vendredi 27 août 2010

Vercors et Vire, deux "Liberty" français de l'après-guerre

Le Liberty français Vercors des Messageries maritimes et, ci-dessous, le nouveau Liberty français Vire de la Compagnie générale transatlantique après la Seconde Guerre mondiale.

Les Liberty ships français
Durant la Seconde Guerre mondiale, de l'entrée en guerre des Etats-Unis (1941) à la fin du conflit, les chantiers américains construisent 2710 cargos type EC2 surnommés Liberty ship.
Quand vient la paix, les moyens de transport maritime français sont en grande partie détruits ou indisponibles. Les Américains, encombrés de tous ces navires devenus inutiles et qui dorment dans les ports de la côte Est, décident d'en vendre un certain nombre aux pays européens au titre de la loi Prêt-bail signée le 11 mars 1941. Les accords Blum-Byrnes de 1946 octroient à l'Etat Français 75 cargos* type Liberty. A fin 1947, ils étaient répartis ainsi : 31 à la Compagnie générale transatlantique (Argentan, Auray, Avranches, Bayeux, Beauvais, Bernières, Brest, Cherbourg, Courseulles, Coutances, Dieppe, Domfront, Falaise, Isigny, Lisieux, Mortain, Plouharnel, Pont-Audemer, Pont-l'Eveque, Port-en-Bessin, Rouen, Saint-Lô, Saint-Malo, Saint-Marcouf, Saint-Valéry, Sainte-Mére-l'Eglise, Sein, Troarn, Trun, Valognes, Vire), 11 aux Chargeurs Réunis (Abbeville, Baccarat, Belfort, Boulogne sur Mer, Calais, Cernay, Gérarmerd, Montbéliard, Robert-Espagne, Saint-Dié, Turckheim), 6 aux Messageries maritimes (Briançon, Grenoble, Les-Glières, Nantes, Saint-Nazaire, Vercors), 5 à Delmas-Vieljeux (La Pallice, La Rochelle, Le Verdon, Rochefort, Royan), 3 à la Sté générale des transports maritimes à vapeur (Cavalaire, Hyéres, Le Lavandou) et à la Cie Cyprien Fabre (Bastia, Marseille, Saint-Tropez), 2 à la Compagnie nantaise des chargeurs de l’Ouest (Granville, Lorient), à Louis-Dreyfus et Cie (Gien, Orléans), à la SNCF, gérés par la SNA (Colmar, Strasbourg) et à la Société navale caennaise (Caen, Ouistreham), un à la Société navale de l’Ouest (Les Andelys), à la Nouvelle compagnie havraise péninsulaire (Le Havre), à la Compagnie Fraissinet (Sète), à la Compagnie d’Orbigny (Lyon), à l’Union industrielle et maritime (Oradour), à la Société nationale d’affrètement (Epinal) et à la Société maritime nationale (Toulon). Tous ces cargos de la liberté portent le nom de villes françaises martyres lors de la Seconde Guerre mondiale. (source maquettes-marmar.net)
*En fait, il y eut 76 Liberty ships français car en remplacement du Grandcamp, perdu par accident à Texas-City le 16 avril 1947 (voir l'excellent Le drame du Grandcamp de Jean-Yves Brouard). Il fut remplacé au sein de la flotte française par le Wilbur O. Atwater livré en avril 1948 à la Compagnie des messageries maritimes qui prit le nom d'Oyonnax.

The Liberty ships were cargo ships built in the United States during World War II. They were cheap and quick to build, and came to symbolize U.S. wartime industrial output. Based on vessels ordered by Britain to replace ships torpedoed by German U-boats, they were purchased for the U.S. fleet and for lend-lease provision to Britain. Sixteen American shipyards built 2,751 Liberties between 1941 and 1945, easily the largest number of ships produced to a single design. The US Maritime Commission Contract strictly limited 75 Liberty Ships to France in accordance to the law of 1946 on the US ship sales.

Le liberty-ship John W. Brown