mercredi 2 septembre 2009

Les beaux navires du port de Nantes

C'est à l'office de tourisme du Syndicat d'initiative de la ville de Nantes que l'on doit une série de planches dans le style des images d'Epinal, dessinées par Jean Bruneau en 1982. Celle-ci rappelle les bateaux célèbres qui ont fréquenté le port de la ville.

La Pénitence de Dieu, nef construite en 1248 pour la Septième croisade de Saint-Louis

Grand Caraquin et Non pareille, trois-mâts du XVIe siècle

Françoise de Nantes

Le Duc de Bourgogne

Jean Crabosse, originaire du « diocèse de Saint-Médart, en Chalosse, Gascongne », devint tout à fait Nantais par son mariage avec Renée Peignon, paroissienne de Saint-Nicolas, en 1691, et les divers commandements qu'il obtint. Il mourut le 3 juillet 1705, âgé de 46 ans, par suite des fatigues de ses rudes croisières. Le 8 juillet 1694, il mettait en mer avec le Saint- Philippe,
frégate de 60 tonneaux, 12 canons et 74 hommes d'équipage, parmi lesquels se trouvaient dix flibustiers, armée par le sieur Guinebaud. Le Sans-Pareil, L'Espérance et la Friponne venaient y déposer les marchandises anglaises entassées dans leur cale et prouver que le corsaire ne perdait pas son temps à jeter sa poudre aux moineaux. Le 16 mai 1696, Crabosse repartait avec le Duc de Bourgogne, frégate de 50 tonneaux et 8 canons, armateur Meslier et consorts, et rentrait le 6 novembre pour repartir le 2 août 1697. Nous n'avons aucun détail sur ces deux campagnes,
dont la dernière dut être fort courte, la paix ayant été signée le 21 septembre de la même année.

La Boudeuse

Liber navigator

En juillet 1781, Yves-Joseph de Kerguelen de Trémarec arma Liber Navigator en vue de faire un nouveau voyage d'exploration, mais fut pris par les Anglais au large de Paimbœuf le lendemain de sa sortie!

Sans-culotte nantais, 100 tx, armé de douze canons de 4, cent hommes d'équipage.

Pierre-Edouard Plucket (et non Plumkett), dans son livre Mémoires, dédiés à la marine française, paru en 1843, évoque, entre autres (il parle également de la guerre d'indépendance américaine), l'armement du corsaire Sans-culotte nantais et dresse un état de ses prises.

Saint-Michel III de Victor Hugo, par ailleurs, grand défenseur du Mont.

Jules Verne a eu trois voiliers : les Saint-Michel I, II et III (steam-yacht en métal de 35 mètres de longueur) à bord desquels il a navigué de la mer du Nord à la Méditerranée. Il a gardé pendant deux ans le Saint-Michel II (cotre de 13,27 mètres construit au Havre en 1868 par les chantiers Abel Lemarchand). Le voilier était conçu comme un bateau-pilote, c'est-à-dire un bateau rapide utilisé pour transporter le capitaine à bord de ses navires (une navette, en quelque sorte). Le bateau a ensuite continué son existence de bateau-pilote dans l'estuaire de la Loire sous le nom de Loire I avant de terminer sa vie comme bateau de fret au pénitencier de Belle-Ile où il sera détruit en 1911. (voir reconstruction du Saint-Michel II)

Belem

Très cher au cœur des Nantais, Belem est le dernier témoin français de l'époque de la marine à voile. Ce fameux trois-mâts barque de 58 mètres de long et 8,80 mètres de large, fût lancé le 16 juin 1896 pour l'armement Denis Crouan fils. Cinq mois et dix jours ont été nécessaires pour bâtir la coque en fer assemblée par des rivets et 50 jours pour mettre en place le gréement et armer le navire. Le bateau mettait un mois pour rejoindre la ville de Bélem au Brésil ou il chargeait du cacao.
Entre 1896 et 1914, Belem effectue 33 campages sous les pavillons successifs de trois armateurs. L'exploitation des petits voiliers antillais comme le Belem devenant difficile, les vapeurs ayant repris le trafic, il est racheté en 1914 par le Duc de Westminster et transformé en yacht de plaisance. Il sera même rebaptisé Fantôme II et fera le tour du monde. En 1952, une fondation de Venise en fait un navire-école pour des jeunes orphelins de marins. En 1979, la Caisse d'épargne aidée de la Marine Nationale ramène Belem en France et le restaure. Il est ensuite cédé à la Fondation Belem à partir du 11 Mars 1980. C'est aujourd'hui un navire-école civil basé à… Nantes!