jeudi 28 février 2013

Le tour du monde du croiseur De Grasse

                                                        Le croiseur anti-aérien De Grasse
J'ai eu l'occasion de vous entretenir sur ce blog, il y a quelque temps du croiseur français  De Grasse survivant des programmes navals d'avant-guerre, dont la construction, interrompue à cause des hostilités, a reprise comme croiseur anti-aérien. Il a accompli une longue carrière de 1956 à 1974 dans La Royale. En 1963, ce  croiseur a fait le tour du monde, l'ECPAD (vidéothèque de la Défense) en a tiré un très beau film que je vous invite à regarder:
Alain
Cliquez ici :





La Terre est ronde

mercredi 27 février 2013

Châteaurenault, Pascal et Bugeaud dans la baie d'Along

ChâteaurenaultPascal et Bugeaud dans la baie d'Along. collection agence Adhémar

Châteaurenault, croiseur protégé de 1re classe.
Croiseur protégé de 1re classe Châteaurenault lancé le 21 mai 1898 au chantier naval des forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer. Longueur 135m - Maître-bau 17m - Tirant d'eau 7,39m - Déplacement 7898 tjb - Puissance 23000cv - Vitesse 23 nœuds
Blindage de pont 55mm, de kiosque 157mm - Armement: 2 × 164mm(cal.45 QF M1893), 6 × 138mm (cal.45 QF M1893), 10 × 47 mm (DCA), 5 × 37 mm (DCA)
Rayon d'action de 11000milles à 10 nœuds (1960 tonnes de charbon).
Après avoir servi en Cochinchine, il devient navire-école d'application des manœuvres et des charpentiers à Brest. Avec la Première Guerre mondiale, il reprend du service comme transport de troupes pour l'Armée d'Orient entre Tarente et Itéa. Il est torpillé le 14 décembre 1917 par le sous-marin UC 38 lui-même coulé peu après par les torpilleurs Mameluck et Lansquenet. 
Le croiseur protégé de 2e classe Pascal.
Le croiseur Pascal de type Descartes, lancé en septembre 1895. Croiseur protégé de 2e classe construit à l'arsenal de Toulon, alors que l'autre bâtiment de la classe, Descarteslancé en septembre 1894, l'a été à Nantes, à l'arsenal de la Loire. Navire en acier de 4000 t. Longueur 99,40m - largeur 12,9 m - tirant d’eau 6,50 m - Déplacement 3960 tjb - Propulsion 2 machines à vapeur (16 chaudières) donnant une puissance de 8500 cv et une vitesse de 19,5 nœuds. Equipage de 383 hommes. Blindage de pont de 45 mm. 
Armement4x1 canon de 164 mm(cal45-M1893), 10x1 canon de 100 mm(cal50-QF), 8x1 canon de 47 mm, 4x1 canon de 37 mm, 2 tubes lance-torpilles (450 mm).
Démoli en 1911.
Le croiseur protégé Chasseloup Laubat, avec Bugeaud, ils composent la classe Friant.
Croiseur protégé Bugeaud, lancé en avril 1893 à l'arsenal de Cherbourg. Longueur 94m - Maître-bau 12,98m - Tirant d’eau 6,30m - Déplacement 3982 tjb - Propulsion 2 machines à vapeur (20 chaudières) donnant une puissance de 9500cv permettant une vitesse de 18,7 nœuds. Equipage 339 hommes. Blindage de pont 30mm, de tourelle 50mm, de kiosque 76mm. Armement: 6x1 canon de 164 mm(cal45-M1893), 4x1 canon de 100 mm(cal50-QF), 4x1 canon de 47 mm, 11x1 canon de 37 mm, 2 tubes lance-torpilles (355 mm ).
Rayé des listes en 1911.

Mise à jour du site la Flotte de Napoléon III


Bonjour,
Mes sites ont été mis à jour

-          « la Flotte de Napoléon III »   http://dossiersmarine.free.fr

Ø  Partie Documentation / Les canons des marines russes et françaises à Sébastopol – un article très complet de Claude Millé.

-          «  Bordeaux Aquitaine Marine » http://variamarine.free.fr

Ø  Commerce / Commerce extérieur de Bordeaux en 1861
Ø  Actualités / Croisières bordelaises
Ø  Port / Outillage / La bigue Gironde

-          « Marines »  http://dossiersmarine4.free.fr

Ø  Le navire / Le navire corsaire
Ø  Le navire / L’ancêtre de l’hydrojet

Cordialement,
Alain Clouet - webmaster

mardi 26 février 2013

Le croiseur léger Jeanne d’Arc dans l'Arsenal de Brest

Deux vues de «La Jeanne» dans l'Arsenal de Brest. Pour plus d'information sur l'histoire des "Jeanne", cliquez ici.

Le croiseur léger Jeanne d’Arc amarré rive gauche de la Penfeld, en aval du pont de l’Harteloire. Les fonds sont trop faibles pour que les navires puissent être amarrés au plus près des quais, qui courent pourtant tout le long de la rivière. En service de 1931 à 1964, les photos le montre dans l'arsenal de Brest entre deux campagnes d'école d'application vers 1959-1960, donc après les modifications qui lui ont été apportées pendant la guerre. Ci-dessus, le pont de Recouvrance. (infos Alain)


L’arsenal de Brest est un ensemble d’installations militaires et navales situé dans la rivière Penfeld, à Brest, dans le Finistère, en Bretagne. Il s’agit de la seconde base navale principale française, après celle de Toulon. Dans le langage populaire ouvrier brestois, l’arsenal de Brest est aussi appelé l’arsouil.

1631-1635 Début des bases de l’infrastructure portuaire.
1674 Apparition des Magasins aux poudres, de la Cordellerie et de l’Hôpital militaire.
1683 Création de la forme de Troulan.
1746 Création des trois formes de Pontaniou à proximité des forges des ancres et des constructions navales.
1750-1751 Construction du bagne, détruit en 1947.
1807 Construction du bâtiment aux Lions abritant les magasins de l’arsenal.
1822-1827 Construction du Bassin 6 au Salou.

1858 Appropriation par la Marine nationale des quais Tourville et Jean Bart.
1864-1865 Construction du Bassin 7 au Salou.
1865 Fermeture du port de la Penfeld aux bâtiments de commerce : le port devient militaire.
1889-1896 Construction de la Jetée sud (1 500 m).
1895-1900 Construction de la Jetée ouest (200 m).
1899-1902 Transformation des quatre formes de Pontaniou en deux larges bassins, actuellement dénommés Bassin 2 et Bassin 3.
1900-1905 Prolongement de la Jetée sud sur 750 m.
1905 Construction du Quai d’Armement.
1910 Installation de la Grande Grue.

1910-1916 Creusement des deux bassins de construction et de radoub de Laninon, actuellement dénommés Bassin 8 et Bassin 9.
1911 Comblement du terre-plein du château.
1918 Construction du Quai des flottilles.
1931-1933 Fermeture de la passe ouest.
1938 Début des travaux de construction du Bassin 10 de Laninon (travaux abandonnés pendant la guerre).
1940 Construction de la base sous-marine durant l’occupation allemande. Le port militaire devient une importante base stratégique du Reich.
1963-1964 Élargissement de la jetée.
1969-1970 Construction des épis porte-avions 3 et 4.



Plus d'infos sur Brest dans ce blog, cliquez ici.

lundi 25 février 2013

17 février 1859 : Prise de Saïgon par le vice-amiral Rigault de Genouilly

Février 1859: bombardement de Saigon par la flotte française. Tableau de Morel-Fatio, Musée national de la Marine.

La Cochinchine faisait partie de l'empire d'Annam. Un massacre des missionnaires français, ordonné en 1858 par l'empereur Tu-Duc, servit de prétexte pour intervenir. En février 1859, une flotte française commandée par l'amiral Charles Rigault de Genouilly (1807-1873) débarquait au Cap Saint-Jacques, remontait la rivière de Saïgon, et donnait l'assaut de la ville de Saïgon qui tomba (17 février 1859).
Rappelé en Chine en avril 1859 avec le gros de ses forces, Genouilly laissa une petite garnison sous le commandement du capitaine de Frégate Bernard Jauréguiberry.
La force de Jauréguiberry étais composée d'une compagnies d'infanterie de marine française, une compagnies d'infanteries légère philippine sous commandement espagnol et 400 marins de l'artillerie. De Genouilly laissa aussi la corvette Primauguet, les canonnières Avalanche et Dragonne et le navire de transport Durance. La garnison fut relevée par le vice-amiral Théogène François Page en décembre 1859. Celui-ci fut chargé de propositions de paix que l'empereur Tu-Duc refusa.


Laplace, comme Primauguet, de la classe Phlégéton, mais un peu plus petit et plus rapide que ceux-ci.
Primauguet, de la classe Phlégéton, corvette à hélice à barbette, coque en bois. Construit à Brest, mis en service le 25 juin 1853. Rayé des listes le 3 mai 1877.
Déplacement 1658 t. Dimensions : 61,60m x 11,40m x 5,13m - Vitesse 9,8 nœuds - Effectif 199 hommes - Propulsion: une hélice - machine Maeline de 400chn, 960che - charbon : 280t
voilure : 1 400 m² - Armement 1854: 4 de 30 ; 2 obusiers de 22cm de 8 en 1864
1865: 14x18cm rayés, 2 obusiers de 4 de montagne, 4 espingoles.

Canonnière Flamme de la même classe que Avalanche et Dragonne.
Canonnières à coque bois de 1ère classe de la classe Alarme construites au Havre, Avalanche est mise en service le 27 mai 1855 (rayée le 16 novembre 1866), Dragonne le 12 mai (rayée le 7 mars 1867).

Dimensions: 45.40m x 7,76m x 2,37m - Déplacement : 484 t,  495 tpc - Propulsion : une hélice - une machine Schneider de 110 ch - charbon 41t - voilure : 533 m² - Armement : 1855, 4 canons de 50 mais changements après la guerre de Crimée - Equipage 79 hommes


Yonne, de la classe Isère, tout comme Durance.
Durance, de la classe Isère dite série des 1200tx. Transport trois-mâts à hélice, à coque composite fer et bois, sur plans de Le Bouleur de Courtray. Construit à Lorient, mis en service le 12 novembre 1855. Rayé des listes le 12 août 1872. Ces navires sont aussi classés comme "corvette-transport" ou "transport à batterie".
Dimensions 73,32m x 12,90m x 7,47m - Déplacement 950 à 1200 tx - 2685 à 2950 t - Vitesse 7,5 à 9 nœuds (vapeur) - 11 nœuds (voile et vapeur) - Effectif 153 hommes - Propulsion: une hélice avec puits - machine à vapeur type Mazeline ou Indret (Marne) 150 ou 163 chn, 363 che - charbon: 160 à 175 t - voilure: 1930 m²
distance franchissable : 2000 nœuds à 9 nœuds
armement: 4x12 NR3 ou canons obusiers. L'armement donné est celui d'origine. Il semble qu'il ait fortement varié au cours des années. Ainsi pour la Durance, on trouve successivement 6 obusiers de 30 au neuvage, puis 8 obusiers en 1856, puis 4 en 1866, et enfin 4 de 14 cm en 1869.
Source: le site de notre ami Alain Clouet sur La flotte de Napoléon III (cliquez ici)

Le 22 février 1860, le port de Saïgon est ouvert à la navigation.
En février 1861, l'amiral Charner arrive à Saïgon à bord de la frégate Impératrice Eugénie et organise l'attaque des lignes de défense annamites, au sud de Saïgon.
La fin des opérations de Chine décide Napoléon III à concentrer ses efforts sur la prises de Ki Hoa (22 février) et My Tho (13 avril), prise de Bien Hoa (17 décembre), prise de Vinh Long (22 mars 1862).
Tout cela amène finalement l'empereur Tu-Duc à conclure un traité de paix (5 juin 1862). La France reçoit les provinces de Saïgon, Bien Hoa, My Tho ainsi que l'île de Poulo Condore. Ce traité garantit aussi le libre exercice du culte catholique et l'ouverture au commerce des ports de Haïphong, Hanoï (sur le fleuve Rouge) et Qui Nhon sur les côtes d'Annam.
La Cochinchine sera définitivement unifiée en 1867 par l'annexion des trois provinces de l'Ouest de Vinh Long, Chau Doc et Ha Tien par le vice-amiral de La Grandière, gouverneur de la colonie.

vendredi 22 février 2013

22 décembre 1952 : échouement du Champollion au sud de Beyrouth


Le paquebot Champollion des Messageries maritimes.
Champollion : longueur 156,70 m, puis 168,05 m après la modification de 1934 - largeur : 19,2 m - jauge brute 12239 tonnes, puis 13619 tonnes après 1934 - port en lourd 6360 tonnes puis 5043 tonnes après 1934 - déplacement: 15 270 tonnes - passagers: 188 en première, 135 en seconde, 128 en troisième et 500 en entrepont puis, après 1934, possibilité de 760 rationnaires en entrepont - deux machines à vapeur alternatives à triple expansion chauffées au mazout, puis deux turbines Maier Wach à partir de 1934 - puissance: 10 000 cv, puis 14 600 cv après 1934 - vitesse 16 nœuds puis 19,2 nœuds après 1934 - trois cheminées, puis une seule après 1951.

Le paquebot Champollion après la modification de 1951. Il a perdu deux cheminées.
Lancé le 16 mars 1924 à La Ciotat, Champollion est affecté comme son sister-ship le Mariette Pacha (sabordé le 21 août 1944 à Marseille) à la ligne rapide d'Egypte - Syrie (Alexandrie, Port-Saïd, Beyrouth) de la compagnie des Messageries maritimes. Subit d'importantes transformations en 1934, allongement, modification de l'avant (en forme de tortue), modification des turbines. Pris à Alger en novembre 1942, il est ensuite utilisé comme transport de troupes jusqu'à la fin de la guerre, puis à nouveau vers l'Indochine de 1946 à 1950. Subit à nouveaux d'importantes transformations en 1950-51 (entre autres, suppression de deux des cheminées) et reprend la ligne Marseille-Beyrouth. 
Il s'échoue et est brisé en deux le 22 décembre 1952, à 5h45, sur les récifs de la plage de Khaldeh, au sud de Beyrouth. L'accident est dû à une erreur de navigation, l'officier de quart ayant confondu le phare de l'aéroport nouvellement installé avec celui de Beyrouth. Le bilan fut de dix-sept morts, noyés, tués contre les brisants ou asphyxiés dans le mazout. Trois Libanais, les frères Baltagi : Radwan, Mahmoud et Salah, réussirent à faire la navette avec leur petit bateau et à sauver le reste des passagers.
22 décembre 1952 : échouement du Champollion au sud de Beyrouth. coll agence Adhémar
Une relation de la fin du Champollion par Georges Blond est disponible sur le blog de Claude. Cliquez ici.

jeudi 21 février 2013

Le cargo Amiral-Troude (1904) à quai aux appontements de Pauillac

Le cargo Amiral-Troude (1904) à quai aux appontements de Pauillac. Coll agence Adhémar
Amiral-Troude,* cargo de la compagnie maritime des Chargeurs réunis (1904-1929). 7075 tpl, machine à triple expansion, puissance 2800 cv permettant une vitesse aux essais de 13,3 nœuds. Lancé le 18 novembre aux chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire et mis en service en avril 1904. Faisait partie d'une série de trois sister-ships, les deux suivants, Amiral Rigault de Genouilly et Amiral Sallandrouze de Lamornaix ont été construits aux ateliers et chantiers de Provence à Port de Bouc. 

Amiral-Troude s'est illustré pendant la Première Guerre mondiale. Le 22 septembre 1917, il  
récupère par 45°21 N et 07°39W, l'équipage du trois-mâts nantais Marthe Marguerite coulé au canon trois jours plus tôt par l'U 54 du KL Kurt Heeseler. Le lendemain, à 08h30, il est manqué de peu par une torpille qui passe à 20 mètres sur son arrière. Il débarquera les naufragés à Dakar le 30 septembre. 
En août 1929, il est vendu à la démolition à Gênes. 


*Troude (1762-1824), officier de la Marine marchande devenu enseigne et qui se distingua au cours de nombreux combats. Contre-amiral en 1811, il ramena Louis XVIII en France, d'Angleterre à Calais, à bord du Lys. Il fut mis à la retraite en 1816.

Le cargo Amiral-Troude à quai à Dunkerque.


mercredi 20 février 2013

Le port de Rouen vers 1970

Le port de Rouen vers 1970. Coll agence Adhémar

Le port de Rouen vers 1970, au premier plan, le cargo Blankensee (IMO 7803827) construit en 1978 au chantier VEB Schiffswerft Neptun de Rostock. Appartenant actuellement à Fusco de Fuzhou, ChineColl agence Adhémar
Le port de Rouen vers 1970, au premier plan, un cargo chinoisColl agence Adhémar
La reconstruction du port de Rouen, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, sera longue. Des progrès très importants sont réalisés grâce à l’aménagement du nouveau chenal de l’estuaire ouvert en 1960. Le trafic passe de 10 Mt en 1963 à 13 Mt en 1970 et atteint pour la première fois le seuil des 20 Mt en 1979. La structure du trafic se modifie profondément. En 1968, les céréales, farines, sucres et produits pétroliers, deviennent majoritaires pour la première fois dans le trafic. Le grand port maritime de Rouen n'est que le 28e port européen et le 5e français, mais c'est le 1er port européen pour les céréales et le 1er français pour la farine et les engrais.


mardi 19 février 2013

« Océan et climat » Conférence des Mardis de la Mer


18 septembre 1740 : Le tour du monde de Lord Anson

Série de timbre émise par la poste de Guernesey pour commémorer le 250e anniversaire du tour du monde de Lord Anson. Le premier timbre montre le troisième lieutenant du HMS Centurion, Philip Saumarez, dont le cahier de voyage découvert en 1974 apporte une lumière nouvelle sur la désastreuse expédition (d'un point de vue humain car la saisie du trésor de Manille fut largement célébrée). Coll agence Adhémar
En 1740, pendant la guerre de l’oreille de Jenkins (pour les Espagnols, Guerra del Asiento, monopole de la traite des Noirs) qui opposa la Grande-Bretagne et l’Espagne de 1739 à 1748, le Commodore George Anson reçut du roi Georges II le commandement d’une escadre, avec la mission d’aller harceler les colonies espagnoles de l’océan Pacifique, et, si possible, de capturer le galion de Manille (le navire régulier entre colonies d'Amérique et Asie qui arrivait chargé d'or et d'argent et repartait comblé d'épices à destination de l'Espagne via le détroit de Tehuantepec et le port de Vera Cruz). Anson passa dans le Pacifique par le cap Horn, remonta le long des côtes de l’Amérique du Sud, puis traversa le Pacifique jusqu’à Macao. Il captura le galion de Manille (c'était cette fois là la Nuestra Señora de Covadonga) près des côtes des Philippines, et revint en Grande-Bretagne (en 1744) par le cap de Bonne-Espérance avec seulement 188 hommes sur les 2000 qui avaient pris la mer.
Les navires de guerre de la flotte de Anson au départ de Portsmouth en 1740.
Les navires à l'arrivée à l'île Santa-Catarina, au sud du Brésil.
Le sloop Tryal passant le cap Horn en 1741 sous le commandement provisoire de Saumarez. Les frégates Severn et Pearle ne parvinrent pas à passer l'épreuve et firent demi-tour. Les autres mirent plus d'un mois, il est vrai que c'était  
Dans les îles Juan Fernandez, en 1741, les rescapés du cap Horn, Tryal et Gloucester, se regroupent petit à petit. Anna viendra plus tard s'échouer sur ces plages (Industry avait abandonné l'expédition à Madères. Le Wager avait fait naufrage peu après le passage.
L’escadre formée à Portsmouth était composée de deux bateaux de transport (pour les apparaux de rechange et les marchandises), Industry et Anna et de six bateaux de guerre (un vaisseau de ligne, quatre frégates et un sloop) : Centurion, navire-amiral, vaisseau de 4 °rang, jaugeant 1 005 tonneaux, 60 bouches à feu, 400 hommes ; Gloucester et Severn, 853 t., 50 canons, 300 hommes ; Pearle, 600 t., 40 canons, 250 hommes ; Wager, 599 t., 24 canons, 120 hommes et Tryal, sloop de 200 t., 8 canons, 70 hommes, destiné aux liaisons rapides et aux eaux peu profondes.


lundi 18 février 2013

L'aventure du Nautilus


« On sait que l'explorateur Hubert Wilkins se propose d'atteindre le le avec un sous-marin spécialement armé et agencé à cet effet qui a ru le nom symbolique de Nautilus. 
Soigneusement réparé, revisé et mis au point à Queenstown, le sous-marin a pris la mer pour couvrir la seconde étape de son voyage qui devait le conduire à l'extrémité septentrionale de la Norge, à Tromso. Après divers incidents qui retardèrent sa marche, le sous-marin arrivait le 9 août dans ce port. Il en repartait un peu plus tard et, non sans quelques nouveaux incidents, il atteignait le Spitzberg à Longyear le soir du 15 août 1931.»
Source : L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar

samedi 16 février 2013

Hommage à Loïck Fougeron


Loïck Fougeron : l'obsession du cap Horn (rediffusion)
Né en 1926 à Saint-Marc-sur-Mer près de Saint-Nazaire, Loïck Fougeron pratique la voile dès son plus jeune âge. Marqué par sa rencontre avec un capitaine au long cours à la retraite, il ressent l’appel du grand large au point d’être le second français avec Bernard Moitessier à participer au Golden Globe Challenge en 1968. Son rêve : passer le Horn. Un but ultime qu’il finira par atteindre en 1976 après plusieurs tentatives à bord de Captain Browneson ketch en acier. Il s’est éteint exactement 37 ans plus tard, le 13 février 2013. Ce portrait vidéo lui rend hommage.

vendredi 15 février 2013

Voiliers terre-neuviers à quai à Fécamp au début du XXe siècle

Voiliers terre-neuviers à quai à Fécamp au début du XXe siècle. Coll agence Adhémar
Les parages de Terre-Neuve constituent depuis longtemps l'une des zones les plus poissonneuses de l'Atlantique : situés à la convergence du courant froid du Labrador et des eaux tièdes du Gulf Stream, ils bénéficient, en outre, de la présence de hauts-fonds, immergés entre 20 et 100 mètres. Ce sont les fameux « bancs » : (Grand-Banc, Banc-à-Vert, bancs de Misaine, d'Artimon, de Canseau, etc.) fréquentés, depuis le XVIe siècle, par les pêcheurs espagnols, portugais, français et anglais, qui venaient y pêcher la baleine et surtout la morue.
Les flottilles de grande pêche, armées à Fécamp, Paimpol, Cancale, Saint-Malo, mais aussi à Bordeaux, étaient composées presque uniquement de voiliers cordiers en bois (goélettes franches, bricks-goélettes, trois-mâts goélettes), jaugeant de 100 à 500 tonneaux et équipés d'un grand nombre de doris.
Source et plus d'infos : Mandragore

jeudi 14 février 2013

15 décembre 2012 : A bord du CMA CGM Marco Polo par Vivi Navarro



C'était en Mer du Nord à bord du plus gros porte-containers du monde, nous faisions route pour Rotterdam, 3e escale de la tournée du Nord, escale inaugurale! J'étais à bord du grand Marco Polo, fleuron de la compagnie CMA CGM!
Vivi Navarro

Le port d'Alger dans l'entre-deux-guerres

Vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. Coll agence Adhémar 
Voilà une superbe vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. La légende précise «Navires de tourisme». L'un de nos lecteurs, toujours plus nombreux, saurait-il identifier ces paquebots, et éventuellement les cargos du premier plan ?
Notre ami Gilles Barnichon (cliquez ici si vous ne le connaissez pas) me dit souvent que «l'on peut aimer les bateaux sans pour cela savoir les reconnaître», je vais quand même me lancer.
Au fond, à bâbord, quatre mâts et deux cheminées, je dirais Empress of Scotland de la Canadian Pacific, ce qui daterait la photo des années 1920.
Au fond, au centre, deux mâts et quatre cheminées, Deutschland de la Hapag ou France de 1912, dont on se demande bien ce qu'ils faisaient là…
Ne soyez pas cruels, merci de votre aide.

mercredi 13 février 2013

Les bateaux de visite du Territoire antarctique britannique


En 1963, les postes britanniques ont publié une série de timbres sur le thème des bateaux assurant le service du British Antarctic Territory (Territoire antarctique britannique). Depuis fin 2012, sa partie sud porte le nom de Queen Elizabeth Land (territoire de la reine Elizabeth) au grand dam des Argentins et des Chiliens qui en revendiquent la souveraineté quasi totale.
La superficie du territoire est de 1709400 km2. Il inclut la Terre de Graham, les îles Shetland du Sud, les îles Orcades du Sud et le bout de la péninsule antarctique. Il n'y a pas de résident permanent, de 35 à 200 chercheurs occupent les quatre stations de recherche, annuelles (Halley et Rothera) ou estivales (Fossil Bluff et Signy).
Le gouvernement britannique émet des timbres territoriaux principalement destinés aux philatélistes. De dix à vingt nouveaux timbres sont émis chaque année, sous différentes thématiques : explorateurs polaires en 1973, plancton en 1984, fossiles en 1990, vaisseaux de recherche en 1993, etc. ou se référant à l'actualité britannique. La vente de ces timbres et diverses taxes touristiques participent grandement à l'indépendance financière du territoire.


Les deux premiers navires de cette série, SS Fitzroy et HMS William Scoresby, ont été réunis durant la Seconde Guerre mondiale pour une mission particulière, sauvegarder la souveraineté en Antarctique.

En 1955, les îles Falkland avaient édité un timbre en mémoire du RMS Fitzroy. Ce bateau appartenait au Falkland Islands Dependencies Survey (FIDS). Son nom donna le sien à l'île Fitzroy qu'il avait visité en 1947
Dans les années 1920 et 30, l'Argentine, comme le fera le Chili en 1940, revendiquent la souveraineté sur les terres sur lesquelles flotte l'Union Jack. En 1942, une expédition visite l'île Déception (Deception Island) pour affirmer la suprématie argentine sur cette île volcanique et sa baie (dans l'archipel des Shetland du Sud), refuge de longue date des pêcheurs qui y traitaient l'huile de baleine. En réponse, des marins du HMS Carnavon y hisse le drapeau britannique en janvier 1943. L'Amirauté lance ensuite l'opération Tabarin – elle sera dirigée par le commander James Marr qui, enfant, participa à l'expédition polaire de Shackleton sur le Quest – pour réaffirmer son autorité et pour prévenir toute opération des raiders allemands dans la péninsule. En janvier 1944, la mission composée des SS Fitzroy et HMS William Scoresby part des îles Falklands (Malouines) avec à son bord des marins glanés ici et là dans les terres antarctiques. Elle établit une base dans l'île Déception puis se rend à la baie de l'Espoir (Hope Bay) plus au sud dans la péninsule et point de contrôle du passage Antarctique (Antarctic Sound). Mais la glace ne leur permet pas de débarquer leur matériel et ils terminent l'expédition à Port Lockroy (côte ouest de la Terre de Graham). La mission aboutira cependant l'année suivante grâce au HMS Eagle, venu de Terre Neuve, seul bateau disponible alors.



A suivre…

mardi 12 février 2013

15 août 1931 Lancement du Champlain de la CGT



"La Société des chantiers et ateliers de Saint-Nazaire-Penhoët a lancé, le 15 de ce mois (août 1931, ndlr), le paquebot-poste Champlain, construit pour la Compagnie générale transatlantique qui le destine à sa ligne du Havre à New York. Ce beau navire a 195,7 m de longueur, 26,10 m de largeur et 28627 tonnes de déplacement. L'appareil moteur est constitué par deux groupes de turbines actionnant chacun une hélice donnant 24 000 cv de puissance totale. La vapeur sera fournie par six chaudières chauffant au mazout. Le navire est aménagé pour recevoir 1053 passagers de cabine. L'équipage comprendra 575 officiers, matelots, mécaniciens et agents du service général. Tous les locaux, ceux des passagers comme ceux du personnel, ont été installés de la façon la plus confortable; l'éclairage par la lumière du jour et l'aération par l'air extérieur, dans toutes les parties du bateau, ont été l'objet d'études spéciales qui ont abouti à de très heureuses réalisations. 
En ce qui concerne le sauvetage des passagers, la conduite du navire et la sécurité de la navigation, toutes les dispositions ont été prises pour protéger la flottabilité du paquebot et faciliter son évacuation, s'il en était besoin. Sur toute sa longueur, la coque est munie d'un double fond cellulaire et divisée en compartiments par des cloisons étanches transversales. L'épuisement de l'eau est assuré par des pompes électriques à grand débit. Contre l'incendie, le navire est pourvu d'un système du type le plus perfectionné extrêmement puissant. Enfin, vingt-six embarcations de sauvetage, dont deux à moteur munies de télégraphie sans fil et destinées à remorquer les autres, permettraient aux passagers et à l'équipage de quitter le bord. 
La timonerie est pourvue d'un compas gyroscopique à six répétiteurs, d'un gyropilote pour la conduite automatique, d'un radiogoniomètre permettant de prendre des relèvements à une distance de 360 kilomètres environ, avec une approximation suffisante pour éviter tout retard, même par temps de brume. Pour la signalisation, le paquebot est muni d'appareils à ondes amorties et à ondes entretenues d'une portée pouvant dépasser 1800 à 2700 kilomètres de jour et 3600 à 5400 kilomètres de nuit. Il dispose en outre de cinq postes auxiliaires dont l'un spécialement affecté à la réception des nouvelles de presse. 
Comme le Colombie, de la même compagnie, dont nous avons annoncé le lancement le mois dernier, aux chantiers de France, à Dunkerque, le Champlain fera honneur au pavillon français et se classera avantageusement dans le trafic transatlantique. - R. LEST. 

Source : L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar
Plus sur Champlain (voir notre blog)…

lundi 11 février 2013

La saga du sous-marin français La Créole


   Le lancement de La Créole.
Sous-marin La Créole à son entrée en service. On distingue le canon de 88 mm sur l'avant du kiosque et le schnorchel dressé au-dessus de celui-ci.                                                   
      Le sous-marin La Créole appartenait à la classe Aurore derniers sous-marins de seconde classe français mis sur cale avant la Seconde Guerre mondiale; 15 sous -marins de cette classe furent mis sur cale; le prototype; l'Aurore entra en service en 1940 et fut sabordée à Toulon en novembre 1942; un sous-marin fut terminé par les Allemands; trois dont La Créole terminés en 1949-1950; deux modifiés pour tester le matériel des sous-marins de nouvelle génération; enfin les huit autres furent détruits sur cale à l'arrivée des Allemands.
        La Créole déplaçait 893 t en surface et 1 170 t en plongée;ses dimensions étaient:
longueur 73,50 m, largeur 6,50 m, tirant d'eau 3,50 m
elle était propulsée par des diésels d'une puissance 3000 cv en surface et des moteurs électriques de 1400 cv en plongée; sa vitesse était de 15 n en surface et 9 n en plongée; l'immersion maximum était de 100 m; son armement à son entrée en service était : 1 canon de 88 mm; 2 x 20 mm; 10 tubes lance torpilles; 6 à l'avant; 2 orientables au centre et 2 à l'arrière.
       La Créole appartenant à la tranche navale de 1937 est mise sur cale au chantier Normand du Havre le 29 août 1938, les Allemands approchant, elle est lancée en urgence le 8 juin 1940, elle est alors terminée seulement à 78%, c'est une coque vide qui est remorquée à Brest, puis à Nantes et ensuite à La Pallice. Le 20 juin 1940, devant l'arrivée imminente des Allemands, le remorqueur l'Abeille 21 la remorque jusqu'en Angleterre, ou elle restera toute la durée de la guerre.
          En 1945, elle est ramenée en France, elle est alors remontée sur cale pour être terminée, et est relancée une deuxième fois le 3 mai 1946, elle est modifiée comme ses sisterships, L'Africaine et L'Astrée qui, restées en France, on subi des modifications de la part des Allemands qui comptaient les terminer pour leur propre compte mais qui furent retrouvés non terminés à la Libération.
        La Créole fut donc armée d'un canon de 88 mm sur l'avant du kiosque à la place du canon de 100 mm prévu à l'origine. Son rayon d'action fut augmenté et elle fut équipée d'un schnorchel, une invention allemande de la Seconde Guerre mondiale pour permettre l'utilisation des diésels en plongée périscopique, ce qui permet de recharger les batteries sans faire surface. La Créole rentrera en service le 1er avril 1949 et poursuivra sa carrière dans notre marine jusqu'en juillet 1961, date à laquelle elle est condamnée.
Alain

vendredi 8 février 2013

Le destroyer Broadsword dans la guerre des Malouines

Nous avons déjà largement évoqué (cliquez ici) les conflits des Falklands (Malouines), dans l'Atlantique Sud. Pour terminer provisoirement notre revue des navires britanniques qui ont été impliqués dans la bataille contre les Argentins, voici un troisième destroyers lanceur de missiles, le HMS Broadsword que nous avions déjà évoqué hier (cliquez ici) puisqu'il travaillait en couple avec le HMS Coventry, coulé dans une attaque de A-4 Skyhawks argentins. Notons que si les Britanniques ont reproché aux Français d'avoir entretenu les Exocets argentins, ils n'ont jamais rien dit aux Américains à propos des Skyhawks vendus à la junte militaire argentine!
HMS BroadswordTouché dans une attaque de A-4 Skyhawks argentins le 25 mai 1982, il sera réparé par le navire-atelier MSV Stena Seaspread (voir ce blog). Il est revendu au Brésil en 1995 et renommé Greenhalgh. (coll agence Adhémar)


Le destroyer britannique lance-missiles, de Type 22* classe Broadsword, HMS Broadsword avait été construit au chantier Yarrows Ltd sur la Clyde (près de Glasgow) et lancé le 12 mai 1976.
Longueur 131,2 m - Maître-bau 14,8 m - Tirant d'eau 6,1 m - Déplacement 4400 tonnes - Cogog turbines 2 arbres - 2 Rolls-Royce Olympus TM3B boost gas turbines (54,600 cv)
2 Rolls-Royce Tyne RM1C cruise gas turbines (9,700 shp) - Vitesse de croisière 18 nœuds, max 30 nœuds
Armement : 2 × 2 tubes lance torpilles pour Mk-46, 2 × 6 lanceurs GWS25 Seawolf SAM, 4 lanceurs Exocet SSM, 2 × 40 mm Bofors AA guns, 2 Oerlikon 20 mm 2 hélicoptères Westland Lynx MK8 du 815e escadron - Equipage 222 hommes.
*Cette classe de frégates, divisée en trois séries, comprendra 14 navires dont quatre dans cette Broadsword. On devait attribué un nom débutant par B à ces navires. Il y eut pourtant de notables exceptions, puisque deux d'entre-eux allaient porter les noms de Coventry et Sheffield, en mémoire des deux destroyers détruits par les Argentins dans la Guerre des Malouines.
En 1979, pendant ses essais, HMS Broadsword a été requis comme navire de commandement de l'importante mission de secours qui suivit les tempêtes frappant les concurrents de la course à la voile du Fastnet.
En 1982, impliqué dans le conflit des Malouines, il est en support du HMS Coventry. Un problème technique dans son système de missiles Sea Wolf, permet à deux Skyhawks argentins de couler ce dernier. HMS Broadsword, lui, fut atteint par une bombe qui traversa sa plateforme et mit hors d'état un hélicoptère avant d'aller exploser à l'extérieur du navire. Il porta alors secours à 170 marins du Coventry.
En 1993, HMS Broadsword participera à la guerre contre les Serbes dans la mer Adriatique. 
Il est retiré du service le 31 mars 1995 et vendu à la Marine brésilienne où il sera renommé Greenhalgh.


Ces articles sur des navires de l'armada britannique réunie par Madame Thatcher pour la (re)conquête des îles Malouines (Falklands, Malvinas), est faite à partir des cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, 14 juin 1983.» (The Falklands collection, published for The king George's Fund for Sailors to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983). (coll agence Adhémar)

jeudi 7 février 2013

Marc Pajot aux Mardis de la Mer


Le destroyer Coventry dans la guerre des Malouines

Nous avons déjà largement évoqué (cliquez ici) les conflits des Falklands (Malouines), dans l'Atlantique Sud. Voici quelques-uns des navires britanniques qui ont été impliqués dans la bataille contre les Argentins.


HMS CoventryCoulé dans une attaque de A-4 Skyhawks argentins le 25 mai 1982. (coll agence Adhémar)
Le destroyer britannique lance-missiles, de Type 42 classe Sheffield, HMS Coventry avait été construit au chantier Cammell Laird and Company Ltd de Birkenhead.
Longueur 125 m - Maître-bau 14,3 m - Tirant d'eau 5,8 m - Déplacement 4820 tonnes - Cogog turbines 2 arbres - Puissance 36 MW - Vitesse 30 nœuds

Armement : 2 lanceurs de missiles SeaDart, 1 canon de 4,5 pouces - Hélicoptère Westland Lynx HAS1 du 815e escadron - Equipage 287 hommes.


Coventry est mis en service le 10 novembre 1978 sous le commandement du C P O Burne à Portsmouth. Il est d'abord utilisé pour les essais et la mise au point du nouvel hélicoptère Lynx de Westland..
Son premier déploiement important date de septembre 1980 quand il est envoyé en Extrême-Orient avec Antrim et Alacrity. C'était la première fois depuis trente ans que des navires de guerre britanniques se rendaient en République populaire de Chine.
Sur la route de retour, Coventry est détourné vers le golfe Persique à cause du déclenchement  de la guerre Iran-Irak. Il y restera six semaines en patrouille jusqu'à l'arrivée de la force permanente Armilla composée de l'Ardent et l'Apollo. Les années suivantes, Coventry participe à diverses manœuvres locales. Durant l'Exercice Springtrain, en mars 1982, il se trouve près de Gibraltar. Il est alors choisi, avec d'autres bateaux de ces manœuvres annuelles, pour participer à la campagne des Malouines qui se prépare. On lui peint un Union flag sur le toit du pont et d'autres signes distinctifs afin d'éviter la confusion avec les destroyers de Type 42 que possède aussi la force navale argentine. 
Le 27 april, Coventry, en compagnie des Glamorgan, Glasgow, Arrow et Sheffield arrivent à la zone d'exclusion totale, un cordon de 200 miles autour des îles Falkland. Avec Sheffield et Glasgow, Coventry forment la force de protection aérienne du porte-avions qui arrive derrière eux mais avec la perte du Sheffield et les dommages infligés au Glasgow le 12 mai, il resta seul à remplir ce rôle dans l'attente de renforts. Dans un nouveau plan de défense, il fut mis en couple avec l'autre destroyer Type 22 restant, bien en avant de la flotte. Le 25 mai 1982, Coventry et Broadsword prirent position au nord-ouest du détroit de Falkland dans le but de détourner les attaques des navires de la baie de San Carlos. Si l'effet de surprise donna quelques bons résultats, les destroyers furent bientôt la cible de deux vagues d'assaut des A-4 Skyhawks argentins. Dans ce détroit, leurs armes étaient inopérantes, les avions à basse altitude se confondant avec la ligne de côte. HMS Coventry fut atteint par trois bombes juste au-dessus de la ligne de flotaison. En 20 minutes, le destroyer chavira et dut être abandonné. Il n'y eut que 170 survivants pris en charge par le HMS Broadsword.

Ces articles sur des navires de l'armada britannique réunie par Madame Thatcher pour la (re)conquête des îles Malouines (Falklands, Malvinas), est faite à partir des cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, 14 juin 1983.» (The Falklands collection, published for The king George's Fund for Sailors to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983). (coll agence Adhémar)