mardi 25 février 2014

Trois-mâts baleiniers du Pacifique sud

L'île Norfolk se situe dans l'océan Pacifique entre l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie. La capitale est Kingston et elle compte environ 2 000 habitants. C'est un territoire autogouverné associé à l’Australie (anciennement un territoire extérieur australien jusqu’en 1979), mais dont les relations externes sont administrées par l’Australie. Longtemps colonie pénitentiaire britannique, sa situation change quand, le 8 juin 1856 accostèrent 194 habitants de Pitcairn, des descendants des mutinés du Bounty. Les nouveaux venus occupèrent les anciens bâtiments de la colonie pénitentiaire et y poursuivirent les deux activités principales qu’ils menaient à Pitcairn, l’agriculture et la pêche à la baleine. C'est en l'honneur des baleiniers qui ont fait sa richesse que l'île de Norfolk a édité tout une série de timbres montrant ces grands voiliers. En voici trois… 


Costa Rica Packet, baleinier de Sydney (Nouvelle Galles du Sud). Il eut un petit moment de célébrité en 1891 quant son équipage fut détenu pour piraterie par les autorités néerlandaises des Moluques. Ils avaient en fait récupérer un canot qui prenait l'eau. Cependant leur détention couta cher à la compagnie qui perdit une saison de pêche et dut réparer le voilier laissé à l'abandon. L'affaire fit grand bruit et agita les colonies australiennes. D'intenses échanges diplomatiques menèrent au versement d'une compensation importante.
Built from wood by J Sebire of Guernsey for Le Lacheur and Co, Guernsey.
Tonnage 531 tons gross and net, with an underdeck tonnage of 503 tons. Dim. 162 x 28.6 x 17.7ft. July 1861 completed.
Dépeçage d'une baleine à bord du Costa Rica Packet.

Costa Rica Packet vers 1890.



Le baleinier néo-zélandais Splendid.
« La barque Splendid de Dunedin (Nouvelle-Zélande) a battu tous les records de récolte d'ambre gris avec 983 livres en 1883.»


Le baleinier australien Onward de Sydney (Nouvelle Galles du Sud). Il aurait naufragé le 15 septembre 1878 à l'île Chesterfield (Nouvelle Calédonie).
«On signale qu'en 1876, année du deuxième grand désastre de la flotte américaine de baleiniers en Arctique (14 de ses 18 navires furent rapidement saisis par les glaces), l'Arctic fut jeté à la côte à Point Franklin mais son équipage fut récupéré par Onward.» 

lundi 24 février 2014

Le navire-hôpital allemand Rostock passe de mains en mains pendant la Guerre et meurt à Suez

SS Rostock 2542 t 100,22m x 13,80m x 5,73m - 1450cv - Moteur à expansion 3 cylindres, deux chaudières permettant 10 nœuds. Autonomie de 5230 miles à 10 nœuds (avec 812t charbon) - Equipage 32 hommes. Collection agence Adhémar
SS Rostock a été lancé le 19 octobre 1922 au chantier Schiffswerft und Masch. Fabrik de Hamburg et mis en service en 1923.
Le 11 février 1940, il est capturé par les Français dans l'Atlantique et renommé Saint-MauriceIl reprend son nom en 1940 quand il est capturé par les Allemands à Brest.
Le 20 mai 1941, il est utilisé comme briseur de blocus (navire auxiliaire Sperrbrecher 19).
Le 11 août 1944, il est converti en navire-hôpital souq le nom de Rostock.
Le 16 septembre, il est capturé par des navires des Forces française libres (torpilleurs MTB 696 et 713) au large de Lorient, et renommé Saint-Maurice. Il transportait alors 300 blessés graves vers l'Allemagne. Ils seront transporté à Plymouth.
En 1955, il sert au Costa Rica sous le nom d'AzurEn 1957, il sert en Italie sous le nom de Monte Pellegrino. En 1964, il sert au Panama sous le nom de Marhonda.
Le 26 juin 1969, il coule près de Suez pendant le conflit israélo-égyptien.


samedi 22 février 2014

La démolition du croiseur russe Murmansk de la classe Sverdlov


                                           Le croiseur Murmansk en cours de démolition
                           
Je vous ai parlé il y a quelque temps déjà des croiseurs soviétiques de la classe Sverdlov et parmi eux du croiseur Murmansk qui s'était échoué en 1994 sur les cotes norvégiennes alors qu'il allait vers un chantier de démolition indien.
Voici la suite de cette histoire qui se déroule actuellement.
Le Murmansk restera de longues années échoué, bouffé par le sel et malmené par les vagues. Une épave; oui, mais pas n’importe laquelle. Dans les années 2000, le journal norvégien Afptenposten révèle qu’elle contient des substances radioactives fort dangereuses pour l’environnement ; les esprits s’échauffent et les associations écolos donnent de la voix.  Pour calmer le jeu, les autorités norvégiennes décident de démolir le Murmansk sur place, en prenant d’infinies précautions, disent-elles.
Comme l'épave est difficile d’accès, la société AF Decom, responsable du chantier, entreprend en 2009 un travail préparatoire gigantesque ; il consiste à créer une double enceinte: un brise-lames et une digue;  autour de l’épave, pour la désenvaser, l’assécher (autant que possible) et l’éliminer morceau par morceau. Le croiseur ayant un tirant d’eau de 8,50 m, ce n’est pas une mince affaire; c’est ce qu’on voit sur la photo, en se rappelant que le bâtiment mesure 210 m de long…
Le chantier (préparatoire) aura duré plus de trois ans, ce n’est que durant l’été 2012 que le vrai travail de démolition a commencé.
A ce jour (février 2014) la démolition du Murmansk est terminée.
Alain

vendredi 21 février 2014

jeudi 20 février 2014

Jour tranquille dans le port de Honfleur

Honfleur est mentionné dans des documents dès le XIe siècle. Elle y figure parmi les importantes bourgades du duché de Normandie. Sa situation géographique privilégiée, de port d’estuaire et de port de mer lui confère de nombreux avantages et détermine sa double vocation, défense du fleuve royal et départ des grandes aventures océanes.
Ville fortifiée par Charles V au XIVe siècle, elle joue un rôle défensif important contre les Anglais pendant la Guerre de Cent Ans puis participe activement aux voyages de découverte entrepris aux XVIe et XVIIe, dont la célèbre expédition de Samuel de Champlain, en 1608, qui aboutit à la fondation de Québec…
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le port intensifie son activité commerciale vers le Canada, les Antilles, les côtes africaines et les Açores. C’est un centre très actif de pilotes, d’armateurs, de négociants et même de corsaires. Parmi eux, Pierre Berthelot, “pilote major et cosmographe du Roi du Portugal”, devenu moine sous le nom de “Denis de la Nativité” et Jean-François Doublet, “officier de la Royale”, corsaire et compagnon du dunkerquois Jean Bart.
Photos : Collection agence Adhémar

Le chalutier de fond P'tite Chine CN 238289, ex-La Confiance de Cancale, dans le Vieux Bassin, devant la Lieutenance. Caractéristiques, cliquez ici

Honfleur accueille ses plaisanciers au coeur même de son Vieux Bassin. Un cadre unique dans la région qui attire de nombreux yachts et voiliers en saison. En bordure du bassin, les hautes maisons étroites essentées d’ardoises datant des XVIIe et XVIIIe siècles offrent, en effet, un décor exceptionnel aux visiteurs en escale dans la petite cité maritime.




Le musée de la Marine est situé dans l’ancienne église Saint-Etienne, édifiée au XIVe siècle, en bordure du Vieux Bassin.


L’ensemble formé par le Vieux Bassin, les pittoresques maisons du quai Sainte-Catherine, la Lieutenance et l’église Saint-Etienne est ce qui frappe certainement le plus lorsque l’on visite Honfleur pour la première fois.
Ce bassin à flot fut créé, sur les instances d’Abraham Duquesne, et par ordre de Colbert, en 1681, en remplacement de l’ancien havre d’échouage ou “havre du dedans”, qui était beaucoup plus étroit, ce qui nécessita la destruction de la partie ouest des remparts.
C’est sur ce bassin que Frédéric Sauvage fit ses premiers essais de bateau à hélice en 1832.
A l’extrémité du Vieux Bassin se dresse la Lieutenance, ainsi appelée parce que ce monument servait à partir du XVIIe siècle de logis au Lieutenant du Roi. C’est le seul vestige important des fortifications de la ville, remanié au cours des siècles, surtout au XVIe et XVIIe siècles. 


Le Vieux Bassin accueille tout au long de l’année des vieux gréements. Certains en ont fait leur port d’attache. On peut ainsi y voir :
- Le Marie-Madeleine, Bautier de Barfleur (1934), “Monument Historique”
- Le Dehel, barque chalutière (1931) de l’association Amerami, “Monument Historique” depuis 1986
- La Sainte-Bernadette, crevettier de Honfleur, monument historique
- La Roche Bleue, barque chalutière
- Le Sheena, voilier de course (1916) de l’association Amerami en cours de classement “Monument Historique”
- Le Garmouth, le Rose de Savanah, le Fides, le P’tit Gros

Côte d'Azur CN 162632, chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin Carnot. Caractéristiques, cliquez ici
L’avant-port de Honfleur, les bassins de l'Est et Carnot, construits sur la Morelle, est réservé à la flotille de pêche qui s’amarre le long de ses quais et y décharge la pêche journalière. Une dizaine d’unités sont en activité et pratiquent la pêche côtière, appelée aussi pêche fraîche. Les bateaux sortant le temps d’une marée, les poissons ou crustacés ne subissent alors aucun traitement de conservation.
Les espèces capturées sont la sole, la roussette, le grondin, le chinchard, le maquereau, le cabillaud, le turbot, l’anguille, la barbue ou tacaud, la plie, la limande, le merlan, la seiche. Les pêcheurs de Honfleur ont cependant deux spécialités : la crevette grise qui est vendue vivante au débarquement et d’octobre à avril la coquille Saint-Jacques.

Petit Bambino CN 711191, Chalutier de fond, à quai dans le bassin Carnot. Caractéristiques, cliquez ici.
Aurélie CN 711191, vedette du Port de Rouen.
«La nouvelle vedette du port de Rouen, Aurélie, a accosté à Honfleur. Elle effectuera des missions de sondage et de prélèvements dans le cadre de l'approfondissement du chenal de la Seine. Nouveau né de la société MSI solutions et des chantiers Allais de Cherbourg, Aurélie, un joli bébé de 26 tonnes pour 16,4 mètres de long a pris ses quartiers à Honfleur, après dix mois de gestation. Surdouée des travaux océanographiques, la vedette remplace le catamaran Maimiti qui continuera son travail plus en amont.» (Ouest France septembre 2012).




La Persévérence CN 900059, chalutier de Trouville, à quai dans le bassin Carnot.

Jolie France CN 389934, vedette coque bois pour la promenade en estuaire de Seine et la découverte du pont de Normandie dont on voit les haubans en arrière-plan. Caractéristiques, cliquez ici


Sheriff CN 303500, Chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin de l'Est. Caractéristiques, cliquez ici
Retour de pêche d'Obeline CN 660498, chalutier de fond et dragues, à quai dans le bassin de l'Est. Caractéristiques, cliquez ici












Coeur de marin CN 626609, Chalutier crevettier, à quai dans l'avant-bassin. Caractéristiques, cliquez ici


mercredi 19 février 2014

Vue de la rade de Bordeaux au début du XXe siècle


Avant que ne s'estompe à jamais de la mémoire la vision de l'intense activité maritime qui anima durant des siècles les bords de la Garonne dans le centre urbain de la capitale d'Aquitaine, il apparaît indispensable de conserver par l'image et le texte le souvenir de toutes ces activités maritimes qui ont fait de Bordeaux l’un des grands ports d’Europe, l'une des plus prestigieuses escales maritimes de la planète, mais aussi un grand centre de construction navale.
De nos jours, la rade de Bordeaux demeure le plus souvent désespérément vide, les activités résiduelles du port autonome se sont réparties sur six terminaux spécialisés disposés tout au long de l'estuaire de la Gironde conservant malgré tout au site une animation maritime non négligeable (Bordeaux, Bassens, Bec d'Ambès, Blaye, Pauillac et Le Verdon).   
Hervé Guichoux
Retrouvez la mémoire maritime bordelaise
dans le musée virtuel de Hervé Guichoux… Cliquez ici

mardi 18 février 2014

15 février 1898 Explosion du cuirassé Maine

Travaux autour de l'épave du USS Maine vers 1911. 
Le soir du 15 février 1898, vers 21h40, le cuirassé américain Maine est victime d'une violente explosion dans la rade de la Havane, à Cuba. La détonation est si violente qu'elle souffle les vitres des maisons de la ville. Le navire sombre presque immédiatement et malgré les secours qui arrivent des autres navires, 252 hommes périssent dans l'accident, 8 autres allaient mourir de leurs blessures.
Immédiatement, la presse américaine accuse les Espagnols, qui gouvernent Cuba, d'avoir placé une mine sous la coque du navire, lequel était en visite de courtoisie. Dans les faits, une commission d'enquête concluera - mais en 1911 seulement - à une explosion accidentelle dans la salle des machines.

L'épave du USS Maine après qu'il ait coulé.
Pressé de partout, le président William McKinley déclare la guerre à Madrid le 25 avril 1898. 
Entre-temps, la campagne de presse contre l'Espagne aura entraîné les États-Unis dans la guerre et débouché sur rien moins que l'occupation de Cuba, Guam, Hawaï, Porto-Rico et les Philippines ! (source Hérodote)


USS Maine vers 1897. (© Lib of congress)
USS Maine Longueur 98,9m - Maître-bau 17,4m - Tirant d'eau 6,9m - Déplacement 6789 tonnes - Propulsion 2 machines à vapeur 8 chaudières Puissance 9 293 hp (6,9 MW) - Vitesse 16,45 nœuds 
Caractéristiques militaires Blindage Ceinture 305mm Pont 51-76mm Tourelles 203mm Château 254 mm - Armement 2 × 2 canons de 254mm 6 × 1 canons de 152mm 7 × 1 canon de 57mm 8 × 1 canon de 37mm 4 × tubes lance-torpilles de 457mm - Rayon d'action 6670km à 10 nœuds - Équipage 374 
Construit au chantier naval Brooklyn Navy Yard, New York - Lancement le 18 novembre 1889 - Armé le 17 septembre 1895.

L'USS Maine était le second cuirassé de l'United States Navy à son lancement en 1895. Avec son presque jumeau, l'USS Texas, ils reflétaient les derniers développements de la construction navale européenne et la disposition de leur armement principal ressemblait à celle du cuirassé britannique HMS Inflexible. Les deux tourelles étaient disposées en échelon sur un sponson (élément en saillie) de chaque coté du navire avec des ouvertures dans la superstructure pour permettre les tirs en travers du pont.
Malgré ces innovations, l'USS Maine était déjà obsolète à son entrée en service du fait de sa longue construction et des évolutions dans la technologie et les tactiques navales. L'emploi généralisé de l'acier dans la construction navale rendait l'utilisation de l'éperon de plus en plus dangereuse pour le navire attaquant et les dégâts causés par le souffle des canons tirant à proximité des structures du navire découragèrent le placement des tourelles en échelon. L'évolution du rôle du croiseur cuirassé d'un substitut plus léger et lourdement protégé du cuirassé vers un navire rapide destiné à l'assaut de convoi hâta également son obsolescence. Malgré ses limitations, l'USS Maine était considéré comme un progrès dans la construction navale militaire américaine.

L'impressionnante arrivée de l'Ostend Spirit à Aliaga




Nous avons parlé hier, à propos d'Athinai, du chantier de démolition d'Aliaga. Voici une video montrant l'arrivée de l'Ostend Spirit pour démolition.

L'Ostend Spirit, ex Pride of Calais, après avoir assuré la liaison entre Calais et Douvres, a été vendu à la compagnie Trans Europa Ferries qui a fait faillite. Un revers économique fatal au ferry construit en 1987, qui, il y a quelques semaines, a fait une arrivée remarquée sur la berge d'Aliaga.

Plus d'arrivées impressionnantes sur Metro News, cliquez ici.

lundi 17 février 2014

S.S. Santa Rosa passant le canal de Panama dans les années 1930

Fin de voyage pour le SS Santa Rosa, devenu Athinai

SS Santa Rosa a été conçu par Gibbs and Cox et porte déjà les marques de leurs futurs SS America et SS United States, ainsi des cheminées sans le sens du vent. Les parties communes sont toutes sur le pont promenade. La salle à manger est située entre les cheminées et son atrium couvre deux ponts et demi. Original pour l'époque, le toit rétractable permet des repas sous le ciel des Tropiques. Autre nouveauté, sociale celle-là, les stewards mâles ont été remplacés par des serveuses sur la Grace Line. Les premières bénéficiaient de bains privés.
SS Santa Rosa fit son voyage inaugural pour la Grace Line le 26 novembre 1932. Son itinéraire côte à côte prenait 20 jours de New York à Seattle avec escales à San Francisco (2 jours) et Los Angeles (1 jour). Sa vitesse de 20 nœuds et son incomparable confort en faisaient le préféré des voyageurs aux dépends du service assuré par la Pacific Coast Shipping concurrente.
En 1936, il est mis fin au service et Santa Rosa et ses sisters-ships furent transférés sur les Caraïbes.
A l'entrée des Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, le paquebot est réquisitionné sous le nom de USAT Santa Rosa. Il effectuera 21 voyages entre 1942 et 1945 dont certains vers l'Europe, l'Australie, l'Inde et l'Afrique.
Après le Guerre, il est remis en état au Newport News Shipbuilding and Drydock Company avant de retrouver la Grace Line et le service des Caraïbes le 7 février 1947. En 1958, après 26 ans de bons services, Santa Rosa est remplacé par un navire plus moderne auquel on donne son nom. Quant à lui, il reste à quai à Hoboken (New Jersey) jusqu'à 1961.
Il est renommé SS Athinai par le croisiériste grec Typaldos Lines. Il est remodelé pour accueillir plus de passagers répartis sur trois classes qui feront des croisières en Méditerranée, mer Noire et Baltique. En 1963, il est la fugitive vedette du film The Bullfighter Advances. En 1968, ses armateurs sont impliqués dans l'accident du SS Heraklion et condamnés pour homicide involontaire et négligence. Ce qui mène à la disparition de la compagnie. Ses bateaux sont vendus sauf deux, dont Athinai qui est abandonné dans la baie de Faliro, au sud d'Athènes.

SS Santa Rosa à New York croisant le ferry de Saten Island par Gerald Levey.
SS Santa Rosa was designed by Gibbs and Cox, Santa Rosa bore some resemblance to his later ships, the SS America and SS United States – such as his signature winged funnel. The public rooms were all on the promenade deck. The dining room was located on this deck between the two funnels and had an atrium stretching up two and a half decks. Unique for its day was a retractable roof which allowed the passenger to dine under the tropical sky. The Grace Line also employed female waitresses instead of male stewards. All first class cabins were outside twin beds and private baths.
The Santa Rosa sailed on her maiden voyage on 26 November 1932. Her East-West coast route of New York-Seattle was 20 days and included a one day call in Los Angeles and two days in San Francisco. The ship’s service speed of 20 knots and her superior accommodations made her very popular compared to that offered by Pacific Coast shipping. In 1936 however the inter-coastal service ended and Santa Rosa and her sisters transferred to service to the Caribbean.
Upon the entry of the United States into World War II, the vessel was requisitioned by the US government for troop service. Even in wartime gray, the ship retained its elegant ocean-liner lines. Designated USAT Santa Rosa, she would make 21 voyages from the east coast of the US from 1942-1945: one to Europe, one to Australia, one to India, and three to Africa. 
After her war service she underwent repair and refit at the Newport News Shipbuilding and Drydock Company prior to redelivery to her owners. Santa Rosa returned to the Grace Line and resumed the Caribbean service on 7 February 1947. In 1958, after 26 years of service, Santa Rosa was replaced by a larger liner with the same name. The older ship would be laid up at Hoboken, NJ until 1961 when she was sold to Greek interests. Santa Rosa was renamed SS Athinai and began a new career as a cruise ship for the Typaldos Lines. A refit increased her accommodation and converted her to carry three classes of passengers. She entered service for her new owners for voyages in the Mediterranean, Black Sea and Adriatic. Athinai in her Typaldos Line livery appears briefly in a scene of the port of Piraeus, Greece, in the 1963 film The Bullfighter Advances. In 1968 the Typaldos Lines owners were arrested and the company disbanded after the Greek government investigation of the SS Heraklion incident found them guilty of manslaughter and negligence. The company’s ships were taken over and sold except for two, including SS Athinai, who attracted no buyers and were subsequently laid up at Faliron Bay.

Athinai à Faliron Bay, après le tournage du film Raise the Titanic. Curiosité, on distingue encore sur la coque le nom Titanic.
Après la débandade de la Typaldos Lines en 1968, Athinai ne reprit jamais du service, néanmoins, cette star des paquebots fut encore utilisée en 1978 pour tourner Raise the Titanic (La Guerre des abîmes), film américain, de Jerry Jameson sorti en 1980, adaptation de Clive Cussler. L'histoire raconte comment, sur fond de Guerre froide, les États-Unis tentent de récupérer l'épave du paquebot Titanic supposée renfermer un métal rare et précieux (le byzanium, sic).
Jouissant d'un budget important et d'une distribution prestigieuse (Jason Robards, Richard Jordan, Anne Archer et Alec Guiness), le film fut célèbre comme l'un des plus grands échecs de l'histoire du cinéma américain. 
Il retourna ensuite dans la baie de Faliro, près d'Athènes où il resta encore dix ans avant d'être démoli à Aliaga (Turquie).  
Athinai would never return to active service. In 1978 she was towed out of layup to be used as a film set for Raise the Titanic. After a decade of neglect, and with fittings that did not appear to be out of place on a 1912 built ship, Athinai would need very little conversion work for filming the Titanic’s interiors. Her bows were painted to resemble Titanic and she was sprayed with concrete to simulate 68 years on the ocean floor. After the filming she was returned to at Faliron Bay. She would linger another ten years until finally, in 1989, she was towed off for scrapping at Aliaga in a purge of derelict shipping.

vendredi 14 février 2014

La Saône et deux cuirassés de la flotte à Brest au pied du château en 1904


La flotte à Brest, au pied du château, une intéressante prise de vue que nos amis aimeront sans doute commenter… Qui pourra identifier le croiseur cuirassé ?
On fait rarement appel en vain aux connaissances maritimes de nos lecteurs…
Voilà la réponse de notre ami Alain. 

« Bonjour,
Voici ce que je peu dire sur cette photo qui date probablement de 1904.
On distingue à partir du premier plan à gauche, l'ancien aviso transport La Saône qui sera école des gabiers jusqu'en 1914. Devant lui, le cuirassé Neptune et devant le Neptune, le cuirassé Courbet en réserve et qui sera rayé de la flotte en 1908 (à ne pas confondre avec le Courbet de 1914).
Alain »

Nous avons déjà vu le cuirassé Neptune dans le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg. Cliquez ici.
Nous avons déjà vu le cuirassé Courbet dans la rade de Landevennec. Cliquez ici

jeudi 13 février 2014

13 février, Il y a un an nous quittait Loïck Fougeron

Jean Lemasson (à gauche), à 36 ans et Loïck Fougeron, à 28 ans, à bord de Nausicaa, à Dakar en 1954
13 février, Il y a un an nous quittait Loïck Fougeron… 
Le meilleur hommage est de revoir cette vidéo réalisée par Sailing News. Cliquez ici

Loïck Fougeron : Mémoires du Cap Horn
le 13 février 2013, Loïc Fougeron est reparti en Solitaire pour son ultime traversée. SI nous sommes tristes de le voir s'éloigner, nous savons qu'il nous laisse en héritage une heureuse et totale complicité avec les océans et les bateaux. La porte qui s'est ouverte sur la mer pour Nicole Van de Kerchove vient à nouveau de s'ouvrir pour Loïck. Je suis sûr que tous ces marins, nos héros, se retrouvent ensemble pour naviguer au delà du Rayon Vert.
A Anne, son épouse
A sa famille et aux amis
Olivier Champeaux


Pour mieux connaître Loïck Fougeron. cliquez ici