mercredi 30 septembre 2009

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique, à quai à Bordeaux en 1939


Canots au mouillage accroché au ponton du quai de Bacalan à Bordeaux, desservi par une «gondole bordelaise à vapeur»* (à gauche). Au centre, Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique. (Photo JM Brion, 1939)
Pour plus d’informations sur Massilia, cliquez sur : blog MDV Maîtres du Vent

*A Bordeaux, pour aller d'une rive à l'autre, on utilisait des bacs qui étaient à l'origine des gabares (petites embarcations à fond plat). Après la construction du premier pont et jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, des bateaux à vapeur, assuraient la traversée du fleuve. Ces bateaux que les anciens Bordelais appellent toujours les "Gondoles" servaient aussi aux promenades du dimanche qui se terminaient dans les guinguettes au bord de l'eau à Lormont (banlieue de l'agglomération).(source EN)

lundi 28 septembre 2009

Bien-Hoa dans la campagne d'Orient (1914-1917)

Bien Hoa en navire-hôpital dans la campagne d'Orient
de juin 1915 à octobre 1917
(collection agence Adhémar)

La carte ci-dessus porte un quatrain dithyrambique :
«Sur les flots agités de la Méditerranée immense
Avec rapidité, le Bien Hoa avance
La mer assaille en vain son gabarit géant
Son étrave d'acier fend le flot impuissant»

Bien Hoa - Transport-hôpital, transport de troupes (et même transport écurie) de 5445 tonnes de type Annamite (1882–1923) destiné au service d'Extrême-Orient. Construit en 1878 aux Forges et chantiers de la Méditerranée de Graville (76). Lancé en octobre 1880. Il participe aux campagnes de Madagascar et de Chine. Nommé d'après une ville d'Indochine, au nord de Saïgon.
(Source: Les navires hôpitaux français au XXe siècle de Gilles Barnichon)

mercredi 16 septembre 2009

Doukkala de la Compagnie de navigation Paquet

Paquebot Doukkala de la Compagnie de navigation Paquet (collection agence Adhémar)

Ce paquebot, comme le Chaouia, porte le nom d'une grande région du Maroc, pilier de l'agriculture. Sa capitale, El Jadida, se situe à 98 km de Casablanca.
Construit en 1900 aux chantiers Fijenoord de Rotterdam. Paquebot de 8700 tonnes de la Nederland line reliant la Hollande à l’Insulinde sous le nom de Koning Wilhelm II. Acheté par la Cie Paquet en 1912 et utilisé avec le Chaouia pour une liaison rapide vers Casablanca.
Navire-hôpital puis croiseur auxiliaire entre 1914 et 1918. (cf. Navires hôpitaux français au XXe siècle du docteur Gilles Barnichon)
Démoli à Gênes en juillet 1935.

mardi 15 septembre 2009

Chaouia de la Compagnie de navigation Paquet

Chaouia, nouveau paquebot français de la Compagnie de navigation Paquet, équipé de télégraphie sans fil. Service rapide de passagers et de poste de Marseille au Maroc en duo avec Doukkala de la même compagnie
(collection agence Adhémar)


Ce paquebot porte le nom d'une région marocaine située entre l'océan Atlantique, l'Oum er-R‘bia, le plateau des Phosphates et le Plateau central. Elle s'étend sur 10 700 kilomètres carrés. Chaouïa vient de chaoui (éleveurs de moutons), nom donné autrefois avec un certain mépris aux tribus arabo-berbères qui pratiquaient l'agriculture et le petit élevage semi-nomade.
Construit en 1896 par Koninkl. Mij. “De Schelde”, Vlissingen, Chaouia est réquisitionné comme croiseur auxiliaire et transport de troupe en 1914.
En janvier 1919, Chaouia devait sombrer dans le détroit de Messine (Sicile) après avoir heurté une mine, faisant 476 victimes.

vendredi 11 septembre 2009

Amiral Ponty des Chargeurs réunis

Amiral Ponty des Chargeurs réunis (collection agence Adhémar)

Cargo mixte de la compagnie des Chargeurs réunis construit en 1904 aux Ateliers et chantiers de la Loire à Saint-Nazaire. Sisters-ships : Amiral Latoche-Tréville, Amiral de Kersaint, Amiral Nielly, Amiral Magon, Amiral Olry.
124m de long, 15,2m de large, jauge brut 5570 tx, machine à triple expansion, 3 chaudières cylindriques, coque acier, hélice, 2 mâts, 1 cheminée.

jeudi 10 septembre 2009

Amiral Cécille, trois-mâts carrés vracquier de 1901

Amiral Cécille est un trois-mâts carrés vraquier construit en 1901 (lancement 22 janvier 1902) par les Chantiers de Normandie pour la nantaise Compagnie française de navigation et de construction navale (qui deviendra Société générale d'armement), grand pourvoyeur de voiliers à prime. il fait partie d'une série de huit (Léon Blum, Amiral Cécille, Ernest Reyer, Rancagua, Quillota, Bérengère, Madeleine, André Théodore).
Construction acier, rivée. Longueur 86m, largeur 13,35m, tirant d'eau 6,32m, jauge brute 2733 tonneaux, voilure 2600m2. Toute la série Léon Blum (proche du dernier type produit à Penhoët, dit à baignoire), représente des voiliers très larges et assez peu rapides. Les marins disaient d'eux «grosses joues, larges fesses». Ils se caractérisent par une longue dunette et un très long roof.
Après 20 années de service sur les lignes traditionnelles du Chili et de l'Australie, l'Amiral Cécille qui avait été lancé sous le nom de Duchesse d'Uzés est désarmé en 1921 à Saint-Nazaire. Un incendie se déclare dans le salon, il n'y aura rien à sauver du navire qui est dépecé en 1925.

mercredi 9 septembre 2009

Les "savants", sisters-ships des Chargeurs réunis

Une belle photo de la proue du Claude Bernard, paquebot mixte des Chargeurs réunis baptisé en 1948 aux Chantiers et ateliers de Saint-Nazaire. Vendu en 1962 à la RDA, démoli à Taïwan en 1979 (collection agence Adhémar)

A partir du Havre, la desserte de l'Amérique du Sud (via le Portugal) par la Compagnie maritime des Chargeurs réunis était assurée par la série dite des savants, à savoir Claude Bernard, Louis Lumière et Charles Tellier. Jusqu'à 1954, la compagnie a fait construire huit paquebots mixtes de type "savants" (les trois cités ci-dessus et Lavoisier, Edouard Branly, Henri Poincaré, Clément Ader et Laennec) dont six sous pavillon Chargeurs réunis et deux sous pavillon de sa filiale Compagnie de navigation Sud Atlantique (Laennec et Charles Tellier).
Caractéristiques techniques des "savants" : longueur 163 m, jauge brute 12 000 tonneaux, port en lourd 9 500 tonnes, déplacement 17 600 tonnes, propulsion deux moteurs diesel Sulzer de 10 000 Ch, vitesse 17 noeuds, 92/110 passagers en première classe et 326 passagers en seconde classe.
A partir de 1960, les "savants" qui ne sont pas repris par les Messageries maritimes (Charles Tellier, Laennec et Louis Lumière) sont revendus à la République démocratique allemande (Claude Bernard), à l'Italia Line (Edouard Branly, Henri Poincaré et Clément Ader) et à Commerciale maritime Petroli de Palerme (Laennec).

mardi 8 septembre 2009

Le match La Provence-Deutschland de 1906 à travers l'Atlantique

A travers l'Atlantique : le match La Provence-Deutschland de 1906

La Provence
de la CGT, 21 chaudières consommant 20 tonnes de charbon à l’heure. Il emporte 450 hommes d’équipage et 1500 passagers. Il traverse du Havre à New York en six jours.
Mis en service le 21 avril 1906 sur la ligne Le Havre-New York où il assure le service express en compagnie des paquebots La Lorraine et La Savoie, de dimensions plus réduites.
Au retour de son second voyage, La Provence, parti de New York, se trouva en compétition avec Deutschland qui avait passé Sandy Hook en même temps que lui. La Provence le devança de quatre heures au passage du cap Lizard, à l’entrée de la Manche, après une lutte acharnée au cours de la traversée. Certains auteurs attribue pour ça le premier ruban bleu français à La Provence.
À sa mise en service, La Provence était le plus grand et le plus rapide paquebot français mais, ses dimensions ayant été dictées par les capacités d’accueil maximales du port du Havre, son tonnage était alors très inférieur aux grands paquebots transatlantiques des concurrents étrangers. Ce handicap ne sera levé qu’avec les travaux entrepris pour la mise en service du Normandie, dans les années 1930.
La Provence fut également le premier paquebot de la Compagnie Générale Transatlantique équipé de la télégraphie sans fil et c’est à son bord que fut imprimé le premier exemplaire de L’Atlantique, le journal destiné aux passagers qui sera ensuite imprimé et diffusé sur tous les paquebots transatlantiques jusqu’à l’arrêt de France en 1974.
En 1914, il est converti en croiseur auxiliaire et rebaptisé
Provence II. En 1915, il est transformé en transport de troupes. Le 26 février 1916, alors qu’il transportait 1800 hommes de troupe, Provence II est torpillé au large du Cap Matapan, en Méditerranée, par le sous-marin allemand U35. Le navire sombre rapidement, la catastrophe faisant près de 1000 victimes.

lundi 7 septembre 2009

Foch de la compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre

Le paquebot mixte Foch de la compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre, affecté aux lignes de la côte occidentale d'Afrique
(collection Agence Adhémar)


Foch, sister-ship de Général-Leclerc, construit aussi aux Chantiers de Penhoët à St-Nazaire. Longueur 146m, largeur 19m, 9500 tx, 18,5 nds, 630 passagers. Croisière inaugurale le 10 août 1951 de Saint-Nazaire à Marseille avec escales à Lisbonne, Alger et Ajaccio.

Foch participe au transport de troupes vers l'Algérie en fin 1959 et au rapatriement des Français de Tunisie après la Crise de Bizerte en juillet-août 1961.
En 1964, Chargeurs Réunis absorbe la compagnie Fraissinet et ses deux filiales, Fabre et Société générale de transports maritimes mais ne conserve que les cargos. Paquet, de son côté, récupère les cinq paquebots restants des lignes de l'Ouest africain et crée la Nouvelle compagnie de paquebots qui armera Foch, Général-Leclerc, Foucauld, Général-Mangin et Jean-Mermoz (qui deviendra Mermoz).

Foch au Cameroun dans les années cinquante (DR)

Foch à Abidjan en 1950 (DR)

Clin d'œil: Bal à bord en 1956 à l'occasion du gala du commandant,
après l'escale à Alger, sur la route du Congo

(merci à Matante, au centre sur la photo)

vendredi 4 septembre 2009

Le 9 janvier 1942, le naufrage du Lamoricière

Sur votre agenda

Du mercredi 16 au vendredi 25 septembre
Ouverture du lundi au vendredi de 10h à 16h
CRDP - 31 bd d'Athènes - 13 001 Marseille
Renseignements : 04-91-56-33-55 / marseille.frenchlines@wanadoo.fr

Mardi 15 septembre à 18h

Conférence d'Yves Lacoste sur le naufrage du Lamoricière, avec le témoignage d'un marin rescapé ; suivie de la présentation par Luca Laudati de l'expédition qui a découvert l'épave du paquebot en 2008. La soirée se terminera par l'ouverture de l'exposition autour d'un apéritif.
Lieu : Cinémathèque de Marseille 31bis bd d'Athènes - 13 001 Marseille

Lamoricière, navire de la CGT de 4712 tonneaux, construit en 1921. Affecté aux lignes d'Afrique du Nord et maintenu en service après juin 1940. Le paquebot Lamoricière quitte Alger le 6 janvier 1942 avec 272 passagers et 122 hommes d'équipage. Le 7, il se porte au secours du Jumièges, en perdition au large de Minorque et ce sauvetage va vite tourner à la catastrophe. Sur place, pas de trace du bateau mais une mer démontée et une pression de plus en plus difficile à maintenir dans les chaudières. Encore quelques heures et ce sera le scénario bien connu de tous les marins, l'envahissement des soutes et l'arrêt des machines, l'abandon du navire à la dérive et au gîte, l'arrivée enfin des premiers secours et les tentatives désespérées d'évacuation. Le lendemain à midi c'en est fini: Lamoricière a coulé et seuls 89 passagers pourront être rapatriés sur Marseille. A l'origine de cette tragédie qui fit environ trois cents victimes, plus encore que l'état de la mer, c'est précisément le combustible employé, un ersatz de charbon en quantité à peine suffisante et de surcroît humide. (source Francis Balestrieri, voir aussi French Lines)

Lamoricière dans la tempête au large de Minorque (Cliché DR La Provence)

jeudi 3 septembre 2009

Timgad de la CGT à Alger

Timgad de la CGTAlger (1911-1939)
(collection agence Adhémar)


Construit en 1911, Timgad était le sister-ship de Carthage. Il servit sur les lignes d'Afrique du Nord, au départ de Marseille et à destination d'Alger. Croiseur auxiliaire en août 1914 puis transport de troupes en 1915. Il devint navire de réserve en 1935 quand Ville d'Alger fut mis en service. Démoli en 1939. Plus d'infos sur French Lines.

mercredi 2 septembre 2009

Les beaux navires du port de Nantes

C'est à l'office de tourisme du Syndicat d'initiative de la ville de Nantes que l'on doit une série de planches dans le style des images d'Epinal, dessinées par Jean Bruneau en 1982. Celle-ci rappelle les bateaux célèbres qui ont fréquenté le port de la ville.

La Pénitence de Dieu, nef construite en 1248 pour la Septième croisade de Saint-Louis

Grand Caraquin et Non pareille, trois-mâts du XVIe siècle

Françoise de Nantes

Le Duc de Bourgogne

Jean Crabosse, originaire du « diocèse de Saint-Médart, en Chalosse, Gascongne », devint tout à fait Nantais par son mariage avec Renée Peignon, paroissienne de Saint-Nicolas, en 1691, et les divers commandements qu'il obtint. Il mourut le 3 juillet 1705, âgé de 46 ans, par suite des fatigues de ses rudes croisières. Le 8 juillet 1694, il mettait en mer avec le Saint- Philippe,
frégate de 60 tonneaux, 12 canons et 74 hommes d'équipage, parmi lesquels se trouvaient dix flibustiers, armée par le sieur Guinebaud. Le Sans-Pareil, L'Espérance et la Friponne venaient y déposer les marchandises anglaises entassées dans leur cale et prouver que le corsaire ne perdait pas son temps à jeter sa poudre aux moineaux. Le 16 mai 1696, Crabosse repartait avec le Duc de Bourgogne, frégate de 50 tonneaux et 8 canons, armateur Meslier et consorts, et rentrait le 6 novembre pour repartir le 2 août 1697. Nous n'avons aucun détail sur ces deux campagnes,
dont la dernière dut être fort courte, la paix ayant été signée le 21 septembre de la même année.

La Boudeuse

Liber navigator

En juillet 1781, Yves-Joseph de Kerguelen de Trémarec arma Liber Navigator en vue de faire un nouveau voyage d'exploration, mais fut pris par les Anglais au large de Paimbœuf le lendemain de sa sortie!

Sans-culotte nantais, 100 tx, armé de douze canons de 4, cent hommes d'équipage.

Pierre-Edouard Plucket (et non Plumkett), dans son livre Mémoires, dédiés à la marine française, paru en 1843, évoque, entre autres (il parle également de la guerre d'indépendance américaine), l'armement du corsaire Sans-culotte nantais et dresse un état de ses prises.

Saint-Michel III de Victor Hugo, par ailleurs, grand défenseur du Mont.

Jules Verne a eu trois voiliers : les Saint-Michel I, II et III (steam-yacht en métal de 35 mètres de longueur) à bord desquels il a navigué de la mer du Nord à la Méditerranée. Il a gardé pendant deux ans le Saint-Michel II (cotre de 13,27 mètres construit au Havre en 1868 par les chantiers Abel Lemarchand). Le voilier était conçu comme un bateau-pilote, c'est-à-dire un bateau rapide utilisé pour transporter le capitaine à bord de ses navires (une navette, en quelque sorte). Le bateau a ensuite continué son existence de bateau-pilote dans l'estuaire de la Loire sous le nom de Loire I avant de terminer sa vie comme bateau de fret au pénitencier de Belle-Ile où il sera détruit en 1911. (voir reconstruction du Saint-Michel II)

Belem

Très cher au cœur des Nantais, Belem est le dernier témoin français de l'époque de la marine à voile. Ce fameux trois-mâts barque de 58 mètres de long et 8,80 mètres de large, fût lancé le 16 juin 1896 pour l'armement Denis Crouan fils. Cinq mois et dix jours ont été nécessaires pour bâtir la coque en fer assemblée par des rivets et 50 jours pour mettre en place le gréement et armer le navire. Le bateau mettait un mois pour rejoindre la ville de Bélem au Brésil ou il chargeait du cacao.
Entre 1896 et 1914, Belem effectue 33 campages sous les pavillons successifs de trois armateurs. L'exploitation des petits voiliers antillais comme le Belem devenant difficile, les vapeurs ayant repris le trafic, il est racheté en 1914 par le Duc de Westminster et transformé en yacht de plaisance. Il sera même rebaptisé Fantôme II et fera le tour du monde. En 1952, une fondation de Venise en fait un navire-école pour des jeunes orphelins de marins. En 1979, la Caisse d'épargne aidée de la Marine Nationale ramène Belem en France et le restaure. Il est ensuite cédé à la Fondation Belem à partir du 11 Mars 1980. C'est aujourd'hui un navire-école civil basé à… Nantes!

mardi 1 septembre 2009

Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre sisters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890) et Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)