lundi 7 octobre 2013

Les flottes anglaise et française à Hong Kong pendant la campagne de Chine de 1860


Vue panoramique des flottes alliées dans la baie de Hong Kong à leur arrivée en mars 1860. Suite de photos réalisée par Felice Beato depuis le toit de la résidence officielle du gouverneur. Nous sommes tournés vers le Nord et l'on voit le port Victoria et en fond la péninsule de Kowlon. Les bureaux du gouvernement, la cathédrale Saint-John et la caserne Murray sont visibles à droite.  (© Musée d'histoire naturelle de Lille). Felice Beato est probablement le père du reportage photographique de guerre et, en tous cas le seul à avoir photographié cette Guerre de l'Opium qui fit de la Chine une quasi colonie de la France et de la Grande-Bretagne. En ce qui nous concerne, les photos de la flotte de Napoléon III sont suffisamment rares pour que nous n'ayons pas manqué de vous montrer celles-ci. Bien entendu si notre ami Alain Clouet (« la Flotte de Napoléon III »peut commenter ces clichés, nous en serions ravis. 



Après la défaite de 1859, quand les plénipotentiaires anglais et français sont arrêtés devant Takou, à l'embouchure du Pei-Ho qui mène à Pékin, les gouvernements décident d'un expédition commune. Huit mille hommes pour la France, sous le commandement du général Cousin-Montauban, et douze mille pour la Grande-Bretagne, principalement déplacés des Indes. Les Français, dont c'est la première grande expédition extérieure après la conquête de l'Algérie, partent en décembre 1859 et janvier 1860. En février, les bateaux français atteignent Hong Kong puis progressent vers le Nord. L'occupation des îles Chusan, face à Shangaï, en avril, est le premier acte de la guerre. début juin, ils occupent la presqu'île de Tche Fou, à 200 km de l'embouchure du Pei-Ho, qui servira de base arrière. Fin juillet, les deux cents navires de l'expédition se retrouvent dans le golfe de Pétchéli. Le débarquement à Petang a lieu le 1er août. S'en suit une succession de prises dont les fameux forts de Takou, pris en tenaille entre les troupes débarquées et les bombardements des canonnières qui remontent le fleuve. Cette tactique sera suivie jusqu'à la chute de Pékin en octobre.
Côté français, une partie du corps expéditionnaire est ensuite redirigée, par Canton, pour renforcer l'expédition de Saïgon, c'est le début de la conquête de l'Indochine.