vendredi 28 septembre 2012

CS Iris, dans les coulisses des Falklands

En marge de la série que nous publions sur les navires de service engagés dans la guerre des Malouines en 1982, nous avons retrouvé une photo du CS Iris, un navire-câblier mobilisé comme transport de matériel dans le conflit.
Le câblier CS Iris. Coll agence Adhémar
Après avoir subi quelques modifications dont l'élargissement de son pont pour hélicoptère, CS Iris quitte Davenport pour Ascension qui sera sa base logistique. C'est de là qu'il approvisionnera les îles Falkland. Durant sept mois, il parcourra plus de 45000 miles et sera impliqué dans plus de 800 opérations par hélicoptère sur 74 jours.
CS Iris de retour à Southampton le 30 novembre 1982 après les Malouines.
CS Iris était sorti des chantiers Robb Caledon en 1976, un an après son sister-ship CS Monarch. Longueur 97m, largeur 15m, tirant d'eau 5,5m, tonnage brut 3873.
Tous les deux avaient été construits pour la Post Office Corporation (ex-GPO), basés à Southampton, ils étaient destinés à la réparation des câbles autour des îles britanniques.
Ils furent transférés à BT International (plus tard BT marine Ltd) après le privatisation des télécommunications britanniques. En 1994, ils sont vendus à Midland montagne Leasing qui les loue à Cable and Wireless (Marine) Ltd puis à Global Marine Systems Ltd en 1999 quand celui-ci rachète le précédent. Leur base devient alors Portland Harbour, Dorset.
CS Iris sous les couleurs de Cable and Wireless.

jeudi 27 septembre 2012

Partez en vacances à bord du Brazza

Dans un article précédent de ce blog, était présenté le torpillage du Brazza, le 28 mai 1940.
Plus gaie, cette publicité, tirée des annonces de L'Illustration du 14 avril 1928, incitait les voyageurs à embarquer pour une "croisière spéciale de vacances Méditerranée-Océan par le paquebot à moteur Brazza " au départ de Marseille le 20 août. Le dessin de cette réclame est dû au célèbre peintre de la marine Sandy-Hook (auquel Daniel Hillion a consacré un livre paru aux éditions MDV Maîtres du Vent) et montre le débarquement des passagers, peut-être devant Funchai à Madère.


Brazza, dessiné par Sandy-Hook, sur une affiche publicitaire des Chargeurs réunis. (coll agence Adhémar)


Cargo appartenant à la compagnie des Chargeurs réunis, construit aux chantiers de la Loire à Nantes et lancé le 10 novembre 1923 sous le nom de Camranh. Transformé en paquebot mixte et rebaptisé Brazza en 1927. Affecté au transport de troupe en 1939 (croiseur auxiliaire), il est coulé le 28 mai 1940 par le sous-marin allemand U37 au large du cap Finistère (Espagne).
Les escorteurs du convoi, Enseigne Henry et HMS Cheschire ont recueilli 197 rescapés. Il y eut 379 victimes.

mercredi 26 septembre 2012

HMS Hecla, dans les coulisses des Falklands

Nous avons entamé une série d'articles sur les navires de soutien à l'armada britannique réunie par Madame Thatcher pour la (re)conquête des îles Malouines (Falklands, Malvinas). Nous appuyant sur les cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, le 14 juin 1983.» (The Falklands collection, to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983), nous avons présenté deux RFA (Royal Fleet Auxiliary) mais avant de continuer dans cette voie dans les coulisses des Falklands, arrêtons-nous sur le cas singulier du navire océanographique HMS Hecla.

Le navire océanographique Hecla transformé à Gibraltar en navire-ambulance pour servir dans la Guerre des Malouines. (coll agence Adhémar)
HMS Hecla (A133), mis en service en 1964, premier de la classe qui porte son nom de navires océanographiques de la Royal Navy est aussi le septième à porter ce nom dans la Marine royale. Hecla est le nom d'un volcan islandais qui, d'après le folklore, serait l'entrée du purgatoire. 
Long de 79m et large de 15,4m, ce navire de 2800t en pleine charge peut atteindre 14 nœuds grâce à ses trois moteurs diésels Paxman Ventura V-12. Il a une autonomie de 22000km à la vitesse de croisière de 11 nœuds. Son équipage comprend 121 membres et il emporte un hélicoptère léger Westland Wasp.
Sa construction, et celle de ses sister-ships Hecate et Hydra a été lancée au milieu des années 1960. Le quatrième de la série, HMS Herald, le sera, au début des années 1970. Il servira trente ans avant d'être remplacé par le HMS Scott en 1997. Hecla est alors vendu à une compagnie privée et renommé Bligh en tant que navire hydrographique dans les eaux irlandaises, basé à Waterford.  
Pour ce qui nous intéresse ici, HMHecla, après des réaménagements réalisés à Gibraltar, servira de navire-ambulance pendant tout le conflit des Malouines où il arrivera en avril 1982. Il allait de zone de combat en zone de combat récupérer les blessés des deux camps pour les convoyer, après traitement initial, vers le navire-hôpital principal SS Uganda (voir ce blog). Hecla effectuera trois voyages vers Montevideo (Uruguay) pour y déposer des blessés (178 au total) qui seront ensuite renvoyés dans leurs pays respectifs. Il regagnera Plymouth le 29 juillet 1982

lundi 24 septembre 2012

RFA Tidespring, dans les coulisses des Falklands

Dans un précédent article de ce blog, nous avions évoqué la guerre des Malouines (Falklands en anglais, Malvinas en argentin) à travers la présentation du Stena Seaspread, un cargo suédois loué pour la durée du conflit par la Grande-Bretagne de Mme Thatcher. Transformé en navire-atelier, il était intervenu pour la réparation de nombreux navires britanniques. Cet article a éveillé l'attention de lecteurs qui nous ont communiqué d'autres cartes postales de la série "Falklands Collection" qui «commémorait le premier anniversaire de la reconquête des îles occupées par les Argentins, le 14 juin 1983.»  (The Falklands collection, to commemorate the first anniversary of the recapture of the Falklands Islands from the Argentines, June 14, 1983)
Voici d'abord le RFA* Tidespring, autre navire-atelier et dépôt de carburant utilisé par la Royal Navy dans le conflit. 
*Royal Fleet auxiliary
Tidespring, tanker polyvalent, conçu pour affronter des conditions exrêmes (coll agence Adhémar)
Tidespring (A75) a été construit aux chantiers Hawthorne Leslie à Hebburn on Tyne. Il est lancé le 3 mai 1962 et entre en service le 18 janvier 1963. Il est l'un des deux de la classe Tides, navires spécialisés de 27400t conçus comme des tankers équipés de grandes zones de stockage, pouvant affronter des conditions extrêmes. Leur potentiel d'action est augmenté par le fait que ce sont les premiers RFA à posséder une aire d'atterrissage (50 par 70 pieds) pour hélicoptères et les hangars nécessaires. 
Après avoir servi d'assistance à la flotte britannique un peu partout dans le monde, de la Méditerranée à l'Australie, y compris dans des interventions humanitaires comme aux îles Rodrigues en avril 1972, Tidespring, est détourné le 2 avril 1982 à Gibraltar sur son chemin de retour pour être dirigé plein sud vers le zone de combat des Malouines. A Ascension, il embarque 87 Royal marines et deux hélicoptères de l'escadron 845 destinés à la reconquête de South Georgia. Au cours de cet assaut, les deux hélicoptères seront perdus.
Tidespring transporte ensuite 185 prisonniers argentins jusqu'à Ascension avant de revenir sur la zone de combat où il est ancré à San Carlos qu'il quittera le 29 juillet.

lundi 17 septembre 2012

Bateaux-pompes d'Olivier Gabriel vient de paraître

Le très attendu Bateaux-pompes et autres engins flottants anti-incendie d'Olivier Gabriel vient de paraître. Cette petite histoire mondiale de la lutte contre les feux portuaires, maritimes ou fluviaux, met l'accent sur les bateaux-pompes français mais passe en revue les spécificités de services anti-incendie d'autres pays, particulièrement ceux de Grande-Bretagne, des Etats-Unis ou d'Allemagne. 


Les bateaux-pompes dont l’histoire plus que bi-centenaire est racontée ici combattent les incendies en zones maritimes et fluviales ou sur les plans d’eaux. Ils sont armés par des sapeurs-pompiers. Leurs puissantes pompes et leurs canons déversent des trombes d’eau sur les feux de navires ou de docks et d’entrepôts.
Au cours de l’histoire, ils ont évolué au rythme des progrès nautiques et de ceux des matériels de lutte contre l’incendie. S’il ne s’agissait initialement que de simples pompes à bras embarquées sur des barges, elles furent rapidement remplacées par des embarcations équipées de chaudières et de pompes à vapeur pour devenir très vite des bateaux autonomes aux ­qualités manœuvrières éprouvées et équipés de pompes à incendie à la puissance étonnante.
Richement illustré de photographies inédites de bateaux souvent en action, de toutes époques et de tous pays, ce troisième volume de la collection Navires spécialisés des éditions MDV retrace deux siècles d’évolution de ces bateaux-pompes.

L’auteur, Olivier Gabriel, est l’un des spécialistes français des engins de pompiers. Il est le créateur du site Internet www.netpompiers.fr qui rassemble depuis près de huit ans des milliers de passionnés de matériels terrestres, maritimes et aériens de lutte contre les incendies.

Le vice-amiral Jean-Michel L’Hénaff, commandant le bataillon de marins-pompiers de Marseille et l’école des marins-pompiers de la Marine, a bien voulu nous honorer d’un avant-propos. Nous dédions ce livre à tous les marins-pompiers.

vendredi 14 septembre 2012

MSV Stena Seaspread, dans les coulisses des Falklands

MSV Stena Seaspread, navire-atelier britannique pendant la guerre des Malouines. (coll agence-adhémar)
Dans la guerre des Malouines, en 1982, la Grande-Bretagne de Mme Thatcher avait mobilisé une flotte importante. Pour s'occuper de la maintenance de tous ces navires qui auraient à souffrir du temps ou des coups de l'ennemi, la Royal Navy avait loué un navire suédois, le MSV Stena Seaspread, construit en 1980, qui servait jusque-là de base d'assistance dans les champs pétroliers de la mer du Nord. Sous les ordres du capitaine Paul Badcock, mécanicien-chef de la flotte (décédé il y a un an), 160 mécaniciens s'attaquèrent à la transformation de ce 6000t. Il n'eurent que quelques jours, sans aucun plan, pour remplir cette tâche qui était une première.
Arrivé à Portsmouth, il y embarque le 12 avril 1982 son équipage de la Royal Navy à destination de l'Atlantique Sud. A partir du 17 avril, d'abord basé à South Georgia (base arrière, en retrait des Malouines), il intervient sur les HMS Ardent, Antelope, Plymouth et Glamorgan. Ramené ensuite à San Carlos, dans le détroit qui sépare les îles Falkland, entre autres faits notables, il change l'hélice du HMS Avenger et la turbine du HMS Southampton. Il interviendra sur une trentaine de bateaux dont onze pour des réparations importantes et s'occuoera aussi de quatre navires prisonniers. Le 18 août 1982, il est de retour à Portsmouth où il est réaménagé avant son retour aux Falklands pour soutenir des missions de plongée sur les bateaux de la Royal Navy coulés pendant le conflit.
De retour en Grande-Bretagne le 28 janvier 1983, Stena Seaspread est rendu à son propriétaire qui le remet sur les champs pétroliers de Thistle (200 km au nord-est des Shetlands).
Stena Seaspread à côté d'un bateau argentin capturé.

jeudi 13 septembre 2012

Le bar du Queen Mary (1936)

Affiche réalisée par Colin Ashford pour le nouveau RMS Queen Mary (1936) de la Cunard. (coll agence Adhémar)
Le bar du Queen Mary (1936). L'une des premières photos d'intérieur du nouveau transatlantique de la Cunard/White Star. Il s'agit du salon d'observation, flanqué d'un bar à cocktails. (coll agence Adhémar)


mercredi 12 septembre 2012

Arrivée de l'Oravia à La Pallice

Oravia de la PSNC (Pacific Steam Navigation Company) de Liverpool arrivant à La Pallice. (coll agence Adhémar)
Nous avons déjà parlé du paquebot Oravia de la PSNC (Pacific Steam Navigation Company) de Liverpool (voir ce blog), voici une carte postale le représentant à son entrée dans le port de la Pallice à La Rochelle. En 1923, quand cette carte a été écrite, il y avait déjà onze ans que l'Oravia s'était échoué aux Malouines.

mardi 11 septembre 2012

Le ferry Valençais accostant à Dieppe

Le ferry Valençais accostant à Dieppe. (coll agence Adhémar)
1964 voit l'apparition des cars-ferries sur la ligne Dieppe-Newhaven, un changement radical qui oblige à des aménagements et l'installation de rampes d'accès dans les deux ports. Falaise, qui sera le dernier navire à vapeur de la flotte, sera converti en car-ferry et vite rejoint par deux car-ferries neufs, les sister-ships Vilandry et Valençais. En 1969, la marque Sealink apparaît sur les coques.
Dimensions: 104,86 x 17,68 x 4,2 mètres. Tonnages : gross 3433, net 1401. Deux moteurs 16 cylinder, Pielstick diesel. Puissance 9106 kW. Vitesse : 21nœuds. 1200 passagers, 180 véhicules. 
• Villandry est construit aux chantiers Dubigeon-Normandie S. A. à Nantes. Lancé le 20 novembre 1964 et livré à la SNCF à Dieppe en mai 1965 pour être mis en service sur la ligne de Newhaven.
Il est modifié de décembre 1975 à avril 1977 aux ateliers et chantiers du Havre pour, entre autres, élever le plafond de 56 cm. Il reste en service jusqu'à octobre 1982.
En août 1984, il est vendu à Agapitos Bros. du Pirée et renommé Olympia.
En 1986, il est revendu à la Ionian Lines Shipping 
du Pirée et renommé Delos.
Il est vendu en 1997 à Equester Shipping Company N.V., Kingstown, St Vincent pour être démoli.
• Valencay est construit aux chantiers de l'Atlantique à Nantes et lancé le 6 février 1965. Il arrive à Dieppe en juin et est livré à la SNCF. Il assure son premier voyage 
Dieppe/Newhaven le 13 juillet .
Comme son sister-ship Villandry, il est modifié en 1977 mais, lui, dans son chantier d'origine à Nantes. Il revient sur la ligne en février 1978 jusqu'à septembre 1984.
En 1985, il est vendu à Strintzis Lines S. A.
du Pirée et renommé Eptanisos.
En mai 2000, il est revendu à Ventouris Ferries 
du Pirée et renommé Pollux.
En 2003, il est enregistré au Panama sous le nom de Pollux I.

lundi 10 septembre 2012

Dans le port norvégien de Trondheim



Trondheim, géographiquement située au milieu du pays, est la troisième ville de Norvège après Oslo et Bergen. Si l'activité "marchandises" de son port est en nette régression, il reste une escale de l'express côtier et des ferries et des bacs fréquents rallient les grandes îles de Hitra et Froya et la presqu'île de Frosen. Les "vestamarans" rapides ont remplacé les bateaux locaux dans le trafic côtier.

Les ferries rapides Kongsbussen et Hertugsbussen de la compagnie Fosen Trafikklag. 
Kongsbussen et Hertugsbussen furent les premiers ferries catamarans rapides à opérer dans la région. Ils ont été construits par Westermoen Hydrofoil en 1973 pour Fosen Trafikklag (la compagnie sera rachetée en 1994 par Partsrederiet Kystekspressen ANS, la compagnie de l'Express côtier). Ces ferries de 199 gross tonnes (112 net), faisaient 26,12 mètres de long, 9 mètres de large et 1,13 mètres de tirant d'eau. Deux moteurs diésels à douze cylindres leur donnent 2210 cv, permettant de transporter 140 passengers et l'équipage de quatre membres à 26 nœuds.
Hertugsbussen a été vendu en 1996, Kongsbussen en 2003.
Bac entre Flak et Rorvik.

vendredi 7 septembre 2012

L'itinéraire cahotique du paquebot Kerguelen

Kerguelen des Chargeurs réunis. (coll. agence-adhémar)


Ce paquebot de 10123 tonnes, long de 148m x 18m, deux hélices, filant ses 13 nœuds a été lancé en décembre 1921 par le chantier Swan Hunter and Wigham Richardson Ltd de Newcastle (Yard No.1131) sous le nom de Meduana pour la compagnie de navigation Sud Atlantique de Bordeaux. En 1928, il est vendu aux Chargeurs Réunis et renommé Kerguelen. Il est affecté aux lignes d'Amérique du Sud.
Le 6 août 1940, il est pris par les Allemands à Bordeaux et converti en transport pour la Kriegsmarine en vue de l’opération Seelowe (Lion de mer) d’envahissement de la Grande-Bretagne. En novembre1941, il est transféré au gouvernement allemand et confié à la compagnie Reederei F. Laeisz de Hamburg et renommé Winrich Von Kniprode.
En janvier 1945, il est reconverti en navire-hôpital allemand mais, en mars, il est endommagé. En novembre 1945, il est rendu aux Chargeurs Reunis. Réparé, il reprend son nom de Kerguelen. Il sert de transport de troupes vers l’Indochine.
Il arrive à Anvers le 13 février 1955 pour être démoli par Van Heyghen Freres.

jeudi 6 septembre 2012

Retour des Nauruans de Truk


Pendant la Seconde Guerre mondiale, 1201 habitants de l'ile de Nauru furent déportés par les Japonais sur Truk (aujourd'hui Chuuk islands, membre de la fédération de Micronésie). Après la libération de l'île par les Australiens, les 737 survivants sont rapatriés. Quand Nauru obtient son indépendance en janvier 1968, la date de leur retour (31 janvier 1946) est choisie comme jour de la fête de l'Indépendance. C'est ce que commémore le timbre ci-dessus.
Il faut savoir qu'en dessous de 1500 habitants, le risque d'extinction est important et qu'un premier Angam day avait été institué quand la population avait dépassé ce chiffre en 1932. 

mercredi 5 septembre 2012

Concord, voilier de l'immigration allemande en Amérique

Timbre commémoratif du tricentenaire de l'immigration allemande aux Etats-Unis.
Le trois-mâts Concord (galion de 500t et de 39,6m x 9,75m), capitaine William Jeffries, part de Rotterdam le 6 juillet 1683, transite par Gravesend et Londres, et arrive à Philadelphie le 6 octobre 1683. À bord, on trouve les treize familles de Krefeld (mennonites et quakers) qui rejoindront Francis Daniel Pastorius pour fonder Germantown (aujourd'hui un quartier de Philadelphie) sur des terres obtenues de William Penn. Ce sera le point d'entrée de l'immigration allemande en Amérique.


mardi 4 septembre 2012

28 mai 1940, torpillage du paquebot Brazza

Un commandant doit-il être le dernier à quitter le navire? La question a été posée récemment à propos du naufrage de Concordia. Voici une réponse qui date d'une autre époque.


«Le 28 mai 1940, lors du torpillage du paquebot Brazza, son commandant, François Rebillard, glorieux combattant de la guerre 1914-1918, resté sur la passerelle, se laisse volontairement engloutir avec son navire.»
Cette illustration (et la légende ci-dessus) datent de 1944 qui est aussi l'année où son auteur, Luc-Marie Bayle (1914-2000), est nommé peintre de la Marine.

Le 28 mai 1940, à 8 h 25 du matin, le destin du Brazza de la compagnie des Chargeurs réunis était scellé. Torpillé dans l'Atlantique alors qu'il devait faire escale à Casablanca et atteindre Dakar, ce paquebot, désormais croiseur auxiliaire, transportant des civils, des troupes, son équipage et des marchandises, s'abîmait en quelques minutes dans l'océan.

lundi 3 septembre 2012

Le cargo phosphatier Triadic

Nous avons évoqué sur ce blog le cargo phosphatier Triadic à l'occasion d'une série de timbres du Nauru commémorant les 250 ans de la Lloyd's List. Nous n'avions pas alors trouvé de document autre que le timbre montrant le cargo en train de sombrer pour illustrer l'article. C'était son compter sur l'amicale intervention de l'un de nos lecteurs qui nous a fourni ce cliché.

MV Triadic (coll agence Adhémar)

dimanche 2 septembre 2012

2 septembre 1945, reddition japonaise à bord du Missouri


Le 2 septembre 1945, l'empire du Soleil Levant capitule face aux États-Unis, mettant fin pour de bon à la Seconde Guerre mondiale (l'Allemagne avait capitulé quatre mois plus tôt). L'acte de capitulation est signé dans la baie de Tokyo, sur le navire de guerre américain Missouri en présence du général Douglas MacArthur et des représentants des puissances alliées. Voir sur Hérodote.net

USS Missouri en haut, USS Alaska de l'autre côté du quai. 
Missouri en 1980 (© US Navy)
Le cuirassé USS Missouri (BB-63), troisième du nom (numéro de coque BB-63 dans l’US Navy), fut surnommé Mighty Mo ou Big Mo. Il appartient à la classe Iowa. Sur les six navires commandés, quatre seulement furent mis en service. Il fut le dernier navire de ligne de cette classe construit par les États-Unis et l'avant-dernier mondial avant le HMS Vanguard
Le Missouri ne fut pas le plus gros cuirassé de la guerre, puisque son tonnage de 58000t en charge était dépassé par celui du Yamato (72000t).
Commandé le 12 juin 1940 • Quille posée au chantier New York Navy Yard, New York, le 6 janvier 1941 • Lancement 29 janvier 1944 • Armé 11 juin 1944 • Retiré du service le 31 mars 1992. Fini ses jours comme musée dabs son port d'attache Pearl Harbour.
Longueur 270,43 m hors tout • Maître-bau 32,98 m • Tirant d'eau 11,6 m • Déplacement 45000t vide, 58000t pleine charge
• 8 chaudières à mazout et 4 turbines à vapeur General Electric, 4 hélices 212 000 cheval-vapeur (158 MW) donnant 33 nœuds
• Blindage Ceinture : 310 mm Traverses : 287 mm Pont : 135 mm Passerelle : de 445 à 184 mm Toit : 184 mm Barbette : 439 mm
• Armement 1943 : 9 canons de calibre 406 mm (3 × 3 tourelles), 20 canons de 127 mm (10 × 2 tourelles), 80 de 40 mm, 49 de 20 mm - Armement 1986 : 9 de 406 mm, 20 canons de 127 mm, 32 missiles de croisiére BGM-109 Tomahawk, 16 missiles mer-mer RGM-84 Harpoon
• Rayon d'action 20150 milles nautique à 15 nd, 5300 mn à 29 nd
• Électronique 1986 : Radar de recherche aérienne AN/SPS-49, radar de recherche de surface AN/SPS-67, système de guerre électronique SLQ-32, système anti-torpille AN/SLQ-25 Nixie, 8 lance-leurres anti-missiles
• Équipage 1 851 hommes (a varié de 1500 à 3000 selon les périodes)