dimanche 27 janvier 2008

Revue de presse du 27 janvier 2008

Au sommaire
- Dernier rendez-vous à New York pour les reines de la Cunard
- L’homme derrière le rêve
- Tonnerre écolo et échange de courrier
- Un monde âpre et noble est en train de disparaître
- La Calypso va reprendre la mer
- Le croisièriste italien MSC devrait doubler la capacité de sa flotte d’ici deux ans
- Et si la marine russe n’était pas si forte que ça !

Sur votre agenda
Juillet 2008
Course à la voile entre Darwin et Singapour

Ce sont des dizaines de voiliers de tous pays (mais très peu de Français) qui s’élanceront d’Australie en juillet 2008 pour rallier Singapour en traversant l’Indonésie d’île en île (enfin quelques-unes, le pays en compterait plus de 17000 !).
Une course originale de plus de trois mois qui avait eu beaucoup de succès en 2007. Pour plus d’infos : Sail Indonesia

Le site de la semaine
Ces derniers jours, et pour ce qui nous préoccupe, c’est sans conteste le site Maritim Matters (affaires maritimes) qui emporte la palme avec sa page Norway.
Ce n'est évidemment pas pour ses qualités esthétiques que nous l'avons choisi mais, depuis qu’il ne fait aucun doute pour personne que la démolition du paquebot a commencé, cette page est prise et reprise dans tous les sites maritimes (et donc même ici) et généralistes.

Dernier rendez-vous à New York pour les reines de la Cunard
Spectacle grandiose dimanche soir : trois des plus beaux et des plus célèbres paquebots au monde sont partis ensemble de New York. Le Queen Mary II, le Queen Elizabeth II et le tout nouveau Queen Victoria ont longé la statue de la Liberté dans l’obscurité mais éclaboussés des feux d’artifice célébrant ce moment unique de l’histoire maritime. Voir Partir en croisière.
Ces unités de la Cunard partaient vers des destins différents. Si le Queen Mary II et le Queen Victoria naviguaient vers les Antilles. Le «vieux» Queen Elizabeth II doit prendre sa retraite en novembre. Il a appareillé pour son dernier tour du monde avant de devenir un hôtel cinq étoiles sur l’île artificielle de Palm Jumeirah.
Espérons que de belles photos ont été prises, elles trouveront leur place dans le nouveau livre de Gilles Barnichon et Daniel Hillion qui a pour thème La Cunard et ses concurrents (à paraître en juin 2008).

L’homme derrière le rêve


Nous connaissons tous le site Rêve de France, sur lequel se retrouvent les amoureux du France, mais savez-vous quel homme est derrière ce rêve ? Le site Maville.com de Nantes et sa région présente Jean-Pierre Boué, créateur et animateur depuis cinq ans de ce site très dense, devenu incontournable.

Tonnerre écolo et échange de courrier

Sur le site de marine nationale, on apprend que le BPC Tonnerre, tout électrique est le premier bâtiment à répondre à de fortes exigences environnementales.
… Et que le destroyer russe Admiral Chabanenko et la frégate anti-sous-marine Tourville ont mené un exercice commun en Atlantique. Rassurez-vous, ils n’ont fait qu’échanger du courrier.

Un monde âpre et noble est en train de disparaître
Sur le site du Figaro, Marcel Mochet raconte son expérience de la grande pêche et se lamente sur la disparition programmée de ce métier de chien «devenu le plus dangereux du monde». Ils ne seraient plus qu’une centaine à partir pêcher ainsi au loin.

La Calypso va reprendre la mer

C’est encore le Figaro qui nous apprend que «le célèbre navire du commandant Cousteau est, depuis peu, en cours de restauration à Concarneau». Bonne nouvelle alors que l’on apprend que le France est en cours de destruction. Montant de l’opération Calypso : 5 millions d’euros.

MSC devrait doubler la capacité de sa flotte d’ici deux ans

C’est TourMag qui nous apprend que l’essor constaté de la croisière passe maintenant de manière sérieuse par la Méditerranée. Le croisièriste italien MSC va recevoir d’ici la fin de l’année ses deux nouveaux paquebots qui devraient permettre le développement programmé de sa clientèle française.

Et si la marine russe n’était pas si forte que ça !

C’est Red Stars qui une fois de plus nous a mis la puce à l’oreille.
Alors que depuis des semaines, on nous parle du déploiement de la nouvelle marine russe, de ses grandioses projets de développement (dont nous avions d’ailleurs parlé ici, voir la veille stratégique de Red Stars), on apprend que l’Inde a refusé «la livraison d’un de ses sous-marins d’origine russe (type Kilo), l’INS Sindhuvijay, après sa modernisation en Russie » après des essais nombreux et ratés de lancement de missiles. On peut se demander, dans ces conditions, si nous ne nous laissons pas, une fois de plus, intoxiqué par l’annonce de la puissance russe.

jeudi 24 janvier 2008

Sabordage à Toulon

Le 27 novembre 1942, en deux heures, près de 90 bâtiments de la flotte française se sabordent pour ne pas tomber aux mains de l'ennemi. Tous les grands bâtiments de combat sont coulés et irrécupérables. Mon père y était, il nous a laissé quelques photos.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site Net Marine.

Mon père, Henri Mouquet, est le premier, debout, à gauche.

Le Commandant-Teste. C’était un transport d'hydravions, construit par les chantiers de la Gironde entre 1927 et 1929. Il connut une carrière agitée et fut présent dans les principaux drames de la marine française pendant la Seconde Guerre mondiale : la bataille de Mers el Kebir et le sabordage de la flotte à Toulon. Il sera renfloué en 1943 par les Italiens, puis de nouveau coulé en 1944 par des bombardiers alliés. Il sera condamné en 1950, puis vendu pour être démoli en 1963.
Base flottante de ravitaillement, il était doté de quatre catapultes et de cinq grues d'une capacité de 12 t. Il était aussi doté d'un grand hangar (84 m x 27 m x 7 m) lui permettant d'accueillir à son bord 26 hydravions de type CAMS 55.Côté propulsion, il était doté de deux hélices entraînées par des turbines à engrenage Schneider-Zoelly, fonctionnant avec quatre chaudières à vapeur. Le tout développait une puissance de 21 000 ch.

Kersaint et Vauquelin

Provence et Commandant-Teste.

Le Strasbourg.

Char allemand devant le Strasbourg.

Le croiseur Algérie a été construit à Brest entre 1930 et 1931. Il a été lancé le 21 mai de l’année suivante et mis en service en 1934. Sabordé à Toulon le 27 novembre 1942, il a été renfloué pour démolition. Poids : 10 000 tonnes, longueur : 185,70 mètres, largeur : 20 m, tirant d'eau : 7,10 m, Puissance : 84 000 ch, Vitesse : 31 noeuds, Effectif : 616 hommes. Armement : 8 canons de 203 mm, 12 canons de 100 mm, 8 canons de 37 mm, 16 mitrailleuses, 6 tubes LT2 catapultes 3 avions

Le Colbert

lundi 21 janvier 2008

La fin d'un rêve


Sur le passionnant Rêve de France, il semble que l’on se soit résolu à admettre la triste réalité de la fin de France.
Nous nous sommes trop souvent fait insulter dans le forum de ce site — pour avoir, dès décembre 2006, qualifié de «définitif» le livre France Norway de Daniel Hillion qui se terminait par une vue du Blue Lady à Alang— pour ne pas avoir le droit de penser que des marchands d’illusions ont joué un bien mauvais rôle en divisant la communauté des amoureux de France.
A lire : La fin de France et France Norway de Daniel Hillion
Terminé pour les machines : Le dossier France et Chronique transatlantique de Charles Offrey
Les années France de Daniel Baccara
France, l'album souvenir de Pascal Halley
Norway en France de Eric Houri
Tous ces titres sont disponibles aux éditions MDV.

dimanche 20 janvier 2008

Souvenir d'enfance

"Les voyages auraient paru moins longs aux marins de jadis s’ils avaient emporté avec leur bœuf salé le délicieux fromage que les paquebots modernes offrent à leurs passagers."
Texte du buvard n°2 de la série des Transports.

lundi 14 janvier 2008

Le ferry Côte d'Albâtre

Reprenons la publication de nos "photos du jour". Voici Côte d'Albâtre, le ferry de la compagnie Transmanche, arrivant à Dieppe.

dimanche 13 janvier 2008

Anthologie de belles pages de la littérature maritime

Encre de mer, un livre récent paru au Chasse-Marée. Un recueil coordonné par Nathalie Couilloud. Relié, format 20 x 20 cm, 432 pages, 200 illustrations. Prix: 24,95 euros

Ulysse, Sinbad le marin, le capitaine Némo, Long John et sa jambe de bois, saluent Moby Dick et la pieuvre géante de Victor Hugo… Tragique, humour, poésie et aventures se jouent au fil des océans. Tous ces personnages sont convoqués dans cette anthologie de plus de 150 citations.
L'anthologie est la meilleure et le plus mauvaise des choses ; agréable à feuilleter, agréablement illustrée, celle-ci est présentée par grands thèmes sommaires. Elle manque toutefois un peu de corps et de liant. Si beaucoup de grands écrivains sont cités, la bibliographie est légère et les biographies absentes.
Parmi ces auteurs, figure notre ami Henri Bourdereau pour un extrait de Lettres du Pacifique (1998, éditions MDV, préface de Erik Orsenna).
Capitaine au long cours et président de l'Association pour la promotion des classes de mer, ancien secrétaire général de la Fédération des industries nautiques, Henri Bourdereau a publié Des hommes, des ports, des femmes à L’Harmattan en 2006.Il est également l’auteur de Le Tour du monde du Silvacane aux éditions MDV et de Cent ans de nautisme (avec Daniel Charles, aux éditions PC).
Ci-dessus, au premier plan, Henri Bourdereau, pendant les délibérations du jury du prix littéraire du Salon nautique de Paris.


Revue de presse du 11 décembre 2008

Au sommaire cette semaine
- Le site de la semaine : Planète mer
- La collision d’un sous-marin avec un cargo pose le problème de l’absence de tout moyen autonome de secours en Inde
- Première européenne pour des paquebots plus écolos
- Les sous-marins chinois ne s’éloignent pas des côtes
- En savoir plus sur la marine tchécoslovaque
- Course transatlantique de cargos
- Cadeau de Noël au large de Cherbourg
- Le semi-submersible, nouvelle arme des narcotraficants

Le site de la semaine
Les amateurs de radio connaissent bien la voix de Nathalie Fontrel, journaliste à France Inter, spécialiste des questions environnementales. Ses chroniques, un peu trop écolo-bobo à mon goût, contiennent pourtant nombre d’informations pour nous qui ne limitons pas notre amour de la mer à ce qui flotte dessus.
Nathalie Frontrel anime Planète mer, un rendez-vous hebdomadaire sur France Info, pour mieux connaître la vie des mers et des océans…
Cette semaine, nous avons écouté sa chronique sur la rivalité entre les cachalots et l’US Navy. Retrouvez-la et écoutez de nombreuses autres disponibles sur le site de France Info.

La collision d’un sous-marin avec un cargo pose le problème de l’absence de tout moyen autonome de secours en Inde

A lire sur le Portail des sous-marins, d’intéressants articles, à l’occasion de l’accident de l’INS Sindhughosh, sur la situation de la marine indienne, qui se modernise en négligeant la logistique de sauvetage de ses unités. Pour voir ce sous-marin, allez sur l’intéressant site Defencetalk.com (en anglais).



Première européenne pour des paquebots plus écolos

Le chantier Aker, à la demande de l’armateur MSC pour son Poesia, a utilisé une peinture élastomère, à base de silicone, anti-adhérente, qui a pour avantage « de ne pas être polluante ni toxique pour les animaux et végétaux ». De plus, cette peinture durerait bien plus longtemps. A lire sur le site de Saint-Nazaire et sa région.

Les sous-marins chinois ne s’éloignent pas des côtes

Lu sur le Portail des sous-marins, un excellent article sur la flotte sous-marine chinoise et ses limites opérationnelles.
En savoir plus sur la marine tchécoslovaque

En complément de notre image du jour du 8 janvier, un étonnant article sur le site de radio Prague, faisant un historique de ce qui fut l’une des plus grandes flottes mondiales. D’autant plus étonnant que la Tchécoslovaquie se situait à 800 kilomètres de toute mer et que son seul accès passait par l’Elbe.

Course transatlantique de cargos

« Dans les eaux de Terre-Neuve, les concurrents ont dû faire face à des vagues de plus de 12 mètres. À l’île d’Anticosti, j’étais à 42 milles nautiques (78 km) derrière le Barmbek, mais je filais à 22,8 nœuds (42 km/h) contre 15,2 nœuds (28 km/h) pour mon adversaire », précise le commandant polonais. A l’entendre qui croirait qu’il s’agit d’une course de cargos entre l’Europe et le le port de Montréal. C’est Volker Hube, capitaine du Valentina qui a reçu la Canne à pommeau d’or, une prestigieuse récompense attribuée depuis 1840. Pour plus de détails sur cette originale compétition, reportez-vous au site Canoë.

Cadeau de Noël au large de Cherbourg

L’excellent Mer et marine annonçait le 24 décembre la découverte, dans un cargo d’apparence anodine, de deux patrouilleurs lance-missiles de fabrication russe, destinés au Vietnam. Joli cadeau de Noël!

Le semi-submersible, nouvelle arme des narcotraficants

Sur le Portail des sous-marins, un article surprenant sur l’utilisation, par les narcotraficants colombiens, de sous-marins et surtout de semi-submersibles — bâtiments ressemblants à des sous-marins mais incapables d’aller en profondeur, leurs superstructures restent néanmoins indétectables par les radars des gardes-côtes américains. Ils peuvent toutefois parcourir des milliers de kilomètres puisque l’un d’eux, long de 11 mètres, a été découvert abandonné (ainsi que son chargement de 5 tonnes de drogue) sur une côte espagnole. Le plus grand découvert à ce jour mesurait 33 mètres et aurait pu transporter 200 tonnes de cocaïne mais une unité en fibre de verre bien plus grande aurait été construite. Les rebelles des Farc, qui se financent par le trafic de drogue, ont plusieurs chantiers navals en activité. L’an dernier, plus de dix “narco-subs” ont été découverts par les marines colombienne et américaine, plus que tous ceux qui avaient été découverts au cours des dix années précédentes.

mercredi 9 janvier 2008

Navires Spécialisés : FPSO

Les clichés de FPSO sont souvent impressionnants par leur caractère inhabituel. C'est également le cas des unités de stokage et de production de la compagnie Sevan Marine que nous publions ici.

Sevan Hummingbird baptisé le 24 octobre 2007 au chantier Verolme de Rotterdam

Sevan Voyageur quittant le chantier chinois de Yantal Raffles.

(Clichés Sevan Marine)

L'évolution des FPSO et des autres types de navires utilisés dans l'exploitation off-shore sont détaillés dans le livre "Navires Spécialisés" édité par notre société (voir Catalogue).

jeudi 3 janvier 2008

Canaries

Après Funchal et les décorations murales de son port, nous vous proposons de revenir quelques kilomètres plus au sud, dans l'archipel espagnol des Canaries et plus précisément à Las Palmas de Gran Canaria. Il s'y trouve un important port militaire




mais l'île est également le port d'escale de nombreux paquebots de croisière. Et si celui-ci est bien connu :


ce n'est pas le cas de ce dernier aux allures de paquebot fluvial dont le nom "La Belle de l'Adriatique" laisse rêveur quand on le rencontre amarré dans une île de l'Atlantique...



Des précisions le concernant se trouvent ici, sur le site du croisièriste CroisiEurope, ainsi que des photos de sa construction. Encore quelques clichés de navires rencontrés à Gran Canaria :


ou dans le port de Ténériffe : TRAVELLER, immmatriculé à Amsterdam



et la frégate britannique PORTLAND (F 79)

Notre ami Philippe Gimbret nous donne les précisions suivantes au sujet de ce bâtiment et nous l'en remercions. Frégate du type 23, classe Duke.
Chantier ''Yarrow'' à Scotstoun. Sur cale : 14-01-1998, lancé : 15-05-1999 ; En service : 03-05-2001
Déplacement : 3.500 t. st. / 4.200 t. p.c. Dimensions : 133 m. l.h.t. ( 123 m. p.p.) x 16,10 m. x 7,30 m.
Equipage : 185 : 17 off., 57 off. mar. et 111 h.
Machinerie type CODLAG (combined diesel-electric and gas) comprenant deux turbines à gaz Rolls Royce SpeySM 1 C de 26.150 ch / 19.220 kW (chacune) et quatre diesels-alternateur s Paxman-Valenta 12 RPA 200 CZ de 5.200 ch / 3.820 kW (chacun) associés à deux moteurs électriques de propulsion GEC de 2.000 ch / 1.470 kW (chacun). Puissance totale : 56.300 ch / 41.380 kW Vitesse : 28 noeuds
Distance franchissable : 7.000 milles à 17 n., 8.000 m. à 15 n. ou 12.000 m. à 12 n.
Armement : 8 / Harpoon (2 x IV), 1 syst. Sea Wolf GWS 26 mod 1 (32 silos de lancement vertical), 1/114 mm A.A. Mk 8, 2 / 30 mm A.A., 4 tubes ASM intérieurs (2xII) pour torpilles Sting Ray, un hélicoptère Merlin ou Lynx.

Les murales des quais de Funchal (suite 2 et fin)

Voici les dernières photos de murales des quais de Funchal, prises par Daniel Hillion. Le projet de livre sur le sujet est toujours dans nos cartons. Si vous souhaitez y participer, écrivez-nous à : editionsmdv@yahoo.fr
Vous pouvez également poursuivre la rubrique si vous possédez des photos du même genre.

On ne présente plus le plus grand cinq‑mâts du monde. Mais si vous voulez plus d'informations sur ce "village" flottant, rendez-vous sur son site. Et pour plus de détails techniques sur le site Web Croisières.

La prochaine transat ne faisant pas un tabac, il y aurait une grosse remise pour les amateurs !

Notre cher Belem a eu, lui aussi, les honneurs des quais de Funchal. Le mieux est de se rendre sur le site de la Fondation Belem pour découvrir en détail ce navire école pour tous.
Mais vous pouvez aussi le découvrir sous toutes ses coutures sur le site personnel
de Myriam Villert, Gréements.com. Un site que nous recommandons. Myriam, malgré son coup de cœur pour le Belem, parle aussi d'autres belle voilures.
Quant au trois mâts carré Georg Stage, c'est l'un des plus anciens (1934) parmi les grands voiliers en état de naviguer. (source Grands Voiliers.com).

C’est sur le site de Cherbourg que l'on trouve un résumé
de la vie de ce bateau école polonais. Le Pogoria a été construit en 1980 aux chantiers de Gdansk. Dessiné par l’architecte Zygmunt Choren (surnommé Cap Choren pour avoir passé le Cap Horn lors de la première Whitbread), le Pogoria est un magnifique trois-mâts métallique à voiles carrées.
Source : Paris-Normandie


Quant à Altair, ce n'est sûrement pas l'Altaïr, goélette immortelle de 1931 signée William Fife III. Cela ne ressemble pas à un bâtiment remorqueur de sonar qui porte le même nom. Ce n'est pas un type de vedette, ni l'un de ces monstrueux transports de troupe américains, pourtant construits aux Pays-bas. Non, je donne ma langue au chat, Altair, ce Hollandais restera fantôme ! et "le capitaine de son âme restera maître de sa foi"...


On ne présente pas non plus les Costa lines. Voir à ce sujet, notre article "Costa règne sur la Méditerranée", dans notre Revue de presse du 15 décembre.

Pour changer un peu, commençons par les frégates lance-missiles de la classe FFG-7 Oliver Hazard Perry.
Les F81 Santa Maria (photo ci-dessus) et F83 Numancia (voir Los barcos de Eugenio)

équipent la marine espagnole ainsi que quatre autres bâtiments du même type (F82 Victoria, F84 Reina Sofia, F85 Navarra et F86 Canarias). En plus de celle des Etats-Unis, les marines australienne, égyptienne, turque, polonaise et du Bahreïn en sont dotées.
Concepteur : Bath IW / Todd (Etats-Unis)
Propulsion : 2 TG General Electric LM 2500 d’une puissance de 40 000 ch - 1 hélice
Puissance : 3000 kW Vitesse maximale : 29 nœuds Distance franchissable : 4 200 km à 20 noeuds, 5 000 km à 18 noeuds Déplacement : 3 900 tonneaux Longueur : 138,80 m Largeur : 13,72 m
Armement : Conséquent, lanceurs de missiles, canons, lance-torpilles, etc. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site Avions militaires.Net (!?!!)
Quant à la signature şIşE SELIM, je ne possède pas assez de turque pour savoir s'il s'agit du nom d'un bateau ou de celui d'un gars qui passait par là...

En revanche, le SV Concordia est un autre bâtiment-école, construit spécialement à cet effet (vous pouvez suivre son itinéraire sur le site de l'école, il est actuellement au large du Sénégal, faisant route vers le Brésil). Son équipage d'étudiants est cosmopolite comme l'indique la banderole faite de drapeaux de divers pays mais son armement est canadien comme le montre la grande et rouge feuille d'érable qui ponctue le Concordia.
Il appartient au même groupe de formation à bord canadien que le Fryderyk Chopin dont nous avions déjà parlé dans cette rubrique puisque ses marins avaient aussi laissé la trace de leur passage sur les murs des quais de Funchal.

Le premier Endeavour célèbre fut celui du capitaine Cook. Construit en Angleterre en 1764, il était destiné à des voyages de découverte. Long de 30 mètres et large de 9, ce trois-mâts était sous le commandement du célèbre explorateur pendant sa campagne de 1768 vers les îles du Pacifique, puis, en 1769 pour la découverte de la Nouvelle-Zélande.
The Endeavour was built in England as an exploration ship in 1764. Long of 30 meters and broad of 9, this three-masted boat was under command by Captain Cook during the 1768 mission towards the islands of the Pacific, then in 1769 at the time of discovery of New-Zealand.Nul n'ignore l'existence d'un superbe classe J qui porte aussi ce nom, ni la série plus modeste des Endeavour, magnifiques bateaux de course et de plaisance. Mais aucun ne ressemble à ce dessin. Il s'agit probablement d'une étonnante réplique de l'Endeavour d'origine, le HM Bark Endeavour, construit à la fin des années quatre-vingt en Australie. (voir le site Bluewater).
Ce bateau-musée est rentré en Australie en 2005 après onze sur les mers du globe. Il est maintenu en état de marche pour pouvoir aller de porte en port sur les côtes australiennes.
Pour en savoir plus sur la construction de cette réplique, le site, en anglais, de l'Australian national maritime museum.
A noter, l'existence d'une autre copie de l'Endeavour, à Stockton on Tees, en Angleterre, ouverte pour receptions et banquets. www.hmbarkendeavour.co.uk

Voici le dernier de nos dessins. Pas facile de s'y retrouver dans cette superposition de tags.

Si l'on en croit la liste des dates inscrites sous son dessin, l'Eendracht (voir Les amis des grands voiliers) est un habitué du port de Funchal. Il s'agit d'un trois-mâts goélette hoillandais qui sert de navire-école au sens le plus large car il reçoit toutes sortes de populations.

Sous un grand drapeau grec, le Roald Admunsen (voir Les amis des grands voiliers), cet autre grand voilier, allemand, est plus directement destiné à l'éducation à la voile. Ce brick à coque d'acier reçoit les stagiaires de l'association "apprendre à vivre sur un voilier".

Autre élément de la flotte royale espagnole, la P 79 Vencedora nous a permis de découvrir un site intéressant Fotos de barcos (uniquement en espagnol), un forum pour photographes de marine très diversifié.
Le sigle représentant une ancre et une étoile, entouré des mots "Odessa" et "Mer noire" en russe et en anglais nous est resté une énigme. Sur les nombreux sites qui recensent les navires de la Mer noire et plus généralement la marine russe, pas un seul Odessa. Dommage de terminer nos recherches par cette petite déception.
Le capitaine en second (Gençkaptan) Denis Bayir était-il à bord du bateau turque Beykozlu ? Dernière énigme !
A bientôt pour d’autres aventures.