vendredi 31 janvier 2014

Visite du Juan Sebastian de Elcano et expo Vivi Navarro


Vivi Navarro
La femme qui murmure à l'oreille des marins
+33 6 81 03 41 88
www.embarquements-vivinavarro.com
www.cmacgm-marcopolo.com
www.vivi.navarro.free.fr



Le quatre-mâts Juan Sebastian de Elcano au Pier 89 à New York (année 60).
Cliché fourni par marine-marchande@yahoogroupes.fr
 

En route pour le Golfe, le navire de recherche océanographique Fugro Helmer fait escale à Brest

Arrivé cette semaine à Brest en provenance d'Amsterdam, le navire de recherche océanographique Fugro Helmer de la société néerlandaise Fugro est venu s'amarrer au quai du 5e bassin. 
Fondée en 1962 en Hollande, la Funderingstechniek et Grondmechanica ou Fugro fournit le personnel, l'équipement, l'expertise et la technologie pour soutenir l'exploration, le développement, la production et le transport des ressources naturelles de la planète.
Plus sur ce nouveau bâtiment sur le blog La gazette de Bigbull, cliquez ici.

jeudi 30 janvier 2014

St Austell Bay, frégate anti-aériennne de la classe Bay

St Austell Bay. Collection agence Adhémar
St Austell Bay Displacement (standard) 1,600 tons - Dimensions: Length overall/Longueur ht 307 ft. 4 ins/93,69m. Beam/maître-bau 38 ft. 6 ins/11,77m. Draught/Tirant d'eau 12 ft. 9 ins/3,93m. - Guns/canons : Four 4"; Six 40mm AA; Two 20mm AA - A/S Weapons One or two Hedgehog (mortier anti-sous-marin) - Speed/vitesse 19 knots/nœuds - Complement/équipage 157.


St Austell Bay F634 vers la fin de sa vie
St Austell Bay est une frégate anti-aériennne de la classe Bay. En service de 1945 à 1956 dans la flotte de Méditerranée puis dans l'escadre des Antilles. Elle avait été commandée aux chantiers Harland and Wolff de Belfast le 2 février 1943 dans la série des Loch et devait porter le nom de Loch Lydoch. Cette famille de frégates, construite vers 1943, bénéficia de tout ce que la bataille de l'Atlantique avait appris à la Royal Navy. la série ne fut jaais achevée et les derniers exemplaires furent reconvertis. St Austell Bay fut lancé le 18 novembre 1944 et terminé le 29 mai 1945.
HMS St Austell Bay (F634) was a Bay class anti-aircraft frigate of the British Royal Navy, named after St Austell Bay on the south coast of Cornwall. In commission from 1945 until 1956, she served in the Mediterranean Fleet and on the America and West Indies Squadron.
The ship was originally ordered from Harland and Wolff of Belfast on 2 February 1943 as the Loch-class frigate Loch Lydoch. However the contract was then changed, and the ship was built to a revised design as a Bay-class anti-aircraft frigate, launched on 18 November 1944, and completed on 29 May 1945.

mercredi 29 janvier 2014

Le parcours semé d'embûches du SMS Olga

Nous avons déjà parlé du SMS Olga à propos des ouragans d'Apia de 1889. Cliquez ici. Le sujet, méconnu, valait qu'on y revienne avec l'un des navires ayant échappé à la catastrophe. 

SMS Olga à Kiel vers 1880.
Le SMS Olga est une corvette de la Marine impériale allemande qui a été lancée à Stettin le 11 décembre 1880. Ses sister-ships sont les corvettes SMS Carola, SMS Marie et SMS Sophie. Elle a été baptisée du nom de la reine de Wurtemberg, née Olga Nikolaïevna de Russie (1822-1892), sœur de l'empereur Nicolas Ier.
La corvette a été construite au chantier naval de la compagnie AG Vulcan de Stettin. Elle est affectée en 1884 à la nouvelle escadre d'Afrique occidentale, commandée par l'amiral Knorr, et fait partie avec les SMS Bismarck, SMS Möwe, SMS Gneisenau et SMS Ariadne des navires défendant les intérêts coloniaux et diplomatiques de l'Empire allemand face aux grandes puissances coloniales de l'époque, la Grande Bretagne en premier lieu, et ensuite la France. L'Allemagne s'intéresse alors à la région comprise entre le delta du Niger et le Gabon. Un traité de coopération est signé en 1884 pour la zone qui devient le Cameroun allemand. La corvette y est affectée, car les Britanniques ont fomenté, en septembre 1884, une rébellion locale contre les intérêts allemands. Les SMS Bismarck et SMS Olga débarquent un contingent de fusiliers-marins qui ramène l'ordre le 22 septembre.

Les deux sisters-ships SMS Carola et SMS Olga en cale sèche à Singapour.
Quatre ans plus tard, la corvette est envoyée aux îles Samoa où des troubles ont lieu. Elle y retrouve le SMS Eber qui combat le 18 décembre 1888 autour d'Apia. Deux officiers et quatorze hommes de troupe sont tués, tandis qu'un officier et trente-huit hommes de troupes sont blessés. Le SMS Adler est aussi en renfort, tandis que des navires américains, les USS Trenton, USS Vandalia et USS Nipsic et un navire britannique, la corvette HMS Calliope arrivent à Samoa.
Ces sept navires jettent l'ancre le 13 mars 1889 dans le port d'Apia, alors qu'une tempête menace. Elle est si forte qu’un cyclone tropical se forme et parvient sur les lieux les 15 et 16 mars, le SMS Adler, le SMS Eberet le USS Nipsic sont projetés au loin. Le SMS Eber heurte le SMS Olga et ensuite le USS Nipsic, avant de s'écraser sur la barrière de corail. Seuls quatre hommes d'équipage du Eber survivent à cette catastrophe. Le Nipsic heurte aussi le SMS Olga, tandis que le SMS Adler, projeté, se couche sur la plage, ne sauvant de la mort que vingt membres de l'équipage. Le USS Vandalia est endommagé, le bateau de transport de marchandise allemand, Peter Godeffroy et le bateau danois Azur sont sérieusement atteints et doivent être détruits. Quant au HMS Calliope, il parvient à mettre la vapeur de front contre les vagues, afin de sortir de la baie et d'éviter la destruction. Le SMS Olga parvient, lorsque la tempête s'apaise, à gagner Matautu et à sauver l'équipage et le navire. Le USS Trenton est détruit. Le 17 mars, le bilan est de sept navires anéantis et de deux cents morts chez les marins.

SMS Olga, devenu navire-école, vers 1902
Après réparations, le SMS Olga est à Sydney pour des travaux complets, puis retourne en Allemagne. La corvette subit encore en chemin des dommages pour être entré en collision avec un navire de marchandises dans le canal de Suez. Elle est transformée en navire-école à son retour.
La corvette entreprend un voyage à l'île aux Ours pendant l'été 1898. 
Elle est vendue en 1906 et démolie en 1908.

mardi 28 janvier 2014

5 juin 1916, le croiseur HMS Hampshire heurte une mine allemande, 644 morts dont le célèbre lord Kitchener

HMS Hampshire était un cuirassé de la classe Devonshire, construit par Armstrong Whitworth à Elswick sur la Tyne et mis en service en 1905.
Déplacement 10850t (11,020 t) - Longueur 473 ft 6 in (144,32 m) Maître-bau 68 ft 6 in (20,88 m) Tirant d'eau 24 ft (7,3 m) - Vitesse 22 nœuds (41 km/h) - Equipage 655 Armement: 4 × BL 7.5-inch (190.5 mm) Mk I guns, 6 × BL 6-inch (152.4 mm) Mk VII guns, 2 × 12-pounder guns, 18 × 3-pounder guns, 2 × 18 in (457 mm) torpedo tubes
 
Lord Kitchener, né le 24 juin 1850 en Irlande, fut un maréchal et un homme politique de l'empire britannique.
Il officia pour l'armée britannique pendant plusieurs guerres et il s'illustra dans la reprise de Khartoum en 1898, à Fachoda la même année et pendant la guerre des Boers où il inventa le camp de concentration. 
Ministre de la Guerre au cours de la Première Guerre mondiale, il périt au cours d'une mission qui devait le conduire en Russie. Le 5 juin 1916, le croiseur de la Royal Navy HMS Hampshire faisait route vers l’empire russe lorsqu’il heurta une mine allemande et s’enfonça rapidement dans les eaux glacées emportant Lord Kitchener âgé de 66 ans ainsi que 643 marins, membres d'équipage et membres de la délégation politique de Lord Kitchener.

dimanche 26 janvier 2014

Yop la ho une bouteille de rhum !

Boire du rhum avant dix du matin ne fait pas de vous un alcoolique
mais plutôt un pirate ! 
Quinze marins sur le bahut du bord
Yop la ho une bouteille de rhum
A boire et le diable avait réglé leur sort
Yop la ho une bouteille de rhum…

Attention à l'abus d'alcool… Attention à l'abus d'alcool… Attention à l'abus d'alcool…

samedi 25 janvier 2014

Essais de blindage à tir réel sur le cuirassé Suffren en 1903


Au début du XXe siècle on ne plaisantait pas avec les essais de blindage!

La photo ci-dessus, signée du photographe maritime A. Bougault, nous montre les effets d'un tir réel du cuirassé Masséna effectué en août 1903 sur une plaque de blindage de 2,50m de haut sur 95cm de largeur et 55cm d'épaisseur pesant 30 tonnes adossée à la tourelle de chasse du cuirassé Suffren.
                  
Explication: ce tir avait été demandé par le ministre de la Marine de l'époque, Camille Pelletan, farouche opposant aux cuirassés, qui voulait démontrer ainsi que le tir empêcherait la tourelle de fonctionner ensuite. Il s'opposait à la construction prévue des six cuirassés de la classe Patrie, la tourelle résista, et le ministre à cours d'arguments fut obligé d'autoriser la construction des cuirassés. 

Alain

vendredi 24 janvier 2014

Le travail des dragueur de mines britanniques en 1917

«Un convoi de dragueurs britanniques qui avancent sur une même ligne en traînant leurs filets dont la réunion barre une étendue de mer dans laquelle rien ne peut leur échapper.»
«C'est une vie rude et pleine de dangers que celle des dragueurs de mines. Par tous les temps et sans repos, ils travaillent à débarrasser les mers des terribles engins semés par les boches sur les routes de la navigation. C'est au moyen de puissants filets soutenus de place en place par des bouées et traînés par des bateaux, que les marins pêchent les mines qu'ils font ensuite exploser.»

«Les bateaux dragueurs sont pourvus de canions spéciaux contre les avions ; ils font une rude chasse à ceux qui se hasardent au-dessus de la mer et ils en descendent beaucoup. Voici précisément sur l'un d'eux les canonniers à leur poste ; les pièces sont braquées, prêtes à tirer sur un avion dont un officier surveille l'approche aux jumelles. » 
«Outre que les bateaux dragueurs, comme leur non l'indique, ont pour mission de relever les mines posées dans les parages fréquentés par la navigation, ils sont également chargés de tendre en mer les immenses filets dans lesquels se prennent les sous-marins. Voici à l'ouvrage un dragueur de la marine britannique. A l'avant du bateau, une partie de l'équipage s'occupe à immerger les éléments du filet, tandis que d'autres marins, dans une embarcation le long du bord en facilitent la descente à la mer. »
«Les marins fixent l'extrémité du filet à une bouée. »

«Epissure sur les câbles en acier qui soutiendront les filets.»
Le Pays de France, supplément du quotidien Le Matin, 22 octobre 1917. Collection agence Adhémar

jeudi 23 janvier 2014

Les ouragans d'Apia (Samoa) de 1889

En 1984, la commémoration de la 250e année d'édition de la Lloyd's List a donné lieu à l'émission d'une série de timbres par la poste de Nauru (Micronésie). Nous avons déjà évoqué cette série de timbres. Cliquez ici. Sur le même modèle et à la même occasion, voici une série de timbres éditée par les îles Samoa. 
Les Samoa, État indépendant de Polynésie, comprenant quatre îles habitées (Upolu, Savai'i, Manono et Apolima) et six îlots inhabités, dans le sud de l'océan Pacifique. Cet État constitue la partie occidentale de l'archipel des Samoa, la partie orientale est sous administration américaine. 



Pour commencer, ce timbre évoquant les ouragans de 1889, un épisode particulièrement dramatique de l'histoire du port d'Apia, capitale des Samoa…
La baie d'Apia est le théâtre d'une catastrophe navale le 15 mars 1889, quand sept navires militaires allemands, britanniques et américains refusent de quitter le port à l'approche d'un ouragan. Ils sont tous coulés ou échoués à l'exception du croiseur britannique HMS Calliope, qui parvient avec peine à quitter le port et à échapper à la tempête, et de la corvette de la Kaiserliche Marine, SMS Olga qui, après avoir s'être échoué, est réparée et gagne Matautu. Près de 200 marins perdent la vie ce jour-là et six navires sont perdus.

…et un timbre montrant Apia aujourd'hui.


Apia est une ville du Pacifique, capitale des Samoa. Elle se situe sur l'île d'Upolu, l'une des deux principales îles de l'archipel. Apia est située sur la côte nord de l’île Upolu, dans un port naturel à l’embouchure de la rivière Vaisigano. 


Apia aujourd'hui (environ 40000 habitants), les bâtiments officiels de la capitale.
Apia au début du XIXe siècle.

mercredi 22 janvier 2014

Des otages allemands pour protéger les navires-hôpitaux français en 1917


«Pour protéger les navires-hôpitaux contre les sous-marins allemands, les Alliés décidèrent d'embarquer sur ces bâtiments un certain nombre d'officiers prisonniers appartenant à la noblesse d'Allemagne. Cette mesure eut immédiatement son effet ; les torpillages cessèrent et il fut convenu que des officiers espagnols s'assureraient que les navires-hôpitaux n'étaient pas employés à un autre usage qu'au transport des blessés. Depuis, les officiers boches ont été débarqués. Cette photographie représente l'arrivée de ces hobereaux au navire-hôpital. Dans le médaillon, en haut, c'est leur promenade sur le pont. En bas, la lessive des officiers est faite par les ordonnances.» 
Le Pays de France, supplément du quotidien Le Matin, 22 octobre 1917. Collection agence Adhémar

Le 1er février 1915, le navire-hôpital britannique Asturias est attaqué par un sous-marin allemand. Puis ce sera le cas du Braemar Castle, à nouveau l’Asturias, coulé le 21 mars 1917, le Gloucester Castle coulé le 30 mars 1917, le Donegal, le Lanfranc le 17 avril, le Dover Castle le 26 mai, etc. Les autorités allemandes invoqueront le fait que ces navires étaient trop lourdement chargés et transportaient du matériel militaire, contrevenant ainsi à la convention. 
Afin d’éviter que les navires-hôpitaux français ne subissent le même sort, les autorités françaises décident le 3 avril 1917 d’y embarquer des prisonniers allemands à partir du 15 avril suivant. Une liste est établie par le ministère de la Guerre, qui décide de prendre comme otages les prisonniers «les plus notables, soit par leur grade, soit par leur situation sociale». Au total, ce seront 70 officiers allemands, dont un général et quinze officiers supérieurs qui seront embarqués sur les navires français entre avril et mai 1917. A titre de représailles, le gouvernement allemand transfère trois fois plus d’officiers français (plus de 200) dans des endroits «particulièrement exposés aux attaques des aviateurs ennemis». 
Après une médiation du roi d’Espagne, un accord intervient, dès septembre, les otages sont remplacés par des officiers espagnols chargés en outre de veiller au respect de la convention. La France s’engage à ne pas faire un usage abusif de ses navires hôpitaux, les Allemands n’imposent plus de zones de navigation. 

Voir aussi 


Les navires hôpitaux français au XXe siècle
French Hospital Ships during XXth century

par/by Docteur Gilles Barnichon

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mardi 21 janvier 2014

L'aventure scientifique de Tara aux Mardis de la mer



La Gascogne, devenue navire-hôpital, à quai à Bordeaux en 1914


Automobile-ambulance conduisant au paquebot La Gascogne des blessés qui doivent recevoir les soins du service d'électrothérapie. Collection agence Adhémar
La Gascogne, devenue navire-hôpital, à quai à Bordeaux, à la une de La Petite Gironde, journal républicain régional du mardi 15 décembre 1914.

Blessés sur le pont de La GascogneDimanche 25 octobre 1914 dans Le Miroir numéro 48.

Déjeuner des convalescents sur le pont de La GascogneDimanche 25 octobre 1914 dans Le Miroir numéro 48.



La Gascogne est d'abord un paquebot de la Compagnie générale transatlantique. C'est le troisième paquebot d'une série de quatre sister-ships, tous rentrés en service en 1886. Les trois autres étant : La Champagne, La Bretagne et La Bourgogne.
Il est mis en service en septembre 1886 sur la ligne Le Havre - New York.
En 1894, il est équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Ses cheminées sont rehaussées et deux mâts sont supprimés. Fin 1912, il est transféré à la Compagnie Sud-Atlantique nouvellement créée. Il dessert l’Amérique du Sud au départ de Bordeaux. En août 1914, il est transformé en croiseur auxiliaire puis en navire-hôpital temporaire à quai à Bordeaux. 
En 1915, il effectue trois voyages sur New York pour le compte de la Compagnie générale transatlantique puis est utilisé, de nouveau sous les couleurs de la Compagnie Sud-Atlantique, comme navire-dépôt à Salonique.
Il est désarmé à Bordeaux en novembre 1918, en piteux état. Il est démoli à Gênes en 1919. 



Pour plus d'informations sur La Gascogne et ses sisters-ships, les paquebots de 1886 de la compagnie Sud-Atlantique, cliquez ici.

Voir aussi 

Les navires hôpitaux français au XXe siècle
French Hospital Ships during XXth century

par/by Docteur Gilles Barnichon

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lundi 20 janvier 2014

HMS Imperieuse saluant le drapeau, centième anniversaire de l'annexion de l'île Christmas

HMS Imperieuse saluant le drapeau. HMS Imperieuse saluting the flag
Le territoire de l'île Christmas* a édité le timbre ci-dessus le 8 juin 1988 pour le centenaire de son annexion par les Britanniques, le 6 juin 1888. C'est le Captain William H. May à bord de son cuirassé HMS Imperieuse qui prend possession du caillou inhabité au nom de Sa Gracieuse Majesté au son des 21 coups de canon réglementaires. 
«The island is of little or no strategic value, though it might be irritating to have any other flag over it than our own.» L'annexion avait été demandée par White Hall qui s'irritait que cette île de peu ou pas d'intérêt stratégique porte un autre drapeau que l'Union Jack ! O tempora, o mores…
*L'île Christmas est une île et un territoire extérieur australien situé dans l’Océan Indien, à environ 350 km de l'île de Java, à moins de 1 600 km des côtes australiennes.

HMS Imperieuse a été construit sur les chantiers de Plymouth et lancé le 18 décembre 1883. Ce croiseur-cuirassé servit d'abord comme navire-amiral de la flotte de Chine avant d'être affecté à la flotte du Pacifique. Il fut utilisé comme dépôt à Portland en 1905 sous le nom de HMS Sapphire puis repris son nom en 1909. Il sera démoli en septembre 1914.

On doit à HMS Amethyst la première exploration sérieuse de l'île Christmas (ce qui nous fournit un autre timbre). C'est en 1857 que le capitaine Grenfell, escalada le plateau de 400m de haut qui domine l'île. HMS Amethyst est un 26 canons (22 de 9 livres, 4 de 3 livres) de la classe Spartan, déplacement 924t, 39,93m de long, maître-bau de 12,5m, équipage de 240 hommes. Ce voilier a été construit sur les chantiers de Plymouth et lancé le 7 décembre 1844. Il fut ensuite vendu pour être transformé en navire-câblier en octobre 1869. Collection agence Adhémar


HMS Imperieuse, Royal Navy armoured cruiser built at Portsmouth Dockyard and launched on 18th December 1883. HMS Imperieuse served as flagship to the China Station 1889-1894 and moving to the Pacific Station 1896 -1899. She became a destroyer depot ship at Portland in 1905 and was renamed HMS Sapphire but reverting to HMS Imperieuse again in 1909. She was finally scrapped on 24th September 1914. 
Displacement 8,400 tons, Length. 315 feet. beam 62 feet.  Draught 27.33 feet.   Horsepower 10,000 giving 16.75 knots. Armament. Four 9.2 inch guns,  six 6-inch guns. and six 14-inch torpedo Tubes.  Armour. Belt amidships 10 inches. with 9 -inch Bulkheads. 8 inch Barbettes, No armour on Lesser Guns. 3 inch protective deck for and aft and on top of belt. 9 inch Conning tower.





Pour plus d'infos sur ce cuirassé (en anglais), cliquez ici.

vendredi 17 janvier 2014

Les "Snow", cargos frigorifiques suédois construits à La Ciotat

Snow Flower (1972), Snow Crystal et Snow Drift (1973), trois des huit cargos frigorifiques construits par Normed-Constructions navales du littoral, chantiers de La Ciotat.
 
Collection agence Adhémar
La compagnie maritime Salen* faisait naviguer dans les années 1960-70 une importante flotte de navires frigorifiques. Elle a commandé aux chantiers navals de La Ciotat l'étude et la construction d'une série de huit navires frigorifiques rapides et polyvalents. Le premier navire de cette classe "Snow" a été mis en service en février 1972, Snow Flower. La série s'est achevé en mars 1974 avec le Snow Hill. (Snow Flower, Snow Flake, Snow Land, Snow Storm, en 1972. Snow Drift, Snow Ball, Snow Crystal en 1973. Snow Hill en 1974)

* Salen Rederierna AB, Salen Rederiet, également Stockholm Rederiet Salen) a été créée en 1915 et s'arrêtera en 1984. À certains moments, elle fut la plus grande société suédoise de transport maritime. De 1942 à 1977, elle a également exploité plusieurs chantiers navals. Après la Seconde Guerre mondiale, Salen a également tâté du transport de passagers. Elle a acquis aux États-Unis un ancien porte-avions dont le pont d'envol a été retiré pour le reconstruire en navire d'émigrants. L'Anna Salen (1500 passagers) a été utilisé sur la route entre l'Europe et l'Australie.


Longueur 173,31m (LOA) 160m ( Lpp) Largeur 24,69m Tirant d'eau 14,91m - 11422 tonneaux de jauge brute, 5053 NRT - 1 Mantes-Sulzer moteur diésel à deux temps 17309 kW (23534 cv) Hélice Escher-Wyss à pas variable Vitesse max. 22,75 noeuds - 12 782 tpl - 17 827 m³

mercredi 15 janvier 2014

Le cargo vraquier Rimja Dan passant l'écluse JB Trystram à Dunkerque

Le cargo vraquier Rimja Dan passant l'écluse JB Trystram à Dunkerque. 
Collection agence Adhémar
Rimja Dan est un vraquier construit par Fr. Lürssen (Bremen-Vegesack) en 1959 pour J. Lauritzen à Esbjerg (Danemark). Il est lancé sous le nom de Kollja Dan le 10 novembre 1959 et mis en service le 18 mars 1960. Il porte ensuite le nom de Rimja Dan jusqu'à 1968 quand il est repris par Lovisa Angfartygs A/B. Il garde le nom de Lovisa jusqu'à 1971 bien que repris en 1969 par Oy R.Nordstrom and Co. Ab, Lovisa, Finlande, puis ce sera Finnrose jusqu'à 1974 pour le même armateur, Carmencita (1974-1979) pour Maylie Cia de Nav. SA., Panama et Gelinda pour le même armateur jusqu'au 25 avril 1983, quand il sombre.


Rimja Dan sur la rivière Avon le 5 juin 1962 en route pour Bristol en provenance de Mantyuoto avec une cargaison de pulpe de bois. © Ray Perry (www.shipspotting.com)
Rimja Dan seen negotiating the Horseshoe Bend in the River Avon 5 June 1962 inward bound from Mantyuoto to Bristol with a cargo of Woodpulp.
GT 3.407 | NT 1.971 | dwt 4.20710 | Grain 218.000 ft³ - Bale 198.000 ft³
L 99,70 m | 90,00 m | l 14,60 m | T 6,74 m | 8,20 m 
Machine B and W Frd. Krupp A.G., Essen – 2890 BHP– 13,5 nœuds

lundi 13 janvier 2014

Le brise-glace Endurance A 171

Le brise-glace de classe 1A1 Endurance A 171 s'est d'abord appelé HMS Polar Circle, alors qu'il était loué par la Royal Navy pour servir dans les Territoires britanniques de l'Antarctique. Il prendra son nom d'HMS Endurance, en l'honneur du bateau de Shackleton, quand il est acheté en 1992. Port d'attache: Portsmouth
Construit par Ulstein Hatlo (Norvège) pour Rieber Shipping en 1990 en tant que MV Polar Circle. Mis en service le 21 novembre 1991. Il servait de support à des missions hydrographique et au British Antarctic Survey.

Déplacement 6,100 t Longueur 91 m (298 ft 7 in) Maître-bau 17,9 m (58 ft 9 in) Tirant d'eau 8,5 m (27 ft 11 in) Propulsé par deux moteurs Bergen BRG 8 Diesels de 8,160 hp (6,085 kW) Vitesse 14 nœuds.
Autonomie de 24600 milles (45600 km) à 12 nœuds. Bateaux et péniches embarquées : James Caird, Nimrod, Eddie Shackleton et Dudley Docker 
Equipage 126 + hommes de troupes et scientifiques.
Armement : 2 × 7.62mm Mk.44 Miniguns 6 × 7.62mm L7 GPMGs - 2 × hélicoptères Lynx HAS 3 modifiés pour les glaces.

Le brise-glace Endurance A 171 dans l'Antarctique en 2007.
HMS Endurance is a class 1A1 icebreaker that served as the Royal Navy ice patrol ship between 1991 and 2008. Built in Norway as MV Polar Circle, she was chartered by the Royal Navy in 1991 as HMS Polar Circle, before being purchased outright and renamed HMS Endurance in 1992. She has been out of service since 2008, when she was seriously damaged by flooding following an error during routine maintenance.

vendredi 10 janvier 2014

Les neuf vies de l'American Star


American Star, ex-fierté de United States Lines sous le nom d'America, échoué dans une baie de la côte occidentale de Fuerteventura (Îles Canaries). Photos de 2004.
L’America est un paquebot transatlantique construit en 1940 pour les United States Lines afin de servir sur la ligne de l’Atlantique Nord. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le navire sert tout d'abord de transport de troupes sous le nom d’USS Westpoint (1941-1946). Après la guerre, il reprend son nom et poursuit sa carrière au sein de la marine marchande américaine jusqu'en 1964, date à laquelle il est racheté par une compagnie grecque et prend le nom d’Australis
En 1978, la compagnie Ventura Cruises lui redonne son nom d'origine et tente de lui redonner sa gloire passée, mais l'opération est un échec et le navire revient entre les mains de son propriétaire précédent au bout de quelques mois. Ces derniers le convertissent en hôtel flottant puis en navire de croisière sous le nom d’Italis avant de le céder en 1980. Il connaît ensuite une période incertaine, tout d'abord nommé Noga (1980-1984) dans le cadre d'une reconversion avortée en navire-prison, puis est renommé Alferdoss (1984-1993). Sous ce nom, il ne quitte pas le port et commence à être démoli.
Finalement, le navire est revendu et doit devenir un navire hôtel en Thaïlande sous le nom d’American Star. Cependant, en 1994, pris dans une tempête alors qu'il est remorqué au large des Canaries, les aussières le liant à son remorqueur lâchent et le navire s'échoue dans une baie de la côte occidentale de Fuerteventura. Longtemps, la partie de la proue encore visible tient lieu d'attraction touristique, mais l'épave du luxueux liner est depuis mars 2007 presque entièrement sous l'eau.

jeudi 9 janvier 2014

Bateaux pour les îles Fidji 2/2

Suite du 8 janvier 2014…
A l'occasion de l'International Stamp Exhibition de Londres en 1980, les îles Fidji ont émis quatre timbres de bateaux représentant Southern Cross de 1873, Levuka de 1910, Matua de 1936 et Oronsay de 1951. (collection agence Adhémar)



Dans les années 1930, les touristes commencent à fréquenter les îles du pacifique. C'est pour eux et le transport des îliens que les cargos sont aménagés, cabines et pont. Le plus célèbre de ces navires fut le bananier MV Matua – lancé en mars 1935 pour l'Union Steamship Cy d'Auckland sur le chantier R. and W. Hawthorn Leslie and Co. Ltd. à Hebburn-on-Tyne, Angleterre –, qui eut les faveurs de Sa Majesté Salote Tupou, reine de Tonga. Il desservait depuis la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji, Tonga et Samoa. Il pouvait recevoir 39 passagers en cabines de deux couchettes avec hébergement complet alors que la centaine de voyageurs du pont devait pouvoir à tous (couchages et nourriture). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il poursuit son service mais devient vite un auxiliaire précieux pour le transport de troupe. Il est alors repeint en gris. Il traverse la guerre sans encombre et est récompensé pour sa bravoure par une plaque commémorative et de l'argent pour l'équipage.
En 1952, il est transféré au service de traversier inter-îles Wellington - Lyttelton pendant l'hiver, tandis que Rangatira et Hinemoa subissent des révisions.
En 1968, MV Matua est remplacé par Taveuni. Il est moué puis vendu à E. K. Litojua de Manille et renommé Sultan K.L. En 1969, un typhon le jette à la côte dans la baie de Manille. En 1970, il est démoli à Kaohsiung,Taiwan.



Matua dans le port de Christchurch, au sud de la Nouvelle-Zélande.
Matua seen in Lyttelton being port of Christchurch in the South Island of New Zealand
© Dave Edge
Matua portant les couleurs de l'Union Steamship Cy sur sa coque, verte, liserée d'un ruban jaune. Matua is seen here with her traditional Union Steamship Green Hull and yellow ribbon around her hull.
Length/longueur 355.2 feet (108,26m) Beam/maître-bau 50.5 feet (15,39m) Craft/tirant d'eau 21.75 feet (6,63m) Displacement 4166 tons - Propulsion Two sets of Armstrong-Sultzer six cylinder diesel engines - Speed/vitesse 16.6 knots/nœuds max, vitesse de service 15.1 knots/nœuds -Cargo capacity 2,500 tons, partially refrigerated.
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SS Oronsay est le deuxième paquebot de l'Orient Line construit après la Seconde Guerre mondiale. C'est le sister-ship d'Orcades. Il a été terminé en 1951 au chantier Vickers-Armstrongs de Barrow-in-Furness mais il faudra plusieurs mois avant de la mettre en service à cause d'un incendie. Oronsay a été en service sur les lignes australienne depuis la Grande-Bretagne en passant par le canal de Suez Canal jusqu'à 1953. Sa décoration intérieure et son confort en faisaient l'un des plus beaux de l'époque. En 1960, l'Orient Line a été absorbée par la P and O et Oronsay a été reconverti en navire de croisière jusqu'à sa démolition en 1975.


RMS Oronsay à quai à Auckland (Nouvelle-Zélande) en août 1958. RMS Oronsay seen at Princess Wharf Auckland New Zealand in August 1958. © Roger Eastwood
Oronsay et le Chusan à Ténérife dans les années 1970.Oronsay and PandO liner Chusan meet up in Tenerife in the 1970’
Pour en savoir plus sur Chusan et la P and O, cliquez ici.

mercredi 8 janvier 2014

L'étrave du chalutier AFL crée un ours polaire


De l'art pur et éphémère… cet ours polaire, né de la plume, a été heureusement saisi par Eugène Gillet et nous a été communiqué par notre ami Benoît Dehaine. 
A retrouver sur le blog La Gazette de Bigbull  (cliquez ici)

Bateaux pour les îles Fidji 1/2



La République des Fidji est un pays d'Océanie situé dans l'océan Pacifique sud, à l'est du Vanuatu, à l'ouest des Tonga et au sud des Tuvalu. Les Fidji se composent de 322 îles, dont environ un tiers sont habitées. Les deux îles les plus importantes sont Viti Levu et Vanua Levu. Viti Levu accueille la capitale Suva et presque les trois quarts de la population y habite. La République est indépendante depuis 1970. Suite au coup d'Etat de 2006, elle a été exclue du Commonwealth.
A l'occasion de l'International Stamp Exhibition de Londres en 1980, les îles Fidji ont émis quatre timbres de bateaux représentant Southern Cross de 1873, Levuka de 1910, Matua de 1936 et Oronsay de 1951. (collection agence Adhémar)



Le SS Southern Cross (Croix du Sud) est un baleinier norvégien de 45m et 520t, à l'origine appelé Pollux, qui a été reconverti en navire océanographique avant d'être réutilisé pour la chasse aux phoques.
Construit à Arendal, en Norvège, par l'armateur Colin Archer, il fut racheté par Carsten Borchgrevink pour l'expédition Southern Cross en Antarctique qui reconnut la mer de Ross.
Il a ensuite été racheté par Baine Johnston qui l'envoya à la chasse aux phoques vers Terre-Neuve à partir de 1901.
Il fut perdu en mer le 31 mars 1914, au retour d'une campagne de chasse, en même temps que SS Newfoundland, pendant une tempête au large de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce furent les pires pertes maritimes de la région avec 173 membres d'équipage d'un côté et 78 de l'autre. 
Le trois-mâts barque mixte voile/vapeur SS Southern Cross utilisé par l'expédition antarctique britannique de 1898-1900. Il est ici, en 1898, dans l'estuaire de Derwent, en Tasmanie. C'était un baleinier construit en 1886 sous le nom de Pollux et reconverti pour l'expédition de Carsten E. Borchgrevink.  
Expedition ship SS Southern Cross in the Derwent, Tasmania, used at The British Antarctic Expedition 1898–1900. She was built in Norway in 1886 as whaling ship Pollux.


Le paquebot Levuka, construit au chantier Alexander Stephen and Sons de Glasgow, porte le nom de la première capitale coloniale des Fidji, cédée aux Britanniques en 1874.
Levuka, vapeur quadruple expansion, double hélices, 15 nœuds, lancé le 2 octobre 1910 - 6129 grt - 400.3 feet - 55.1 feet, appartenait à l'Australasian United Steam Navigation Company de Sydney. Racheté en 1926 par la Lloyd Brasileiro de Rio de Janeiro sous le nom de Pedro II. Il est démoli au Brésil en juillet 1963. 
Suite demain 9 janvier 2014…