vendredi 30 août 2013

Dans la baie de Manille… bateaux de pacotille

Pour finir cette semaine dans la baie de Manille, quelques bateaux de pacotille rencontrés une fois au port.

Bateau pirate dans les rues du port. © SC 
Féroces pirate…


… et leur terrifiant capitaine.





jeudi 29 août 2013

Dans la baie de Manille… Le phare de Corregidor


La baie de Manille est fermée au nord par la péninsule montagneuse de Bataan, où se trouve le port de Mariveles, juste après l'entrée de la baie et Sanglay Point qui hébergea une importante base navale américaine. Au sud, se trouve la province de Cavite. Plusieurs îles limitent l'accès à la baie. La plus grande est Corregidor, à 3 km au large de Bataan. Avec l'île de Caballo, elles ferment l'entrée de la baie. Dans le chenal sud, se trouve l'île d'El Fraile et un peu au large l'île Carabao. El Fraile est un îlot rocheux (1,6 ha), sur lequel se trouve les ruines du Fort Drum, construit par les États-Unis pour défendre la baie.
Corregidor a une importante histoire militaire. Elle accueillit le Fort Mills et ses fortifications ainsi que son paysage constitué de roches lui valurent le surnom de The Rock (le rocher). Pendant la bataille des Philippines (1941-1942), le général américain Douglas MacArthur y installa son quartier-général. Il y resta jusqu'au 11 mars 1942, date à laquelle il évacua les lieux après la percée japonaise dans l'archipel. Entre le 24 décembre 1941 et le 19 février 1942, Corregidor servit de nouveau lieu pour le siège du gouvernement du Commonwealth des Philippines.
Sur l'île, on visite bien entendu les hauts lieux de cette bataille, mais on y trouve également un fort et un petit musée qui en raconte l'histoire…




Corregidor vue des chantiers navals de Cavite où sont réparées, en 1792, les corvettes de l'expédition Malaspina, expédition politique et scientifique pour visiter presque toutes les possessions espagnoles en Amérique et en Asie partie en septembre 1788. © SC

Premier phare des Philippines, mis en service le 1er septembre 1846.
Projet de phare à Corregidor, daté de 1848.

mercredi 28 août 2013

Dans la baie de Manille… quelques unités de la marine marchande

Quelques belles unités rencontrées dans le port et la baie de Manille. C'est le principal point d'entrée de marchandises aux Philippines. Il figure parmi les grands mondiaux pour le trafic de conteneurs. 
Quelle chance ! Il s'agit là du fameux cargo Captain Ufuk (IMO 6802216) de 2451t, construit en 1967 par Nobiskrug Yard à Rendsburg (Allemagne) et appartenant à La Plata Trading de Manille. Pourquoi fameux ? Car il défraya la chronique quand les douanes le prirent d'assaut en août 2009 au large de Bataan et saisirent sa cargaison d'armes indonésiennes. Son capitaine, Bruce Anthony Jones, alors qu'il allait passer sous le programme de protection des témoins, sera abattu dans sa voiture par un motard en septembre 2010 au nord de Manille.
Le porte-conteneur CSCL Sao Paulo  IMO 9385996 loué pour douze ans à China Shipping Line par Seaspan Shipmanagement Vancouver, Canada Année de construction: 2008 - 209 m X 30 m tirant d'eau 7,6m - Jauge brute: 26404, Port en lourd: 34194 t - Vitesse enregistrée (Max / moyenne): 12.2 / 11.3 nœuds - Pavillon: Hongkong - Construit en 2008 par Jiangsu Yangzijiang Shipyard à Jiangyin, Chine. © SC




Le porte-conteneurs Majala. Appartenant à Salam Pacific Indonesia Lines de Surabaja, Indonesia. Pavillon Antigua and Barbuda IMO 9190810 - 133m x 21m x 5,5m - Gross tonnage 7970. Construit en 1999 par Torgem Shipbuilding Industry and Trade d'Istanbul, Turquie. Ex-MSC Prony, ex-Sezela, ex-Box Hamburg, ex-Gagema St Lucia, ex-Maersk Nouadhibou. © SC 
Porte-conteneur de la compagnie chinoise AMP (Eastern ?). © SC

Porte-conteneurs Porthos (ex-Ever Grade) IMO 8208220 de la compagnie Evergreen. Construit par Ishikajima-Harima Heavy Industries Co. Ltd, Japon, en 1980, pavillon panaméen. 230,8m, 32,2m, 11,6m - 43198t, 2278 conteneurs à 14t (TEU). Vitesse max 20,5 nœuds.© SC
Pétrolier (Petro Asmari ?) au crépuscule.
Coucher de soleil sur un porte-conteneurs dans la baie de Manille. © SC

mardi 27 août 2013

Dans la baie de Manille… bateaux de pêche



La baie de Manille, aux Philippines, est la voie maritime la plus fréquentée de l'archipel et elle fait vivre des dizaines de milliers de pêcheurs. C'est un port naturel qui abrite le port de Manille sur l'île de Luçon. L'entrée fait 19 km de largeur et la baie s'avance de 48 km dans les terres. Au début du mois d'août, une importante fuite de gasoil s'est produite (pétrolier ou oléoduc ?) qui couvre le cinquième de la baie, privant de revenus plus de 40000 personnes. photos © SC














lundi 26 août 2013

Flotte de Napoléon III, dernières mises à jour

Bonjour,

Voici mes dernières mises à jour :

·         « la Flotte de Napoléon III »   http://dossiersmarine.free.fr

·         «  Bordeaux Aquitaine Marine » http://variamarine.free.fr

·         port de Bordeaux / Le creusement du Lac de Bordeaux-Nord

·         « Marines »  http://dossiersmarine4.free.fr

·         Commerce / Escroquerie au Sénégal 1817
·         Typologie / La Hourque

Cordialement,
Alain Clouet

Maquettes ex-voto dans l'église d'Yport

J'ai longtemps fréquenté l'église d'Yport pendant mes vacances… Il est vrai surtout de l'extérieur car elle se trouvait sur le chemin de la plage ! J'y vais moins souvent mais je suis tombée sur un article très laudatif (sur le site Les ex-voto marins) en vantant la décoration intérieure, faite de maquettes de bateaux disposées en ex-voto sous les vitraux des hautes fenêtres… Aussi, de passage dans le pays de Caux, j'ai fait un saut chez les Grecs en priant pour que l'église ne soit pas fermée. Miracle, contrairement à beaucoup, elle est ouverte toute la journée. Voici ma maquette préférée, il s'agit d'un chalutier motorisé pêchant par son tribord et immatriculé à Fécamp, il est dédié à J.C. Legros… pour les autres, reportez-vous aux photos du site sus-nommé.




Babette à la Vespa

samedi 24 août 2013

Triple-E au Danemark : sous le Great Belt Bridge

Les amateurs de porte-conteneurs connaissent déjà tout de la nouvelle série des navires de Maersk. Ici, une courte vidéo qui, nous l'espérons les intéressera :

jeudi 22 août 2013

La résurrection du trois-mâts Duchesse-Anne

Alain m'a fait remarqué que j'avais confondu le trois-mâts Duchesse-Anne qui, à l'époque de la photo de Saint-Malo en compagnie du destroyer britannique D30 Carron classe CA de 1944, était quasiment une épave à Brest; avec le voilier-école allemand Gorch Fock, entré en service en 1959 et qui a fait effectivement escale à Saint Malo. (cliquez ici)
Duchesse-Anne dans le port militaire de Lorient.
Erreur rectifiée, merci Alain, voici donc Duchesse-Anne, ex-Grossherzogin Elisabeth, le plus grand voilier, et le dernier trois-mâts carré, conservé en France.
Construit en 1901, Duchesse-Anne aura tout connu en l’espace d’un siècle : la gloire sous pavillon allemand, l’oubli au fin fond de deux ports bretons, la résurrection dans la cité de Jean Bart. Entièrement rénové, il est appelé à accueillir des visiteurs au musée portuaire de Dunkerque.




Construit en 1901 par le chantier Johann C. Tecklenborg de Bremerhaven-Geestemünde (Brême) selon les plans de Georg W. Claussen, Duchesse-Anne est considéré comme un chef-d’œuvre d’architecture navale, en raison notamment de la forme profilée de sa coque en acier et de l'équilibre général du navire, qui ménagent un espace habitable d'une grande capacité, tout en innovant en matière de sécurité.



Duchesse Anne est maintenant l'emblème du musée portuaire, acheté par la ville de Dunkerque en 1981 à l'état d'épave pour le franc symbolique et restauré de façon remarquable. Le Duchesse Anne était un voilier école pour la marine marchande allemande, il a été rétrocédé à la France en 1946 en compensation des dommages de guerre.92 m hors tout - la coque 78 m - largeur 11,90 - tirant d'eau de 5,45 m - grand-mât 48 m au dessus du pont - la voilure 2060 m2 pour 25 voiles et 3 focs - maitre-bau 11,90 m - déplacement 1630 tonnes.

mardi 20 août 2013

Quelques phares canadiens à l'honneur sur des timbres de la série "Drapeau" de 2007


«Cinq timbres-poste au tarif du régime intérieur émis le 27 décembre 2007, chacun illustrant un phare au garde-à-vous dans un paysage canadien, viennent s'ajouter à la série de timbres courants de Postes Canada ornés du drapeau. Manifestation de notre identité, l'unifolié canadien flotte sur son mât dans le coin gauche de chaque vignette.»
 


Le jeu commence avec le phare de l'île Sambro, en Nouvelle Écosse, dont la construction remonte à 1758. C'est le plus ancien phare toujours en activité en Amérique du Nord. Il a été érigé en 1758 sur l'île Sambro, à l'entrée du port de Halifax. La tour de phare est une structure simple aux proportions élégantes avec un fut octogonal et conique qui mesure 82 pieds de hauteur, surmonté d’une plate-forme de lanterneau évasée et d’un petit lanterneau utilitaire en aluminium. Le puits en pierre et béton avec d’étroites ouvertures en forme de fentes est recouvert de bardeaux de bois qui ont été peints en bandes alternées rouges et blanches. Une épaisse colonne de bois dur soutient un escalier tournant en bois qui s’élève au centre de la tour. Sise sur l’île Sambro à 12 milles du rivage, le phare est la caractéristique dominante d’un promontoire dénudé et balayé par le vent. 



Le deuxième timbre illustre le phare de la pointe Clark, en Ontario. Ce phare impérial de 110 pieds a été construit entre 1855 et 1859 pour signaler le danger que présentaient les écueils situés à environ deux milles au large du lac Huron. Ce phare, est situé sur le lac Huron, à 35 kilomètres au nord de Goderich. Il commémore le rôle essentiel des phares dans la navigation sur les Grands Lacs. Ce phare en calcaire, couronné d'une lanterne dodécagonale en fonte est représentatif des six phares «impériaux» construits dans la région, un style plutôt rare ailleurs au Canada.




La vignette suivante est ornée du phare de la pointe Pachena, en Colombie-Britannique. Cette sentinelle de nuit est campée le long d'une étendue dangereuse de la côte Ouest, au sud de Bamfield, sur l'île de Vancouver. En 1907, le phare de Pachena Point a été construit après que le navire Valencia ait fait naufrage sur sa côte. Cet évènement, un des pires naufrages de l’histoire maritime, a fait que l’on nomma ce lieu le «cimetière du Pacifique». Il a été allumé pour la première fois en 1909. 

Aujourd’hui le phare est toujours en fonction, et est aussi un lieu de patrimoine national. À la fin de l’année 2007, Postes Canada à émis un timbre définitif qui dépeint le phare, mais malheureusement l’image est inversée! En regardant vers l’océan, le phare devrait être à la gauche de la demeure du gardien de phare, mais sur le timbre, il est à sa droite. 



Le quatrième phare, celui de Warren Landing, au Manitoba, érigé en 1908, au sud du lac Winnipeg. Les feux d’alignements de Warren Landing, sur la rive Ouest du fleuve Nelson, au Manitoba, guident les navires quittant le lac Winnipeg.



Le dernier, celui de Cap-des-Rosiers, au Québec, est situé à l'extrémité est de la péninsule gaspésienne et constitue la porte d'entrée du parc national Forillon. Il est le plus haut du Canada.

lundi 19 août 2013

Le trois-mâts navire-école Gorch Fock dans le bassin devant les remparts de Saint-Malo


Le navire-école Gorch Fock dans le bassin devant les remparts de Saint-Malo au tournant des années 1960. (coll agence Adhémar)
Notre ami Marcel Henri avait mal identifié ce beau voilier qu'il avait pris pour la Duchesse-Anne
Alain, toujours aussi vigilant nous a envoyé ce message :
Il convient de rectifier l'identification du voilier sur la photo publiée aujourd'hui. On y voit en effet, derrière le voilier, le destroyer britannique D30 Carron classe CA de 1944 qui a été retiré du service en 1963, à cette époque le Duchesse Anne était une quasi-épave à Brest.  Il y avait donc la une impossibilité... Après recherches, j'ai identifié ce voilier comme étant le navire-école allemand Gorch Fock, qui est entré en service en 1959 et qui a fait effectivement escale à Saint Malo. On a donc une fourchette pour cette photo entre 1959 et 1963.  

lundi 12 août 2013

Le voilier-école Amerigo-Vespucci devant le château de Brest, à l'entrée de la Penfeld

Le voilier-école Amerigo-Vespucci devant le château de Brest, à l'entrée de la Penfeld.
 
Coll agence Adhémar
L’Amerigo Vespucci est un voilier-école italien. Il appartient à la Marina militare, la marine militaire italienne, utilisé à la formation des élèves officiers. Il est actuellement l'un des plus ancien trois-mâts carré à naviguer, le plus ancien navire-école de la marine italienne en service et un des plus grands voiliers école militaire du monde.
Le voilier porte le nom du célèbre navigateur italien Amerigo Vespucci (de qui l'on tiendrait le mot Amérique). Il est basé à Gênes.
Équipage 16 officiers et 70 marins - Gréement trois-mâts carré - Lancé le 22 février 1931
Longueur hors-tout 100,50m - Longueur de coque 82,38 m - Maître-bau 15,50 m - Tirant d'eau 7 m -Voilure 2824 m² (26 voiles) - Déplacement 4150 tonnes - Capacité 200 cadets - Tonnage 3545 tonneaux - Vitesse 10 nœuds (sous voile).
Ce voilier est la copie d'une frégate militaire de la deuxième moitié du XIXe siècle, le Re Galantuomo. Construit à Naples à la demande de Benito Mussolini, il est issu du projet de Francesco Rotundi, lieutenant colonel du Génie naval et a été entièrement construit aux chantiers navals de Castellammare di Stabia en 1930.
Sa mission était de former le officiers de la Regia Marina avec le Christophe Colomb, son sister-ship. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Christophe Colomb a été cédé à l'URSS en indemnisation de dommages de guerre. De 1946 à 1952 il a donc été l'unique navire voilier école de la marine militaire italienne. Ceci jusqu'à la mise en service de l’Ebe, une goélette brigantine construite en 1921 et achetée par la marine militaire en 1952.

vendredi 9 août 2013

Saluti da Napoli, le paquebot Raffaello nous salue de Naples

Le port de Naples et le T/n Raffaelo, paquebot de l'Italian Line (45,933 GRT, 275,5mx30,2mx10,4m, 26,5 nœuds - 535 First Class, 550 Cabin Class, 690 Tourist Class (1200 en croisière) - Equipage 720. 
T/n Raffaelo et son sister-ship Michelangelo marquent la fin d'une époque qui a vu l'Italian Line (Italia di navigazione S.p.A.) rivaliser avec les plus grandes compagnies pour la conquête du trafic passagers de l'Atlantique Nord. 


jeudi 8 août 2013

ARA Guarani, disparu en mer le 15 octobre 1958 au large de la Terre de feu



Sur un timbre de 2008, le bateau de sauvetage de la Marine argentine, ARA Guarani dans la série Pionniers de l'Antarctique. Il disparu dans une forte tempête, habituelle dans ces lieux, au large de la Terre de feu le 15 octobre 1958 alors qu'il partait en mission de sauvetage en Antarctique en liaison avec l'aéronavale argentine pour laquelle il devait servir de soutien logistique et météorologique dans le passage de Drake. Il y eut 38 marins disparus. Son épave n'a été repérée que longtemps après.
Le navire de sauvetage Guarani (R7) est l'ancien LT 817 de l'US Army construit aux chantiers navals de Marietta en Virginie occidentale pendant la Seconde guerre mondiale. Il est acheté par l'Argentine en 1946 en même temps que son sister-ship Charrua. pendant dix ans, il a servi de remorqueur, venant au secours, entre autres du transporteur Patagonie (1948), des cargos Montréal (1951) et Río Santa Cruz (1952), et en participant à la recherche infructueuse de Lucho IV 1952). Il participa aussi à l'incident de l'îlot Snipe entre l'Argentine et le Chili en 1958 dans le cadre d'une dispute territoriale plus globale, le conflit du Beagle. L'île Snipe est situé dans la zone sud du canal de Beagle (Terre de feu), l'incident eut lieu quand les Argentins démolirent un phare construit par les Chiliens. C'est ARA Guarani qui dispersa les restes de la modeste construction… En 1954, il est requalifié en bateau de sauvetage et affecté à la base d'Ushuaia.

Maquette du Guarani ouvrant la salle éponyme du musée maritime d'Ushuaia.
El Buque de Salvamento Guaraní (R-7) , era el ex US Army L.T. 817 construido en Marietta Manuf. Co de EEUU en  la 2ª Guerra Mundial. El Gobierno Argentino lo compra en 1946 junto con el "Charrúa", del cual era gemelo. Se lo clasifica como remolcador a su llegada y durante diez años opera en socorrer a distintos buques en emergencia, entre ellos  al transporte Patagonia en 1948, al mercante Montreal en 1951, el Río Santa Cruz en 1952, la busqueda infructuosa del Lucho IV en 1952 también. En 1954 se lo reclasifica como Buque de Salvamento y asignado a Ushuaia.

"Une" du journal argentin Clarin annonçant les recherches après le naufrage du Guarani.