jeudi 27 novembre 2014

Il y a 72 ans la flotte française se sabordait à Toulon

                                        Le croiseur La Marseillaise en feu le 27 novembre 1942

Le 27 novembre 1942, la flotte française stationnée à Toulon se saborde.

Comment en est on arrivé la?

                    Dés le 24 juin 1940, la veille de l'armistice signé avec les allemands, l'amiral Darlan avait diffusé ses instructions selon lesquelles: si un ennemi ou étranger tentait de s'emparer par la force de navires français, ceux ci devraient se saborder et être rendu inutilisables.
Il s'agissait d'un ordre du jour de portée permanente; afin qu'il ne puisse être rapporté sous la contrainte.
                     La situation de la flotte française va basculer totalement, après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, en effet nos navires présents dans les ports d'Alger; d'Oran et de Casablanca vont répliquer et se battre contre ceux qu'ils considèrent comme des envahisseurs.
A Casablanca; le Jean Bart est aux prises avec les cuirassé américain Massachusetts,et les avions du porte avions Ranger;le croiseur Primauguet;les contre-torpilleurs Albatros,Milan;les torpilleurs Brestois,Boulonnais,Frondeur,l'Alcyon,Fougueux attaquent la flotte américaine,étant donné la disproportion des forces,il s'agit d' une attaque suicidaire;seul l'Alcyon en réchappera.                                                

A Oran les sloops britanniques Walney et Hartland chargés de déposer des commandos dans le port sont coulés;les torpilleurs Tramontane,Tornade,Typhon,l'aviso Surprise le contre-torpilleur Epervier sortent affronter les cuirassés et croiseurs britanniques ,tous sont coulés par des forces infiniment supérieures.

                      Pourtant des tractations secrètes avaient tenté de préparer le terrain en partie par des contacts entre le général Mast, et le Général Clark, adjoint d'Eisenhower qui avait débarqué secrètement du sous -marin anglais le Seraph pour assister à une réunion qui a eu lieu à Cherchell le 21 octobre 1942 et devant permettre au Général Giraud, récemment évadé de prendre la tete des forces françaises pour reprendre le combat;un groupe de personnes connus sous le nom de groupe des cinq oeuvraient également dans le meme sens . Les américains sont pressés de débarquer pour deux raisons; ils veulent prendre à revers l'Afrika Korps de Rommel qui avance rapidement en Tunisie et sont pressés par Staline d'ouvrir un second front, pour soulager la pression allemande sur la Russie notamment à Stalingrad alors que les français conjurés ne se sentant pas prêt, voudraient faire retarder le débarquement .

Or, dans cette histoire digne des meilleurs feuilletons; un évènement imprévu vas bouleverser les prévisions des conjurés, l'amiral Darlan commandant en chef respecté de la Marine française et ancien chef de gouvernement de Pétain qui vient d'être remplacé par Laval sur la demande des allemands, est arrivé à Alger à titre privé au chevet de son fils gravement malade.
Après deux jours d'âpres combats, lourds en pertes humaines et matérielles; les marins se tournent naturellement vers lui; l'amiral Darlan après avoir vainement attendu le feu vert du Maréchal Pétain décide de son propre chef d'arrêter les combats et de discuter avec les américains des modalités du cesser le feu. Il prend ainsi la tête des forces françaises en Afrique du Nord au non du Maréchal Pétain empeché de s'exprimer librement dit il ; évinçant ainsi le Général Giraud pressenti par les conjurés mais non obeit par ses troupes et donc pas pris au serieux par les américains; faut il y voir la la raison de la mort de l'amiral Darlan ?,toujours est il que le 24 décembre 1942, l'amiral Darlan est assassiné à Alger par Fernand Bonnier de la Chapelle, un exalté royaliste, dés le 26 décembre au matin, l'assassin est fusillé après un jugement et une instruction expéditive; comme si l'on ne désirait pas trop chercher les commanditaires qui se cachent derrière.

Sur le terrain Darlan avait conclu un accord avec les américains; cet accord est entériné à Alger le 13 novembre par le général Eisenhower et l'amiral Cunningham en personne; pendant le même temps, le haut commandement allemand demandait à l'amiral Marquis préfet maritime de Toulon et à l'amiral de Laborde commandant des forces de haute mer de prendre l'engagement de défendre l'enclave de Toulon contre toute agression de l'Axe ou de"dissidents" dans ce cas, le camps retranché et la flotte seraient respectés par la Wehrmacht; n'ayant pas le choix, l'engagement demandé par les allemands fut pris par les amiraux.

Une simple protestation officielle du Maréchal Pétain, fut la seule réponse à l'invasion de la zone libre par les allemands, celle ci est dénommée opération Attila; le 11 novembre 1942; l'amiral Auphan qui n'a cessé de faire secrètement la liaison entre Darlan à Alger et Vichy pour essayer de faire rentrer la France dans la guerre est démissionnaire pour marquer sa désaprobation, suite à la tournure prise par les évènements, il est remplacé par l'amiral Abrial, à la tête de la marine en France métropolitaine.

Cest la Wechrmacht et non la Kriegsmarine qui est changée de l'opération Anton, consistant à investir l'arsenal de Toulon dans le but de s'emparer des navires; cela explique la réussite du sabordage proprement dit, des soldats peu au fait des choses maritimes, n'ont rien pu faire pour s'opposer au sabordage des navires.
La surprise est totale à Toulon le matin du 27 novembre lorsque les allemands surgissent à 4 h25, l'amiral Marquis; préfet maritime est cueilli dans son lit.
L'amiral de Laborde ne peu croire au manquement de parole de la part des allemands.

à 5h 20 les allemands sont au Mourillon, dont cinq sous-marins parviennent à s'échapper: le célèbre Casabianca; le Marsouin; le Glorieux; l'Iris et la Vénus. La Vénus se sabordera en grande rade; l'Iris sera internée en Espagne et les trois autres gagneront l'Algérie et reprendront le combat aux cotes des Alliés.
L'ordre se sabordage est donné par l'amiral de Laborde, de son navire amiral, le cuirassé Strasbourg à 5h 25.

Les chars allemands arriveront trop tard sur les quais pour empêcher le sabordage.

Pendant que des interprètes allemands parlementent avec les marins; les navires coulent; les pièces d'artillerie sautent, sans que les allemands ne puissent rien empêcher.

La marine française à perdu 75 unités soit 235 000 tonnes:
-3 cuirassés:
Strasbourg; Dunkerque; Provence.
-7 croiseurs:
Algérie; Colbert; Dupleix ;Foch; La Marseillaise; La Galissonniere: Jean de Vienne.
-1 transport d'aviation:
Commandant Teste
-15 contre-torpilleurs:
Lynx; Guépard; Vauban; Valmy; Verdun; Aigle; Gerfaut; Vautour; Cassard; Kersaint; Tartu;                      Vauquelin; L'Indomptable; Mogador; Volta
-13 torpilleurs:
Bordelais. Le Mars; La Palme; L'Adroit; Casque; Foudroyant; Hardi; Lansquenet; Mameluk; Siroco; Baliste; La Bayonnaise; La Poursuivante
-6 avisos:
D'Iberville; La Curieuse; L'Impétueuse; Chamois; Yser; Dédaigneuse
-14 sous-marins:
Caiman; Redoutable; Vengeur; Pascal; Fresnel; Acheron; L'Espoir; Naïade; Sirène; Galatée; Thétis; Euridice; Aurore; Diamant
-9 patrouilleurs ou dragueurs
-19 bâtiments de servitude
-1 bâtiment école
-28 remorqueurs
-4 docks de levage

Seule 39 bâtiments tous de petit tonnage et sans grande valeur militaire ou désarmés seront capturés dont les contre-torpilleurs Panthère; Tigre et Lion et le torpilleur Trombe, en situation de gardiennage et donc sans équipage; le Tigre et le Trombe seront d'ailleurs récupérés lors de la capitulation italienne en septembre 1943.
             

vendredi 21 novembre 2014

A Fécamp, Cap Nord rentre au port

A Fécamp,  le chalutier Cap Nord rentre au port…
Source Fécamp, coup de cœur, coup de gueule https://www.facebook.com/198802060297096/photos/np.313074691.749411761/358608947649739/?type=1&permPage=1

mardi 18 novembre 2014

Un dock flottant De Marseille à Dunkerque

En 1962, la chambre de commerce de Dunkerque achète à celle de Marseille un dock flottant de 217 mètres de long sur 40 mètres de large et pouvant supporter des navires de 20 000 tonnes. Le port de Dunkerque a un besoin urgent de ce dock pour la réparation navale et le carénage. Toutefois, il y a deux impératifs pour le faire entrer dans les bassins: du beau temps et une grande marée. En effet, le dock doit passer par une écluse moins large que lui de quelques mètres ! La manœuvre prévue est la suivante : avec la grande marée de juin, l'écluse sera à ras bord; on inclinera le dock de 20 degrés par ballastage et ainsi le côté émergé passera au-dessus de la berge de l'écluse. Un système de pneus est prévu pour empêcher tout contact de la tôle du dock avec le bord de l'écluse; enfin, des remorqueurs portuaires sont prévus pour le déhaler. Il est donc indispensable de faire remorquer le dock dans les plus brefs délais et d'arriver à temps.

Pour en savoir plus : Homme libre, toujours tu chériras la mer
https://www.facebook.com/groups/1408555389360020/1572472372968320/?notif_t=group_activity

dimanche 16 novembre 2014

Hommage de l'AAP à Jean-Claude Hélary lors de son assemblée générale extraordinaire

Assemblée générale extraordinaire de l'AAP

Au cours de cette assemblée générale qui a décidé de l'avenir de l'association, une minute de silence a été observée en hommage à Jean-Claude Hélary, ancien président et fondateur, président d'honneur de l'Association des amis des paquebots, qui vient de nous quitter.
Ci-dessous, l'article de Tour Hebdo

Jean-Claude Hélary et le staff de la Transat à bord d'Ile-de-France à New York en 1958.
« C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Jean-Claude Hélary, le président d'honneur de Clia France, l'association de promotion de la croisière, dans un communiqué diffusé aujourd'hui :"C’est avec une grande émotion que Clia France a appris le décès lundi 10 novembre de Jean-Claude Hélary, grande figure du monde maritime et de l’industrie française de la croisière", a annoncé Clia France. 

Clia France rappelle qu'il avait été nommé Chevalier de l’Ordre du mérite maritime en 2011, et avait débuté sa carrière à la Compagnie générale transatlantique, armateur du France. Jean-Claude Hélary était alors en charge de la promotion des ventes de la compagnie ; personnage respecté du secteur de la croisière, il n’aura eu de cesse de promouvoir les voyages en paquebots, puis les croisières comme véritable mode de vacances, tout au long de sa carrière.
Durant son parcours au sein de l'industrie, Jean-Claude Hélary a collaboré avec différents armateurs de croisières, et a été le cofondateur des associations CroisiMer et AFCC (Association française des compagnies de croisières), devenue Clia France et dont il était le président d’honneur.

Georges Azouze, le président de Clia France, lui rend hommage :"Jean-Claude Hélary, notre président d’honneur, a joué un rôle majeur tout au long de sa carrière pour le développement de la croisière en France. […] Nous lui devons beaucoup et nous garderons de lui le souvenir d’un homme chaleureux au dynamisme rare. Nous perdons un ami, le monde de la croisière est en deuil". 

Clia France précise que Jean-Claude Hélary sera inhumé dans l’intimité au cimetière de Sainte-Marie au Bosq le 18 novembre. Tour Hebdo présente ses condoléances à sa famille et à ses proches. »

jeudi 13 novembre 2014

Hommage à Jean-Claude Hélary, président d'honneur et fondateur de l'Association des amis des paquebots

Jean-Claude Hélary lors d'une AG de la French Lines. © agence Adhémar

Jean-Claude Hélary, président fondateur, président d'honneur de l'Association des amis des paquebots nous a quitté
La rédaction de ce blog et les éditions MDV s'associent à la douleur de ses proches et des membres de l'AAP.