès du sous marin NAUTILUS fut tel que l'on entrepris rapidement beaucoup de constructions de navires à propulsion nucléaire; les États Unis ont alors une très forte avance technologique grâce à une flotte de sous marins s'accroissant très rapidement; des 1960; 56 sous- marins nucléaires étaient en service ou en construction.

Dans le cadre de la compétition relative à la guerre froide, les russes ne sont pas en reste
et lancent dés le mois de décembre 1957, le brise glaces LENINE premier navire de surface à propulsion nucléaire, qui entrera en service en 1959.

En juin 1959 les États Unis lancent le premier sous marin armé de missiles balistiques Polaris; le George Washington qui entre en service fin 1959.

En 1960 les russes répliquent par leurs premiers sous marin lancent missiles; le projet 658 connu sous le code Otan de Hôtel I, il en sera construit 8 exemplaires.

En juillet 1959 les américains lancent le croiseur lourd armé en totalité de missiles LONG BEACH, qui entre en service en septembre 1961,premier navire de guerre de surface à propulsion nucléaire; en septembre 1960, les États Unis lancent le premier porte-avions nucléaire; l'ENTERPRISE en service en novembre 1961 et toujours en service en 2010.

En juin 1959 les États Unis lancent le SAVANNAH, premier navire marchand à propulsion nucléaire, il entrera en service en 1962;
En avril 1961 est lancé toujours aux USA le BAINBRIDGE qui entre en service en octobre 1962, d'abord classé destroyer lance missiles, il sera reclassé croiseur ce que justifie pleinement son déplacement de 7600 tonnes.
En décembre 1960 est lancé le premier navire nucléaire britannique, le sous-marin d'attaque DREADNOUGHT mais il est construit avec l'aide des États Unis qui fournissent l'appareil moteur; il entrera en service en avril 1963.
En septembre 1966 les britanniques lancent leur premier sous marin stratégique; le RESOLUTION qui entrera en service en octobre 1967.
Le 29 mars 1967 est lancé à cherbourg le premier sous marin nucléaire français; LE REDOUTABLE; il entrera en service en décembre 1971; il s'agit d'un sous marin lanceur de missiles balistiques à ogives nucléaire, comparable aux RESOLUTION anglais et aux LAFAYETTE américains de 1963, donc très performant, il en sera construit 6 exemplaires dont le dernier; l'INFLEXIBLE entré en service en 1985 est une version améliorée pour tenir compte des progrès techniques, et doté dés l'origine du missile M4 plus performant.

Trois navires nucléaires civils vont encore être étudiés, et mis en service. L'allemand; OTTO HAHN mis en service en 1968. Le japonais MUTSU mis en service en 1972; et le cargo brise glaces russe SEVMORPUT en service en 1988.

Après avoir ainsi lancé des ballons d'essais dans toutes les directions; il apparaît que la propulsion nucléaire n'est pas adaptée actuellement, aux navires civils, ceux ci ont tous été retirés du service, et non remplacés, parce que non rentables.

Les croiseurs et destroyers n'ont pas été remplacés eux aussi, parce que le surcout du nucléaire n'est pas justifié par des capacités améliorés par rapport aux navires équivalents à propulsion classique.

Il est indiscutable que la propulsion nucléaire donne une supériorité incontestable aux sous-marins; tous les pays qui en ont les moyens et la capacité ne construisent plus que des sous marins nucléaires.

Elle donne une supériorité moins incontestable, mais significative aux portes-avions. Les États Unis ne construisent plus que des portes -avions nucléaires; la France a construit le CHARLES DE GAULLE en utilisant des chaufferies nucléaires semblables à celles de ses sous marins stratégiques, pour limiter les coûts, mais avec l'inconvénient d'une vitesse un peu limite de 27 nœuds, et encore grâce à des hélices très performantes au prix de déboires dont la presse s'est fait l'écho.

Les russes outre les sous- marins, utilisent la propulsion nucléaire pour leurs brises glaces; l'autonomie est pour eux un facteur très important étant donné les conditions d'utilisation pendant tout l'hiver sans interruption. Leurs croiseurs nucléaires lance missiles ADMIRAL NAKHIMOV et PETR VELIKIY commencent à prendre de l'âge et ne semble pas devoir être remplacés de sitôt.

La propulsion nucléaire des navires est devenu un choix parmi d'autres, qui répond désormais à des critères précis d'utilisation, et de rentabilité.

Alain

LE 1er aout 1953 était lancé le sous-marin expérimental ALBACORE

USS GRAMPUS 1941
Roland morillot ex U2318 type XXI 1946

USS SHARK coque type ALBACORE 1960;évolution des coques de sous marins; (collection Alain V)


Le 1er août 1953 était lancé le sous marin expérimental américain ALBACORE à grande vitesse en plongée.

Pour comprendre l'innovation de ce navire, je vais faire un rappel rapide de l'évolution de la coque du sous marin.

A l'origine,au soit au XIX ém siècle, les premiers sous marins étaient de très petits navires,dont la coque était de forme plus ou moins hydrodynamique,contenant un petit moteur électrique,la coque était suffisamment épaisse pour résister à la pression de l'eau, il en résultait une coquille de noix, absolument pas marine; le moindre clapot entrait par l'écoutille, d'où quantité d 'accidents, et un engin pratiquement inutilisable militairement.

En 1896 pour tenter d'améliorer la situation; en France, le ministre de la Marine Lockroy,organise un concours;les normes étaient les suivantes: 200 tonnes,12noeuds en surface,8noeuds en plongée ,100 milles à 10 noeuds,portant deux torpilles.
Trois projets furent retenus, ceux des ingénieurs, Romazotti,Maugas et Laubeuf.

L'idée originale qui triompha fut celle de Maxime Laubeuf;ingénieur des constructions navales de Cherbourg;il avait constaté que tous les sous marins construits jusqu'alors étaient inaptes à naviguer en surface;il parti donc de la coque d'un torpilleur, et créa le torpilleur submersible;le NARVAL construit sur les plans de Laubeuf, lancé le 21octobre 1899, fut le premier "submersible"comme on appela les navires construits sur son principe, par opposition aux sous marins purs .

Le principe reposait sur une coque épaisse de sous marin entourée par une coque extérieure mince épousant une forme plus apte à naviguer en surface; les ballasts occupant l'espace entre les deux coques.

Le sous marin pur disparu très rapidement, alors que le submersible évolua; notamment avec les progrès réalisés au cours des deux guerres mondiales par les ingénieurs allemands.

Le progrès le plus spectaculaire fut réalisé par le type XXI allemand, construit à la fin de la seconde guerre mondiale; bâtiment aux lignes pures, les appendices retractables pour ne pas freiner la progression en plongée; le schnorchel invention antérieure au type XXI, mais généralisé avec lui, permettant l'utilisation des diesels en plongée périscopique; grande puissance des moteurs électriques, permettant une vitesse en plongée supérieure, à la vitesse en surface; 15 noeuds en surface,16 noeuds en plongée; le succès de ce type de navire surclassant tous les sous -marins existants de par le monde,fut tel qu'il fut copié par toutes les marines; les américains refondirent leurs sous -marins construits pendant la seconde guerre mondiale en "guppy"c'est à dire selon le modèle des type XXI allemands; les russes les copièrent avec les Whiskey; la France s'en inspira fortement pour les Narval de 1957.

Les choses en étaient là; lors qu'apparut l'ALBACORE; il s'agissait d'un sous marin expérimental de 1100 tonnes, 60,95 mètres de longueur, propulsé classiquement par un diesel, barres de plongées sur l'arrière de l'hélice à 5 pales, forme de coque en goutte d'eau; il donnait 20 noeuds en plongée ce qui était considérable pour l'époque; il prenait le contre pieds du submersible de Laubeuf; puisque à nouveau le sous marin avait pour vocation première de naviguer sous l'eau, et non en surface; on pouvait s'affranchir de la contrainte tenue à la mer; et faire une coque la plus hydrodynamique possible; donnant les meilleurs résultats en plongée; les résultats furent si spectaculaires, que tous les sous marins modernes ont la forme de coque inspirée de celle de l'ALBACORE; l'arrivée presque simultanée du NAUTILUS et de la propulsion nucléaire; qui permet une autonomie en plongée quasi illimitée; la limite étant maintenant humaine, et non technologique,conduisit aux sous marins actuels.

Le sous marin; bâtiment stratégique par excellence, capable de frapper n'importe ou dans le monde avec des engins balistiques, pouvant être tirés en plongée, est devenu le navire de guerre le plus puissant, et le plus redouté .

Alain